La chasse aux membres du CNL continue en province de Muyinga

Muyinga, le 10 mai 2020 (COSOME). En cette date du 10 mai 2020, sur la colline Mangoma, zone Mugano de la commune Giteranyi en province de Muyinga, trois membres du CNL : Jean Mpawenimana, Amos Nshimirimana et Juvenal Ntirampeba ont été incarcérés au cachot de la commune. Ils sont accusés d’avoir détruit le bananerais du chef de la colline Mangoma. Jacques  Mbonabuca, le chef de la colline Mangoma, en collaboration avec les imbonerakure ont vites amené ces trois membres du CNL au cachot. Les voisins des victimes affirment qu’ils sont victimes de leur appartenance politique.

A la même date, Bonaventure RIVUZIMANA enseignant au lycée communal Muyinga a été appelé par le procureur de Muyinga Vincent WITONZE dans son bureau où il était avec chargé du SNR de Muyinga Eliphase NIYONGERE. Sur place, Bonaventure a été arrêté et conduit à la prison de Muyinga. Il est accusé d’avoir enseigné aux élèves de voter pour le CNL. Quelques élèves affirment que c’est un montage.

La police accusée de partialité

Bujumbura, le 09 mai 2020 (COSOME). Le porte-parole du parti CNL, Térence Manirambona, au cours d’une conférence de presse dans l’après-midi de ce 08 mai 2020, a accusé la police d’être partisane et de travailler pour le compte du parti au pouvoir au lieu d’être neutre comme l’exige la constitution. Il a indiqué que la police a donné une version incorrecte sur ce qui s’est passé dans la province de Kirundo.

En effet, a poursuivi Manirambona, la personne que la police a donné pour mort est encore en vie et soigné dans l’une des structures sanitaires de Kirundo. Par ailleurs, a-t-il accusé, la police avait fait savoir qu’il a été tué par des membres du CNL alors qu’il a été blessé à la machette par des Imbonerakure.

Quant aux menaces, le porte-parole a indiqué qu’au moins trois militants de cette formation  politique ont été tués dès le début de la campagne alors que plus de 200 personnes autres ont été arrêtées dans la même période. Il reproche aux autorités de l’administration et de la police d’assister impuissantes aux menaces contre les membres de son parti.

Térence Manirambona s’est inscrit en faux contre ce qu’il a appelé « traitement illégal des compétiteurs dans cette course illégale ». Il a livré plusieurs cas où son parti se voit refuser à la dernière minute de mener sa campagne dans certaines communes du pays. Pour lui, les administratifs, même s’ils sont membres du parti au pouvoir, devraient traiter tous les candidats de la même manière, a-t-il conclu.

Des allégations de violations, des violations et atteintes aux droits de l’homme liées à l’intolérance politique

Le Burundi approche un grand rendez-vous électoral prévu pour le 20 mai 2020. Dans ce bulletin qui couvre la période du 15 au 30 avril 2020, les organisations de la société civile burundaise membres du consortium pour le monitoring électoral des violations des droits de l’homme ont relevé des allégations de violations et atteintes aux droits de l’homme, des faits sécuritaires liés à l’intolérance politique ainsi que d’autres irrégularités liées au processus électoral.

Les organisations de la société civile burundaise membres du consortium sont ainsi préoccupées par la partialité et l’irresponsabilité des agents des institutions publiques qui se manifestent par l’utilisation des biens publics, l’inaction et la complicité des agents de sécurité face aux faits sécuritaires liés à la campagne électorale et la non séparation des fonctions de l’Etat et leur appartenance politique pour certains des fonctionnaires des institutions étatiques.

Les organisations de la société civile burundaise membres du consortium sont en fin préoccupées par les attitudes de la CENI et ses démembrements face à cette situation très critique qui s’observe sur tout le territoire du pays.

Pour en savoir plus, Lire l’intégralité du Bulletin N°002…BULLETIN_N°002

Un membre du CNL assassiné, retrouvé dans une rivière.

Gitega, le 07 mai 2020 (COSOME). Dans la province de Gitega, au Centre du pays, plus précisément dans la commune de Giheta, le responsable du CNL sur la colline de Mbogora en communes de Nyabihanga de la province Mwaro, Richard Havyarimana, a été retrouvé sans vie le jeudi 07 mai 2020 au pied de la colline de Muyebe, entre les communes de Nyabihanga et de Giheta dans la province de Gitega.

Il avait été enlevé dans la soirée du dimanche 03 mai 2020 chez lui et parmi les ravisseurs, les militants du CNL auraient reconnu un responsable communal des jeunes du Cndd-Fdd. Les CNL qui ont retrouvé ce corps dans la rivière Ruvyironza demandent qu’il y ait une enquête indépendante pour établir les responsabilités à ce meurtre.

Trois membres du CNL en détention au chef-lieu de la commune Gitega.

Gitega, le 07 mai 2020 (COSOME). Depuis ce dimanche 3 mai 2020, trois membres du parti Congrès National pour la Liberté, CNL, ont été interpellés et sont placés en détention dans les cachots de police au chef-lieu de la commune Gitega.

Leur arrestation jugée arbitraire pas les membres du CNL a été opérée par le responsable administratif du quartier Yoba en compagnie des jeune du parti au pouvoir, les Imbonerakure. Selon le chef du quartier Yoba, leur crime serait lié à l’acte de sensibilisation de la population à ne pas récupérer les nouvelles cartes d’électeurs. Ce dernier fait croire à qui veut l’entendre que les militants et sympathisants d’Agathon Rwasa passent par maison pour inciter les gens à ne pas récupérer la carte d’électeur au moment où la CENI procédait à la distribution de nouvelles cartes donnant accès au vote du 20 mai 2020.

Le responsable du CNL MISIGARO Ferdinand a, quant à lui, nié en bloc les accusations de l’administration à la base contre les membres de son parti. Pour lui, les membres du CNL étaient plutôt en train de démontrer à leurs compagnons à l’aide des spécimens comment éviter des bulletins nuls. C’est à ce moment que le responsable administratif et les Imbonerakure les ont interpelés et les ont livrés à la police.

Leur famille politique réclame leur libération immédiate et sans conditions. Car, aucune preuve d’acte nuisible ne pèse contre eux. Leur place se trouve dans la mobilisation de la population pendant cette campagne électorale, continue le représentant provincial du CNL à Gitega.

Campagne électorale:  »Des règles du jeu piétinées par le parti CNDD-FDD.

Le Consortium pour le monitoring des violations des droits de l’homme pendant la période électorale de l’année 2020 au Burundi vient de publier une dépêche sur la violation des règles en matière de campagne électorale. Lire le dépêche en attaché.Dépêche_06_5_2020

Arrestation d’un propriétaire d’une buvette en commune Mugongo-Manga.

Bujumbura, le 06 mai 2020 (COSOME). Dans le même chapitre sécuritaire, des coups de feu ont été entendu dans la soirée du dimanche 03 mai 2020, dans un bistrot situé en zone Ijenda, commune Mugongo Manga dans la province de Bujumbura dite rural. Selon des sources sur place, quelques éléments de la police basés dans cette localité se sont introduits dans l’établissement pour demander des explications à propos du dépassement de l’horaire de fermeture de la buvette.

L’un des policiers a tiré un coup de feu mais il n’y a pas eu de dégâts ni humain ni matériel. Dans la matinée du mardi 5 mai 2020, il s’est observé une vague d’arrestations qui ont visé notamment le propriétaire de ce bistrot.

Des affrontements entre les membres des partis CNL et CNDD-FDD dans les provinces de Bujumbura et Kirundo

Bujumbura, le 05 mai 2020 (COSOME). Dans la province de Bujumbura dit rural, des membres du CNL et ceux du CNDD-FDD se sont affrontés sur la colline de Buhombo, dans la zone de Maramvya, de la commune Mutimbuzi en date du 03 mai 2020.

Au nord du pays, dans la commune de Ntega, en province de Kirundo, le même scénario s’est reproduit avec plus de violences ce lundi 04 mai 2020. Les deux rivaux en sont venus aux mains à l’aide des machettes et des flèches. Dans ces affrontements, 4 membres du CNDD-FDD et 3 du parti CNL ont  été blessés, selon des sources concordantes. Les blessés ont été évacués dans plusieurs structures de santé de cette province. Les deux partis se rejettent la responsabilité. Le CNL évoque  l’agression de la part des jeunes Imbonerakure à l’endroit des sympathisants de la formation politique d’opposition qui préparaient un terrain pour leur meeting. De son côté, le CNDD-FDD parle de provocation du CNL.

L’intolérance politique se fait toujours remarquer entre le CNDD-FDD et le CNL

Kirundo, le 04 mai 2020 (COSOME). Dans certaines localités, notamment dans les provinces de Kirundo (Nord) et de Mwaro (Centre), la poursuite de la campagne électorale va de pair avec l’intolérance politique entre les sympathisants du parti au pouvoir CNDD-FDD et les membres du parti d’opposition CNL.

Dans la province de Kirundo, en date du 03 mai 2020, les membres du parti au pouvoir, les Imbonerakure ainsi que des élus locaux se sont adonné à la perturbation des meetings du parti CNL. Ils ont empêché la tenue des meetings dans les communes de Busoni et de Bwambarangwe.

Selon nos sources, les Imbonerakure occupent les places qui devraient servir de  lieux de rassemblements des membres du CNL.

Les incidents se multiplient car à un certain moment, les jeunes des deux formations politiques rivales en sont venues aux mains car les jeunes du CNDD-FDD venaient de hisser leur drapeau sur un terrain destiné au meeting du CNL à Busoni. Le responsable du parti CNL dans cette circonscription de Busoni soupçonne les démembrements de la CENI d’être complices d’autant plus qu’ils sont toujours informés des dates et des lieux d’organisation des meetings et qu’ils ne font rien pour empêcher de telles altercations. Quand on pose la question aux responsables de la CECI dans cette localité, ils se réfugient dans le silence.

La même date, dans la province de Mwaro, la situation est quasi identique. Deux militants du CNL ont été arrêtés et battus sur la colline Kibungere de la commune Nyabihanga où des jeunes du parti CNDD-FDD ont violenté deux membres du CNL qui rentraient d’un meeting. Apollinaire Niyonzima et Alain Nzisabira étaient partis pour la campagne électorale à cet endroit et c’est à leur retour qu’ils ont été agressés, verbalement d’abord, physiquement ensuite.

Un responsable policier ordonne la récupération des effets militaires et de polices détenus par certains jeunes membres des partis politiques.

Ngozi, le 01 mai 2020 (COSOME). A travers une correspondance du 29 avril 2020, le commissaire régional du Nord, OPC1 GAHITIRA Felix, (le commissariat regroupant les provinces de Kayanza, de Ngozi et de Kirundo), mentionne qu’il observe avec amertume que certains jeunes membres des partis politiques en meeting dans cette région portent des bottines, des imperméables policiers et autres effets militaires comme ceinturons et bérets.

OPC1 GAHITIRA Felix trouve ce phénomène étrange d’autant plus que les porteurs de ces effets défilent devant les autorités et policiers qui les laissent passer sans qu’ils ne s’inquiètent de quoi que ce soit. Il demande que ces effets policiers et militaires soient récupérés sans distinction aucune. Sinon, met en garde le commissaire, tout geste de complicité ou de complaisance entraînera des sanctions.