Deux jeunes du parti au pouvoir condamné à la prison à vie

Cibitoke, le 06 novembre 2020 (COSOME). Ce jeudi 05 novembre 2020, le Tribunal de Grande Instance de Cibitoke, a condamné, au cours d’un procès de fragrance, à la prison à vie les deux jeunes militants de la ligue des jeunes du parti au pouvoir les Imbonerakure. Selon nos informations, en plus de la condamnation, les deux jeunes, Claude Iteriteka et Bosco Ngabire, devront verser vingt millions de francs burundais à la famille de la victime en guise de dédommagement.

Rappelons qu’ils sont condamné pour avoir tué un jeune berger dans la province de Cibitoke avant de jeter son cadavre dans la rivière de Rusizi. Ils avaient également volé 7 chèvres que le jeune homme gardait. Les prévenus ont plaidé coupable.

Un jeune berger retrouvé sans vie en province de Cibitoke

Cibitoke, le 5 novembre 2020 (COSOME).  Dans la matinée de ce  mardi 03 novembre 2020, le corps sans vie d’un jeune berger a été retrouvé flottant dans la rivière de la Rusizi, dans la zone de Gatumba de la commune Mutimbuzi, province de Bujumbura. Deux militants de la ligue des jeunes du parti aux affaires sont remis en cause.

Selon nos sources, tout a commencé ce lundi 02 novembre 2020 lorsqu’un jeune berger qui gardait 7 chèvres sur la colline Kaburantwa, commune Buganda, province de Cibitoke, a été porté disparu et les chèvres ont été volées. Plus tard, son cadavre a été retrouvé flottant dans la rivière de la Rusizi en zone Gatumba , commune Mutimbuzi en province de Bujumbura.

Presqu’au même moment, deux membres de la ligue des jeunes du parti aux affaires, Bosco Ingabire et Claude Iteriteka, ont été introuvables dans la localité où le crime a été commis et des habitants sur place pointent du doigt ces jeunes d’avoir tué ce jeune berger avant de voler ces chèvres.

Et le même jour, ces jeunes s’apprêtaient à vendre ces 7 chèvres dans le groupement de Sange en République démocratique du Congo. Pourchassés par la population de cette localité, ces derniers ont été interpellés sur leurs chemins de retour, ils ont été arrêtés par quelques éléments de la police au chef-lieu de la commune Buganda en province de Cibitoke. Tous sont accusés de voler les sept chèvres et d’être auteurs de l’assassinat de ce jeune berger dont le corps sans vie a été découvert dans la rivière de la Rusizi.

Des informations sur place indiquent que les familles des ravisseurs de ce jeune berger ont juré de se venger en éliminant physiquement la famille biologique du défunt. Cette dernière demande aux autorités civiles, policières et militaires de lui voler au secours.

Une femme arrêtée, accusée de violenter un enfant

Bujumbura, le 05 novembre 2020 (COSOME). Une femme, Evelyne Nsengimana, du quartier Uwinterekwa, zone Gihosha en mairie de Bujumbura accusée de passer quotidiennement à tabasser le fils de son  mari depuis le mois d’août dernier a été arrêtée ce mardi 03 novembre 2020 par quelques éléments de la police et l’enfant victime a été remis aux associations de défense des droits de l’enfant.

L’auteure de cette bastonnade avait eu 3 enfants en union libre. Elle s’est mariée par après avec le caporal Calixte Ndihumbura, le père de l’enfant victime, qui est en mission de maintien de la paix en Somalie.

Selon des informations concordantes, était battu tous les jours, en témoigne les images de cette scène macabre qui circulent sur les réseaux sociaux.  La police a appris que la femme est en train de passer à tabac ce garçon de 6 ans, en plus des propos calomnieux :  » je veux te montrer que je ne suis pas ta mère, ni ta tante, seulement ta marâtre, fixe le ciel qui te protègera ».

Sous l’intervention de quelques éléments de la police, la femme a été arrêtée dans l’après-midi de ce mercredi 4 novembre 2020 et conduite au cachot de la police judiciaire sis au quartier Jabe, zone Bwiza, commune urbaine de Mukaza, pour les enquêtes préliminaires. Le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye parle l’ouverture du dossier pénal de l’auteure qui va être entendue en procès de flagrance. Il en a profité pour demander à la population d’observer les droits de l’enfant d’autant plus que le Burundi a ratifié les traités et les conventions internationaux relatifs aux droits de l’enfant.

Une arme trouvée dans une salle de classe à l’ETS Gihanga

 Bubanza, le 04 novembre 2020 (COSOME). Selon nos sources à Gihanga, un fusil de type kalachnikov a été trouvé ce matin 04 novembre 2020, dans une salle de classe de 7ème année à l’Ecole Technique Secondaire, ETS de Gihanga, province de Bubanza.

Les élèves sont restés dehors jusqu’au moment où les autorités policières et administratives aillent inspecter les lieux. Elles ont déclaré que l’arme en question appartient à un agent de sécurité qui est de la localité. Mais dans l’entre-temps, selon toujours nos sources, une enquête a été ouverte pour savoir pourquoi et comment ce policier a laissé son arme dans cette classe.

Des tests de grossesse exigés chez les filles des établissements scolaires de Gasogwe

Muyinga, le 02 novembre 2020 (COSOME). Les filles, élèves des lycées communaux de Gasogwe, province de Muyinga, se voient exigées de faire faire des tests de grossesses. Les parents de ces élèves demandent aux autorités scolaires de fournir des explications y relatives.

Selon des sources sur place, cette mesure d’exiger des tests de grossesse à toutes les filles a été prise par les directeurs de ces écoles. Ces derniers sont allés jusqu’à décider que les frais de dépistage doivent être supportés par les parents mais les enseignants estiment que la mesure est illogique.

Les responsables scolaires au niveau provincial ont visité les établissements cités et ont suspendu la mesure prise par les directeurs.

Le maintien de Fabien Banciryanino en détention préventive confirmé

Bujumbura, le 30 octobre 2020 (COSOME). La cour d’appel de Ntahangwa, au Nord de la capitale Bujumbura, a maintenu hier le 29 octobre 2020 la détention préventive de Fabien Banciryanino, l’ancien député élu dans la circonscription de Bubanza et dont la privation de liberté date du 02 octobre.

Son arrestation avait été diversement interprétée dans l’opinion car le gros des gens qui ne sont pas membres du parti au pouvoir trouvent qu’il a été arrêté pour des propos qu’il a tenus lorsqu’il était encore député. Ces derniers estiment qu’il avait tenu un discours qui n’a pas plu aux dirigeants politiques d’alors.

Les centrales syndicales dénoncent un recensement qui viole les droits des citoyens

Bujumbura, le 28 octobre 2020 (COSOME). Les confédérations syndicales comme la COSYBU, le CSB, la COSSESONA pour les enseignants et le SYNAPA pour le personnel aide-soignant, ont animé hier une conférence de presse où elles ont vertement critiqué le recensement des fonctionnaires en cours, tout en demandant au gouvernement de le suspendre car il viole le droit à la vie privée des fonctionnaires, pourtant garanti par la constitution.

Ces associations ont indiqué qu’elles n’ont pas été associées dans le préparatif de ce recensement, tout en déplorant que certains points du questionnaire n’ont pas été validés par les partenaires, ce qui remet en cause la liberté syndicale des travailleurs. Elles ont épinglé les comptes bancaires, leur actif sur le compte, l’appartenance ethnique et l’appartenance syndicale.

Par ailleurs, trouvent les syndicalistes, certaines exigences que l’on s’aperçoit dans le questionnaire ne concernent que les mandataires politiques et non tous les fonctionnaires, d’où ils demandent avec insistance que ce recensement soit suspendu.

Mais le gouvernement s’en défend car le ministère du travail et de l’emploi souligne qu’il n’y a pas d’irrégularité comme veulent le faire croire les syndicalistes. Par ailleurs, ils ont toujours été associés dans les activités de l’Etat. L’on signalera que ce travail était initialement prévu pour deux jours, mais au regard de la lenteur dans la saisie des données, le même ministère a décidé de poursuivre le recensement jusqu’à ce que l’opération prenne fin.

Des vaches empoisonnées à défaut de leur propriétaire

Rumonge, le 27 octobre 2020 (COSOME). Nous sommes dans la nuit de samedi à dimanche 25 octobre sur la colline de Gasenyi, de la commune de Buyengero, dans la province de Rumonge. Un habitant, un certain Valentin Ndyibingoye, un ex-FAB (Forces Armées Burundaises), vit avec sa famille et 15 vaches.

Selon des informations en provenance de cette entité, cet homme aurait refusé d’intégrer le parti de CNDD-FDD, ce qui aurait poussé des jeunes soupçonnés d’être des Imbonerakure, de le soupçonner de collaborer avec des groupes armés qui grouillaient dans la région il y a quelques semaines.

Ces jeunes auraient tenté de le « corriger », mais il l’aurait su avant qu’ils ne se présentent, d’où il a choisi de vivre en clandestinité. Les assaillants se seraient donc introduits dans son étable où ils ont empoisonnés 15 vaches. Sa femme et ses 3 enfants avaient également été arrêtés et subi un interrogatoire en vue de donner des renseignements sur lui.

Un opposant interpellé pour la deuxième en commune Burambi

Rumonge, le 24 octobre 2020 (COSOME). Le nommé Dieudonné Mukamarakiza, un militant du parti CNL (Conseil National pour la Liberté) en commune de Burambi, de la province de Rumonge, avait été interpellé pour la première fois en septembre 2020 et accusé de participation à une bande armée.

Il semble qu’il n’a jamais été entendu par l’officier de la police judiciaire  (OPJ)  de cette entité administrative. Sa famille avait exigé sa libération immédiate et sans conditions, ce qui avait été fait au mois d’octobre, après quelques semaines de détention.

Des informations en provenance de sa famille indiquent que ce prévenu a été relâché en date du 18 octobre 2020. Les jeunes du parti au pouvoir (les Imbonerakure), de mèche avec quelques éléments de la police, l’ont arrêté  pour la deuxième fois le même jour à son domicile situé dans la zone Maramvya, dans la commune Burambi, en province de Rumonge pour des circonstances non encore connues.

Sa famille rejette avec énergie cette interpellation qu’elle qualifie de  » non fondée  » et demande sa libération immédiate d’autant plus que cette dernière n’a pas été informée sur les mobiles de son arrestation.

Quand l’association AC Génocide Cirimoso se voit refusé de se rendre au site mémorial de Kwibubu

Gitega, le 21 octobre 2020 (COSOME). Le 21 octobre de chaque année, le peuple burundais se souvient de l’assassinat du président Melchior Ndadaye. De son côté, l’association de lutte contre le génocide, A.C.Génocide-Cirimoso, organise une semaine d’information et de réflexion sur le génocide commis contre les Tutsi à partir d’octobre 1993.

Cette année, la commémoration du 27ème anniversaire de l’assassinet de l’ancien président Melchior Ndadaye a débuté par une messe en sa mémoire célébrée à l’église Saint Michel par l’archevêque de Bujumbura, Mgr. Gervais Banshimiyubusa.

Dans son homélie, il est revenu sur les qualités de l’illustre disparu, s’interrogeant sur le jugement que Ndadaye porterait sur les Burundais s’il revenait à la vie. Il a donné conseil à ceux qui étaient à la messe de suivre le bon exemple de feu Melchior Ndadaye en matière de démocratie. L’on saura que la messe avait été rehaussée par le président de la République, Evariste Ndayishimiye et d’autres dignitaires de ce pays.

Les cérémonies se sont poursuivies à la place des martyrs où reposent feu Melchior Ndadaye et ses proches collaborateurs. Après le couple présidentiel, les invités ont déposé des gerbes de fleurs sur les tombes du président Melchior Ndadaye, du martyr inconnu et d’autres victimes qui étaient ses proches collaborateurs.

Comme d’habitude, les participants aux cérémonies ont écouté le discours qui avait été prononcé par le président Ndadaye au lendemain de sa victoire, le 02 juin 1993.

De son côté, l’association A.C. Génocide Cirimoso organise une semaine d’information et de réflexion sur le génocide. Cette année, et pour la première fois en 27 ans, les autorités politiques de Gitega ont empêché l’association de lutte contre le génocide de se rendre au site mémorial de Kwibubu, dans la commune de Giheta, province de Gitega, où reposent une centaine d’élèves et enseignants tutsi, tués juste à l’annonce de l’assassinat du président Melchior Ndadaye.

Alors que l’association AC Génocide – Cirimoso et l’association pour la réconciliation et la gestion des mémoires des blessés venaient de lancer un communiqué à l’intention de l’opinion nationale et internationale informant qu’elles travaillaient sur les derniers préparatifs des cérémonies pour commémorer le 27ème anniversaire du génocide qui a emporté des élèves tutsi et des enseignants du lycée de Kibimba, une communication téléphonique du gouverneur de la province de Gitega, a informé que ces cérémonies de commémoration sont, en l’état actuel des choses, interdites pour des raisons de sécurité.

Les deux associations rappellent que chaque personne humaine a le droit de s’acquitter du devoir de mémoire et regrettent que ce droit leur ait été refusé. Pourtant, rappellent-elles, les cérémonies interdites concernent, non seulement les victimes fauchées par le génocide déclenché le 21 octobre 1993, mais aussi les victimes des crimes de guerre et d’autres crimes contre l’humanité, souvent commis dans le sillage du génocide.

Elles trouvent que le site mémorial de Kibimba, au lieu-dit Kwibubu, est un lieu profondément symbolique pour le public burundais en général et pour les survivants du génocide, les parents des victimes, les associations des victimes ainsi que leurs amis et sympathisants. Aussi, elles dénoncent la partialité et la discrimination en matière de commémoration.

Rappelons enfin que le site mémorial de Kibimba, au lieu-dit Kwibubu, est érigé sur la RN2 dans la commune de Giheta de la province Gitega, commune d’origine du Président Evariste Ndayishimiye.