Recrudescence des violences sur fond de conflits fonciers en province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 19 septembre 2013(COSOME)- Le corps sans vie d’un dénommé Ntukwabumva, 61 ans, a été retrouvé à Rubona, en commune de Mugina, le 18 septembre dernier sur fond de recrudescence de violences liées au divers motifs, a appris sur place, de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le disparu, qui aurait fuit sa colline de Muremera, de la commune de Mabayi, il y avait quelques jours, a été tué, égorgé par des personnes non encore identifiées, selon les mêmes sources.

C’est le quatrième cas de meurtre aux mobiles et auteurs non encore clairement connus qui a été commis ces derniers jours à travers certaines localités isolées de la province de Cibitoke.

Un vieux de 65 ans, prénommé Zacharie, a été assassiné à coup de marteau, le soir du 16 septembre, quand il regagnait son domicile situé sur la colline de Kibaya, en commune Bukinanyana, a-t-on appris de l’administrateur communal.

Dans la commune de Mabayi, un cas d’infanticide d’un nouveau né a été également signalé sur la colline de Kibande, la journée du 16 septembre et l’auteur du crime serait une jeune élève en complicité avec sa mère, selon les témoignages des voisins.

Un autre cas d’homicide avait eu lieu dans la nuit du 9 au 10 septembre, au chef lieu de la commune de Rugombo. Le cadavre d’un certain Boboro, originaire de la province Kayanza, a été retrouvé, selon une source de la police.

Certains parlaient d’assassinat tandis que l’administration croit à une mort naturelle.

Le cinquième cas d’homicide est celui d’un vieillard de 71 ans, qui a eu lieu à Gahabura, en commune Bukinanyana, nuit du 8 au 9 septembre.

Des sources contactées dans ces différents endroits disent que la plupart de ces tueries seraient liées aux conflits fonciers.

De manière globale, les conflits fonciers constituent plus de 80% des dossiers pendants devant les tribunaux de résidence au Burundi.
Les conflits fonciers constituent encore la principale menace sur la paix sociale, de l’avis des spécialistes des questions sociales au Burundi.

Placide Nkengurutse

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