Suspension d’élus collinaires en province de Bururi

Bururi (sud du Burundi), le 14 Novembre 2013(COSOME)- Le chef de colline Muhuzu, Mboneko Gérard, en commune de Rumonge, a été suspendu provisoirement de ses fonctions par l’administrateur communal pour « insubordination », a appris sur place, de source administrative locale dans cette province du sud du pays, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Une correspondance de l’administrateur communale à l’élu collinaire indique que M.Mboneko est suspendu « provisoirement », en attendant la décision définitive du conseil communal.

Un remplaçant a été aussitôt nommé pour diriger provisoirement le colline de Muhuzu, selon les mêmes sources.

La correspondance de l’Administrateur ne précise toutefois pas les manquements qui sont reprochés au chef de colline sortant.

Contacté au téléphone, l’administrateur indique que le chef de colline de Muhuzu a été suspendu pour « insubordination » envers ses supérieurs hiérarchiques et pour « abus d’autorité ».

Pour sa part, le mis en cause a indiqué avoir été suspendu « injustement » de ses fonctions en l’absence de la moindre demande d’explication durant les trois années qu’il venait de passer à la tête de la colline, avant de soupçonner des « mobiles politiques » à la base de sa suspension.

L’ancien chef de colline est membre des forces nationales de libération (FNL, opposition radicale emmenée par le chef historique en disgrâce de l’ancienne rébellion armée, Agathon Rwasa).

M.Mboneko envisage de porter plainte auprès de la commission électorale provinciale indépendante(CEPI) de Bururi afin que justice lui soit rendue.

Deux autres chefs de collines à Gatwe et Mwange avaient été suspendus par l’Administrateur communal de Rumonge il y a huit mois.

Le conseil communal les avait réhabilités après avoir constaté qu’il n’y avait pas assez de fautes lourdes à charge de deux élus collinaires.

Ces deux chefs de collines étaient issus du front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU) et du conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD).

F.NZ.

Plus de 33.000 burundais expulsés de la Tanzanie

Bujumbura, le 15 novembre 2013(COSOME)- Quelque 33.363 ressortissants burundais en situation irrégulière de séjour ont été expulsés de la Tanzanie voisine entre les mois de juillet et octobre 2013, annonce un communiqué de presse du haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR).

Ce chiffre d’inclut toutefois pas un nombre inconnu d’autres burundais qui ont choisi de rentrer directement dans les provinces d’origine sans se faire enregistrer aux frontières, selon la même source.

L’organisation internationale des migrations(OIM), en collaboration avec le programme alimentaire mondial(PAM), le fonds des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO), le fonds des nations unies pour l’enfance(UNICEF), prévoit d’organiser des distributions dans les zones de retour précipité de ces burundais, peut-on encore lire dans le texte du communiqué.

La Tanzanie a procédé ces derniers temps à des vagues d’expulsions de migrants irréguliers dont faisaient partie également de nombreux ressortissants rwandais, ce qui a considérablement tendu les relations diplomatiques entre Kigali et dar-es-Salaam.

Le gouvernement du Burundi a géré plutôt souplement la crise de confiance qui était née des expulsions à travers de multiples contacts au plus haut niveau avec les autorités tanzaniennes et dont le résultat a été le ralentissement du flux massif de retour de ses ressortissants burundais.

La Tanzanie passait jusque-là pour une terre hospitalière aux yeux des centaines de milliers de burundais qui y ont trouvé asile durant les décennies passées de guerres civiles cycliques.

Libération de deux militants de parti politique en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 14 novembre 2013(COSOME)- Deux militants du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU-Nyakuri, aile dissidente du
Sahwanya FRODEBU originel), en garde à vue depuis le début du mois d’octobre dernier au cachot du parquet de Kirundo, ont été dernièrement libérés « sous caution » par le tribunal de grande instance de Kirundo, a appris de source judiciaire sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Déogratias Kazabiza, mobilisateur politique du FRODEBU-Nyakuri et Kabingwa Ramadhan ont été libérés provisoirement après s’être acquittés d’une caution de 100.000 francs burundais chacun, précise-t-on.

La défense s’est réjouie de la libération sous caution de ses clients « même si leur détention préventive a été plus longue que ne le prévoit la loi ».

Le représentant du ministère public qui poursuivait les deux prévenus pour une tentative de meurtre n’a pas apprécié la décision du tribunal, arguant que les mis en cause risquaient de « prendre fuite et ainsi se soustraire à la justice ».

Déogratias Kazabiza, mobilisateur du FRODEBU-Nyakuri en commune Busoni et son coaccusé, avaient été arrêtés à Sigu, dans cette même commune, le 29 septembre dernier, après un violent accrochage entre des militants du FRODEBU-Nyakuri et du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir), rappelle-t-on.

JCN

Un centre de rééducation pour mineurs en conflit avec la loi dans la province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 13 Novembre 2013(COSOME)- Un centre de rééducation pour mineurs en conflit avec la loi va voir le jour dans la province de Burundi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), des promoteurs du projet.

La pause de la première pierre a eu lieu mardi dernier, à Rumonge, une ville côtière du sud du pays, en présence de représentants du fonds des nations unies pour l’enfance(UNICEF) et du ministère burundais de la justice.

Le centre comportera un bloc administratif, un bloc d’accompagnement scolaire et une bibliothèque.

D’autres infrastructures prévues sont, entre autres, une salle polyvalente, des blocs de dortoirs, de réfectoire, d’atelier de menuiserie, de soudure, de couture et un bloc de sanitaires.

Le centre aura une capacité d’accueil de 112 mineurs, dont 72 garçons et40 filles et sera bâti sur une superficie de 14892m².

C’est dans le cadre de la promotion des droits de l’enfant que ce centre va être construit, a souligné le ministre de la justice.

Les enfants en conflit avec la loi sont des victimes de la marginalisation et de l’exclusion sociale, mais aussi et avant tout des « acteurs sociaux » capables de transformer leur environnement, a souligné le représentant de l’Unicef au Burundi.

Signalons que 217 mineurs sont pour le moment incarcérés dans les différentes prisons du Burundi dont 15 à Rumonge.

Un autre centre de rééducation de mineurs sera construit à Ruyigi par l’Unicef, en partenariat avec la maison Shalom, a fait savoir le représentant de l’UNICEF.

Le centre de rééducation de Rumonge sera construit grâce à l’appui financier du Gouvernement de la Norvège.

Les responsables des associations des droits humains se réjouissent de la construction de tels centres qui contribueront à améliorer les conditions de détention des mineurs.

F.NZ.

Ouverture des travaux de la seconde conférence sur la Paix et la Sécurité au sein de la CEA

Bujumbura, le 14 novembre 2013(COSOME)- La seconde conférence sur la paix et la sécurité au sein des pays membres de la communauté est africaine(CEA) de libres échanges a été ouverte, mercredi, par le premier vice-président burundais, Bernard Busokoza sous le thème central de la « Promotion de la culture de dialogue et la tolérance pour la prévention des conflits et coexistence pacifique ».

Le tout nouveau vice-président de la république a délogé aux habitudes en prononçant son discours en anglais qui est la langue dominante de la communauté.

Le choix du Burundi pour abriter la rencontre a été l’un des motifs de satisfaction du haut responsable burundais.

L’autre temps fort du discours d’ouverture a été la présentation des condoléances des autorités burundaises et du peuple burundais à celui du Kenya qui a été endeuillé dernièrement par une attaque terroriste.

Aussi, a-t-il poursuivi, la conférence de Bujumbura doit être une occasion d’échanger sur les stratégies à mettre en œuvre pour combattre le terrorisme d’où qu’il vienne.

Le Burundi est déjà présent militairement en Somalie au sein de la force africaine de maintien de la paix dans ce pays de la corne de l’Afrique en proie à une guerre civile de plus de deux décennies, a rappelé le vice-président Busokoza.

Plus de 20 cas de viol sur mineur en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 13 novembre 2013(COSOME)- La province de Kirundo a enregistré plus de 20 cas de viol sur mineur depuis le début de l’année 2013 dont la plus part sont restés impunis, a appris sur place, de source humanitaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le dernier cas en date est celui d’une mineure de la classe de sixième année à l’école primaire de Yaranda, commune et province de Kirundo, qui a été dernièrement violée par son enseignant.

La victime, E. NT., 15 ans, rentrait de l’école quand son instituteur lui a proposé de la déplacer à vélo jusqu’à la maison, indique Noel Ntirandekura, un responsable de l’antenne provinciale de l’association pour la promotion des droits des détenus et de la personne humaine(APRODH).

Le présumé violeur a distrait l’enfant jusqu’ à la faire rentrer tard dans la soirée pour ensuite abuser d’elle en cours de route, a-t-il précisé.

La victime serait aujourd’hui traumatisée et a refusé de retourner sur les bancs de l’école par crainte d’être stigmatisée, selon la même source.

Le père de la victime a également fui son domicile par crainte de sa sécurité, dit-on dans son entourage immédiat.

Selon le responsable de l’APRODH, le présumé violeur est entre les mains de la justice. « Le tribunal de grande instance vient de confirmer en chambre de conseil son maintien en détention », a-t-il ajouté.

JCN

Attaque contre un ménage du président collinaire du MSD en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 12 novembre 2013 (COSOME)- Le ménage d’Emile Kabura, responsable du mouvement pour la sécurité et le développement (MSD, opposition extra- parlementaire), a été attaqué par des individus non encore clairement identifiés sur la colline de Gatakazi, en zone et commune Musongati, le 10 novembre dernier, apprend-on de diverses sources concordantes.

Les agresseurs seraient de jeunes militants « Imbonerakure » affiliés au Conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir), d’après les témoignages de la population proche de la victime.

Les mêmes témoins ont affirmé que les agresseurs étaient armés de gourdins et de bâtons au moment de l’attaque contre le domicile du responsable du MSD.

Les mis en cause ont défoncé la porte de la maison et se sont mis ensuite à menacer Emile Kabura de le liquider physiquement s’il n’ouvrait pas rapidement.

Alertés, les voisins sont vite intervenuset ont failli se rentrer dedans avec les jeunes Imboneakure n’eut été l’intervention rapide des policiers de la position de Gatakazi.

Le chef collinaire du MSD a dit qu’il se savait menacer par ceux qui veulent lui faire changer de parti politique.

R.G.

Arrestation d’un sous officier de la police pour son appartenance présumée à un groupe de bandits armés

Kirundo (Nord du Burundi), le 12 novembre 2013 (COSOME)- Un sous officier de la police nationale du Burundi (PNB), Prosper Minani, a été arrêté dernièrement par le parquet de Kirundo avant d’être transféré au service national de renseignement à Bujumbura pour être interrogé sur son appartenance présumée à un groupe de bandits armés ayant attaqué un bar restraurant à Kobero, dans la nuit du 9 au 10 octobre 2013, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le mis en cause aurait joué un rôle de complice avec d’autres malfaiteurs dans une attaque à la grenade au bar restaurant de Kobero d’un certain Lazare Repubulika, dans la nuit du 9 au 10 octobre dernier.

Depuis lors, les enquêtes entamées n’avaient pas encore donné aucune piste plausible sur les éventuels auteurs de l’attaque.

Le sous officier suspect travaillait au poste frontière burundo-tanzanienne de Kobero, province Muyinga (nord –est du pays) au moment des faits, rappelle-t-on.

Il a été cueilli dernièrement au poste frontière burundo-rwandaise de Gasenyi, province de Kirundo.

Selon la même source, six autres personnes ont été déjà interpellées mais deux d’entre elles seraient déjà libres.

La victime de ladite attaque est un membre influent du conseil national de la défense de la démocratie / forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir).

Il figurait sur la liste des candidats députés de cette formation politique aux élections législatives de 2010, rappelle-t-on.

JCN

Au moins sept personnes tuées au cours de ces deux dernières semaines en province de Ngozi

Ngozi (Nord du Burundi), le 12 Novembre 2013 (COSOME)- Au moins sept personnes ont été tuées au cours de ces deux dernières semaines en province de Ngozi dans des circonstances diverses, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Parmi les victimes figure une femme de la colline de Musenyi, en commune Tangara. Mme Emmanuelline NDAYISHIME est morte poignardée par le fils de son mari, un jeune homme de 16 ans dans la nuit du 25 au 26 octobre dernier.

Selon l’administrateur communal de Tangara, Gédéon NTAHOKAJA, les conflits fonciers seraient à l’origine de cet assassinat.

Dans la même commune, le chef de colline de Rugabo a succombé aux coups et blessures graves que lui aurait infligés le chef d’usine à café de la commune TANGARA.

Il a rendu l’âme sur le lit de l’hôpital à Gashoho. L’administrateur NTAHOKAJA fait savoir que des litiges fonciers serait, là aussi, à l’origine du crime.

Le présume coupable a été interpellé par la police. Insécurité, c’est aussi en commune de Marangara ù une femme a trouvé la mort dans une explosion de grenade sur la colline de Hayiro dans la nuit de vendredi de la semaine passée. Deux autres personnes ont été grièvement blessées au cours de cette attaque.

En commune de BUSIGA, un vieil homme a été assassiné par son fils. Ce dernier l’a poignardé à l’aide d’une fourchette au niveau de la gorge.

L’administration communale parle également de conflits fonciers à l’origine du crime.

Dans la même semaine, trois corps sans vie ont été découverts en commune de NGOZI, GASHIKANWA et MWUMBA.

L’administration provinciale admet que les conflits fonciers et les armes qui pullulent dans la population sont les principales causes le l’insécurité dans cette province.

YM

Libération de 12 volontaires de l’international youthfellowship en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 11 Novembre 2013(COSOME)- Le parquet de la République en province de Bururi a relaxé 12 volontaires dont 6 coréens, 2 kenyans et 4 Burundais qui avaient été arrêtés sur la colline de Gatete dimanche dernier détenus depuis ce dimanche par la police de la police pour s’être rendus dans la région sans aviser les autorités administratives locales, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les volontaires avaient pour mission d’aller encadrer les jeunes élèves du collège Bon souvenir qui est une école privée de la zone de Gatete.

Le directeur de l’établissement scolaire, Sibomana Oscar, est un membre actif du mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD, opposition).

Pour lui, derrière les tracasseries policières et administratives se cacheraient des mobiles politiques dirigés contre le MSD.

Signalons que l’international youthfellowship a signé un partenariat avec le ministère de la jeunesse et des sports pour l’encadrement de la jeunesse Burundaise.

F.NZ.