La réunification du parti UPRONA au centre des préoccupations des militants de l’UPRONA la province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 18 novembre 2013(COSOME)-La réunification de l’Union pour le Progrès National (UPRONA, ancien parti unique) est au centre des préoccupations des militants de ce parti en province de Cankuzo. Cela est ressorti d’une réunion que le 1er secrétaire de ce parti à Cankuzo M Daniel Buhamagaye a organisé samedi 16 novembre à l’ intention des premiers secrétaires communaux et les membres du comité exécutif de ce parti dans de cette province.

En effet, la crise qui a éclaté au sein de la direction nationale de ce parti il y a de cela plus d’une année, a donné naissance à deux ailes à savoir l’aile qui se réclame du « Courant de Réhabilitation du parti UPRONA », dirigé par le professeur Evariste Ngayimpenda et l’aile qui reconnait l’actuel président de ce parti le député Charles Nditije.

Ces militants de l’UPRONA de la province de Cankuzo demandent aux leaders des deux ailes de s’asseoir au tour d’une même table pour vider rapidement cette question qui n’ a que trop duré pour mieux se préparer pour les futures élections de 2015.

Le 1er secrétaire de ce parti de Rwagasore à Cankuzo M Buhamagaye fait savoir que sa formation politique dispose de beaucoup d’ atouts pour mieux se positionner en 2015 dans cette province de Cankuzo au cas où le parti arriverait à se réunifier.
Il fait entre autre allusion à de nouveaux adhérents que les secrétariats communaux du parti sont en train d’enregistrer en provenance d’autres formations politiques ajoutant que ces derniers seront accueillis officiellement le 14 décembre 2013.

Il sied de mentionner que les deux ailes du parti de Rwagasore ont toujours accusé le premier vice- président de la République sortant M Térence Sinunguruza (issu du parti UPRONA) d’être un obstacle à cette réunification.
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Commémoration de la journée du combattant en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 18 novembre 2013(COSOME)- Le Conseil National pour la Défense de la Démocratie/Force pour la Défense de la Démocratie (CNDD/FDD, parti présidentiel) a célébrée le 16 novembre 2013, la journée nationale dédiée au combattant en province de Cankuzo.

Les festivités ont commencé mercredi le 13 novembre à la permanence provinciale du parti. Durant les trois jours, il y a eu une exposition d’images des anciens combattants et les divers objets dont ils se servaient dans le maquis, sans oublier les principaux repas dont ils se nourrissaient, notamment le manioc, ses feuilles et sa pâte, des légumes, etc.

Ces festivités ont été aussi marquées par la construction à la permanence provincial de Cankuzo des huttes qui servaient de logis pour les combattants de l’ancien mouvement rebelle de ce parti du temps où ils été encore dans le maquis.

Réagissant aux propos de certains leaders d’autres formations de Cankuzo ayant vu en cette semaine une forme déguisée de campagne électorale, M Mbonabuca , président du parti CNDD- FDD en commune de Cankuzo a indiqué que cette fête a été instituée lors du congrès national de ce parti tenu à Gitega (Centre du Burundi) en 2005, ajoutant qu’ elle sera célébrée même en 2014 à la même date.

Ce leader du parti présidentiel fait en outre remarquer que cette journée a plutôt donné aux leaders du parti d’appeler la population au maintien de la paix et de la sécurité. Même d’autres formations politiques qui le souhaitent, a-t-il ajouté, sont libres d’instituer une journée du genre.

Certains observateurs extérieurs estiment que le mieux seraient d’associer tous anciens combattants des mouvements armés et ainsi ceux qui combattu aux côtés des excès Forces Armés Burundaises(FAB) et Gendarmerie Nationale pour éviter « le caractère exclusif de cette journée ».

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Célébration de la semaine dédiée au combattant de l’ancien mouvement rebelle du CNDD-FDD

Mwaro(Centre du Burundi), le 116 Novembre 2013(COSOME)- Le Conseil National de la Défense de la Démocratie/Force de Défense de la Démocratie(CNDD-FDD) a lancé, mercredi dernier, la semaine qui a été dédiée à la célébration de la « journée du combattant » de l’ancienne principale rébellion actuellement au pouvoir en province de Mwaro, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les festivités du jour ont été marquées par le tournage d’un film qui relate la vie des combattants dans le maquis.

Des groupes d’animation folkloriques aux couleurs du CNDD-FDD ont également agrémenté les cérémonies du jour.

Des hauts parleurs distillaient également des chansons à la gloire du parti au pouvoir tandis que les invités avaient droit à un repas gratuit qui a été préparé de la manière dont les combattants le faisaient du temps où ils étaient encore dans le maquis.

Tous ceux qui avaient répondu présents aux festivités devraient goûter au repas, sans distinction aucune du statut social.

Du côté de l’homme de la rue, l’interrogation était surtout aux raisons qui ont poussé le CNDD-FDD a organiser seul la fête alors qu’il y a dans le pays des combattants d’autres anciens mouvements rebelles.

De l’avis général, la fête méritait d’être inclusive de tous ceux qui ont été sur le champ de bataille afin de ne pas donner l’impression qu’il s’agit plutôt d’une forme déguisée de propagande du parti au pouvoir.

On rappelle que sept mouvements rebelles armés ont fait face aux ex-forces armées burundaises (ex-FAB, gouvernementales) durant les années passées de guerre civile.

J.H.

La première présidente de la fédération de football du Burundi cède son fauteuil après huit ans de bons et loyaux services

Bujumbura, le 18 novembre 2013(COSOME)- Mme Lydia Nsekera a cédé la place, dimanche, au sénateur Révérien Ndikuriyo, du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir), aux termes des élections à la tête de la fédération de football du Burundi(FFB), apprend-on de source sportive à Bujumbura.

L’élection est venue clore un épisode inédit au Burundi où avant Lydia Nsekera, aucune autre femme n’avait toqué à la « citadelle » de la FFB.

La présidente sortante a également marqué de son emprunte le sport au niveau mondial en parvenant à se hisser dans le pré-carré des dirigeants actuels de la fédération internationale de football association (FIFA).

C’est encore elle la première femme membre du Comité Exécutif de la FIFA après avoir été cooptée le 21 mai 2012 pour un an.

Mieux encore, Lydia Nsekera est l’unique présidente d’une fédération de foot en Afrique.

C’est avec un écart de six voix seulement que le nouveau président de la FFB a battu son prédécesseur sur un score de 31 votes favorables, contre 25 pour Mme Nsekera qui passe la main au bout de huit ans de bons et loyaux services à la tête de la fédération.

Des parents en armes sèment la panique dans les écoles primaire de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 17 novembre 2013 (COSOME)- Des parents armés de machettes et de lances ont paralysé les activités pédagogiques jeudi dernier dans les écoles primaires de Kabanga, Nkombe et Buhwamyi, en direction communale de l’enseignement de Bukemba, lorsqu’ils voulaient empêcher des agents d’un projet du ministère de la santé publique qui lutte contre la maladie de l’onchocercose à faire des prélèvements sur les corps de leurs enfants, a- t- on appris de sources scolaires et administratives locales.

Selon le directeur communal de l’enseignement à Bukemba, Casimir Niragira, ces parents voulaient protéger leurs enfants car, il y avait une rumeur qui circulait ces derniers jours, dans la région du Kumoso, arguant que les prélèvements de sang faits sur les enfants étaient une occasion de leur transmettre des produits stérilisants ou susceptibles de les rendre moins brillants en classe.

L’un des agents de ce projet gouvernemental a rassuré en expliquant que les prélèvements volontaires préparaient un traitement contre la maladie de l’onchocercose qui sévit à grande échelle dans cette partie du Burundi.

Dans l’après- midi du même jour, les administratifs à la base, accompagnés par le directeur communal de l’enseignement à Bukemba et les agents du projet, ont tenu des réunions de désintoxication contre ces rumeurs, à l’intention des parents et des élèves.

Les cours ont repris normalement le lendemain, mais les parents avaient demandé d’être informés et sensibilisée tôt chaque fois qu’il y a un programme de telle nature.

R.G.

Un jeune homme de 15 ans violé par une femme de 27 ans en province de Bubanza

Bubanza(Nord-ouest du Burundi), le 14 novembre 2013(COSOME)- Un jeune homme de 15 ans a été violé au début du mois de novembre dernier par une femme de 27 ans de la colline de Mitakataka, en commune de Bubanza, a appris sur place, de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

L’auteur a été par la suite arrêté, puis écroué à la prison centrale de Bubanza depuis le 10 novembre dernier.

Le phénomène de viol sur mineur prend des allures inquiétantes en province de Bubanza où, selon les données de la police locale, depuis le mois de juillet dernier, 40 victimes ont été enregistrés.

Deux derniers cas en date de viol sur mineur ont été enregistrés entre les 14 et 15 novembre denier en province de Bubanza.

Les victimes sont de petites filles de 13 et 6 ans qui ont été violées en communes de Bubanza et de Gihanga, apprend-on de source policière sur place.

La fille de 13 ans a été violée en zone de Buringa, au village 4, en commune de Gihanga, par un jeune homme de 19 ans qui a été l’a arrêté.

La victime a été conduite au centre « Seruka » qui s’occupe de ce genre de problème pour des soins contre les infections sexuellement transmissibles.

Le même jour, une fillette de 6 ans, écolière en première année, a été violée par un domestique en l’absence de parents de la victime.

Le présumé auteur est au cachot pour des besoins d’enquête tandis que la victime a été également référée au centre Seruka.

Selon Karorero Cyprien, observateur de la Ligue de droit humains « Iteka », fédération de Bubanza, la police et la justice ont un rôle important dans la lutte contre ce crime.

A.NK.

Deux tués et des blessés dans une attaque armée en province de Bubanza

Les blessés sont des proches parents qui tentaient d’intervenir pour sauver les victimes de l’attaque de quatre à cinq individus armés de fusils de type kalashnikov.

Le père de famille avait témoigné dans une affaire de litige foncier et les perdants au procès l’auraient menacé de mort.

La police a déjà arrêté six personnes pour raisons d’enquêtes de la police en commune Musigati.

Ce crime a été condamné par les défenseurs des droits de la personne humaine qui demandent que toute personne détenant des armes illégalement soit désarmée.

A.Nk.

Faible participation de filles au recrutement d’officiers de police en province de Mwaro

Mwaro (Centre du Burundi), le 14 Novembre 2013(COSOME)- Seules trois jeunes filles se sont présentées au recrutement de candidats officiers de police en province de Mwaro, a appris sur place, de source sécuritaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Dans l’ensemble, 32 candidats officiers se sont fait inscrire, dont trois jeunes filles, avec au bout de la sélection, 26 dossiers au complet qui ont été retenus.

Le test écrit s’est déroulé dans les locaux du Lycée de Mwaro, tandis que le test physique a eu lieu sur la route Rurtyazo-Mwaro-centre.

Signalons que les candidats officiers devraient avoir un diplôme d’études universitaires.

Au niveau des sous-officiers, sur 152 inscrits, seuls 145 candidats, dont 28 jeunes filles, se sont présentés pour passer le test.

Parmi les absents figuraient 3 filles, tandis qu’un candidat a abandonné en cours de passation du test.

Les candidats brigadiers devraient avoir le niveau 10ème année réussie et le constat a été que la majorité était des lauréats diplômés des humanités générales, de l’enseignement technique où pédagogique.

Pour les candidats officiers, une seule épreuve sur la connaissance générale était prévue et juste après la passation du test écrit, on devrait passer le test physique. L’épreuve physique portait sur une course d’une distance de 2.400mètres et on avait fait recours aux spécialistes en la matière.

Pour les candidats brigadiers le test portait sur les Mathématiques et le Français. Chaque épreuve devrait durer 1h30 minutes et après on devrait passer à l’épreuve physique où il était prévu une course sur une distance de 2.400m.

Après la correction les résultats seront affichés dans toutes les provinces et la sélection nationale pour les officiers se déroulera à Bujumbura tandis que la sélection des brigadiers se fera à l’Ecoles des brigadiers à Muramvya à une date qui sera communiquée ultérieurement.

La sélection nationale tiendra compte de l’excellence ainsi que des équilibres de genre et d’ethnie, conformément aux accords d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, sur la paix et la réconciliation nationale au Burundi.
Les places disponibles sont au nombre de 60 pour les candidats officiers et 260 places pour les candidats brigadiers pour tout le pays.

J.H.

Le Président du MSD s’inscrit en faux contre « le changement » de la constitution en cours au Burundi

Kirundo (Nord du Burundi), le 18 novembre 2013 (COSOME)- La révision de la constitution est « une astuce » du conseil national pour la défense de la démocratie /forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) pour « s’éterniser au pouvoir » et « maintenir » la population dans « l’oppression », a déclaré, samedi dernier, à Kirundo, Alexis Sinduhije, président du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD, opposition) au cours d’une tournée de trois jours dans les communes de Bugabira, Bwambarangwe et Kirundo pour fidéliser ses militants.

Selon M. SInduhije, l’alliance démocratique pour le changement(ADC, opposition) ne restera pas « les bras croisés » devant ce projet du gouvernement de changer la constitution de la république du Burundi.

Au cas où l’exécutif burundais ne change pas de décision, « nous appellerons toute la population à manifester pour défendre sa souveraineté », a-t-il déclaré.

Adoptée le 28 février 2005 à plus de 90% par référendum, la loi fondamentale en vigueur au Burundi est une émanation des accords d’Arusha (nord de la Tanzanie) pour la paix et la réconciliation au Burundi, signés en 2000, rappelle-t-on.

Avant de le soumettre au référendum, le projet de constitution de la période post-transition d’alors avait fait l’objet d’une large consultation entre les différentes forces politiques en présence, rappelle-t-on.

Aujourd’hui, la classe politique burundaise et les activistes de la société civile demandent la même concertation sur le projet de révision de la constitution aujourd’hui encore en vigueur au Burundi.

Abordant les échéances électorales de 2015, le président du MSD a révélé que « l’ADC-IKIBIRI présentera un seul candidat aux élections présidentielles » et ledit candidat sera porté à la connaissance du public au moins six mois avant.

Selon ce même politicien, « le projet de société de l’ADC-Ikibiri sera signé sous peu », a-t-il conclu.

Le CNDD-FDD commémore la « semaine du combattant » à Kirundo

Kirundo(Nord du Burundi), le 15 novembre 2013 (COSOME)- Le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) a ouvert mercredi au Centre Amahoro de Kirundo, une semaine dédiée à ses anciens combattants, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Contrairement aux habitudes, il n’y a pas eu de discours inaugural à l’intention des invités, à majorité membres du parti présidentiel.

Les invités ont suivi un documentaire relatant le déroulement de la guerre depuis 1993 jusqu’en 2003, date de la signature du cessez-le feu global entre le CNDD/FDD et le pouvoir de l’époque.

Le documentaire retrace la tactique de combat ou encore le ravitaillement des combattants durant du CNDD-FDD durant la décennie de guerre contre le pouvoir central en place à l’époque des faits.

Cette semaine du combattant se veut être un souvenir des durs moments vécus par les anciens rebelles mais aussi évaluer le pas déjà franchi depuis la signature du cessez-le, murmure-t-on dans les rangs du CNDD/FDD.

Les trois conseillers du gouverneur de province, drapés en uniformes du parti, étaient visibles à l’avant plan dans la salle.

Par contre, les membres des forces de l’ordre et de sécurité n’étaient pas présents aux cérémonies inaugurales de la journée nationale du combattant qui ira jusqu’au 16 novembre prochain.

Dans la rue, de petits groupes de curieux échangeaient sur l’opportunité d’organiser cette fête.

Un ancien sous-officier des ex-forces armées burundaises (ex-FAB), aujourd’hui à la retraite, a déploré, sous-couvert d’anonymat, que des combattants des autres mouvements rebelles et des ex-FAB ne sont pas associés à ces activités.

Les dix années de guerre civile ont emporté au moins 300.000 personnes, essentiellement des civils, et poussé en exil à l’intérieur et à l’extérieur du pays plus d’un million d’autres citoyens.

Les chiffres les plus mal connus sont ceux des victimes des combats au sein de l’armée régulière et des sept anciennes rébellions armées du pays.

JCN