«Bonne cohabitation » des partis politiques en province de Mwaro

Mwaro (Centre-Ouest du Burundi), le 23 décembre 2013(COSOME)- La cohabitation entre les différents partis politiques représentés en province de Mwaro est jugée « bonne », a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source administrative locale.

L’annonce a été faite par le gouverneur de la province de Mwaro, Jean Polydor NDAYIRORERE, à l’occasion de la visite de terrain du chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza.

Le responsable administratif a encore jugé « bonne », la sécurité dans sa circonscription même s’il subsiste certains phénomènes sociaux de nature à perturber l’ordre public.

Parmi ces phénomènes, il a cité des cas de vols dans les ménages, la consommation des boissons prohibées et les conflits fonciers dus à la lenteur dans l’exécution des jugements rendus.

La situation pourrait s’améliorer grâce à la bonne collaboration de la quadrilogie faite de l’administration, les forces de l’ordre et de sécurité, la population et justice, a-t-il poursuivi.

Les organisations de la société civile s’acquittent également de manière correcte de leur travail au quotidien, selon la même source.

Lors des échanges, le président de la république a annoncé que la loi réprimant les consommateurs de boissons prohibées ainsi que celle qui punit ceux qui dépravent les mœurs seront votées et promulguées au mois de mars prochain.

La visite du chef de l’Etat à Mwaro a été encore marquée par des travaux de développement communautaire et la remise d’assistance alimentaire aux vulnérables à raison de 10 kilogrammes de riz par ménage.

Lors des travaux communautaires, de hauts parleurs distillaient des chansons qui laissent entendre que le président fait beaucoup de bonnes choses pour la population.

Joseline Harindogo

Des mesures sécuritaires renforcées à la veille des fêtes de fin d’année

Bujumbura, le 24 décembre 2013 (COSOME) – Les excès d’alcool, de vitesse et de décibels pour célébrer la fin de l’année 2013 ne seront pas tolérés par les forces de l’ordre, a prévenu le gouvernement, à la veille de Noël et de la Saint-Sylvestre, par peur de perturbations sécuritaires dans le pays.

La psychose du terrorisme international hante les esprits depuis que le Burundi s’est engagé dans des opérations de maintien de la paix, plus particulièrement en Somalie, où les jeunes insurgés islamistes d’El Shebaab contre le régime en place à Mogadiscio et la présence militaire étrangère, ont menacé à maintes reprises de s’en prendre aux pays contributeurs de troupes.

Des mesures sécuritaires préventives étaient déjà visibles dans les rues de Bujumbura, la capitale du Burundi, depuis la récente attaque terroriste contre un grand centre commercial de Nairobi, au Kenya.

Un tour de vis supplémentaire a été donné par le gouvernement burundais qui n’entend pas autoriser des veillées et de grands rassemblements pour célébrer les fêtes de fin d’année, sans l’autorisation préalable de l’administration locale.

Les vendeurs ambulants ne seront pas non plus autorisés à s’installer comme d’habitude sur les trottoirs depuis que le grand marché central de Bujumbura a pris feu, en février 2013.

La Régie de production de l’eau et d’électricité (REGIDESO) a été invitée à puiser dans ses réserves et à limiter les habituelles coupures intempestives du courant en cette période de fêtes de fin d’année.

Bilan de 687 cas de violences sexuelles et basées sur le genre en 2013 en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 23 décembre 2013(COSOME). Au moins 639 femmes et 48 hommes ont été victimes de violence cette année 2013 en province Bubanza, apprend-on de source proche du centre de développement familial et communautaire(CDFC) de Bubanza.

102 femmes et filles ont été victime de viols, 52 femmes ont subis des violences physiques, 162 ont été victimes de violences causées par des litiges fonciers et 3 enfants n’ont pas de reconnaissance de parent.
Le CDFC prouve à suffisance que les violences sexuelles et basées sur le genre sont loin de prendre fin à Bubanza.

L’engagement de l’administration provinciale à lutter contre le concubinage est ferme: c’est soit l’emprisonnement ou l’abandon de la concubine.

Beaucoup d’associations de défense des droits de la personne humaine et engagées dans la défense des droits des femmes se sont organisées pour chasser toute femme qui s’approprie le mari d’une autre femme.

Bambarukontari Denise, représentante de l’association « TUBOGORANE », à Bubanza, a déjà contribué à chasser plus de 7 femmes concubines sur sa colline de Giko, en commune de Bubanza. La même action se fait sur beaucoup d’autres collines de la province de Bubanza sous l’autorité du gouverneur de province, Nyandwi Anselme.

La synergie des partenaires de promotion des droits des femmes fait appel à toute la population à s’engager pour la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre.

Mme pascasie Ndayizeye, représentante de la SPPDF, demande de ne pas banaliser les violences domestiques comme s’il était normal qu’un homme frappe sa femme.

Avec l’appui de l’ONG Healthnet TPO, le CDFC a organisé une marche manifestation en commune de Gihanga lors de la clôture de la semaine dédiée aux 16 jours d’activisme contre les violences sexuelles.

La commune connait un phénomène de concubinage exceptionnel surtout pendant la faste campagne de récolte de riz.

Certains hôpitaux, centres de santé et écoles sont engagés dans le programme de lutte contre les violences sexuelles.

A.Nk

Arrestation d’une femme pour « meurtre» présumé sur son conjoint en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 22 décembre 2013 (COSOME)- Mme Juliette Nsabimana, 26 ans, habitant la colline de Butezi, en commune de Giharo, a été arrêtée par la police locale ce vendredi, le 20 décembre 2013 sous le chef d’accusation d’avoir assassiné, la veille, son mari, un homme connu sous le sobriquet de «Gitanda », a- t- on appris sur place, de sources policières et administratives.

Selon ces mêmes sources, ce meurtre est consécutif au mauvais comportement de Mme Juliette Nsabimana, qui n’a pas supporté les remarques de son conjoint lorsqu’elle a refusé de donner de la nourriture aux enfants de la 1ère union de cet homme, au profit des siennes qu’elle a récemment amené dans ce ménage.

Le couple s’était par la suite chamaillé, et cette dame a poignardé son mari au niveau du cœur, qui est mort sur le champ.

La police de Giharo dit qu’elle est en train de confectionner ce dossier afin de le transmettre rapidement aux instances judiciaires.

Signalons que cette femme qui a tué son conjoint était connue comme faisant partie des femmes à partenaires multiples. Ca faisait deux semaines que cet homme l’avait prise pour épouse, après avoir répudié la 1ère, avec laquelle il avait quatre enfants.

Toujours dans cette commune de Giharo, sur la colline de Ngomante, sur des renseignements d’un citoyen de la place, la police a saisi un fusil de type kalachnikov, dans la nuit de ce vendredi, 20 décembre 2013. Cette arme à feu se trouvait dans une maison occupée par deux jeunes hommes. Eux aussi, ils ont été arrêtés par la police pour des raisons d’investigation.

R.G.

Bilan mitigé du dialogue entre les acteurs politiques sur la révision constitutionnelle

Les questions qui fâchent, comme le nombre de mandats présidentiels, ou encore les quotas ethniques à prévoir dans la future constitution de la république du Burundi, constituent, par contre, les points de divergences qui sont restés en suspens, reconnaît le rapport final des discussions.

Le climat sociopolitique s’était dangereusement dégradé ces derniers jours à la suite de la révision « unilatérale » de la constitution de 2005 au gouvernement, sans consultations préalables avec l’opposition qui a eu, à maintes reprises, à menacer de recourir à la rue pour faire entendre sa voie.

Le parlement burundais s’est, par la suite, fortement impliqué dans le rétablissement du dialogue entre les principaux acteurs politiques pour dégager un texte de loi fondamental plus consensuel.

Le chef de file de l’opposition extraparlementaire, Léonce Ngendakumana, a demandé, samedi, au parlement burundais d’aller de l’avant en considérant les points de divergence à mettre dans le projet constitutionnel tels qu’ils ont été convenus entre les différents acteurs politiques.

Du côté de la mouvance présidentielle, le leader du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD), Pascal Nyabenda, a rassuré sur les compromis qui devront figurer dans le projet constitutionnel sur lequel le dernier mot reviendra, cependant, au parlement qui est dominé pour le moment par son parti au pouvoir.

Les observateurs politiques à Bujumbura, pour leur part, ont loué unanimement la reprise du dialogue national qui restait difficile depuis les dernières élections générales controversées de 2010 et espèrent enfin une préparation et une tenue de nouvelles consultations populaires plus « apaisées, inclusives, justes et démocratiques », à l’horizon 2015.

Remise volontaire de 2 fusils de type kalachnikov, 11 grenades et 60 cartouches en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi) ,le 23 décembre 2013(COSOME)- Deux fusils de type kalachnikov, 12 grenades et 60 cartouches de différent calibre ont été remis volontairement par les populations civiles de la province de Cankuzo qui les détenaient illégalement au cours des derniers mois, apprend-on du représentant de la Commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (CNAP) dans cette province, Gabriel Toyi.

Le dernier cas en date a été enregistré en commune de Cendajuru où un habitant a remis volontairement une grenade au cours de ce mois de décembre 2013.

Par ailleurs, M Toyi se réjouit de l’implication des confessions religieuses, de la société civile, des responsables de l’administration et des services de sécurité dans la sensibilisation de la population pour la mise volontaires des armes détenues illégalement pendant cette période de la campagne de remise volontaire des armes qui a débuté le 6 décembre pour se terminer le 31 décembre 2013.

Le commissaire provincial de la police à Cankuzo, le Commissaire Herman Kabura indique par ailleurs que la police vient de saisir un fusil de type Kalachnikov en commune de Mishiha de la même province.

Les armes détenues illégalement sont souvent utilisées dans des cas de vols à main armée et autres règlements de comptes pour divers motifs.

Onésime Ndayizeye

Des membres du personnel communal à l’école de la décentralisation en province de Bubanza

Bubanza (Nord-ouest du Burundi), le 19 décembre 2013(COSOME)- Des agronomes, vétérinaires, directeurs d’écoles, comptables et autres administrateurs de cinq communes de Bubanza ont reçu ces derniers jours une formation en décentralisation, gestion et en bonne gouvernance, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Dismas Ntiyanogeye, du Centre National de Formation des Acteurs Locaux (CNFAL, logé au Ministère du développement communal), la formation devra permettre aux responsables des communes et le personnel technique des communes et les services déconcentrés basés dans ces communes de connaitre chacun, les limites de ses compétences.

Les administrateurs apprennent à respecter les autorités de tutelles représentées par le gouverneur dans sa province et vice versa.

Les gouverneurs apprennent le respect de l’autonomie de gestion des communes. Le responsable de cette formation s’attend à la diminution substantielle des conflits entre les autorités communales et provinciales.

Un certain nombre de modules sont prévues dans cette formation qui s’échelonne sur trois
ans.

Parmi ces modules, dix traitent de la décentralisation, les autres de la gestion et la bonne gouvernance dans 117 communes qui vont bénéficier de cette formation pendant une période d’une année.

Les communes de la mairie de Bujumbura ne sont pas concernées pour des raisons de manque d’autonomie de gestion.

La dite formation a débuté par Bubanza province test et les autres provinces vont suivre. Des mécanismes d’évaluation sont prévus pour évaluer l’impact de ce projet.

A.Nk

L’ADC participe à la rencontre des acteurs politiques sur les propositions d’amendement constitutionnel

Bujumbura, le 19 décembre 2013 (COSOME) – L’alliance des démocrates pour le changement (ADC) va prendre part à la rencontre des acteurs politiques sur les propositions d’amendement de la constitution de 2005 à l’initiative de l’assemblée nationale, apprend-on de source proche de l’opposition.

Le projet gouvernemental est déjà sur le bureau de l’Assemblée nationale qui a récemment proposé de le remettre sur la table de discussions, suite aux menaces de l’Alliance des démocrates pour le changement (ADC) de recourir à la rue pour n’avoir pas été associée à la révision de la loi fondamentale de 2005.

Dans ces conditions, l’ADC avait observé un boycott des législatives et de la présidentielle pour protester contre des  »fraudes massives » constatées lors des municipales de 2010 qui avaient précédé ces deux scrutins.

Le président de l’ADC, Léonce Ngendakumana, a annoncé la participation de son alliance aux discussions de jeudi et vendredi prochains, tout en se laissant convaincre de  »l’inopportunité » de la révision de la Constitution dans le contexte socio-politique du moment au Burundi.

L’opposition prête l’intention au gouvernement de vouloir cette révision dans la perspective de permettre au chef de l’Etat actuel, Pierre Nkurunziza, de briguer un troisième mandat sur lequel plane un flou juridique dans la constitution encore en vigueur au Burundi.

Le président Nkurunziza avait été élu pour la première fois en 2005 par le Parlement au suffrage universel indirect avant de se prêter au verdict populaire, en 2010.

Dans cette optique, le camp présidentiel considère que le premier mandat au suffrage universel indirect n’entre pas en ligne de compte et que le président sortant pourra bel et bien se représenter en 2015, sans violer la loi fondamentale.

Pour le moment, aucune annonce ferme dans le camp présidentiel du nom du futur candidat n’a été faite à ce jour alors que, de leur côté, les partis membres de l’ADC ont déjà fait état de leur intention de présenter une candidature unique, en 2015.

La candidat pressenti de l’ADC, Frédéric Bamvuginyumvira, est depuis bientôt deux semaines aux arrêts à Mpimba, la prison centrale de Bujumbura, sous le principal chef d’accusation de  »tentative de corruption » d’agents de l’ordre pour étouffer une affaire de mœurs qui lui est imputée.

Querelles persistantes à la tête des FNL en province de Ngozi

Ngozi (Nord du Burundi), le 18 décembre 2013 (COSOME)- Des querelles persistent pour la direction des forces nationales de libération (FNL) dont se disputent le leader historique, Agathon Rwasa, et Jacques Bigirimana qui a été élu en octobre 2013 à la tête de ce principal parti d’opposition au terme du congrès controversé du mois d’octobre 2013, a appris sur place, des protagonistes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Dans un message aux membres et sympathisants des FNL en province de Ngozi », Jean Claude Nkurunziza, représentant provincial, affirme que les organes dirigeants du parti ont été mis en place « dans le respect de la loi » et du Règlement Intérieur de cette formation politique.

La correspondance rappelle que Jacques Bigirimana a été « régulièrement » élu au poste de président et représentant légal des FNL.

De leur coté, les sympathisants de M.Rwasa ne mâchent pas les mots et pour eux, « Rwasa reste le seul et unique président et représentant légal légitimement mis en place par les vrais militants du parti » et demandent, en conséquence, à tous les militants des FNL de s’unir derrière leur « chef charismatique » pour la bonne préparation des prochaines élections générales de 2015.

YM

Des élus locaux réclament des indemnités de motivation en province de Gitega

Gitega(Centre du Burundi), le 18 décembre 2013(COSOME)- Les représentants des membres des conseils communaux et collinaires des provinces de la région Centre- Est, à savoir : GITEGA, KARUZI, CANKUZO, MWARO, RUYIGI et RUTANA déplorent l’octroi des frais de motivation aux seuls chefs de colline alors qu’ils œuvrent en synergie avec le reste des membres des conseils collinaires dans la mise œuvre des projets de développement communautaire.

Les élus locaux recommandent, en conséquence, la révision de la disposition de la loi communale qui consacre la motivation des seuls chefs de colline afin que les autres membres des conseils collinaires puissent jouir des mêmes avantages, ce qui permettrait d’améliorer le climat de collaboration et, partant, des prestations rendues.

Ces avis et recommandations ont été émis lors d’un forum d’échange d’expériences sur les meilleures pratiques de gouvernance locale qui été organisé mardi et mercredi derniers par l’Association féminine « DUSHIREHAMWE »(Solidarité) à l’intention des représentants des élus locaux de la région Centre- Est.

Les chefs de colline ont, de leur côté, soulevé que les frais de motivation en question s’avèrent être « très maigres » par rapport aux multiples obligations administratives qui limitent beaucoup le temps de vaquer aux autres activités privées et génératrices de revenus.

Les chefs des collines, qui proviennent des communes pauvres, ont également évoqué des irrégularités de paiement de leurs frais de motivation.

Ces difficultés des cumuls d’impayé ont été signalées notamment dans les communes MAKEBUKO, GISHUBI, NYARUSANGE. Ces administratifs travaillent ainsi dans des conditions difficiles qui ont un impact négatif sur les prestations.

De leur côté, des représentants des élus communaux tels que des administrateurs ont indiqué que ces irrégularités de paiement des chefs des collines sont dues en grande partie à l’ insuffisance des finances communales qui entrainent aussi des arriérés d’impayés des salaires du personnel permanent.

Quant à l’augmentation des frais de motivation aux chefs de colline, les élus communaux ont indiqué que la meilleure stratégie à adopter est que tous les acteurs de développement en l’occurrence les chefs de collines consentent plus d’effort pour accroître les recettes communales.

Quelques communes qui ont des budgets élevés ont déjà fait ces initiatives d’augmentation. C’est le cas de la commune GITEGA qui paie 20.000fb aux chefs de collines alors qu’il y en a qui ont fixé une motivation de 6.000 fb et d’autres 10.000 fb.

Les élus locaux ont ainsi recommandé l’adoption des stratégies adéquates de mobilisation des recettes communales et de leur bonne gestion.

C. B.