Un homme tue deux de ses enfants suite aux conflits conjugaux avec sa femme

Kayanza, le 11 mai 2023-COSOME : Cela se passe au cours de la nuit de ce mercredi 10 mai 2023 à la colline Gahororo, commune Gatara de la province Kayanza (Nord du pays). Le nommé Bucumi Fidèle alias Ninja, âgé de 48 ans, avait passé la soirée en querelles avec sa femme. Cette femme de 30 ans était accusée par son mari d’infidélité et qu’elle aurait des enfants qu’elle avait eus avec d’autres hommes. Voyant l’ampleur de la situation, la femme a pris fuite laissant à la maison ses six enfants, selon les sources sur place à Gahororo.

Ainsi, au cours de la nuit, le mari a pris deux de ces six enfants, un garçon de 6 ans et une fille de 4 ans, et les a poignardés, les accusant qu’ils ne sont pas des siens, avant de prendre le large. Les deux enfants sont morts sur le champ.

Cette information est confirmée par les autorités tant administratives que policières à Gatara. La police indique qu’elle est à la recherche de ce criminel.

Des cas d’assassinat à base des conflits fonciers se font sentir en ce moment où la pauvreté bat son plein au Burundi.

Burundi – Justice

Kayanza, Le 24 avrils 2023 (COSOME). Dans un procès de flagrance de ce dimanche 23 avril 2023, deux personnes ont été condamnée, par le Tribunal de Grande Instance de Kayanza, d’une servitude pénale à perpétuité et d’un dommage de 10 millions de Francs Burundais pour avoir tué leur voisin. Les auteurs du crime sont Hatungimana François et sa mère Ndacayisaba Lydia de la colline Kabungo, zone Ngoro de la commune Gatara de l’ancienne province de Kayanza (Nord du pays). La victime,  un cinquantenaire de nom de Siméon Ntirwonza, qui avait un conflit foncier qui l’opposait à ses bourreaux, a été assassinée le matin de ce dimanche, accusé d’avoir ensorcelé les enfants, l’épouse et le bétail de François Hatungimana, qui a plaidé coupable.

Ce motif n’a pas convaincu le ministère public du fait qu’après une fouille-perquisition au domicile de la victime, rien n’a été trouvé, que par contre des gris-gris ont été découverts chez Ndacayisaba Lydia. Cette dernière a accepté qu’elle fût féticheuse depuis 20 ans, mais qu’elle n’ait pas utilisé cela dans ce crime.

Ainsi, le Ministère public a accusé Hatungimana François de meurtre avec préméditation et à sa mère Lydia de croyances superstitieuses et de complicité au meurtre avec préméditation.

En conséquence, le Tribunal de Grande Instance de Kayanza statuant dans ce procès a condamné les deux criminels d’une servitude pénale à perpétuité et d’une amande de 10 millions de francs burundais de dommage à la famille de la victime.

Il y a dix jours, un cas similaire vient de se passer en province de Muramvya (Centre ouest) où le tribunal de grande instance de Muramvya a prononcé dans son procès de flagrance une peine à perpétuité pour deux criminels d’un beau-père.

C’était le vendredi 14 Avril 2023, où, au cours  d’un procès de flagrance, le tribunal de grande instance de Muramvya a fait comparaître trois prévenus à savoir Saul Ndikumana et son épouse accusés de l’assassinat de feu Sylvère Sabiyumva qui était respectivement beau-père de Saul Ndikumana et père de Félicité Munezero. Le troisième  prévenu est Désiré Ngendakuriyo suspecté  dans cette criminalité vue les relations parentales entre lui et ses coaccusés, selon le représentant du ministère public dans ses accusations.

Les principaux auteurs du crime jugés coupables sont notamment Saul Ndikumana qui a avoué le crime  qu’il a commis avec consentement de son épouse Félicité Munezero afin de s’approprier la propriété foncière de leur beau-père Sylvère Sabiyumva. Chose que sa femme a nié alors que le demandeur de dommages et intérêts a signalé des propos plein de chagrin que cette  femme avait fait sortir lorsque son père l’a refusé un terrain à vendre et, trois mois après , voilà que leur beau-père a été assassiné, a-t-il souligné .Le prévenu Saoul Ndikumana de la commune Shombo en province Karusi a fait savoir qu’il avait été en complicité avec un certain Réverien de la commune Gihogazi de  cette même province. Ce dernier est en cavale, selon le ministère public. Quant au prévenu Désiré Ngendakuriyo, le substitut du procureur n’a pas eu des preuves suffisantes pour démontrer sa complicité.

Avant que leur affaire ne soit mise en délibéré, le représentant du  ministère public a proposé la peine de servitude pénale à perpétuité pour les prévenus Saul Ndikumana et son épouse Félicité Munezero au moment où le demandeur de dommages et intérêts pour la famille éprouvée a sollicité 100millions de francs burundais.

Après la mise en délibéré, le Président du siège a prononcé une peine de servitude pénale à perpétuité pour le couple qui avait planifié et assassiné leur parent avec deux millions de francs burundais de dommages et intérêts et, en cas de non-paiement, les biens des prévenus seraient saisis et vendus aux enchères publiques pour dédommager la famille de la victime. C’est au même moment que le président du siège a prononcé l’acquittement de Désiré Ngendakuriyo dont les investigations n’ont pas pu montrer sa culpabilité.

Notons que ce procès était très attendu par le public qui a dit que ça dépasse l’entendement de voir un beau-fils qui trempe dans l’assassinat de son beau-père en complicité avec son épouse.

Burundi : ‘’Une société civile asphyxiée et une participation citoyenne mise à l’épreuve’’

L’émergence de la société civile est certainement l’un des faits les plus marquants des trois dernières décennies au Burundi. S’il est vrai que la crise de 1993 a significativement affaibli le développement d’une société civile précoce, il est tout aussi vrai que la dynamique associative a également connu un coup d’accélérateur par le biais de la même crise.

Dans la plupart des cas, en effet, les associations sont nées pour répondre aux défis et aux besoins engendrés par la crise et, surtout, pour faire face aux carences de l’Etat, incapable de remplir ses missions traditionnelles, car affecté par la crise. (…)Société civile asphyxiée

Analyse du contexte burundais

Le Consortium COSOME/SOS-TORTURE-BURUNDI/FOCODE vient de publier deux analyses sur le contexte burundais en ce qui est du fonctionnement des partis politique après les élections de 2020 ainsi que l’état des lieux de la liberté de la presse au Burundi.

Pour plus de détails, lire les deux analyses ici

  1. ANALYSE DU FONCTIONNEMENT DES PARTIS POLITIQUE APRES LES ELECTIONS DE 2020
  2. Analyse du Consortium sur l’état des lieux de la liberté de la presse au Burundi

Les jeunes imbonerakure menacent d’anéantir toute une famille

Tout commence avec l’arrestation d’un leader des jeunes du CNL dans zone Gihosha de la commune urbaine de Ntahangwa en Mairie de Bujumbura. RV a été arrêté, torturé et jeté dans la rivière Ntahangwa.

Bujumbura, le 05 novembre 2021. Alors qu’il se reposait à son domicile sis dans la zone Kanyonsha de la commune urbaine de Muha (Sud de la capitale Bujumbura), A.D.D. frère de sang à R.V. a reçu le 02 novembre 2021 vers 8heures (heure locale) un coup de téléphone dont le numéro est masqué.

Voulant s’enquérir de qui s’agit-il, il a été intimé l’ordre de se présenté chez un OPJ (Officier de Police Judicaire) du poste de Gihosha, sans lui signifier le motif de son interpellation. C’est ainsi qu’il a pris conscience que son cas est en liaison avec le dossier de son grand frère R.V. qui subit de soins médicaux en cachette alors que les jeunes Ilmbonerakure sont toujours à sa poursuite.

Depuis, A.D.D. ainsi que l’épouse de R.V .restent toujours en refuge. La famille est dans le désespoir du fait qu’un autre frère à R.V. et  à A.D.D [K.D] ainsi que leur cousine M.I. restent introuvables. Elle craint pour leur sécurité.

Un militant du parti CNL dans le cran de mire des imbonerakure.

Echappé de justesse, il était supposé quitté la terre n’eut été quelqu’un qui l’enleva du gouffre. Sa femme et son frère ont été obligés de montrer sa cachette, au cas contraire subir le même sort.

 

Bujumbura, le 15 octobre 2021. Au cours de la nuit du 03 au 04 octobre 2021, une personne, R.V., est morte au moment où ni le Tout Puissant, ni la satan, n’était prêt de l’accueillir.

Résident dans la zone Gihosha de la commune urbaine de Ntahangwa (Nord-Est de la capitale économique Bujumbura), RV est membre influent du parti CNL (Conseil National pour la Liberté). Leader des jeunes de ce parti, ces adversaires du CNDD-FDD (Parti au pouvoir depuis 2005 après une décennie au maquis), ne veulent ni l’entendre ni le voir de son vivant.

Sous prétexte de traquer ceux qui avaient fait détoner des grenades au cours de la soirée du 20 septembre 2021 au parking des bus du centre-ville Bujumbura et au marché de Jabe, RV a été arrêté au cours de la soirée du 03 octobre 2021, par des jeunes du parti CNDD-FDD imbonerakure vers 19 heures, heure locale, alors qu’il rentrait chez lui à Gihosha. Ne sachant pas la cause de son arrestation, il a été conduit brutalement au cachot de la zone Gihosha. La même nuit il a été transféré au Service National de Renseignements (SNR) où il a subi une torture mortelle. Inconscient, il a été sorti des cachots du SNR la même nuit et a été conduit sur la rivière Ntahangwa où il a été jeté par ses tortionnaires pensant qu’il est mort.

Très tôt le matin du 04 octobre 2021, il a été reconnu par un cohabitant de son quartier, un vendeur ambulant de chaussures de seconde main, qui s’était levé tôt pour aller s’approvisionner au marché de Jabe. Il a été conduit dans un lieu caché pour y subir des soins médicaux.

Les persécuteurs de R.V. n’ont pas abandonné leur sale besogne. Après avoir appris qu’il est encore vivant, ils ont par ruse sollicité sa femme pour qu’elle puisse leur montrer là où est alité son mari pour le visiter, feintant que c’est leur ami. Mais en vain. La femme a par la suite été menacée de mort si elle ne s’exécutait pas. Pour le moment, elle mène une vie de nomade afin d’échapper à la vigilance des bourreaux de son mari.

Affaire à suivre…..

Un militant du CNL porté disparu

Kirundo, le 09 octobre 2021 (COSOME). Oscar Nahimana, un militant du parti CNL (Conseil National pour la Liberté) et membre de la Commission Electorale Communale Indépendante (CECI) dans la commune et province de Kirundo reste introuvable depuis le 28 septembre 2021. Il a disparu après être interpellé par des jeunes du parti au pouvoir, en collaboration avec des policiers. Les faits ont eu lieu dans la localité de Runyonza du secteur de Budahanga. Ses proches disent l’avoir cherché dans tous les cachots, mais en vain.

Selon les sources sur place, M. Nahimana a été arrêté dans un bistrot du coin alors qu’il partageait un verre avec des amis. Il a été embarqué dans un véhicule d’un responsable provincial de la ligue des jeunes Imbonerakure.

Il aurait reçu un appel téléphonique de la part du président de la CEPI-Kirundo (Commission Electorale Provinciale Indépendante). Il lui demandait où il se trouvait à ce moment-là. Après quelques instants, le responsable des Imbonerakure dans la province, Abel Ahishakiye, est arrivé au bistrot où M. Nahimana se trouvait. Il était accompagné par deux policiers et trois Imbonerakure. Ils ont procédé à l’arrestation de ce membre du CNL sans rien expliquer », disent des témoins oculaires.

Ses proches indiquent que l’opposant aurait été assassiné, des individus proches des renseignements et la police sont mis en cause.  Ils exigent de la police, de l’administration locale et du service national de renseignements de communiquer son lieu de détention. Pascal Manariyo, président de la commission provinciale en charge des élections, cité dans cette affaire, s’est contenté de dire qu’il s’agit de « mensonges ».

Deux jeunes filles tuées, l’une après avoir été violée et l’autre électrocutée

Makamba, le 24 mars 2021 (COSOME).  Olivine Ndayizeye, âgée de 28 ans a été retrouvé morte dans la matinée de ce dimanche 21 mars 2021 vers 6 heures sur la colline Jimbi, de la commune Kibago, en province de Makamba. Selon des source sur place, la jeune fille a été tuée après avoir été violée compte tenu des traces de sang, une carte sim, une partie de sa pagne, sa sacoche retrouvée, ses effets personnels pleins du sang montrent que la jeune fille a été tuée après le viol.

Elle avait passé une soirée bien arrosée avec un OPJ (Officier de Police Judiciaire), Elysée NDIMUBANDI, affecté au commissariat communal de la police de Mabanda mais résident en commune Kibago.

Le présumé coupable, avec son ami, Jérôme BANDYATUYAGA, ont été arrêtés et sont gardés à vue à la police judiciaire de Makamba et leur dossier est en cours d’instruction.

A la question toujours de l’insécurité, une jeune fille connue sous le nom de Chanciella KANEZA, étudiante en 4ème de la faculté de médicine à l’université du Burundi, a été électrocutée dans l’après-midi de ce dimanche 21 mars 2021 en zone Kanyosha, commune urbaine de Muha, au Sud de la capitale économique Bujumbura.

Selon les habitants de l’endroit du drame, la jeune fille rentrait tranquillement à la maison, la route étant glissante suite aux pluies diluviennes qui s’abattaient dans cette contrée et la victime est tombée par terre. Essayant de se relever, elle s’est appuyée sur un fil électrique dénudé de la REGIDESO, elle a été électrocutée et elle a rendu l’âme sur le champ.

Après 14 mois de détention, ils retrouvent la liberté.

Bujumbura, le 24 décembre 2020 (COSOME).  Il s’agit des quatre journalistes du groupe de presse Iwacu qui viennent de purger 14 mois de détention à savoir Christine Kamikazi, Agnès Ndirubusa, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi.

Rappelons qu’ils ont été arrêtés le 22 octobre 2019 dans la commune de Musigati, de la province de Bubanza. Ils retrouvent leur liberté suite à un décret du président de la République et magistrat suprême, Evariste Ndayishimiye, qui les libèrent par une grâce présidentielle.

En effet, selon un décret présidentiel de ce 23 décembre 2020 portant mesure de grâce présidentielle, le président de la République, Evariste Ndayishimiye, a précisé « qu’aux termes du présent décret, bénéficient de la remise totale des peines privatives de libertés, les prisonniers condamnés Kamikazi Christine, Ndirubusa Agnès, Harerimana Egide et Mpozenzi Térence…. »

Le décret précise que le président a pris une telle décision après analyse des requêtes des prisonniers susmentionnés. Cependant, les peines d’amendes prononcées par le juge restent exécutoires. Le magistrat suprême a départagé les deux parties, en remettant les peines imposées par le juge, mais également en maintenant les amendes d’un million pour chacun des journalistes.

Enfin, la ministre de la justice est chargée de l’application du présent décret qui entre en vigueur le jour de sa signature. Pour les professionnels des médias, c’est un véritable cadeau de Noël que le président Ndayishimiye vient d’octroyer au groupe de presse Iwacu et au-delà, de la presse burundaise en général.

Condamnation à perpétuité suite à un assassinat avec préméditation

Gitega, le 23 décembre 2020 (COSOME).  En date du 20 décembre 2020 au quartier Magarama de la commune et province de Gitega, un certain Vincent Mvuyekure a été  tué par un coup de poignard dans le cœur par sa femme Anesie Nyandwi.

L’auteure de ce forfait a été arrêtée le lendemain par la police qui a confectionné son dossier à acheminer au parquet de la République qui devait se charger de la suite à réserver à cette affaire. Ce 22 décembre 2020, Anésie Nyandwi a été jugée dans un procès de flagrance par la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Gitega.

Au cours de l’audience, elle a été reconnue coupable d’avoir tué son mari avec préméditation. Mais dans sa défense, elle a mis en avant une légitime défense par le fait qu’elle était souvent battue par le défunt Vincent Mvuyekure. Cependant, elle a avoué être en mauvais termes avec feu son mari qu’elle a qualifié « d’irresponsable ».