Des membres du parti CNL arrêtés à Kiremba

Ngozi, le 12 avril 2020 (COSOME). Le secrétaire collinaire Gratien Coyiremeye du parti CNDD-FDD sur la colline Gahororo, en commune de Kiremba dans la province de Ngozi,  a été tué vers 22 heures de ce samedi 11 avril 2020 par des hommes non encore identifiés. La victime rentrait tranquillement chez lui lorsqu’il a été attaqué à la matraque et des gourdins par des assaillants et il est mort sur le champ.

Les habitants de cette localité racontent que la victime a crié au secours sans succès et affirment qu’il existe une intolérance politique entre le parti de l’opposition CNL et le parti au pouvoir CNDD-FDD et ce, sous un silence complice de l’administration. Sept présumés auteurs de cet assassinat ont été intercepté par la police de Kiremba pour une enquête préliminaire. Les informations en provenance de cette circonscription indiquent que tous les suspects sont des membres du parti CNL dirigé par Agathon Rwasa.

Un militant du CNL attaqué en commune Kanyosha rural

Bujumbura, le 11 avril 2020 (COSOME). Sur la colline Rukuba, de la zone Kiyenzi, commune Kanyosha dans Bujumbura rural, un chef de ménage, Juvénal Hicuburundi, a été attaqué par des gens qui n’ont pas été identifiés dans la nuit de ce 9 avril 2020 vers 20 heures. Comme la personne agressée était membre du part CNL, des habitants de la place, ainsi que la famille de la victime soupçonnent les jeunes du parti au pouvoir d’être à l’origine de cette attaque. Toutefois, les voisins qui ont entendu des cris et qui sont venus au secours ont constaté que les assaillants avaient déjà pris le large.

Les journalistes de la radio Isanganiro qui se sont rendus sur les lieux le 10 avril 2020 pour  faire un reportage, le travail ne leur a pas été facile. Ils ont été malmenés par des jeunes Imbonerakure qui demandaient avec arrogance pourquoi les journalistes étaient sur les lieux. Le chauffeur de cette station a été violenté et deux pneus de leur véhicule dégonflés.

Les habitants de cette localité déplorent le comportement de ces jeunes du parti au pouvoir et demandent qu’ils soient poursuivis par la justice. Au niveau de la radio, l’on signale que les auteurs de ces forfaits sont connus et que les responsables de ce médium entendent saisir les juridictions compétentes pour que justice soit rendue.

Arrestation des jeunes du CNL sur accusation de vengeance.

Kayanza, le 10 avril 2020 (COSOME). La police de Kayanza (Nord du Burundi) a arrêté jeudi 09 avril 2020 une trentaine d’opposants. Tous habitent la colline de Mufumya de la commune de Butaganzwa en province de Kayanza. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à une bagarre qui a coûté la vie à un Imbonerakure. Tout a commencé mercredi 08 avril 2020, la veille de leur interpellation. Des habitants avaient été conviés à des travaux communautaires en présence du premier vice-président de la République, Gaston Sindimwo. Après la visite, un groupe d’Imbonerakure s’en est pris à une dizaine de militants du parti CNL, blessant deux d’entre eux, qui ont dû être évacués vers l’hôpital de Musema implanté dans la même commune. Les jeunes du CNL se sont organisés pour se défendre. D’autres jeunes du CNDD-FDD étaient sur le point de revenir pour en découdre. Toutefois, les autorités locales réfutent cette version des faits. Elles parlent d’une vengeance avec pour conséquence le décès d’un jeune Imbonerakure lors de son transfert à l’hôpital.

Un représentant des jeunes du parti au pouvoir crée la panique au chef-lieu de la province Muyinga

Muyinga, le 07 avril 2020 (COSOME). Sur les collines Nkoyoyo et Mageni de la commune et province Muyinga (Nord-est du Burundi), Mr Shabani, représentant provincial des jeunes du parti CNDD-FDD Imborakure a indiqué que tous les membres du parti CNL n’ont aucun droit d’aller au marché (acheter ou vendre quelque chose). Il y a même une liste des membres de ce parti qui doivent être exécuté à tout moment. Ainsi, une peur panique règne au sein des membres du parti CNL de ces deux collines.

Au chef-lieu de la province Muyinga, tous les studios d’enregistrement des chansons ou musique ont le devoir d’entonner les chansons qui parlent du Parti CNDD-FDD. Une réunion a été ténue par Mr Shabbani et signalant à tous les DJ que si une fois, par mégarde, ils mettent une chanson qui parle d’un autre parti,  autre que la CNDD-FDD, malheur  au DJ et à son studio. Tous les motards de la province Muyinga, n’ont non plus aucun droit de transporter le militant du parti CNL; si on l’attrape, il est malmené beaucoup  plus que le CNL et cela s’applique aussi pour les Taxi-voiture.

Kirundo : Les responsables locaux en communes Vumbi et Busoni vivent en cachette.

Kirundo, le 06 avril 2020 (COSOME). Des individus en tête de listes pour les prochaines communales dans les communes de Busoni et Vumbi de la province de Kirundo vivent en clandestinité suite aux menaces proférées par des administratifs à la base. Des leaders du CNL demandent aux autorités communales de s’impliquer pour faire cesser les menaces et intimidations.

Récemment, des inconnus ont marqués avec des signes de croix sur la maison de Patrick Hakurama, responsable collinaire du parti CNL à Murore en commune de Busoni. Les faits qui se sont produits dans la nuit de jeudi à vendredi le 03 avril 2020 ne font qu’amplifier la peur dans cette famille dont le chef de ménage vit en cachette depuis quelque temps.  »Il avait été menacé par l’autorité communale avant l’incident et a décidé de fuir. Ça fait un bon bout de temps qu’il vit en clandestinité », ont raconté à notre source ses voisins.

Des leaders du CNL disent que les candidats aux élections communales sont plus ciblés et recherchés; les principaux auteurs étant des administratifs à la base. Ils les arrêtent et les font passer à tabac afin de les contraindre à renoncer au CNL et déclarer officiellement leur engagement au parti CNDD-FDD.

Les abus observés à Busoni sont aussi rapportés dans la commune voisine de Vumbi: un représentant collinaire de Kiziba vit en clandestinité depuis quelques temps suite aux menaces qui pèsent sur lui. Dans la même commune, un responsable collinaire du CNL à Nyabihanga a été accusé de désobéissance à l’autorité avant d’être arrêté. Les responsables du CNL à Kirundo dénoncent « un harcèlement » fondé sur de « fausses accusations » visant des candidats de leur parti aux élections communales.

Des responsables locaux victimes d’un harcèlement

Bujumbura, le 06 avril 2020 (COSOME). Alors que le parti CNL devrait inaugurer son local le samedi 04 avril 2020 à Maramvya en commune de Mutimbuzi de la province de Bujumbura (dit Rural), il s’est heurté à un refus catégorique des administratifs à la base. Les responsables du CNL brandissaient l’autorisation de mener l’activité mais les jeunes Imbonerakure et des administratifs à la base s’y sont opposés, et elle a été reportée.

Des jeunes Imbonerakure se sont organisés pour démolir la même permanence pendant la nuit. Les militants du CNL qui avaient eu écho de ce mauvais plan des Imbonerakure sont intervenus pour s’opposer à sa démolition. Ainsi la bagarre a éclaté, faisant une dizaines de blessés. La police est tardivement intervenue dans la matinée de dimanche  05 avril 2020 et a procédé aux arrestations des militants du CNL dont un responsable communal. Depuis, six responsables à la base de ce parti dirigé par le premier vice-président de l’Assemblée Nationale Agathon Rwasa ont été interpellés.

Ce sont des responsables locaux basés à la transversale 15 et dans la localité de Samariro qui ont été plus ciblés : une femme et cinq hommes. Il s’agit d’Élie Nahayo, Daniel Ndayiziga, Jean Bosco Kubwayo, Fulgence Habarugira, Célestin Nzeyimana et de Françoise Kankundiye. Ils ont été détenus dans les cachots de la police à Gatumba. Des responsables du CNL dénoncent un harcèlement et des abus organisés et commis par le parti au pouvoir contre l’opposition. Ils demandent à la justice d’intervenir pour protéger tous les citoyens sans distinction d’appartenance politique.

Assassinat d’un militant du CNL

Gitega, le 03 avril2020 (COSOME). Alors qu’il partageait un verre avec les jeunes du CNDD-FDD (Conseil National pour la Défense de la Démocratie- Force  pour la Défense de la Démocratie), Jean Bosco Ngabirano, un militant de la ligue des jeunes du parti CNL (Conseil National pour la Liberté) a été tué le lundi 30 mars à coups de machettes en zone Mahwa, de la commune Ryansoro, en province de Gitega. Ses bourreaux seraient les mêmes Imbonerakure et sa famille biologique jure qu’elle ne peuve pas procéder à l’enterrement avant l’arrestation des présumés-auteurs de ce crime.

La goutte qui a fait déborder la vase fut le fait que les jeunes du CNDD-FDD, en signe d’agression, ont entonné des chansons du parti CNDD-FDD. De son côté, Jean Bosco Ngabirano a, à son tour, chanté l’hymne du   parti CNL. Il a été pour cela sérieusement frappé à coups de machettes et il est mort sur le champ. Sa famille biologique réclame l’arrestation des auteurs de ce crime avant sa mise en terre.

Selon des sources sur place, ces derniers sont connus, il s’agit d’Elie Nimubona, président de la ligue des jeunes Imbonerakure en commune Ryansoro, de Donatien Ciza, de Bienvenu Manirakiza et de Vianney Ntigoheka qui ont pris le large vers une destination inconnue. Selon nos sources, ces derniers ont agi sur instruction de l’administrateur communal qui était sur le lieu au moment du crime.

Deux élus locaux limogés sur base de fausses accusations

Gitega, le 02 avril 2020 (COSOME). Les responsables des collines de Muremera et Rutegama de la commune Giheta en province de Gitega (Centre du Burundi) respectivement Gérard Nshimirimana et Jean Nzisabira viennent d’être suspendus ce premier avril 2020. La décision a été prise par l’administrateur de la commune de Giheta. Il les accuse d’incompétence et de désobéissance. Les concernés réfutent en bloc les accusations qui pèsent contre eux. Ils parlent d’une mesure politiquement motivée.

Les deux hommes militent pour le parti Conseil National pour la Liberté CNL en sigle. La décision est tombée après un bon moment de mésentente entre l’administrateur communal et les deux autorités locales. L’administrateur communal était en conflit ouvert avec les deux élus locaux. Il les avait toujours sollicités d’adhérer au CNDD-FDD, en vain. Il a fini par les accuser de saper les œuvres du gouvernement, avançant qu’ils ne participent jamais aux travaux communautaires.

Gérard Nshimirimana a fui la localité au moment où son collègue est en détention dans un cachot de la police à Giheta. La police a annoncé poursuivre les deux hommes pour deux délits : avoir semé le désordre lors d’une réunion avec l’administrateur de Giheta et détourné des fonds destinés à la construction des bureaux desresponsables locaux sur les collines dont ils sont responsables.

Un député d’opposition accusé de planifier l’assassinat du président de la République

Un député de l’opposition burundaise a rejeté ce vendredi 19 octobre 2018 toutes les allégations de la police qui l’avait accusé de vouloir décapiter les institutions de la République.

 Honorable Pierre Célestin Ndikumana, président du groupe des députés de la coalition Amizero y’Abarundi (Espoir des burundais), opposée au pouvoir, a été accusé, au soir  de ce jeudi  18 octobre, par le porte-parole du ministère de la Sécurité publique, Pierre Nkurikiye, d’avoir cherché la collaboration de l’un de ses anciens travailleurs de ménage pour tuer un couple de députés, le Chef de l’Etat Pierre Nkurunziza, ses deux Vice-présidents, le Président de l’Assemblée Nationale et certaines autres personnalités moyennant une récompense de la part de ce commanditaire présumé de ces assassinats.

M. Ndikumana a rejeté en bloc toutes ces accusations qu’il considère comme « une information mensongère et un montage grossier » orchestrés à la veille du 5ème round de négociations inter-burundaises dans la ville d’Arusha au nord de la Tanzanie.

‘’C’est triste que des choses pareilles puissent se passer dans ce pays qui est à la veille du 5ème round des négociations que tout le monde espérait concluant », a déclaré M. Ndikumana.

Il a indiqué qu’il n’a aucun problème avec le couple de députés, affirmant qu’il n’est pas un criminel comme l’a souligné Pierre Nkurikiye. Ce dernier a affirmé que le commanditaire présumé des assassinats des plus hautes personnalités du pays a même continué d’envoyer des messages téléphoniques au garçon de ménage qui devrait exécuter son projet alors qu’il était déjà dans les mains de la police.

M. Ndikumana ne l’a pas nié, mais affirmé quant à lui qu’il l’avait fait en connaissance de cause car, a-t-il dit, « comme j’avais été au courant de ce qui se faisait, c’était pour leur dire que le montage qu’ils étaient en train de concocter ne leur servira à rien ».

Le porte-parole du ministère de la Sécurité publique et de la Gestion des Catastrophes a promis que des enquêtes allaient se poursuivre et que toute personne qui serait impliquée allait être redevable de ses faits devant la justice burundaise.

Promulgation de la nouvelle constitution

Le président de la République, Pierre Nkurunziza, a promulgué le jeudi 7 juin 2018 la nouvelle constitution amendée par référendum du 17 mai 2018. Ce décret a été signé dans le palais présidentiel de Gitega avant que les cérémonies de sa présentation se poursuivent dans la même province, en commune de Bugendana.

A l’occasion de la cérémonie officielle de promulgation de la nouvelle constitution burundaise, très décriée, et à la surprise de tout le monde, le président Nkurunziza a annoncé qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat à la tête de l’Etat en 2020. Il l’a annoncé lors de son discours à la Nation.

Rappelons que le référendum a été organisé en date du 17 mai 2018 et la commission électorale nationale indépendante a proclamé les résultats provisoires en date du 21 du même mois. Dix jours plus tard, le 31 mai 2018, la cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs du vote référendaire.

Au cours des mêmes cérémonies, les partisans du NON n’ont pas répondus présent au déplacement de Bugendana. Ce serait lié au fait qu’ils ne reconnaissent pas ces résultats, en témoigne que la coalition Amizero y’Abarundi avait protesté officiellement auprès de la cour constitutionnelle. L’on apprend également qu’elle a l’intention de saisir la cour de la communauté est-africaine.