Destitution de deux administratifs à la base en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 27 septembre 2013 (COSOME)- Le conseil communal de Giharo a limogé, cette semaine, les chefs de zone de Butezi et Giharo, pour des raisons diverses, apprend- on de sources administratives locales.

Selon l’administrateur communal de Giharo, Spajon Nizigama, le numéro un de la zone Butezi, Jeanne Ciza, a été destituée de ce poste parce qu’elle était en même temps membre du conseil communal de Giharo, alors que la loi communale en vigueur, en son article 9, interdit ce genre de cumul de fonctions.

Quant au limogeage du chef de zone de Giharo, Gervais Bigirimana, il a été accusé d’avoir vendu, dans des conditions obscures, une quarantaine de parcelles sises autour du marché de Giharo, en complicité avec l’ex- administrateur de Giharo, Gilbert Nyandwi, lui- aussi, destitué par ce conseil communal, il y a cinq mois, pour des raisons de détournement du matériel de construction du collège communal en étages de Rubaho.

Selon la même source, à en croire les plaintes d’une partie de la population, ce responsable zonal aurait rançonné souvent ses administrés, en collectant de l’argent sur de fausses quittances.

Pour le moment, les deux zones sont administrées par des intérimaires conformément à la loi.

Rappelons que ces autorités zonales et communales entrantes et sortantes sont, toutes membres du parti au pouvoir, le conseil national de défense de la démocratie- les forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD). L’ancien administrateur de Giharo, Gilbert Nyandwi occupe même le poste de vice- président de ce parti en province de Rutana.

R.G.

Plus de 80.000 armes légères et de petit calibre retirées de la circulation

Bujumbura, le 27 septembre 2013(COSOME)- Plus de 80.000 armes légères et de petit calibre (ALPC) auraient été retirées des mains de détenteurs illégaux depuis le lancement de la campagne nationale de désarmement volontaire des civils, en 2006, apprend-on de source sécuritaire.

Une seconde campagne de désarmement des civils est prévue dans les jours à venir, selon le commissaire de police Pierre Claver Gahungu, en même temps assistant du ministre de la sécurité publique.

Le responsable policier intervenait à une séance de sensibilisation de la « femme leader » burundaise à participer à la réduction de la violence armée.
D’autres chiffres du désarmement portent sur plus de 350.000 cartouches qui ont été à ce jour retirées des mains de la population.

Par ailleurs, depuis l’année 2009, 26 armes d’équipe ont été récupérées, dont 73% provenaient de la campagne nationale de remise volontaire des armes.

Le programme national de désarmement revendique encore quelque 2.942 fusils et pistolets ainsi que 16.779 grenades et 194.179 munitions qui ont été encore récupérées sur la population.

De l’avis général, les femmes leaders devraient s’impliquer davantage dans la campagne de sensibilisation au désarmement de la population civile étant donné qu’elles figurent parmi les principales victimes de la prolifération de ces engins de la mort.

Les populations se sont considérablement armées à l’ombre des années passées de guerre civile pour leur autodéfense ou sur l’instigation des gouvernements de l’époque.

Les armes détenues illégalement continuent à alimenter l’insécurité faite de banditisme à main armée, de règlement de comptes pour divers motifs et de violation du droit à la vie.

Mise à contribution des élus dans la sensibilisation au planning familial en province de Mwaro

Mwaro, le 23 septembre 2013 (COSOME)- Des parlementaires et sénateurs ont pris part dernièrement à Mwaro à une semaine de sensibilisation de la population aux bienfaits de la planification familiale, a appris sur place, de l’organisation, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Un conseiller de la première vice-présidence et l’assistant du Ministre de la santé et de lutte contre le Sida, quelques cadres de ce Ministère, surtout ceux du programme ayant en charge la santé de la reproduction, en occurrence l’adjoint du responsable de ce programme, Dr Josiane NIJIMBERE, les représentants du Fonds des nations unies pour la population(FNUAP) ainsi que les chefs de services provinciaux, les représentants de la société civile, des confessions religieuses et des médias ont également pris part à cette semaine de sensibilisation à la planification familiale.

L’atelier a commencé par la projection d’un film qui mettait en évidence les conséquences d’une démographie croissante incontrôlée, les causes du non adhésion aux méthodes contraceptives et les défis à relever.

Dr NIJIMBERE Josiane, cadre du PNSR, elle a d’abord fait un commentaire sur le film tout en montrant que les rumeurs font que la plupart abandonnent ces méthodes ou n’adhèrent pas à ces méthodes, l’autre cause principale sont les croyances culturelles, certaines églises qui enseignent la non adhésion à ces méthodes.

Elle a montré que la croissance démographique pour un pays sous-développé comme le Burundi est la principale cause de la pauvreté.

J.H.

Vers un « cessez-le-feu » dans la « guerre des drapeaux » partisans au Burundi

Bujumbura, le 26 septembre 2013 (COSOME)- La guerre des drapeaux, qui s’arrachent, se déchirent ou se volatilisent dans la nature, sur fond de rivalités politiques, devrait prendre fin au lendemain d’une décision du ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, de ne plus autoriser l’implantation des couleurs des partis politiques dans n’importe quelle place publique ou privée.

On trouvait jusque-là des drapeaux des partis politiques au marché, devant les restaurants, les boutiques, le long des axes routiers, devant les maisons de particuliers ou encore sous forme d’autocollants sur des véhicules.

Le ministre Nduwimana a reconnu que parmi les sources d’insécurité de ces derniers temps figure les drapeaux dont l’implantation anarchique donnait lieu à des chicanes entre les jeunes de sensibilités politiques différentes.

Les partis ont deux semaines pour corriger le tir et laisser flotter uniquement les drapeaux devant les permanences officiellement reconnues des associations à caractère politique.

L’administration locale a été instruite de descendre tout drapeau qui aura été hissé en dehors des permanences des partis politiques.

Les responsables des partis politiques qui se déroberont à cette mesure se verront, en outre, infliger une amende administrative.

Du côté du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir) dont les jeunes militants sont les plus mis en cause dans cette guerre des drapeaux, on indique qu’il faut éviter la globalisation et laisser la justice établir des responsabilités individuelles.

L’alliance démocratique pour le changement (ADC, une coalition de neuf partis politiques de l’opposition), quant à elle, a pris bonne note de la décision ministérielle, tout en avançant que les résistances viendront du côté du parti au pouvoir.

Les esprits commencent à s’échauffer à l’approche des élections générales de 2015 qui suscitent déjà des passions dans les différents Etats majors des partis politiques et font craindre des dérapages dans l’opinion de simples citoyens.

Faible représentation des minorités politiques dans les conseils communaux en province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 25 septembre 2013 (COSOME)- Une faible représentation des minorités politiques, comme celle des Batwa (moins de 1% de la population burundaise), dans les conseils communaux qui ont été élus en 2010, s’observe en province de Gitega, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).
Au terme des élections de 2010, on dénombrait seulement six BATWA membres des conseils communaux sur un total de 165 conseillers, soit un taux de représentativité de 3%.

Aussi, sur les six BATWA élus ou cooptés, quatre seulement siègent aux conseils communaux tandis que deux autres ont démissionné, selon les informations recueillies à la Commission Electorale Provinciale Indépendante (CEPI) de GITEGA.

Les quatre BATWA qui siègent régulièrement dans les réunions des conseils communaux sont originaires des communes de BUGENDANA, BURAZA, NYARUSANGE et RYANSORO.

Ceux qui ont démissionné provenaient des communes de GIHETA et MUTAHO. Celui de GIHETA figurait sur la liste des élus des forces nationales de libération (FNL, opposition) mais ne siège pas.

Celui de MUTAHO avait été coopté sur la liste de l’UPRONA qui avait gagné un siège. Peu après, il a présenté une lettre officielle de démission et a été remplacé par le candidat qui occupait la tête de liste des candidats de ce parti.

Cette faible représentativité des BATWA limite leur participation dans les instances de prise de décision et, par conséquent, dans la planification des projets communautaires, a indiqué un MUTWA membre du conseil communal de NYARUSANGE, sur la colline BUKORO, Stanislas NDEREYIMANA.

Il a demandé au Gouvernement de mettre en place d’autres voies favorables à l’émergence des BATWA, en plus de ces mécanismes de cooptation.

C. B.

Rencontre des membres du comité de coordination de la protection de l’enfant dans Bujumbura Rural

Bujumbura Rural, le 24 septembre 2013(COSOME)- Le comité provincial pour la protection de l’enfance dans Bujumbura Rural a organisé un atelier portant échanges sur les termes de référence des comités provinciaux de coordination de la protection de l’enfant(CPCPE), apprend-on des organisateurs.

Ce comité a un objectif global de contribuer à assurer la protection des enfants et la promotion de leurs droits au niveau provincial et coordonner les interventions en matière de protection de l’enfant au niveau provincial.

L’Orateur du jour qui était le coordinateur adjoint du CDFC dans Bujumbura Rural Silas NDUWIMANA a indiqué aux participants dans cet atelier les tâches qui attendent tout un chacun dans cette lutte portant information, promotion et sensibilisation des droits de l’enfant.

Le coordinateur adjoint du CDFC a expliqué que les membres du CPE provincial et ceux des CPE communaux auront le rôle de faire le plaidoyer auprès des acteurs pertinents pour l’inclusion de la catégorie des OEVs et des enfants en général dans le plan provincial de développement, avec des axes d’interventions spécifiques assurant la réponse à leurs besoins.

A cela s’ajoute la prévention des cas d’abus, d’exploitation , de violence et de négligence dans cette province touchée par la crise pendant plus d’une décenie, a poursuivi Silas NDUWIMANA.

Des recommandations ont été formulées à la fin de cet atelier, les membres des comités communaux de protection de l’enfant sont appelés à contribuer dans la sensibilisation et l’enregistrement des nouveaux nés à l’Etat Civil, d’élaborer les plans d’action, sensibiliser la promotion des groupements des enfants et lutter contre les avortements volontaires.

Cet atelier qui s’est déroulé dans les enceintes de la salle de l’immeuble abritant la Fondation Monseigneur Joachim RUHUNA et dirigé par le conseiller socio culturel du Gouverneur de la province de Bujumbura Jeanne d’Arc NZOHABONAYO, a vu la participation du commissaire provincial de police, le 1 er substitut du Procureur de la République dans la province de Bujumbura et administrateurs communaux.

Sixième comparution de présumés auteurs du massacre de Gatumba

Bujumbura Rural, le 26 Septembre 2013(COSOME)- C’est ce mercredi, le 25 septembre 2013, que les présumés auteurs du massacre de Gatumba qui a coûté la vie à une trentaine de personnes dans la nuit du 18 septembre 2011 ont comparu pour la sixième fois à la Cour d’appel de Bujumbura.

Ces détenus des prisons centrales de Mpimba et Rumonge n’ont, jusqu’à l’heure actuelle, pas d’avocats pour leur défense.

L’audience publique qui était prévue à la Cour d’Appel n’a pas eu lieu suite à l’absence des personnes citées dans cette affaire, dont Innocent NGENDAKURIYO, alias NZARABU, qui s’est évadé de la prison de Rumonge, il y a quelques temps.

Le Président de l’association burundaise pour la protection des droits humains et des personnes détenues(APRODH), Pierre Claver Mbonimpa, a expliqué que son organisation était prêt à payer des avocats pour ces prévenus, mais que le procès a été irrégulier.

Pierre Claver MBONIMPA indique que l’APRODH pourra disponibiliser ces avocats en date du 13 Novembre de l’année en cours, date fixée pour la prochaine audience.

Le Président de l’APRODH soutient l’idée des prévenus qui ont demandé à la Cour d’assigner les personnes comme Désiré UWAMAHORO, ancien commandant du Groupement Mobil d’Intervention Rapide(GMIR) , KAZUNGU de la documentation ainsi que Innocent NGENDAKURIYO dit NZARABU qui sont cités dans le dossier Gatumba.

Sur 21 personnes qui devraient comparaître à la Cour d’appel pour ce mercredi, 16 seulement se sont présentées.

E.NZ.

Près de 300 arrestations dans une chasse aux « irréguliers » de plusieurs villes du Burundi

Bujumbura, le 25 septembre 2013(COSOME)- La police nationale du Burundi (PNB) a procédé, mercredi à l’aube, à des opérations de rafle et de fouille perquisition dans plusieurs villes du pays à la recherche de présumés irréguliers, apprend-on de source sécuritaire à Bujumbura.

Dans la capitale burundaise, les rafles se sont surtout concentrées à Buyenzi, un quartier à dominante musulmane et cosmopolite du centre-ville de Bujumbura.

Aux dernières nouvelles de la police burundaise, au moins 250 irréguliers ont été emmenés vers différents commissariats de la ville pour la vérification des identités.

Les mêmes opérations policières ont eu lieu simultanément à Gitega, la seconde ville du pays, en importance, Muyinga, plus à l’extrême nord-est ou encore à Rumonge, une ville portuaire et stratégique des abords du lac Tanganyika commun au Burundi, à la République démocratique du Congo(RDC), la Zambie et la Tanzanie.

Du côté de la police, les opérations de chasse aux irréguliers ont été présentées comme un « travail de prévention » au lendemain de l’attaque terroriste qui a secoué Nairobi, la capitale kenyane et couté la vie à une soixantaine de personnes et fait plus de 200 autres blessées.

Les jeunes insurgés islamistes somaliens ont été les premiers à revendiquer l’attaque terroriste de Nairobi pour punir les autorités kenyanes de leur présence militaire pour soutenir le gouvernement en place à Mogadiscio.

Le Burundi est également présent militairement dans ce pays de la corne de l’Afrique en guerre civile depuis plus de deux décennies et a déjà reçu des menaces d’attentat de la part des shebab, les jeunes insurgés islamistes somaliens opposés à toute présence militaire étrangère sur leur territoire.

L’Ouganda est un autre pays contributeur de troupes en Somalie sous la bannière de l’Union africaine(UA) et avait été la cible d’une série d’explosions meurtrières qui ont été liées à cette présence militaire dans le bourbier somalien.

Le 11 juillet 2010, trois bombes avaient en effet explosé dans deux endroits différents au milieu de foules d’amateurs du ballon rond qui regardaient la finale de la Coupe du monde de football à Kampala, la capitale ougandaise.

Un bilan lourd de 74 tués et des dizaines d’autres blessés avait été donné par la police ougandaise à l’époque des faits.

Un quinquagénaire tué sur la colline Mihigo en province Kirundo

Kirundo(Nord du Burundi, le 26 Septembre (COSOME)- Un chef de ménage a été tué à coup de couteau par ses deux fils dans la soirée de lundi sur la colline Mihigo, zone et commune Ntega en province de Kirundo, a appris de source administrative et policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Etienne Minani, 58 ans, rentrait du Bistrot vers 19 heures quand il est tombé dans l’embuscade lui tendue par ses deux fils : Jean Claude Karinda et Rubega, précise Marin Hitimana, administrateur communal.

Les présumés meurtriers ont poignardé leur père avant de l’étrangler ajoute-t-on. Le mobile de ce meurtre serait lié à une somme de 30.000 francs burundais que le père de famille avait donné à ses fils pour l’achat de semence de haricot en prévision de la saison agricole(A2014), que par après les deux garçons auraient affecté à d’autres besoins explique-t-on.

La colère du parent fut grande et les deux frères ont juré d’en découdre avec ce dernier, indique la police. Après le forfait, les deux frères ont par la suite blessé grièvement leur marâtre avant de se volatiliser dans la nature, ajoute-t-on.

La police est à leur poursuite indique le chef de poste de la police à Ntega. Selon la même source Jean Claude Karinda est un récidiviste. Il avait été dernièrement bénéficié de la grâce présidentielle, précise la police. Il était poursuivi pour un crime de meurtre, indique-t-on.

Depuis le début de l’année, plusieurs crimes de sang notamment des meurtres de femmes par leurs conjoints ont été répertoriés dans cette même commune, rappelle-t-on.

JCN

Le ministère de l’intérieur appelle les citoyens à se faire enregistrer pour avoir une nouvelle carte nationale d’identité magnétique

Bujumbura, le 25 septembre 2013(COSOME)- le ministère burundais de l’intérieur a rappelé, mardi, que les citoyens ont encore un mois pour aller se faire enregistrer auprès de leurs communes respectives de résidence pour obtenir par la suite une nouvelle carte nationale d’identité magnétique(inflasibiable).

Pour le moment, les gens se font enregistrer à compte-gouttes, selon le ministre de l’intérieur, Edouard nduwimana, qui a rappelé que ce travail va prendre fin dans un mois.

La distribution de ces nouvelles cartes devrait suivre, d’après la même source qui a lancé un ultime appel à la population de la municipalité de Bujumbura à se présenter devant les agents recenseurs communaux qui collectent les données à mettre dans le document administratif nouveau.

L’enregistrement auprès des agents recenseurs concerne aussi bien les détenteurs des anciennes cartes nationales d’identité que ceux qui n’en avaient pas, a dit le ministre Nduwimana, ajoutant que les anciennes cartes seront par la suite retirées de la circulation.

Les étrangers qui ont acquis la nationalité burundaise sont également concernés par la nouvelle carte biométrique.

Le changement et la sécurisation de cette pièce nationale d’identité interviennent à la veille des élections générales de 2015.

La carte nationale d’identité est généralement exigée pour avoir le droit au vote.

Les anciennes cartes nationales d’identité étaient facilement falcifiables et faisaient craindre un usage à des fins de fraude électorale.