Arrestation d’un agresseur d’un journaliste en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 2 octobre 2013(COSOME)- Un jeune militant présumé du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, parti au pouvoir), a été arrêté mardi dernier par la police pour avoir molesté un correspondant local de la radio Bonesha F.M(indépendante) au mois de février 2013, a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring élctoral(COSOME).

Le prévenu avait infligé des coups et blessures au journaliste Alexis Nibasumba, correspondant de la radio Bonesha FM en province de Bururi, au moment où il collectait des informations près de la permanence de ce parti en commune de Rumonge.

La victime se réjouit de cette arrestation qui fait suite à sa plainte à la police depuis le mois de Mars 2013.

Le correspondant a eu maille à partir avec un groupe de jeunes au moment où il couvrait la mise en place du forum national de femmes au niveau communal, dans le quartier Swahili où est situé la permanence du parti.

Les responsables des associations des droits de l’homme saluent l’arrestation, « même si elle est tardive ».

Les mêmes défenseurs des droits humains relèvent au passage que l’activisme de jeunes partisans a diminué en province de Bururi ces derniers mois.

F.NZ.

Le chef de l’Etat juge « préoccupant » le chômage des jeunes au Burundi

Bujumbura, le 30 septembre 2013 (COSOME)- Le président de la république du Burundi, Pierre Nkurunziza, a procédé, lundi, au lancement officiel du forum des Etats généraux de l’emploi en soulignant au passage que le problème de chômage, surtout chez les jeunes diplômés, constituait pour son pays, une source de préoccupation majeure.

Le forum est ouvert aux associations de jeunes, celles des femmes, des handicapés, du secteur privé, de la société civile, des universités, des institutions spécialisées, de micro-finances, des institutions bancaires, les ministères sectoriels, les partenaires sociaux ainsi que les partenaires techniques et financiers du Burundi.

« Cet espace est une occasion où chaque délégué pourra s’exprimer librement pour le compte de la catégorie qu’il représente afin que la politique nationale de l’emploi en cours d’élaboration puisse tenir compte des défis que vous allez relever et des recommandations que vous allez émettre en vue de rendre cohérente, inclusive et réaliste cette politique », a souligné, en substance, le président Nkurunziza.

Dans cette lutte contre le chômage, le gouvernement burundais compte aussi sur le secteur privé et les partenaires techniques et financiers étrangers.

Pour le chef de l’Etat burundais, « aujourd’hui plus qu’hier, le rôle du secteur privé vient en tête dans cette logique de la création de l’emploi » et « nous profitons donc de cette occasion pour rappeler que le cadre de partenariat entre le secteur public et le secteur privé qui est déjà en place depuis 2008, doit servir de tremplin à la promotion et à la création d’emplois ».

Quant aux partenaires techniques et financiers, le président burundais a rappelé les efforts qu’ils fournissent pour aider son pays à trouver des emplois pour les nécessiteux.

Le fonds international pour le développement agricole (FIDA) a déjà commencé à initier le projet de création d’emplois des jeunes ruraux dans certaines provinces pilotes du pays pour 20.000 emplois sur les quatre années à venir.

Le programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), la Banque africaine de développement (BAD), le Bureau international du travail(BIT) ainsi que d’autres partenaires bilatéraux, dont le Royaume des Pays-Bas, ont déjà contribué dans les différentes étapes du processus de la politique nationale de l’emploi, a dit le président burundais.

Les chiffres du chômage sont mal connus au Burundi où l’agriculture de survie, basée sur de petites exploitations agricoles, passe pour le secteur principal qui représente un peu plus de 40% du produit intérieur brut (PIB) et près de 90% de la main-d’œuvre constituée pour l’essentiel de femmes cultivatrices.

Incarcération d’un militant du FRODEBU-Nyakuri en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 1er octobre 2013(COSOME)- Un membre du Front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU-Nyakuri, aile dissidente de Sahwanya-FRODEBU originel) est détenu préventivement depuis plus d’une semaine par le parquet de la république à Kirundo pour « coups et blessures volontaires », a appris au près de Faustin Kubwayo, représentant provincial dudit parti à Kirundo, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le prévenu, Déo gratias Kazabiza, est poursuivi par le parquet pour avoir blessé à la machette, la semaine dernière, sur la colline de Sigu, en commune de Busoni, deux membres du conseil national de défense de la démocratie/ forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir), précise M.Kubwayo.

Le mis en cause nie en bloc les faits lui reprochés et se demande pourquoi le parquet prend « la victime pour le bourreau ».

«Il a été attaqué chez moi par une foule de jeunes Imbonerakure(affiliés au parti au pouvoir) à cause de ses idées politiques », soutient M.Kubwayo.

Selon la même source, M.Kazabiza n’a blessé personne mais il est plutôt victime de son appartenance au Frodebu-Nyakuri et dont il est un grand mobilisateur inégalé dans la localité.

Le représentant provincial du Frodebu –Nyakuri déplore le fait que son compagnon de lutte politique soit maintenu en détention, « malgré son innocence ».

« Au moins trois personnes sont venues témoigner en sa faveur, mais le parquet n’a pas voulu prendre en compte leur déposition », a-t-il regretté.

Les deux membres du CNDD-FDD avaient été blessés, il ya plus d’une semaine dans un violent accrochage avec des militants du FRODEBU-Nyakuri, sur la colline de Sigu, en commune de Busoni, rappelle-t-on.

Des cas d’intolérance politique augment au moment où le Burundi a plutôt besoin de calme pour aller dans la sérénité aux élections générales de 2015.

Dans les milieux politiques à Bujumbura, l’instrumentalisation de jeunes affiliés aux partis fait craindre la tenue d’élections réellement « apaisées, justes, inclusives, démocratiques et équitables » comme l’avaient convenu les participants à la première rencontre depuis la fin des élections de 2010, des représentant de la mouvance présidentielle et ceux de l’opposition.

JCN

Le conseil communal de Cankuzo planche sur l’augmentation des recettes communales

En effet, précise les mêmes sources, dans le souci de mettre fin aux fuites qui sont enregistrées dans la collecte des taxes communales dans certains marchés, les membres de ce conseil communal se sont convenus d’appliquer le système de « marchés témoins » qui consiste à renforcer l’équipe des agents collecteurs de taxes communales par les membres du conseil communal et autres membres du personnel communal.

Le peu de fois où ce système a été appliqué dans certains marchés, a fait remarquer l’administrateur de Cankuzo , une augmentation de recettes communales de plus de 20mille le jour du marché a déjà été enregistrée.
Ainsi, les membres de ce conseil communal de Cankuzo devront désormais se relayer pour aller effectuer des opérations vérification surtout au niveau des marchés périphériques de Nyarurambi, Murehe et Muhweza.

D’ autres stratégie qui contribueront à l’ accroissement des recettes communales, a fait remarquer l’ administrateur communal de Cankuzo, concernent la numérotation de tous les immeubles situés au niveau de centre- urbain de cankuzo afin de pouvoir collecter le maximum d’ impôts locatifs et fonciers et la recherche de nouveaux partenaires au développement.
Par ailleurs, l’administrateur Ndayikengurukiye se réjouit que la gestion du marché du centre urbain de Cankuzo ait été confiée à une société dénommée « Société de Gestion du Marché de Cankuzo »(SOGEMACA) qui verse mensuellement dans les caisses des la commune un montant de 2.500.000fBU alors que la commune collectait un montant de 1.150.000Fbu par mois.

L’administrateur communal de Cankuzo indique par ailleurs que la commune s’attèle actuellement au payement de plusieurs arriérés de cotisations à la Mutuelle de l Fonction Publique et à l’Institut National de Sécurité Sociale(INSS).
Cette autorité communale émet le vœu de voir les ONGS ou autres partenaires du Burundi apporter leur pierre dans la promotion du développement de sa commune.
ond

La ville de Gitega abrite une retraite gouvernementale sur la politique et les institutions nationales

Gitega (Centre du Burundi), le 30 septembre 2013 (COSOME)- Le Président du Burundi, Pierre Nkurunziza, a ouvert, lundi, une retraite gouvernementale sur l’évaluation de la politique et des institutions nationales en présence de nombreuses personnalités, dont les vices- présidents de la République, les parlementaires, les membres du gouvernement, les représentants des missions diplomatiques et consulaires, les représentants des partenaires au développement, les représentants des confessions religieuses et des organisations de la Société civile, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Dans son discours, le Président Nkurunziza a rappelé que le renforcement de l’Etat de droit et la consolidation de la bonne gouvernance est l’un des axes sur lequel est bâti le Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté, deuxième génération (CSLPII). Il a poursuivi en soulignant que la promotion et la consolidation des acquis en matière de gouvernance dans ses multiples secteurs demeure l’une des grandes priorités de son Gouvernement.

Le Président Nkurunziza a, en outre, fait savoir que c’est dans l’objectif de définir les critères d’éligibilité des pays pour les allocations des ressources de l’Association Internationale de Développement (IDA), que la Banque Mondiale a instauré une méthode d’évaluation de la Politique et des Institutions Nationales connue sous la dénomination de « Country policy and institutional assessement (CPIA) ».

Le score CPIA évalue dans quelle mesure le cadre politique et institutionnel d’un pays donné va dans le sens d’une croissance durable et d’une réduction de la pauvreté et par conséquent favorise l’utilisation efficace de l’aide au développement.

Seize indicateurs, répartis en quatre domaines, font ainsi l’objet de l’évaluation qui se traduit à la fois par un score global et par une série de scores allant de 1à 6.

Ces quatre domaines sont : la Gestion économique, les Politiques structurelles, les Politiques d’inclusion sociale et de promotion de l’équité ainsi que la Gestion du Secteur public et des institutions.

La retraite constitue ainsi un espace privilégié pour les participants appelés à échanger sur les défis majeurs relevés dans les quatre domaines.

Le Président a ensuite rappelé que le score minimum exigé des pays de l’Afrique Sub-saharienne, dont le Burundi, est de 3,3.

Selon le rapport country policy and institutionnal assessment de juin 2013, le Burundi a gagné 0,1 point, passant de 3,1 à 3,2.

Avec ce score, le Burundi est à un dixième de point pour sortir de la catégorie des pays dits fragiles.

Ce qui le rendra par conséquent éligible pour des prêts de l’IDA des montants suffisants pour le financement de grands projets de développement social et économique, a-t-il souligné.

Le président a en outre indiqué que la vision et la détermination du Gouvernement du Burundi est d’améliorer sensiblement tous les indicateurs du CPIA, de sorte à amener la moyenne au- dessus du seuil de 3,3.

Cela est d’autant plus possible qu’une nette amélioration du score est observée pour la composante politique d’inclusion sociale et d’équité où notre pays a la cote de 3,6 sur un total possible de 6 .

Il a poursuivi en soulignant que le pari à gagner est que cette retraite accorde aux participants l’opportunité de réfléchir pour adopter des stratégies appropriées à même de contribuer à l’amélioration de toutes les composantes du CPIA et à positionner le Burundi à un score supérieur à 3,3.

Le représentant-résident de la Banque mondiale(BM), Rachidi B. Radji, a fait savoir que la coopération entre le Burundi est marquée par un dialogue et un partenariat actif qui visent à aider le gouvernement et la population à résoudre les principaux problèmes et défis auxquels le pays fait face sur le chemin de développement économique et social.

Il a en outre indiqué qu’il y a des efforts enregistrés par le gouvernement pour améliorer le niveau de l’indice CPIA mais qui doivent être renforcés pour améliorer le score de tous les indicateurs du CPIA.

C. B.

1.253 membres des FNL soutiennent Rwasa Agathon à la présidence du parti

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 30 septembre 2013(COSOME)- Un groupe de 1.253 personnes des communes de de Mpada et Rugazi a signé, le 29 septembre 2013, une pétition de soutient au leader historique, mais aujourd’hui controversé, des forces nationales de libération (FNL, opposition), Agathon Rwasa, , a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électroral(COSOME).

Parmi les signataires figurent des jeunes et des femmes militants pour demander à l’aile dissidente emmenée par Emmanuel Miburo, de laisser la direction du parti à M.Rwasa.

L’argument des frondeurs est que Rwasa Agathon a été élu par le congrès ordinaire de 2009 qui est aujourd’hui encore la référence en ce qui concerne les organes de direction normalement reconnus par la loi.

M.Rwasa est réapparu dernièrement sur la scène politique nationale après trois ans de clandestinité dont ses adversaires politiques ont profité pour récupérer la direction du parti.
Le leader historique des FNL avait fui le climat post-électoral tendu de 2010 et doit aujourd’hui encore composer avec des poursuites judiciaires pour son rôle présumé dans les massacres de Gatumba, une localité de la périphérie nord-ouest de Bujumbura, la capitale du Burundi, où ont été massacrés en 2004, au moins 166 réfugiés congolais Banyamulenge dans une attaque armée dont les tenants et les aboutissants ne sont pas encore clairement connus.

A l’époque des faits, les FNL étaient encore dans le maquis sous l’appellation du parti pour la libération du peuple Hutu(PALIPEHUTU).

A.Nk

Arrestation de six présumés auteurs d’un meurtre en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 28 septembre 2013(COSOME)- Quelque six présumés auteurs et complices de l’assassinat, pour un mobile non encore clairement connu, de feu Mme Harerimana Eugénie, une quinquagénaire qui vivait seule en zone Buringa, ont été arrêtés le 27 septembre dernier, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon l’administrateur de la commune Gihanga, Léopold Ndacayisaba, la victime était active au sein du conseil national pour la défense de la démocratie/Forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, parti au pouvoir) et a été tuée après avoir subit un viol le 22 septembre dernier en commune de Gihanga, de la province de Bubanza.

Les voisins ont été attirés par une odeur nauséabonde d’un corps en décomposition et l’ont trouvé en phase de décomposition dans la brousse.

Parmi les personnes qui ont été arrêtées figurent des membres du mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD, opposition).

Il s’agit de Nzambimana François, le voisin le plus proche de la victime, Niyonizigiye Jean Marie, Manirambona Dieudonné, Twagirayezu Grégoire, Habonimana Prospère et Kabura Nestor qui ont comparu devant le juge d’instruction le 30 septembre 2013 au parquet de Bubanza.

Le responsable MSD en province Bubanza, Nduwimana Benjamin, parle d’une chasse aux militants du parti pour des « mobiles politiques ».

A.NK.

La cohabitation entre les partis politiques jugée « globalement » bonne en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 27 Septembre 2013(COSOME)- La cohabitation des partis politiques est jugée globalement bonne en province de Bururi hormis quelques cas de vol des drapeaux partisans, de refus de tenir des réunions ainsi que l’activisme de jeunes affiliés aux associations à caractère politique dans certaines localités de la province, a appris sur place, de diverses sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral.

Au cours d’une réunion du conseil interconfessionnel du Burundi (CICB) qui a été tenue le 26 septembre dernier à Kigwena, en commune de Rumonge, à l’intention de représentants des partis politiques, ceux des leaders communautaires, des confessions religieuses et de des responsables des organisations de la société civile, les responsables des partis politiques en province de Bururi ont indiqué que la cohabitation entre eux est relativement bonne.

Parmi les comportements négatifs à corriger, certains représentants de partis politique ont notamment parlé de l’activisme de jeunes imbonerakure affiliés au parti au pouvoir qui veulent se substituer aux forces de l’ordre.

D’autres recommandations sont allées dans le sens de demander à l’administration communale plus de neutralité dans la gestion des activités des partis politiques.

La multiplication de réunions de concertation entre les responsables des partis politiques, les autorités administratives et la police fait également partie des recommandations qui ont été émises à l’issue de la réunion.

Le secrétaire exécutif du conseil interconfessionnel du Burundi, Isidore Hakizimana, a indiqué que son organisation va accompagner les partis politiques vers les prochaines échéances électorales en menant des campagnes de sensibilisation et des formations sur l’éducation civique à l’endroit de la population pour mieux se préparer aux élections libres transparents et apaisées de 2015.

Signalons que le conseil interconfessionnel du Burundi(CICB) regroupe l’église catholique, les églises protestantes et les musulmans.

Le CICB intervient dans huit provinces du Burundi à savoir : Bujumbura Mairie, Bujumbura rural, Bururi, Gitega, Rutana, Ngozi, Muyinga et Ruyigi.

F.NZ.

L’administration légalise 357 couples en union libre à Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), 30 septembre 2013 (COSOME)- L’administrateur de la commune de Mpinga- Kayove, Révocate Nibigira, a procédé, durant toute la semaine du 22 au 29 septembre 2013, à la légalisation devant l’officier de l’état- civil, de quelque 357 couples irréguliers dans les quatre zones de Kayero, Kiguhu, Mpinga et Mugondo, a- t- on appris de sources administratives locales.

Selon cette autorité communale, l’activité a été soutenue par une association locale des droits de l’homme « Shigikira Amahoro »(Sauvegardons la paix, en langue nationale, le Kirundi), en collaboration avec l’organisation non gouvernementale anglaise « Action aid », antenne de Rutana.

L’initiative a pour objectif de combattre les différentes injustices qui s’observent dans des foyers fondés en toute illégalité, car il n’y a pas de lois qui protégent des conjoints irréguliers.

Quant à Aloys Nibasumba, responsable de l’action aid en commune Mpinga- Kayove, « une femme mariée illégalement est répudiée facilement et sans droit à l’héritage, avec des conséquences néfastes pour les enfants. C’est pourquoi cette ONG britannique veut aider les communautés à vivre dans la légalité et à jouir de leurs droits».

L’administrateur Révocate Nibigira appelle alors tous les couples qui tardent à se conformer à la loi, à le faire durant toute cette période de grâce qui va du début du mois de septembre à fin novembre, au risque de se voir pénaliser, après ce delai.

R.G.

14% de la population satisfaite des prestations de la police en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 27 septembre 2013 (COSOME)- D’après une enquête menée en commune de Rutana sur la perception de la population sur la police et vice- versa, par un consultant indépendant, Léonidas Gitatuzi, sur les 249 personnes interrogées, 14% de la population se réjouit des prestations policières, tandis que 29% se méfient complètement de ce corps, au moment où 57% de la population affirme n’avoir pas une position bien tranchée, a- on appris sur place.

L’enquête a été dévoilée le 26 septembre 2013 lors d’un atelier auquel prenaient part des policiers, des chefs de collines et de zones ainsi que des associations qui militent en faveur des droits de l’homme, en prélude à la mise sur pied d’une police de proximité en province de Rutana.

Parmi les manquements qui sont au passif de la police locale vient en tête la corruption, à en croire les 63% des personnes sondées, qui affirment aussi que certains policiers collaborent avec la population dans la commercialisation et la consommation des stupéfiants.

Quant aux policiers, sur les 94 interrogés, 39% disent que leur mission quotidienne de préserver la sécurité est parfois entravée par les administratifs à la base et la population qui leurs fournissent de temps à autre des informations peu fiables, par manque de confiance réciproque.

L’enquête recommande à la fin aux policiers d’abandonner tout comportement indigne, au risque de se voir poursuivi par la rigueur de la loi.
Et aux administratifs à la base, comme à la population, de manifester plus de confiance et de collaborer avec ces forces de sécurité, en les fournissant, notamment, des informations utiles et correctes dans la fraicheur des faits.

R.G.