La CENI refuse de mettre au grand jour le fichier électoral

Bujumbura, le 14 mai 2020 (COSOME). En date du 13 mai 2020, le président de la CENI a indiqué que la commission dont il est le premier responsable ne pouvait pas afficher le fichier pour les élections du 20 mai 2020. En effet, le Docteur KAZIHISE a expliqué dans une conférence de presse que la liste en question est trop longue pour être affichée et que, par conséquent, elle sera utilisée par les présidents des bureaux de vote.

Le Président de l’UPRONA, Abel GASHATSI avait demandé l’affichage de la liste pour éviter tout équivoque dans les prochaine élections et demandait que la CENI puisse au moins la poster sur son site WEB afin que ceux qui en ont besoin puisse le consulter.

A cette même inquiétude du le Président du CNL, Monsieur RWASA Agathon dans une correspondance N°/Réf/CNL/19/CP/2020 adressée à la CENI, la réponse est qu’il n’était  point besoin d’afficher les listes électorales. Tout cela suscite des inquiétudes quant à la transparence des élections du 20 mai 2020.

Dix membres du parti CNL incarcérées suite à l’intolérance politique

Muyinga, le 14 mai 2020 (COSOME). Ce mardi 12 mai 2020, Bigirimana Sylvain, Bizimana Twalibu, Niyonizigiye Octave, Nduwayo Jérôme, Ndayisenga Felicien, Hakizimana Florence, Ndayisenga Alphonsine, Mukerabirori Gaudence, Nduwayo Jérôme, Ndayisenga Prosper  ont tous été arrêtés alors qu’ils rentaient de la campagne électorale de la zone Mugano de la commune Giteranyi vers le centre Muyinga. Les jeunes du parti CNDD-FDD imbonerakure avaient déjà tendu une embuscade pour les malmener. Ils se sont défendus mais la police est intervenue pour arrêter les CNL. Tous sont au cachot du commissariat de police à Muyinga.

Ndayisenga Prosper président du CNL, Bizimana Twalibu qui faisait la sonorisation de cette séance de campagne du CNL, Nduwayo Jérôme, le chauffeur et Ndayisenga Alphonsine sont déjà en prison centrale de Muyinga dès ce jeudi le 14 mai 2020.

Un membre du CNL détenu manque des soins de santé par manque de policiers pour son escorte

Muyinga, le 12 mai 2020 (COSOME). En date du 04 mai 2020, MINANI Jean Bosco de la colline HIGIRO, commune et province Muyinga et membre du CNL a été tabassé à mort par les jeunes imbonerakure dont : un surnommé Petit,  Nyasibu, Basusu et bien d’autres. Il est incapable de s’assoir car il présente des blessures sur les fesses qui sont infectées. Il vient de passer plus d’une semaine dans le cachot de police à Muyinga. Transféré à la prison de Muyinga ce mardi le 12 mai 2020, les services de santé de la prison ont refusé de le soigner car il nécessite des soins qui ne sont pas disponibles à la prison. Il nécessite être transféré à l’hôpital de Muyinga mais comme le malheur ne vient pas seul, il a manqué des policiers pour lui escorter à l’hôpital.

La CECAB interpelle les burundais à mettre au dessus de tout  »La charité et la paix »

Bujumbura, le 12 mai 2020 (COSOME). La Conférence des Evêques Catholiques  du Burundi, CECAB en sigle,  vient de rendre public un communiqué où elle interpelle les burundais à mettre en dessus tout ‘’La charité et la paix’’. Elle se dit préoccupé de la situation au Burundi. Elle fait référence aux affrontements ces derniers jours ayant causé plusieurs morts et blessés. Les religieux en appellent à la responsabilité des candidats en compétition.

Rédigé le 08 mai 2020, le communiqué des évêques évoque les discours de haine et l’intolérance politique qui s’accompagne d’affrontements et de tueries. Les Evêques Catholiques  du Burundi dénoncent les enlèvements ; l’une des victimes ayant été retrouvée sans vie quatre jours après. Ils s’insurgent également contre les provocations, les bagarres, les menaces et intimidations à travers le pays. Ils rappellent que les organes chargés de réguler et de punir ne peuvent pas continuer d’agir partialement.

Atelier de renforcement des capacités des curés des paroisses.

Bujumbura, le 14 mai 2020 (COSOME). Dans le cadre de la redynamisation de la pastorale « Justice et Paix » dans toutes les paroisses de l’Archidiocèse de Bujumbura, les curés des paroisses de cet Archidiocèse se sont rencontrés  du 4 au 6 mai 2020 au centre spirituel Emmaüs de Kiriri, dans un atelier d’échange sur la pastorale « Justice et paix ».

Organisé par la Commission Diocésaine Justice et Paix de Bujumbura, l’atelier a été animé par l’Abbé Dieudonné Niyibizi. De nouvelles techniques qu’il faut utiliser dans l’accomplissement de la pastorale « Justice et Paix », à la lumière de l’évangile ont été la valeur ajoutée aux prérequis des curés de paroisses de l’Archidiocèse de Bujumbura.

Au cours de cet atelier, les curés ont échangé sur le renforcement de la prévention de la population contre les violences de tout genre qui se manifestent souvent pendant la période électorale. C’est ainsi que les participant se sont convenu de procéder à la promotion de la dignité de la personne humaine, surtout pendant la période électorale.

La chasse aux membres du CNL continue en province de Muyinga

Muyinga, le 10 mai 2020 (COSOME). En cette date du 10 mai 2020, sur la colline Mangoma, zone Mugano de la commune Giteranyi en province de Muyinga, trois membres du CNL : Jean Mpawenimana, Amos Nshimirimana et Juvenal Ntirampeba ont été incarcérés au cachot de la commune. Ils sont accusés d’avoir détruit le bananerais du chef de la colline Mangoma. Jacques  Mbonabuca, le chef de la colline Mangoma, en collaboration avec les imbonerakure ont vites amené ces trois membres du CNL au cachot. Les voisins des victimes affirment qu’ils sont victimes de leur appartenance politique.

A la même date, Bonaventure RIVUZIMANA enseignant au lycée communal Muyinga a été appelé par le procureur de Muyinga Vincent WITONZE dans son bureau où il était avec chargé du SNR de Muyinga Eliphase NIYONGERE. Sur place, Bonaventure a été arrêté et conduit à la prison de Muyinga. Il est accusé d’avoir enseigné aux élèves de voter pour le CNL. Quelques élèves affirment que c’est un montage.

La police accusée de partialité

Bujumbura, le 09 mai 2020 (COSOME). Le porte-parole du parti CNL, Térence Manirambona, au cours d’une conférence de presse dans l’après-midi de ce 08 mai 2020, a accusé la police d’être partisane et de travailler pour le compte du parti au pouvoir au lieu d’être neutre comme l’exige la constitution. Il a indiqué que la police a donné une version incorrecte sur ce qui s’est passé dans la province de Kirundo.

En effet, a poursuivi Manirambona, la personne que la police a donné pour mort est encore en vie et soigné dans l’une des structures sanitaires de Kirundo. Par ailleurs, a-t-il accusé, la police avait fait savoir qu’il a été tué par des membres du CNL alors qu’il a été blessé à la machette par des Imbonerakure.

Quant aux menaces, le porte-parole a indiqué qu’au moins trois militants de cette formation  politique ont été tués dès le début de la campagne alors que plus de 200 personnes autres ont été arrêtées dans la même période. Il reproche aux autorités de l’administration et de la police d’assister impuissantes aux menaces contre les membres de son parti.

Térence Manirambona s’est inscrit en faux contre ce qu’il a appelé « traitement illégal des compétiteurs dans cette course illégale ». Il a livré plusieurs cas où son parti se voit refuser à la dernière minute de mener sa campagne dans certaines communes du pays. Pour lui, les administratifs, même s’ils sont membres du parti au pouvoir, devraient traiter tous les candidats de la même manière, a-t-il conclu.

Des allégations de violations, des violations et atteintes aux droits de l’homme liées à l’intolérance politique

Le Burundi approche un grand rendez-vous électoral prévu pour le 20 mai 2020. Dans ce bulletin qui couvre la période du 15 au 30 avril 2020, les organisations de la société civile burundaise membres du consortium pour le monitoring électoral des violations des droits de l’homme ont relevé des allégations de violations et atteintes aux droits de l’homme, des faits sécuritaires liés à l’intolérance politique ainsi que d’autres irrégularités liées au processus électoral.

Les organisations de la société civile burundaise membres du consortium sont ainsi préoccupées par la partialité et l’irresponsabilité des agents des institutions publiques qui se manifestent par l’utilisation des biens publics, l’inaction et la complicité des agents de sécurité face aux faits sécuritaires liés à la campagne électorale et la non séparation des fonctions de l’Etat et leur appartenance politique pour certains des fonctionnaires des institutions étatiques.

Les organisations de la société civile burundaise membres du consortium sont en fin préoccupées par les attitudes de la CENI et ses démembrements face à cette situation très critique qui s’observe sur tout le territoire du pays.

Pour en savoir plus, Lire l’intégralité du Bulletin N°002…BULLETIN_N°002

Un membre du CNL assassiné, retrouvé dans une rivière.

Gitega, le 07 mai 2020 (COSOME). Dans la province de Gitega, au Centre du pays, plus précisément dans la commune de Giheta, le responsable du CNL sur la colline de Mbogora en communes de Nyabihanga de la province Mwaro, Richard Havyarimana, a été retrouvé sans vie le jeudi 07 mai 2020 au pied de la colline de Muyebe, entre les communes de Nyabihanga et de Giheta dans la province de Gitega.

Il avait été enlevé dans la soirée du dimanche 03 mai 2020 chez lui et parmi les ravisseurs, les militants du CNL auraient reconnu un responsable communal des jeunes du Cndd-Fdd. Les CNL qui ont retrouvé ce corps dans la rivière Ruvyironza demandent qu’il y ait une enquête indépendante pour établir les responsabilités à ce meurtre.

Trois membres du CNL en détention au chef-lieu de la commune Gitega.

Gitega, le 07 mai 2020 (COSOME). Depuis ce dimanche 3 mai 2020, trois membres du parti Congrès National pour la Liberté, CNL, ont été interpellés et sont placés en détention dans les cachots de police au chef-lieu de la commune Gitega.

Leur arrestation jugée arbitraire pas les membres du CNL a été opérée par le responsable administratif du quartier Yoba en compagnie des jeune du parti au pouvoir, les Imbonerakure. Selon le chef du quartier Yoba, leur crime serait lié à l’acte de sensibilisation de la population à ne pas récupérer les nouvelles cartes d’électeurs. Ce dernier fait croire à qui veut l’entendre que les militants et sympathisants d’Agathon Rwasa passent par maison pour inciter les gens à ne pas récupérer la carte d’électeur au moment où la CENI procédait à la distribution de nouvelles cartes donnant accès au vote du 20 mai 2020.

Le responsable du CNL MISIGARO Ferdinand a, quant à lui, nié en bloc les accusations de l’administration à la base contre les membres de son parti. Pour lui, les membres du CNL étaient plutôt en train de démontrer à leurs compagnons à l’aide des spécimens comment éviter des bulletins nuls. C’est à ce moment que le responsable administratif et les Imbonerakure les ont interpelés et les ont livrés à la police.

Leur famille politique réclame leur libération immédiate et sans conditions. Car, aucune preuve d’acte nuisible ne pèse contre eux. Leur place se trouve dans la mobilisation de la population pendant cette campagne électorale, continue le représentant provincial du CNL à Gitega.