Journée d’information sur la CNIDH en province de Mwaro

Mwaro(Centre du Burundi), le 26 novembre 2013 (COSOME)- Le section des droits de l’homme du Bureau des nations unies (BNUB, antenne de Gitega, dans le centre) a organisé dernièrement une journée d’information sur la commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) en province de Mwaro, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Des représentants de l’Administration locale, ceux des services publics, des associations de la société civile, des médias et des confessions religieuses ainsi que des membres des structures communautaires ont pris part à la journée d’information sur les missions, la composition, le fonctionnement de la CNIDH.

Les principales préoccupations des participants ont surtout porté sur l’indépendance réelle de la commission qui a été mise en place et vit des subsides de l’Etat.

La protection des victimes, la visibilité, la médiation dont la commission est capable dans des litiges entre l’Etat et les tiers sont autant de questions qui ont nourri le débat de la journée d’information.

Les différentes inquiétudes de l’opinion montrent que la journée d’information était nécessaire et que la CNIDH, de son côté, doit redoubler d’efforts pour mériter la confiance des citoyens.

La commission va souffler ses trois bougies au mois de juin prochain alors que son mandat est de quatre ans.

J.H.

Le président de l’UPRONA en visite à Mwaro

Mwaro (Centre du Burundi), le 26 novembre 2013(COSOME)- Le président du de l’union pour le progrès national (UPRONA), Charles Nditije, a visité, le week-end dernier, la province de Mwaro où il a profité de l’occasion pour s’exprimer sur les problèmes politiques de l’heure au Burundi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La descente a coïncidé avec la célébration du 52ème anniversaire de la victoire de l’ancien parti unique aux premières élections législatives post coloniales des années 1962.

Le président de l’UPRONA s’est également exprimé sur le travail parfois controversé dans l’opinion de la commission nationale des terres et autres biens, la révision en cours de la constitution, le projet de la mise en place de la commission pour la vérité et la réconciliation nationale.

Concernant le projet de révision constitutionnelle, le leader de l’UPRONA a affirmé qu’il s’agissait d’une manœuvre du parti au pouvoir pour mettre fin aux accords de paix qui ont été conclus à Arusha en Tanzanie en Août 2000 entre les burundais dans toute leur diversité.

Ces accords de paix d’Arusha ont donné naissance à cette constitution, c’est pour cette raison que sa révision ne peut pas être l’œuvre du seul parti au pouvoir et les dirigeants de ce pays doivent savoir qu’ils ont accédé au pouvoir grâce à ces mêmes accords, selon M.NDITIJE.

Concernant ce que compte faire le parti Uprona au cas où le Gouvernement ferait sourde oreille aux différents appels lancés, ils ne vont pas se retirer du Gouvernement ou d’autres organes de prise de décision comme souhaité par les parti de l’opposition, il vont attendre et vont agir quand le projet de loi sera au niveau des deux chambres du parlement, a-t-il dit.

S’agissant de la Commission Terre et autres Biens, le président de l’UPRONA s’est dit « consterné » par la reconduction de Monseigneur Bambonanire à la tête de la CNTB étant donné qu’il a déjà montré qu’il a un côté penchant au lieu d’observer la neutralité.

S’agissant de la mise en place de la commission pour la Vérité et la Réconciliation, M.Nditije a trouvé que le gouvernement veut promouvoir le « pardon collectif » en même temps qu’il est « contre » la mise en place d’un tribunal spécial pour réprimer les crimes qui ont été commis depuis la date de l’indépendance nationale du Burundi, en 1962, à la signature de l’accord global de cessez-le-feu de 2003.

Concernant la vie du parti, le président de l’UPRONA a lancé un message de réunification du parti au niveau provincial après des divisions qui ont été observées ces derniers temps dans les rangs de la formation politique.
Cette réunification passera par des candidatures aux postes de responsabilité qui seront désormais parrainés par des responsables du parti à la base.

J.H.

L’ADC annonce une candidature unique à la présidentielle de 2015 au Burundi

Bujumbura, le 25 novembre 2013(COSOME)- Huit partis politiques comptent présenter une candidature unique à l’élection présidentielle de 2015 et des listes communes aux municipales de 2015 face au conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir), apprend-on de source proche de l’opposition.

Le pays compte quelque 43 partis politiques sur le papier et les huit signataires de l’opposition radicale s’étaient désengagés du processus électoral pour protester contre des « fraudes massives», mais dont les preuves n’ont cependant pas été clairement apportées à ce jour, aux municipales de 2010.

Les huit partis de l’ « alliance des démocrates pour le changement »(ADC) au Burundi, à travers un document d’une quinzaine de pages, dont la PANA a pu se procurer une copie, précisent qu’ils restent ouverts « à toute personne physique et morale œuvrant pour le changement démocratique ».

Dans l’immédiat, la coalition juge « fondamentale », l’ouverture d’un dialogue politique sur le cadre légal et réglementaire des prochaines élections.

La constitution, le code électoral, la loi communale, la loi sur les partis politiques, la loi sur le statut de l’opposition, la loi sur les manifestations publiques et la loi sur la presse qui ont été déjà révisées ou en cours de révision au niveau de l’exécutif, doivent être « rediscutées » afin de permettre l’organisation d’élections « plus crédibles », peut-on toujours lire dans l’acte d’engagement de l’ADC.

Pour le moment, une attention particulière des acteurs politiques des différents bords reste focalisée sur la révision en cours de la constitution au niveau du gouvernement et les partis de l’alliance menacent de recourir à la rue, s’ils n’étaient mis à contribution.

Au moins 180 victimes de violences sexuelles et basées sur le genre en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 26 novembre 2013 (COSOME)- Au moins 180 femmes ont été victimes de violences sexuelles et basées sur la genre (VSBG) en province de Rutana depuis le début de l’année 2013 à ce jour, apprend-on des activistes des droits de la femme dans la région.

L’annonce a été faite par le centre pour le développement familial communautaire (CDFC), antenne de Rutana, à l’occasion du lancement des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes.

Selon Célestin Niyonkuru, coordinateur du CDFC à Rutana, à côté des viols, la plupart des femmes que ce centre a reçues étaient victimes de coups et blessures de la part de leurs conjoints, suivis parfois par des répudiations étant donné qu’elles n’étaient pas en ordre avec l’état- civil.

D’autres encore témoignaient que leurs maris les faisaient subir des traitements inhumains et dégradants afin de dilapider facilement les biens familiaux au profit de leurs concubines.

Signalons que parmi les 51 cas de viol, la commune de Giharo vient en tête avec 17 victimes, suivie de Bukemba avec 13 cas et Rutana qui a enregistré 9 victimes.

Quant aux communes de Mpinga- Kayove et Musongati, ce genre de statistiques restent inconnus du fait que le CDFC n’a pas d’assistants sociaux sur place.

Selon toujours Célestin Niyonkuru, parmi les auteurs de ces viols figurent couramment les conducteurs de taxi- motos, les petits commerçants, les membres des forces de l’ordre, les enseignants et les élèves entre eux.

Les victimes de ces différentes violences à Rutana bénéficient de l’assistance sociale et juridique de la part du CDFC.

Sachez aussi que pour cette année 2013, le thème national de cette campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes est : « De la paix des ménages à la paix dans la communauté : tolérance zéro aux violences faites aux femmes ».

Cette campagne se clôturera le 10 décembre 2013, avec la célébration de la journée internationale des droits de l’homme.

R.G.

Arrestation d’un magistrat présumé corrompu en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 21 novembre 2013 (COSOME)- Claver Nijimbere, juge du tribunal de résidence de Bukemba, a été arrêté dans son bureau ce mardi, par le commissaire de la brigade spéciale anti- corruption de Gitega, Moïse Butoyi, a- t- on appris auprès de cette autorité.

Selon ce commissaire, la brigade spéciale anti- corruption de Gitega détenait des informations comme quoi ce juge exigerait des pots- de- vin aux justiciables, par l’intermédiaire des commissionnaires, avant de leur rendre service.

En effet, un justiciable du nom d’Eric, résident à Kayogoro, en province de Makamba, mais originaire de Bukemba, qui était fatigué par cette mauvaise pratique, avait récemment dénoncé ce juge auprès de cette instance anti-corruption de Gitega, car, il lui avait déjà versé 90.000 francs burundais, par tranches, pour solliciter la mise en application du procès foncier qu’il avait gagné.

Et comme il avait rendez- vous à ce tribunal, ce mardi, muni de 10.000 fbu, le commissaire de la brigade spéciale anti- corruption de Gitega était dans les environs.

Aussitôt après la sortie d’Eric, Moïse Butoyi est entré et a trouvé sur le juge les deux billets de 5.000 fbu qu’il venait d’empocher.

Alors, il l’a arrêté et l’a conduit à Gitega pour la confection du dossier.
Vous saurez que jusqu’à son arrestation, le juge Claver Nijimbere assurait l’intérim du tribunal de résidence de Bukemba.

R.G.

Trois personnes d’une même famille tuées dans une attaque armée à Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 22 Novembre 2013(COSOME). Misigaro Léonce, son épouse et leur enfant de 4 ans ont trouvé la mort la nuit de jeudi le 21 novembre sur la colline Rugeyo, zone Ntamba commune Musigati dans une attaque perpétrée par des inconnus armés de fusils, apprend-on de source administrative et policière sur place.

Selon l’administrateur de la commune Musigati, Niragira Isaï, ces malfaiteurs étaient au nombre de 5 armés de fusils.

Ils ont attaqué et tiré aveuglement cette famille, vers 23h. Le père de famille et sa femme sont morts sur place, tandis que leur fils est mort à l’hôpital de Bubanza où il recevait des soins la même nuit.

Le mobile de cet assassinat est inconnu pour le moment. L’administrateur dit que la famille aurait été victime de conflits fonciers.

Il y a quelques mois, le père de cette famille avait gagné un procès foncier au tribunal.

La police de Bubanza a arrêté trois personnes pour des enquêtes. Ils sont au cachot de la police à Musigati.

Les attaques armées contre des ménages commencent à inquiéter enregistrées en province de Bubanza étant donné qu’elles ont déjà emporté des vies humaines d’au moins cinq personnes en moins de deux semaines, sur fond de conflits fonciers.

L’administrateur de la commune de Musigati demande des positions des forces de l’ordre pour sécuriser ces endroits qui sont proches de la forêt de la Kibira qui est un repère privilégié des hors la loi.

A.Nk

Insécurité grandissante dans le site des déplacés de guerre en province de Ngozi

NGOZI, Le 23 novembre (COSOME)- Une grenade a explosé dans un ménage proche du site de Ruhororo, en province de Gozi, dans la nuit de vendredi à samedi, mais sans faire de dégâts humains, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le ménage qui a été ciblé appartient à un membre de la commission mise en place par le gouverneur pour traiter la problématique de ce site de déplacés qui dure depuis les années 1993.

Balthazar RIVUZIMANA est aussi un militant actif du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir).

Le jour de l’attentat, la commission avait effectué une descente dans le site pour expliquer aux déplacés leur projet de traduire son rapport produit au mois de septembre en langue national pour une bonne compréhension de la population de la commune RUHORORO.

Les déplacés de guerre du site de RUHORO ont contesté le contenu de ce rapport de la commission et refusent catégoriquement de cohabiter avec les résidants des collines environnantes.

Les concernés disent vouloir attendre la mise sur pied de la commission pour la vérité et la réconciliation avant d’envisager de démanteler le site.

YM

Découverte d’un corps sans vie en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 25 novembre2013 (COSOME)- Un cadavre humain a été trouvé vendredi dernier sur la colline Rambo, commune et province Kirundo et l’on ignore encore les circonstances de sa mort, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Salvator Ndabakenga, la victime, a été trouvé mort chez lui, le cou tordu et son corps présentait des traces des coups et blessures, précise-t-on de même source.

Divorcé, le défunt vivait seul dans la maison avec sa fille, elle aussi mère célibataire.

Cette dernière s’était levée de bonne heure pour les travaux champêtres et a amèrement constaté le décès de son père à son retour au domicile, indique la police qui ignore encore les auteurs de ce forfait.

Selon la même source, sieur Ndabakenga serait victime d’un conflit foncier. La criminalité monte d’un cran ces derniers jours en province de Kirundo.

La semaine passée, un autre corps sans vie avait été retrouvée sur la colline de Rugero I, dans la même commune de Kirundo, rappelle-t-on.

Depuis le début de l’année, plus de 16 personnes dont la majorité des femmes ont été déjà tuées dans des circonstances variées en province de Kirundo.

JCN

L’UPRONA s’oppose à la révision « unilatérale » de la constitution

Bujumbura, le 20 novembre 2013(COSOME)- Le président de l’union pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique), Charles Nditije, a convoqué, mardi, une conférence de presse pour demander au gouvernement de sursoir à la révision « unilatérale » de la constitution de mars 2005.

Des consultations « les plus larges et les inclusives possibles » doivent précéder la révision de la loi fondamentale encore en vigueur dans le pays, a-t-il insisté.

Pour lui encore, la révision de la constitution est une autre façon de tourner le dos à l’esprit et la lettre de l’accord d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, pour la paix et la réconciliation nationale.

Or, la Constitution du 18 mars 2005 est une émanation de l’accord d’Arusha AAPRB, qui a été difficilement négocié quatre ans durant entre les différentes familles et sensibilités politiques du pays afin de mettre fin aux années passées de guerre civile, est revenu à la charge, le président de l’UPRONA.

Pour lui encore, la constitution actuelle est une « propriété de tous les burundais dans leur diversité ethnique, politique et sociale et ne doit donc pas faire l’objet d’une révision unilatérale du gouvernement, qualifiant au passage l’initiative de « hold-up constitutionnel».

Le leader de l’UPRONA est allé encore plus loin dans sa condamnation de ladite révision, en affirmant qu’au regard de près de 70 articles ayant fait l’objet d’amendement, « on veut écrire une nouvelle constitution qui enterre définitivement Arusha ».

L’UPRONA n’est pas non plus d’accord avec le projet constitutionnel qui prévoit un poste nouveau de premier ministre dans la structure gouvernementale.

Le premier ministre jouirait de prérogatives de chef de gouvernement et proviendrait du parti majoritaire.

C’est, pour lui encore, une démarche contraire à l’esprit d’Arusha au niveau des dispositions de partage du pouvoir entre les différentes composantes politico-ethniques dans la gestion les affaires publiques.

L’autre innovation controversée du projet de loi porte sur le vote de simples à la majorité absolue, contre les deux tiers dans la constitution encore en vigueur dans le pays.

Cette situation avantage le parti majoritaire même si le projet de nouvelle Constitution maintient la représentation des composantes ethniques à 60% pour les Hutu et à 40% pour les Tutsi au niveau des institutions, toujours de l’avis de M.Nditije.

Un autre détail qui a été soulevé par le leader de l’UPRONA est que le projet innove au niveau du serment qui devra être prêté « au nom de Dieu, le Tout Puissant » dans un pays « laïc ».

Multiplication de cas d’’intolérance politique en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le19 novembre 2013(COSOME)- La province de Kirundo a enregistré plus de 12 victimes de l’intolérance politique depuis le mois de mai 2013 dans les communes de Busoni, Bugabira, Ntega et Vumbi, a appris auprès des différents responsables provinciaux des partis politiques, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Parmi ces cas figurent sept personnes qui ont été blessées dans des échauffourées entre des militants du conseil national pour la défense de la démocratie/ forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir) et du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU-Nyakuri, aile dissidente du Shwanya Frodebu originel), respectivement sur les collines de Cewe et Kiyange en commune Kirundo.

Par ailleurs, trois personnes ont été blessées à la machette sur la colline de Sigu, en commune de Busoni, dans des affrontements violents entre des membres des mêmes formations politiques.

Un cas a été également signalé à Rugasa, en commune de Bugabira, un autre sur la colline de Nyagatovu en commune de Vumbi où un militant des forces nationales de libération ( FNL, opposition) a été également blessé à la machette par un militant du CNDD-FDD.

Le dernier cas en date remonte à lundi dernier où un militant du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD, opposition) a été séquestré sur la colline de Bambo, en commune de Bugabira, par des jeunes militants du CNDD-FDD.

Dans la plupart des cas, certains agresseurs étaient munis d’armes blanches, d’autres d’objets contondants quand ce n’était pas de cailloux et de pierres.

Aucun des agresseurs n’a pour le moment été inquiété malgré des actions qui ont été intentées en justice par les victimes.

Les responsables provinciaux des partis politiques opérant à Kirundo sont unanimes pour condamner « l’impunité » qui entoure ces actes de violence et dénoncent la politique de « deux pois deux mesures » pratiquée par la police et la justice dans le traitement des dossiers en rapport avec les agressions portées contre des militants de l’opposition.

JCN