Deux tués et des blessés dans une attaque armée en province de Bubanza

Les blessés sont des proches parents qui tentaient d’intervenir pour sauver les victimes de l’attaque de quatre à cinq individus armés de fusils de type kalashnikov.

Le père de famille avait témoigné dans une affaire de litige foncier et les perdants au procès l’auraient menacé de mort.

La police a déjà arrêté six personnes pour raisons d’enquêtes de la police en commune Musigati.

Ce crime a été condamné par les défenseurs des droits de la personne humaine qui demandent que toute personne détenant des armes illégalement soit désarmée.

A.Nk.

Faible participation de filles au recrutement d’officiers de police en province de Mwaro

Mwaro (Centre du Burundi), le 14 Novembre 2013(COSOME)- Seules trois jeunes filles se sont présentées au recrutement de candidats officiers de police en province de Mwaro, a appris sur place, de source sécuritaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Dans l’ensemble, 32 candidats officiers se sont fait inscrire, dont trois jeunes filles, avec au bout de la sélection, 26 dossiers au complet qui ont été retenus.

Le test écrit s’est déroulé dans les locaux du Lycée de Mwaro, tandis que le test physique a eu lieu sur la route Rurtyazo-Mwaro-centre.

Signalons que les candidats officiers devraient avoir un diplôme d’études universitaires.

Au niveau des sous-officiers, sur 152 inscrits, seuls 145 candidats, dont 28 jeunes filles, se sont présentés pour passer le test.

Parmi les absents figuraient 3 filles, tandis qu’un candidat a abandonné en cours de passation du test.

Les candidats brigadiers devraient avoir le niveau 10ème année réussie et le constat a été que la majorité était des lauréats diplômés des humanités générales, de l’enseignement technique où pédagogique.

Pour les candidats officiers, une seule épreuve sur la connaissance générale était prévue et juste après la passation du test écrit, on devrait passer le test physique. L’épreuve physique portait sur une course d’une distance de 2.400mètres et on avait fait recours aux spécialistes en la matière.

Pour les candidats brigadiers le test portait sur les Mathématiques et le Français. Chaque épreuve devrait durer 1h30 minutes et après on devrait passer à l’épreuve physique où il était prévu une course sur une distance de 2.400m.

Après la correction les résultats seront affichés dans toutes les provinces et la sélection nationale pour les officiers se déroulera à Bujumbura tandis que la sélection des brigadiers se fera à l’Ecoles des brigadiers à Muramvya à une date qui sera communiquée ultérieurement.

La sélection nationale tiendra compte de l’excellence ainsi que des équilibres de genre et d’ethnie, conformément aux accords d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, sur la paix et la réconciliation nationale au Burundi.
Les places disponibles sont au nombre de 60 pour les candidats officiers et 260 places pour les candidats brigadiers pour tout le pays.

J.H.

Le Président du MSD s’inscrit en faux contre « le changement » de la constitution en cours au Burundi

Kirundo (Nord du Burundi), le 18 novembre 2013 (COSOME)- La révision de la constitution est « une astuce » du conseil national pour la défense de la démocratie /forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) pour « s’éterniser au pouvoir » et « maintenir » la population dans « l’oppression », a déclaré, samedi dernier, à Kirundo, Alexis Sinduhije, président du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD, opposition) au cours d’une tournée de trois jours dans les communes de Bugabira, Bwambarangwe et Kirundo pour fidéliser ses militants.

Selon M. SInduhije, l’alliance démocratique pour le changement(ADC, opposition) ne restera pas « les bras croisés » devant ce projet du gouvernement de changer la constitution de la république du Burundi.

Au cas où l’exécutif burundais ne change pas de décision, « nous appellerons toute la population à manifester pour défendre sa souveraineté », a-t-il déclaré.

Adoptée le 28 février 2005 à plus de 90% par référendum, la loi fondamentale en vigueur au Burundi est une émanation des accords d’Arusha (nord de la Tanzanie) pour la paix et la réconciliation au Burundi, signés en 2000, rappelle-t-on.

Avant de le soumettre au référendum, le projet de constitution de la période post-transition d’alors avait fait l’objet d’une large consultation entre les différentes forces politiques en présence, rappelle-t-on.

Aujourd’hui, la classe politique burundaise et les activistes de la société civile demandent la même concertation sur le projet de révision de la constitution aujourd’hui encore en vigueur au Burundi.

Abordant les échéances électorales de 2015, le président du MSD a révélé que « l’ADC-IKIBIRI présentera un seul candidat aux élections présidentielles » et ledit candidat sera porté à la connaissance du public au moins six mois avant.

Selon ce même politicien, « le projet de société de l’ADC-Ikibiri sera signé sous peu », a-t-il conclu.

Le CNDD-FDD commémore la « semaine du combattant » à Kirundo

Kirundo(Nord du Burundi), le 15 novembre 2013 (COSOME)- Le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) a ouvert mercredi au Centre Amahoro de Kirundo, une semaine dédiée à ses anciens combattants, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Contrairement aux habitudes, il n’y a pas eu de discours inaugural à l’intention des invités, à majorité membres du parti présidentiel.

Les invités ont suivi un documentaire relatant le déroulement de la guerre depuis 1993 jusqu’en 2003, date de la signature du cessez-le feu global entre le CNDD/FDD et le pouvoir de l’époque.

Le documentaire retrace la tactique de combat ou encore le ravitaillement des combattants durant du CNDD-FDD durant la décennie de guerre contre le pouvoir central en place à l’époque des faits.

Cette semaine du combattant se veut être un souvenir des durs moments vécus par les anciens rebelles mais aussi évaluer le pas déjà franchi depuis la signature du cessez-le, murmure-t-on dans les rangs du CNDD/FDD.

Les trois conseillers du gouverneur de province, drapés en uniformes du parti, étaient visibles à l’avant plan dans la salle.

Par contre, les membres des forces de l’ordre et de sécurité n’étaient pas présents aux cérémonies inaugurales de la journée nationale du combattant qui ira jusqu’au 16 novembre prochain.

Dans la rue, de petits groupes de curieux échangeaient sur l’opportunité d’organiser cette fête.

Un ancien sous-officier des ex-forces armées burundaises (ex-FAB), aujourd’hui à la retraite, a déploré, sous-couvert d’anonymat, que des combattants des autres mouvements rebelles et des ex-FAB ne sont pas associés à ces activités.

Les dix années de guerre civile ont emporté au moins 300.000 personnes, essentiellement des civils, et poussé en exil à l’intérieur et à l’extérieur du pays plus d’un million d’autres citoyens.

Les chiffres les plus mal connus sont ceux des victimes des combats au sein de l’armée régulière et des sept anciennes rébellions armées du pays.

JCN

Suspension d’élus collinaires en province de Bururi

Bururi (sud du Burundi), le 14 Novembre 2013(COSOME)- Le chef de colline Muhuzu, Mboneko Gérard, en commune de Rumonge, a été suspendu provisoirement de ses fonctions par l’administrateur communal pour « insubordination », a appris sur place, de source administrative locale dans cette province du sud du pays, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Une correspondance de l’administrateur communale à l’élu collinaire indique que M.Mboneko est suspendu « provisoirement », en attendant la décision définitive du conseil communal.

Un remplaçant a été aussitôt nommé pour diriger provisoirement le colline de Muhuzu, selon les mêmes sources.

La correspondance de l’Administrateur ne précise toutefois pas les manquements qui sont reprochés au chef de colline sortant.

Contacté au téléphone, l’administrateur indique que le chef de colline de Muhuzu a été suspendu pour « insubordination » envers ses supérieurs hiérarchiques et pour « abus d’autorité ».

Pour sa part, le mis en cause a indiqué avoir été suspendu « injustement » de ses fonctions en l’absence de la moindre demande d’explication durant les trois années qu’il venait de passer à la tête de la colline, avant de soupçonner des « mobiles politiques » à la base de sa suspension.

L’ancien chef de colline est membre des forces nationales de libération (FNL, opposition radicale emmenée par le chef historique en disgrâce de l’ancienne rébellion armée, Agathon Rwasa).

M.Mboneko envisage de porter plainte auprès de la commission électorale provinciale indépendante(CEPI) de Bururi afin que justice lui soit rendue.

Deux autres chefs de collines à Gatwe et Mwange avaient été suspendus par l’Administrateur communal de Rumonge il y a huit mois.

Le conseil communal les avait réhabilités après avoir constaté qu’il n’y avait pas assez de fautes lourdes à charge de deux élus collinaires.

Ces deux chefs de collines étaient issus du front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU) et du conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD).

F.NZ.

Plus de 33.000 burundais expulsés de la Tanzanie

Bujumbura, le 15 novembre 2013(COSOME)- Quelque 33.363 ressortissants burundais en situation irrégulière de séjour ont été expulsés de la Tanzanie voisine entre les mois de juillet et octobre 2013, annonce un communiqué de presse du haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR).

Ce chiffre d’inclut toutefois pas un nombre inconnu d’autres burundais qui ont choisi de rentrer directement dans les provinces d’origine sans se faire enregistrer aux frontières, selon la même source.

L’organisation internationale des migrations(OIM), en collaboration avec le programme alimentaire mondial(PAM), le fonds des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO), le fonds des nations unies pour l’enfance(UNICEF), prévoit d’organiser des distributions dans les zones de retour précipité de ces burundais, peut-on encore lire dans le texte du communiqué.

La Tanzanie a procédé ces derniers temps à des vagues d’expulsions de migrants irréguliers dont faisaient partie également de nombreux ressortissants rwandais, ce qui a considérablement tendu les relations diplomatiques entre Kigali et dar-es-Salaam.

Le gouvernement du Burundi a géré plutôt souplement la crise de confiance qui était née des expulsions à travers de multiples contacts au plus haut niveau avec les autorités tanzaniennes et dont le résultat a été le ralentissement du flux massif de retour de ses ressortissants burundais.

La Tanzanie passait jusque-là pour une terre hospitalière aux yeux des centaines de milliers de burundais qui y ont trouvé asile durant les décennies passées de guerres civiles cycliques.

Libération de deux militants de parti politique en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 14 novembre 2013(COSOME)- Deux militants du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU-Nyakuri, aile dissidente du
Sahwanya FRODEBU originel), en garde à vue depuis le début du mois d’octobre dernier au cachot du parquet de Kirundo, ont été dernièrement libérés « sous caution » par le tribunal de grande instance de Kirundo, a appris de source judiciaire sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Déogratias Kazabiza, mobilisateur politique du FRODEBU-Nyakuri et Kabingwa Ramadhan ont été libérés provisoirement après s’être acquittés d’une caution de 100.000 francs burundais chacun, précise-t-on.

La défense s’est réjouie de la libération sous caution de ses clients « même si leur détention préventive a été plus longue que ne le prévoit la loi ».

Le représentant du ministère public qui poursuivait les deux prévenus pour une tentative de meurtre n’a pas apprécié la décision du tribunal, arguant que les mis en cause risquaient de « prendre fuite et ainsi se soustraire à la justice ».

Déogratias Kazabiza, mobilisateur du FRODEBU-Nyakuri en commune Busoni et son coaccusé, avaient été arrêtés à Sigu, dans cette même commune, le 29 septembre dernier, après un violent accrochage entre des militants du FRODEBU-Nyakuri et du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir), rappelle-t-on.

JCN

Un centre de rééducation pour mineurs en conflit avec la loi dans la province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 13 Novembre 2013(COSOME)- Un centre de rééducation pour mineurs en conflit avec la loi va voir le jour dans la province de Burundi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), des promoteurs du projet.

La pause de la première pierre a eu lieu mardi dernier, à Rumonge, une ville côtière du sud du pays, en présence de représentants du fonds des nations unies pour l’enfance(UNICEF) et du ministère burundais de la justice.

Le centre comportera un bloc administratif, un bloc d’accompagnement scolaire et une bibliothèque.

D’autres infrastructures prévues sont, entre autres, une salle polyvalente, des blocs de dortoirs, de réfectoire, d’atelier de menuiserie, de soudure, de couture et un bloc de sanitaires.

Le centre aura une capacité d’accueil de 112 mineurs, dont 72 garçons et40 filles et sera bâti sur une superficie de 14892m².

C’est dans le cadre de la promotion des droits de l’enfant que ce centre va être construit, a souligné le ministre de la justice.

Les enfants en conflit avec la loi sont des victimes de la marginalisation et de l’exclusion sociale, mais aussi et avant tout des « acteurs sociaux » capables de transformer leur environnement, a souligné le représentant de l’Unicef au Burundi.

Signalons que 217 mineurs sont pour le moment incarcérés dans les différentes prisons du Burundi dont 15 à Rumonge.

Un autre centre de rééducation de mineurs sera construit à Ruyigi par l’Unicef, en partenariat avec la maison Shalom, a fait savoir le représentant de l’UNICEF.

Le centre de rééducation de Rumonge sera construit grâce à l’appui financier du Gouvernement de la Norvège.

Les responsables des associations des droits humains se réjouissent de la construction de tels centres qui contribueront à améliorer les conditions de détention des mineurs.

F.NZ.

Ouverture des travaux de la seconde conférence sur la Paix et la Sécurité au sein de la CEA

Bujumbura, le 14 novembre 2013(COSOME)- La seconde conférence sur la paix et la sécurité au sein des pays membres de la communauté est africaine(CEA) de libres échanges a été ouverte, mercredi, par le premier vice-président burundais, Bernard Busokoza sous le thème central de la « Promotion de la culture de dialogue et la tolérance pour la prévention des conflits et coexistence pacifique ».

Le tout nouveau vice-président de la république a délogé aux habitudes en prononçant son discours en anglais qui est la langue dominante de la communauté.

Le choix du Burundi pour abriter la rencontre a été l’un des motifs de satisfaction du haut responsable burundais.

L’autre temps fort du discours d’ouverture a été la présentation des condoléances des autorités burundaises et du peuple burundais à celui du Kenya qui a été endeuillé dernièrement par une attaque terroriste.

Aussi, a-t-il poursuivi, la conférence de Bujumbura doit être une occasion d’échanger sur les stratégies à mettre en œuvre pour combattre le terrorisme d’où qu’il vienne.

Le Burundi est déjà présent militairement en Somalie au sein de la force africaine de maintien de la paix dans ce pays de la corne de l’Afrique en proie à une guerre civile de plus de deux décennies, a rappelé le vice-président Busokoza.

Plus de 20 cas de viol sur mineur en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 13 novembre 2013(COSOME)- La province de Kirundo a enregistré plus de 20 cas de viol sur mineur depuis le début de l’année 2013 dont la plus part sont restés impunis, a appris sur place, de source humanitaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le dernier cas en date est celui d’une mineure de la classe de sixième année à l’école primaire de Yaranda, commune et province de Kirundo, qui a été dernièrement violée par son enseignant.

La victime, E. NT., 15 ans, rentrait de l’école quand son instituteur lui a proposé de la déplacer à vélo jusqu’à la maison, indique Noel Ntirandekura, un responsable de l’antenne provinciale de l’association pour la promotion des droits des détenus et de la personne humaine(APRODH).

Le présumé violeur a distrait l’enfant jusqu’ à la faire rentrer tard dans la soirée pour ensuite abuser d’elle en cours de route, a-t-il précisé.

La victime serait aujourd’hui traumatisée et a refusé de retourner sur les bancs de l’école par crainte d’être stigmatisée, selon la même source.

Le père de la victime a également fui son domicile par crainte de sa sécurité, dit-on dans son entourage immédiat.

Selon le responsable de l’APRODH, le présumé violeur est entre les mains de la justice. « Le tribunal de grande instance vient de confirmer en chambre de conseil son maintien en détention », a-t-il ajouté.

JCN