Un militant du CNL porté disparu

Kirundo, le 09 octobre 2021 (COSOME). Oscar Nahimana, un militant du parti CNL (Conseil National pour la Liberté) et membre de la Commission Electorale Communale Indépendante (CECI) dans la commune et province de Kirundo reste introuvable depuis le 28 septembre 2021. Il a disparu après être interpellé par des jeunes du parti au pouvoir, en collaboration avec des policiers. Les faits ont eu lieu dans la localité de Runyonza du secteur de Budahanga. Ses proches disent l’avoir cherché dans tous les cachots, mais en vain.

Selon les sources sur place, M. Nahimana a été arrêté dans un bistrot du coin alors qu’il partageait un verre avec des amis. Il a été embarqué dans un véhicule d’un responsable provincial de la ligue des jeunes Imbonerakure.

Il aurait reçu un appel téléphonique de la part du président de la CEPI-Kirundo (Commission Electorale Provinciale Indépendante). Il lui demandait où il se trouvait à ce moment-là. Après quelques instants, le responsable des Imbonerakure dans la province, Abel Ahishakiye, est arrivé au bistrot où M. Nahimana se trouvait. Il était accompagné par deux policiers et trois Imbonerakure. Ils ont procédé à l’arrestation de ce membre du CNL sans rien expliquer », disent des témoins oculaires.

Ses proches indiquent que l’opposant aurait été assassiné, des individus proches des renseignements et la police sont mis en cause.  Ils exigent de la police, de l’administration locale et du service national de renseignements de communiquer son lieu de détention. Pascal Manariyo, président de la commission provinciale en charge des élections, cité dans cette affaire, s’est contenté de dire qu’il s’agit de « mensonges ».

Deux jeunes filles tuées, l’une après avoir été violée et l’autre électrocutée

Makamba, le 24 mars 2021 (COSOME).  Olivine Ndayizeye, âgée de 28 ans a été retrouvé morte dans la matinée de ce dimanche 21 mars 2021 vers 6 heures sur la colline Jimbi, de la commune Kibago, en province de Makamba. Selon des source sur place, la jeune fille a été tuée après avoir été violée compte tenu des traces de sang, une carte sim, une partie de sa pagne, sa sacoche retrouvée, ses effets personnels pleins du sang montrent que la jeune fille a été tuée après le viol.

Elle avait passé une soirée bien arrosée avec un OPJ (Officier de Police Judiciaire), Elysée NDIMUBANDI, affecté au commissariat communal de la police de Mabanda mais résident en commune Kibago.

Le présumé coupable, avec son ami, Jérôme BANDYATUYAGA, ont été arrêtés et sont gardés à vue à la police judiciaire de Makamba et leur dossier est en cours d’instruction.

A la question toujours de l’insécurité, une jeune fille connue sous le nom de Chanciella KANEZA, étudiante en 4ème de la faculté de médicine à l’université du Burundi, a été électrocutée dans l’après-midi de ce dimanche 21 mars 2021 en zone Kanyosha, commune urbaine de Muha, au Sud de la capitale économique Bujumbura.

Selon les habitants de l’endroit du drame, la jeune fille rentrait tranquillement à la maison, la route étant glissante suite aux pluies diluviennes qui s’abattaient dans cette contrée et la victime est tombée par terre. Essayant de se relever, elle s’est appuyée sur un fil électrique dénudé de la REGIDESO, elle a été électrocutée et elle a rendu l’âme sur le champ.

Après 14 mois de détention, ils retrouvent la liberté.

Bujumbura, le 24 décembre 2020 (COSOME).  Il s’agit des quatre journalistes du groupe de presse Iwacu qui viennent de purger 14 mois de détention à savoir Christine Kamikazi, Agnès Ndirubusa, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi.

Rappelons qu’ils ont été arrêtés le 22 octobre 2019 dans la commune de Musigati, de la province de Bubanza. Ils retrouvent leur liberté suite à un décret du président de la République et magistrat suprême, Evariste Ndayishimiye, qui les libèrent par une grâce présidentielle.

En effet, selon un décret présidentiel de ce 23 décembre 2020 portant mesure de grâce présidentielle, le président de la République, Evariste Ndayishimiye, a précisé « qu’aux termes du présent décret, bénéficient de la remise totale des peines privatives de libertés, les prisonniers condamnés Kamikazi Christine, Ndirubusa Agnès, Harerimana Egide et Mpozenzi Térence…. »

Le décret précise que le président a pris une telle décision après analyse des requêtes des prisonniers susmentionnés. Cependant, les peines d’amendes prononcées par le juge restent exécutoires. Le magistrat suprême a départagé les deux parties, en remettant les peines imposées par le juge, mais également en maintenant les amendes d’un million pour chacun des journalistes.

Enfin, la ministre de la justice est chargée de l’application du présent décret qui entre en vigueur le jour de sa signature. Pour les professionnels des médias, c’est un véritable cadeau de Noël que le président Ndayishimiye vient d’octroyer au groupe de presse Iwacu et au-delà, de la presse burundaise en général.

Condamnation à perpétuité suite à un assassinat avec préméditation

Gitega, le 23 décembre 2020 (COSOME).  En date du 20 décembre 2020 au quartier Magarama de la commune et province de Gitega, un certain Vincent Mvuyekure a été  tué par un coup de poignard dans le cœur par sa femme Anesie Nyandwi.

L’auteure de ce forfait a été arrêtée le lendemain par la police qui a confectionné son dossier à acheminer au parquet de la République qui devait se charger de la suite à réserver à cette affaire. Ce 22 décembre 2020, Anésie Nyandwi a été jugée dans un procès de flagrance par la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Gitega.

Au cours de l’audience, elle a été reconnue coupable d’avoir tué son mari avec préméditation. Mais dans sa défense, elle a mis en avant une légitime défense par le fait qu’elle était souvent battue par le défunt Vincent Mvuyekure. Cependant, elle a avoué être en mauvais termes avec feu son mari qu’elle a qualifié « d’irresponsable ».

Un policier soupçonné de viol reste impuni

Bururi, le 22 décembre 2020 (COSOME). Sur la colline Ruvumu, en commune de Songa, province de Bururi, un policier détenteur d’un bistrot avait engagé une fille de 21 ans qui venait de terminer ses études secondaires, elle était très contente de trouver une occupation rémunérée en attendant de se faire inscrire à l’université.

Mais le calvaire pour la jeune fille est apparu très tôt car elle a été engagée le 18 décembre dernier pour se faire violer le lendemain par le même policier, d’après des témoignages sur place. Elle aurait été menacée de se faire tuer en cas de cri au secours et à partir de minuit, elle aurait été violée jusqu’au petit matin.

La jeune fille a été admise à l’hôpital de Matana qui a constaté les faits, mais sa famille déplore le fait qu’elle a porté plainte contre le policier et le procureur n’a rien fait dans le sens d’arrêter le policier. La population de la place ne comprend pas comment un policier, censé garantir la paix et la sécurité, n’est pas inquiété après son viol avéré.

Aux dernières nouvelles, ce policier était entré en clandestinité après le forfait, mais par après s’est lui-même rendu au commissariat de police pour qu’il réponde de ses actes.

Une personne tuée au centre-ville de Gitega

Gitega, le 21 décembre 2020 (COSOME). Un certain Vincent Mvuyekure a été tué au moyen d’un coup de poignard dans le cœur par sa femme ce dimanche 20 décembre 2020 vers 20 heures. L’irréparable a été commis au quartier Magarama, du centre-ville de la commune et province de Gitega. Selon nos informations, la victime a été tuée pour n’avoir pas donné de ration alimentaire.

L’auteure de ce crime a été interpellée et transférée au cachot du commissariat provincial de la police de Gitega pour les premières enquêtes. Son dossier devrait ensuite être transmis au parquet de la République de Gitega, qui, à son tour, va statuer sur le procès de flagrance.

Libération des CNL à Ngozi, décision accueillie avec satisfaction

Ngozi, le 18 décembre 2020 (COSOME). Depuis le début du mois de décembre, le total des membres du parti CNL libéré est de 26 personnes. Ils sont des ressortissants de trois communes à savoir Kiremba, Gashikanwa et Marangara, toutes de la province de Ngozi, au Nord du pays. Certains parmi eux ont été emprisonnés peu avant la campagne électorale et d’autres pendant la cette même période, disent nos sources concordantes.

Jonas Nahimana, représentant du CNL au niveau provincial, dit que c’est un sentiment de satisfaction. Il salue l’initiative de la juridiction de Ngozi et demande une libération de tous détenus politiques arrêtés à cet effet, en l’occurrence ceux du CNL qui ont clamé à plusieurs reprises leur innocence.

Des jeunes du parti au pouvoir détenus à Matana

Bururi, le 11 décembre 2020 (COSOME). Deux jeunes Imbonerakure, Jackson Sabushimike et Egide Niyongabo, ont été arrêtés depuis la nuit de mercredi 09 décembre 2020 dans la commune de Matana de la province de Bururi, accusés d’avoir violenté des habitants de la colline de Gitanga.

Selon des informations en provenance de Matana, ils étaient en patrouille nocturne avec des armes blanches et d’un coup, ils ont attaqué des gens qui rentraient, les ont tabassés et blessés. Les personnes agressées ont crié au secours et c’est à ce moment que la police a fait irruption et le commissaire communal de police a donné l’ordre de les arrêter.

Depuis leur arrestation, deux tendances qui se développent; la première étant celle du président du CNDD-FDD au niveau provincial qui voudrait que les deux jeunes soient libérés sans conditions, au moment où le commissaire communal de la police voudrait que leur cas soit traité par des instances judiciaires.

Une jeune fille portée disparue en province de Ngozi

 Ngozi, le 09 décembre 2020 (COSOME). Elle s’appelle Latiffa Niyomuhoza, une jeune âgée de 13 ans, ressortissante du quartier Kanyami, au centre-ville de Ngozi. Elle a été portée disparue depuis le 20 novembre 2020, reste introuvable et sa famille dit n’avoir aucune trace d’elle.

Ses parents, Mireille Uwumuhoza et Moïse Kwizera, connu sous le sobriquet de Moses, disent que Latiffa revenait de l’école fondamentale de Kanyami où ses parents l’attendaient pour qu’ils aillent partager le déjeuner mais en vain. Quelques minutes plus tard, cette absence prolongée a suscité l’embarras et les inquiétudes chez ces derniers.

Ils l’ont cherchée un peu partout au centre-ville de Ngozi sans succès. Ils affirment que la jeune fille n’était pas turbulente pour que l’on puisse penser à un mariage précoce, mais ont l’impression et la crainte qu’elle aurait été  kidnappée et tuée.

Un militant du CNL intercepté en zone Maramvya

Bujumbura, le 07 décembre 2020 (COSOME). Le nommé Jean Claude Hatungimana, connu sous le sobriquet  » Matarukira « , un militant du parti CNL (Conseil National pour la Liberté), a été intercepté ce vendredi 04 décembre 2020 par quelques militants  de la jeunesse du parti au pouvoir (les Imbonerakure).

C’était à la 15ème transversale de la zone Maramvya, commune Mutimbuzi, dans la province de Bujumbura. Il est accusé d’avoir refusé d’adhérer au parti CNDD-FDD, selon des sources sur place. Elles indiquent que ce militant de l’opposition a été enlevé à son domicile vers 23 heures par un groupe des membres de la ligue des jeunes du parti CNDD-FDD, conduite par un certain Désiré Nduwimana.

Un habitant de cette localité qui a requis l’anonymat a rapporté que des dissensions autour de son élimination physique ont eu lieu, ce qui l’a sauvé en partie mais ses ravisseurs se sont convenus de le transmettre au cachot du commissariat de la police de Maramvya où il est détenu jusqu’à présent.

Les militants du parti Conseil National pour la Liberté (CNL) de cette localité demandent la cessation des arrestations en cascades des militants de cette formation politique. Ils estiment que l’intolérance politique dans cette entité administrative prend une allure inquiétante et demandent que personne ne soit plus victime de son idéologie politique.