La commission d’enquête des nations Unies fustigée par le Président de l’Assemblée Nationale burundaise

Rumonge, le 17 octobre 2020 (COSOME). Ce vendredi 16 octobre 2020, la  CVR (Commission Vérité et Réconciliation) était dans la province de Rumonge (Sud-ouest du Burundi) où elle a présenté les résultats de six semaines d’exhumation des restes des personnes tuées en 1972. Le président de l’Assemblée Nationale, Daniel Gélase Ndabirabe, avait tenu à être présent lors de ces travaux.

En définitive, 1221 ossements ont été exhumés dans la seule commune de Rumonge et la commission dirigée par Pierre-Claver Ndayicariye compte chercher des ossements dans d’autres communes de cette province. A cette occasion, le président de l’assemblée nationale a pris la parole où il a critiqué les travaux de la commission d’enquêtes des Nations unies.

Pour lui, « Il y a quelqu’un qui s’est rendu très populaire,…il s’appelle Doudou Diène, il ne cesse de répéter que les droits humains ne sont pas respectés au Burundi… voilà des ossements là-bas, pourquoi il n’est jamais venu demander de quoi il s’agit ? Cela signifie que ce qu’il raconte n’a rien à voir avec les droits de l’homme. S’il s’agissait de droits humains, il se serait déjà présenté car ça fait longtemps que la commission travaille et montre des restes humains. Je ne les ai jamais vus écrire que la tragédie s’est aussi abattue sur le Burundi. Qu’ils nous confirment seulement qu’ils font la politique, le respect des droits humains, on va s’en charger au Burundi », … « L’ONU a échoué, ils n’ont rien à nous apprendre ».

L’on sent que le président de l’assemblée nationale critiquait fort la commission Doudou Diène, d’où l’on peut affirmer, sans risques de se tromper, qu’il a mal accueilli le prolongement de son mandat d’une année encore. Les autorités burundaises ne comprennent pas pourquoi elle sort toujours des rapports alors que ladite commission n’a pas le droit de mettre les pieds au Burundi. C’est ce qui pousse le représentant du Burundi auprès de Genève, Rénovat Tabu, à les qualifier de fantaisistes.

La CVR compte continuer le travail dans la commune de Vugizo, de la province de Makamba.

La gestion de l’Eglise Libre méthodiste devenue problématique

Bujumbura, le 17 octobre 2020 (COSOME). Au cours de la matinée de ce samedi 17 octobre 2020 vers 6 heures, alors que les fidèles de l’église méthodiste libre s’apprêtaient à prier, cinq véhicules pickup à bord desquels se trouvaient plus d’une vingtaine de policiers armés ont fait irruption. Ils ont empêché la tenue de la prière matinale au siège de cette église sise au quartier Kiriri, en zone Rohero, commune Urbaine de Mukaza.

Selon des informations sur place, les policiers ont reçu des instructions de rétablir l’ordre entre deux parties en conflit, pilotées respectivement par les prénommés Lamec et Joseph. Les éléments de la police étaient présents au siège de l’église libre méthodiste depuis 6h du matin et ils ont empêché les fidèles de toutes tendances de se rassembler à cet endroit. Ils ont été obligés de rebrousser chemin et de rentrer chez eux.

L’on se rappelle que l’actuel ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire, Gervais Ndirakobuca, pour résoudre les dissensions entre les partisans des pasteurs Lamec et Joseph, avait ordonné la mise en place d’une administration intérimaire de 10 mois, une ordonnance qui avait rencontré le désapprobation des fidèles du pasteur Lamec qui ont fait recours au président de la République, Evariste Ndayishimiye.

Publication du bulletin n°012

Les organisations de la société civile burundaise, membres du consortium pour le monitoring des violations des droits de l’homme pendant la période électorale, déplorent l’intolérance politique marquée par des tueries, des enlèvements, des tortures et des arrestations arbitraires.

Ces organisations regrettent en outre les attaques ciblées contre des membres du parti CNL.

Pour plus de détails, Téléchargez le bulletin ici….Bulletin n°012_VF

Le représentant du CNL en commune Mutaho de nouveau terrorisé

Gitega, le 13 octobre 2020 (COSOME). Des informations sur place indiquent que Denis Ndacayisaba le représentant du parti CNL, dans la commune de Mutaho, province de Gitega, est en clandestinité depuis deux semaines. Des policiers seraient venus à son domicile pour l’arrêter mais par chance, il n’était pas à la maison.

Des menaces de mort auraient pesé sur lui de la part des jeunes du parti CNDD-FDD, comme le confirment les membres de sa famille politique. Il semble même que ses mouvements étaient surveillés à la minute.

Ce militant du CNL qui est en même temps enseignant à l’école islamique de Mutaho serait victime de son appartenance à cette formation politique de l’opposition car il n’a jamais fait l’objet de convocation des autorités judiciaires. Les mêmes informations évoquent des entrainements paramilitaires des jeunes du parti au pouvoir qui intimident les membres de l’opposition et les rescapés de 1993 de cette commune.

Les autorités administratives à la base ne démentent ni ne confirment l’information. L’administrateur de la commune Mutaho, Melchiade Nihorimbere, affiche une attitude brève et significative de tout simplement se taire.

Ce n’est pas la première fois que Denis Ndacayisaba est menacé dans sa circonscription communale de Mutaho. Lors de la dernière triple campagne électorale de mai, voire un peu avant, il avait souvent des difficultés avec des éléments de la police et des jeunes du parti CNDD-FDD, ce qui l’empêchait de mener une campagne convenablement.

La détention de Fabien Banciryanino critiquée par des défenseurs des droits de l’homme.

Addis Abeba, le 13 octobre 2020 (COSOME). L’ONG internationale de défense des droits de l’homme « Human Rights Watch » estime que la détention de l’ancien député Fabien Banciryanino est abusive. Ceci ressort d’une déclaration qui a été rendue publique ce 12 octobre 2020 qui trouve que cette arrestation et détention remettent en cause les espoirs de « réforme » au Burundi.

Selon HRW, l’ancien député élu indépendant dans la circonscription de Bubanza est détenu dans la prison centrale de Bujumbura depuis le 8 octobre dernier et accusé de « rébellion, dénonciations calomnieuses et atteinte à la sécurité de l’Etat » par le parquet de Ntahangwa. Son avocat évoque un manque d’éléments à sa charge.

Pour le directeur Afrique centrale à HRW, Lewis Mudge, « l’arrestation de Fabien Banciryanino montre de manière saisissante le prix à payer lorsque l’on dénonce les abus dans ce pays. Il est évident qu’une surveillance internationale est plus que jamais nécessaire ». Une opinion pense qu’une telle attitude pourrait avoir des conséquences néfastes sur le comportement d’autres députés dans le futur alors que normalement, tout élu est indépendant et ne peut pas être poursuivi pour ses opinions pendant son mandat et après avoir exercé.

Assassinat dans la commune de Burambi

Rumonge, le 13 octobre 2020 (COSOME). au cours de la nuit du 11 octobre 2020, Ezéchiel Nduwimana, âgé de 32 ans et originaire de la zone et commune Burambi, province de Rumonge, a été tué par un groupe d’homme armés, dans cette même commune.

Les informations sur place indiquent qu’il a été enlevé par des hommes qui lui ont tendu une embuscade dans la localité de Murara, zone de Rusabagi, de la même commune de Burambi. Les mobiles et les auteurs de ce crime ne sont pas encore élucidés, raison pour laquelle la police a ouvert des enquêtes.

Le député Fabien Banciryanino passe sa première nuit en prison

Bujumbura, le 09 octobre 2020 (COSOME). L’ancien député Banciryanino a été transféré dans une prison non encore communiquée à la soirée de ce jeudi 08 octobre 2020. C’est le parquet de Ntahangwa qui a décidé sa détention « préventive » après plusieurs heures d’interrogatoire, il est accusé de participation à des bandes armées, d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et de dénonciation calomnieuse.

Il était vers 10 h 30 de ce 08 octobre 2020 quand l’ancien député Fabien Banciryanino, à bord d’un camion de la police nationale, escorté par quatre policiers, est arrivé au parquet de la République de Ntahangwa, devant une foule curieuse de connaître son sort. Tout comme les autres détenus, il a été placé dans une petite cellule pour y rester pendant plusieurs heures. Ce n’est que vers 15h 25 que l’ancien député Fabien Banciryanino, apparemment épuisé et escorté par deux policiers, a salué une foule de gens venus assister à son audition. Il a été entendu par un juge du parquet de la République de Ntahangwa pendant plus de trois heures.

Les journalistes qui étaient sur les lieux n’ont pas été autorisés de suivre son audition. Vers 19 hoo, il a été transféré dans l’un des établissements pénitentiaires non encore connu. Il était accompagné par deux avocats. Ces derniers n’ont pas voulu s’exprimer à la presse après l’audience. Cet ancien député avait été arrêté le vendredi 02 octobre 2020 à son domicile sis en zone Ngagara, commune urbaine de Ntahangwa,  et détenu au bureau spécial de recherche.

Et dans la même démarche, l’honorable Fabien Banciryanino a dressé le 07 octobre 2020 une correspondance au président de la commission nationale  indépendante des droits de l’homme (CNIDH) ayant pour objet l’information et l’appel au secours. A travers cette correspondance, il a informé la commission qu’il a été arrêté en date du 02 octobre 2020 et conduit manu militari au cachot du bureau spécial de recherche sans aucun mandat ni un quelconque autre titre d’arrestation.

Dans cette correspondance, l’on peut lire dans son interrogatoire, ces accusations portent sur les propos qu’il a tenus à l’occasion de ses interventions dans les sessions de l’assemblée nationale en sa qualité de député au cours de la législature 2015-2020. Selon lui, c’est donc sur base de ses interventions dans les sessions de l’assemblée nationale qu’il est poursuivi pour avoir tenu des propos diffamatoires à l’endroit du chef (Article 267 du code pénale ) et de « attentat et complots contre le personne du chef de l’Etat (Article 605 du code pénal).

Fabien Banciryanino reconnait avoir fait des interventions dans bon nombre de sessions de l’assemblée nationale mais qui sont loin de constituer des infractions contre qui que ce soit, surtout pas du chef de l’Etat à qui il doit tous les respects liés à ses hautes fonctions. L’ancien député Fabien Banciryanino dit qu’au terme des articles 41 et 155 de la constitution de la République du Burundi et 13 du règlement d’ordre intérieur de l’assemblée nationale, l’ancien député ne peut être poursuivi pour les propos tenu en session parlementaire, sauf en cas de flagrance, auquel cas une certaine procédure doit être respectée.

L’ancien député Fabien Banciryanino affirme qu’il est visible que tous ces tracas sont dus à des correspondances qu’il a adressées respectivement au ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire, au maire de la ville de Bujumbura et au commissaire général de la police judiciaire.

L’objet était de leur demander de l’aider, chacun en ce qui le concerne, à démentir les propos dommageables d’un certain Arthur Bizabishaka « journaliste » de Burundi Bwacu online et diffusé via YouTube qu’il a tenu à son endroit dans ses audios  du 28 septembre 2020. Au lieu de recevoir une suite favorable à sa requête, il a été arrêté quelques heures seulement du moment prévu pour recevoir les journalistes invités à cet effet.

L’ancien député Fabien Banciryanino demande au président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme d’user de ses prérogatives et mission et lui demande son implication dans la conduite de l’instruction de ce dossier qui, selon lui, ne respecte pas la loi, ce qui aboutit au résultat de bafouer ses droits les plus élémentaires.

Honorable Fabien Banciryanino devant le juge de confirmation

Bujumbura, le 08 octobre 2020 (COSOME). Détenu depuis le 02 octobre 2020, l’ancien député « Amizero y’Abarundi » élu dans la circonscription de Bubanza se trouve aujourd’hui à la chambre de conseil du parquet de Ntahangwa qui doit statuer sur sa liberté ou sur le maintien de son emprisonnement auquel cas il sera transféré à l’une des prisons de ce pays.

Fabien Banciryanino est poursuivi pour deux infractions à savoir l’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et la tenue d’une conférence de presse sans l’aval de l’autorité locale. Dans des circonstances pareilles, le prévenu se présente devant le juge, accompagné de ses avocats-conseil et au bout de quelques moments de discussion, l’affaire est mise en délibéré pour que le juge se prononce dans 48 heures

Une femme appréhendée par la police pour avoir tué son mari

Rumonge, le 08 octobre 2020 (COSOME). Depuis la soirée de ce mercredi 07 octobre 2020, Nadia Inamahoro est entre les mains de la police dans la commune et province de Rumonge, comme le confirment les informations sur place.

Elle venait de passer près d’un mois en clandestinité suite au décès de son mari, dans la matinée du 14 septembre 2020 dans leur maison. La victime avait été décapitée. Depuis, elle avait disparue et était partie avec tous ses biens. La police l’a donc appréhendée pour des raisons d’enquêtes sur ce meurtre.

Le gouvernement du Burundi demande au Rwanda de lui remettre des criminels capturés.

Gitega, le 03 octobre 2020 (COSOME). Le ministère de l’intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire réclame auprès du Rwanda la remise des criminels qu’il a appréhendés alors qu’ils venaient d’attaquer 2 ménages sur le sol burundais.

Le porte-parole de ce ministère, OPP1 Pierre Nkurikiye, indique qu’en date du 25 septembre 2020 vers 18h45, sur la sous-colline Rwimbogo, colline Tondero en commune Kabarore de la province de Kayanza, un groupe de bandits armés en provenance de la colline Gitegererezo, secteur Kuwimbogo au Rwanda, a attaqué deux ménages et a tué Grégoire Bucumi âgés de 30 ans, fils de Manirambona André et Mpawenimana Marcelline.

Poursuivi par les forces de l’ordre, le groupe s’est replié sur la colline d’où il était venu au Rwanda en emportant sur lui 7 chèvres qu’il avait volées dans ces ménages attaqués. Le ministère de l’intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire condamne encore une fois cet acte ignoble et apprécie positivement les résultats de l’échange d’informations avec les forces de sécurité du Rwanda, sur demande des forces de sécurité burundaises, qui ont permis de localiser et de suivre les mouvements de ces criminels dans leur localité de repli.

A travers un communiqué de presse rendu public ce 02 octobre 2020 dans la capitale politique Gitega, ledit ministère demande au Rwanda de lui remettre ces criminels qu’il a appréhendés, directement sans passer par d’autres mécanismes comme le Burundi l’a toujours fait en cas de criminels rwandais arrêtés au Burundi, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice burundaise.