Le ministre de l’intérieur donne trois mois au conseil communal de Muyinga pour assainir la situation au sein de cet organe administratif local

Muyinga (Nord-ouest du Burundi), le 22 janvier 2014 (COSOME)- Le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, a donné un délai de trois mois au conseil communal de Muyinga pour avoir vidé toutes les questions qui minent le bon fonctionnement de cet organe administratif local, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le responsable gouvernemental visitait, vendredi dernier, la province de Muyinga où il a rencontré à huit clos, le conseil communal pour traiter les questions qui minent ces derniers jours cette commune.
C’est ainsi qu’il adonné trois mois à ce conseil pour avoir vidé les conflits de compétence qui opposent depuis quelques temps le conseil communal et l’administrateur de la commune Muyinga.

Le conseil veut à tout prix destituer l’administrateur, Mme Evelyne Izobiriza, l’accusant de « mauvaise collaboration ».

L’administrateur fait toujours savoir qu’elle est victime des changements qu’elle opère dans cette commune, surtout qu’elle refuse aux membres du conseil communal de mettre en avant leurs propres intérêts au détriment de la caisse communale.

Certains membres du conseil communal qui est dominé par le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, parti au pouvoir) disent que la rencontre avec le ministre n’a pas débouché sur des solutions tangibles.

Le conseil campe toujours sur sa position et veut obtenir coute que coute le départ volontaire ou forcé de Mme Evelyne Izobiriza.

Le Ministre de l’intérieur a insisté sur la nécessité de ne pas s’ingérer dans les prérogatives de l’administrateur communal et de collaborer plutôt avec elle.

E.ND

Les grossesses précoces constituent un frein à la scolarisation des jeunes filles à Muyinga

Muyinga (Nord-est du Burundi), le 22 janvier 2014 (COSOME)- Le deuxième trimestre de l’année scolaire en cours a commencé avec une campagne dénommée «Zéro grossesse» en milieu scolaire dans toutes les écoles de la province de Muyinga, a appris sur place, de source proche du ministère de l’éducation nationale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Le directeur provincial de l’enseignement dans cette province, Blaise Pascal Misago, a fait état de 12 filles qui ont été engrossées au cours du premier trimestre, au moment où le rapport du fond des Nations Unies pour la Population (FNUAP) parle de plus de 70 cas de grossesses non désirées chez des élèves du primaire et du secondaire dans la seule commune de Muyinga pour l’année dernière.

Les auteurs de ces grossesses sont principalement des exploitants de l’or à Kamaramagambo, en Commune de Butihinda, ainsi que les commerçants.

Les établissements du milieu urbain sont les plus touchés par ce phénomène, parmi les 12 filles engrossées au cours du premier trimestre, 10 étudient dans les écoles du chef-lieu de la province de Muyinga.

Quelques filles victimes de grossesses précoces rencontrées au chef lieu de la province disent que c’est par la pauvreté qu’elles se sont adonnées à des copinages précoces pour pouvoir gagner de l’argent et se payer les frais scolaires et la ration alimentaire.

D’autres indiquent qu’elles ont été induites en erreur par des commerçants et exploitants de l’or qui leur promettaient le mariage avant de les abandonner à leur triste sort.

Le responsable de l’enseignement en province de Muyinga a ajouté, par ailleurs, que cette situation persiste à cause de l’impunité.

M.Misago a aussi déploré le fait que souvent, se sont les enseignants qui sont sanctionnés quand ils engrossent une élève.

Les stratégies en cours pour éradiquer ce fléau sont la large sensibilisation contre cette pratique et la création des comités d’alerte au niveau des écoles pour dénoncer chaque cas d’une fille qui entretient des relations intimes avec des commerçants ou exploitants de l’or.

Mais, les comités de parents, ainsi que les militants des droits humains, soulignent que la meilleur façon de lutter contre ce phénomène est de mettre en place une loi spéciale réprimant les auteurs de violences sexuelles et basées sur le genre(VSBG) et décourager les règlements à l’amiable avec les auteurs de ces délits.

E.ND

Bonne collaboration à la sécurité transfrontalière entre les autorités de Cankuzo et celles du District Kibondo

Cankuzo (Est du Burundi), le 22 janvier 2014(COSOME)- La bonne collaboration qui existe entre les autorités de la province de Cankuzo (Est du Burundi) et celles du district frontalier de Kibondo, en République Unie de Tanzanie, contribue énormément au renforcement de la paix et de la sécurité en province de Cankuzo, apprend-on du commissaire régional, Herman Kabura.

Cette collaboration se matérialise par des échanges d’informations qui conduisent aux arrestations de criminels de toutes sortes quand ils font des navettes entre le Burundi et la Tanzanie.

A titre illustratif , a-t -il précisé, au cours des mois de décembre 2013 et de janvier 2014, deux groupes de bandits à main armée, originaires des communes de Mishiha, Gisagara et Kigamba, qui faisaient des navettes entre la province de Cankuzo et le District de Kibondo ont été arrêtés et leur butin remis aux propriétaires tanzaniens.

Le commissaire donne signale aussi le cas de quatre burundais en possession de fusils de type Kalachnikov qui ont été arrêtés dans le District de Kibondo, ajoutant que des pourparlers sont en cours pour qu’ils soient rapatriés dans leur pays natal pour être traduits devant la justice.

Par ailleurs, Jean Pierre Muhamirizo, administrateur de la commune de Kigamba se réjouit lui aussi de la bonne collaboration entre ces administratifs à la base de sa commune et ceux de la localité de Rurenge, en République Unie de Tanzanie, ajoutant que les responsables administratifs et policières des deux localités se sont déjà convenus d’échanger les criminels.

Dans le souci de renforcer ces relations qui sont au bon fixe, a- t- il indiqué, l’administration communale de Kigamba et les responsables de la paroisse de Kigamba se rendront encore dans les prochains jours à la paroisse de Rurenge (Tanzanie).

ond

Promotion d’une justice de proximité en province de Gitega

GITEGA (Centre du BURUNDI), le 21 janvier 2014 (COSOME) – Dans sa composante d’appui à la promotion d’une justice de proximité et décentralisation, le Programme d’appui à la Bonne Gouvernance « GUTWARA NEZA », antenne de GITEGA, a apporté un appui technique et matériel aux onze tribunaux de résidence de la province de GITEGA au cours de l’année 2013.

Ce Programme a aussi assuré des appuis en déplacement aux magistrats du parquet pour la représentation du ministère Public aux audiences pénales des tribunaux de résidence.

L’un des objectifs visé est de faciliter la mise en application de la Loi portant révision du Code de Procédure Pénale, a fait savoir la Conseillère provinciale en Aide juridique à ce Programme GUTWARA NEZA, Annonciate TWAGIRAYEZU.

Ce Programme a aussi apporté un appui en déplacement aux magistrats du Tribunal de Grande Instance dans leurs actions d’encadrement des tribunaux de résidence.

Cet appui en déplacement a facilité la descente sur terrain, et partant, la rapidité dans l’exécution des jugements.

A titre illustratif, la conseillère a dressé le bilan d’exécution des jugements des tribunaux de résidence du dernier trimestre de 2014.

Ainsi, le tribunal de résidence de GITEGA a exécuté 1.106 jugements, celui de GISHUBI, 401 jugements, BUGENDANA, 323, GIHETA, 270, BURAZA, 181, NYARUSANGE, 157, MUTAHO, 133, ITABA, 129, RYANSORO, 126, MAKEBUKO, 42.

Le projet a aussi appuyé la coordination des actions de la chaîne pénale qui a apporté une plus value au niveau du respect des délais de garde à vue et de détention même si des améliorations sont encore à faire.

Des services d’aide qui jouent un rôle d’assistance juridique aux vulnérables et indigents sont opérationnels dans neuf communes de cette province.

Des préparatifs d’installation de bureaux d’accueil des justiciables sont aussi en cours dans les tribunaux de résidence.

Ces bureaux d’accueil serviront pour l’accueil et l’orientation, et partant, pour réduire les longues files d’attente des justiciables.

C. B.

Impact positif de la jeune université de Mwaro sur le développement local

Mwaro (Centre-ouest du Burundi), le 21 janvier 2014(COSOME)- Depuis un certain temps, l’Université de Mwaro a fait preuve de magnanimité en facilitant l’acquisition des machines à la communauté estudiantine, à certains établissements scolaires et à certaines administrations publiques de son entourage ; a appris sur place de diverses sources concordantes, le reporter de la Coalition de la Société Civile pour le Monitoring Electoral(COSOME).

Le parc informatique de l’université s’élève à 493 ordinateurs de bureau en provenance d’une maison britannique de bienfaisance.

En effet, si l’on en croit les témoignages des différents acquéreurs et usagers de ces machines, l’impact socio-économico-professionnel est très considérable.

En guise d’exemple, des rapports émanant de certaines administrations qui mettaient un temps long pour parvenir à qui de droit sont aujourd’hui saisis et envoyés rapidement et proprement, sans oublier la conservation des données qui devient très facile, à en croire de Mme NISHOBORA Médiatrice, directrice du Lycée communale de Fota.

L’autre exemple est celui des étudiants, surtout les finalistes dont le travail de fin d’études est devenu plus facile car la saisie et l’impression se font sur place.

L’envoi des données aux directeurs de mémoire se fait également de manière rapide et aisée car, il n’est plus question de longues et ruineuses descentes vers Bujumbura, la capitale du pays, pour un même travail, a témoigné Mlle HATANGIMANA Médiatrice, une étudiante de cette Université.

Sur le plan social, on note également la création d’emplois pour certains jeunes qui ont été engagés à différents niveaux pour les travaux de maintenance de ces machines ou pour des postes de secrétaire de bureau ou d’administration.

L’Université de Mwaro a également procédé à la vente aux particuliers, aux administrations publiques aux communales et à certains établissements scolaires d’ordinateurs à des coûts abordables et prohibitifs.

D’autres ordinateurs pourraient être livrés par les mêmes bienfaiteurs qui travaillent à faciliter l’accès à l’outil informatique aux pays sen voie de développement, moyennant des frais de transport.

Les institutions à vocation communautaire étant les plus favorisées qui sont les Universités, les écoles et les centres de bienfaiteurs.

J.H.

Climat tendu à Ngozi entre les magistrats et les responsables des juridictions

NGOZI (Nord du Burundi), 16 janvier 2014 (COSOME )- L’appareil judiciaire de la circonscription de Ngozi se trouve fortement secouer par une crise de confiance née la semaine dernière entre les juges du Tribunal de Grande Instance et les autorités hiérarchiques.

Le contentieux est né de l’affaire Désiré Nshimirimana, un journaliste au périodique « Syfia Grands Lacs ».

Incarcéré depuis plus d’une année à la prison centrale de Ngozi, Nshimirimana est accusé de tentative d’assassinat, sur fond de conflit foncier avec un nommé Marc, tous de la commune Mwumba, en province de Ngozi.
L’affaire avait été régulièrement entendue en audience publique et mise en délibérée. Elle devrait être prononcée le 10 janvier 2014 mais les trois juges du siège ont été semés par la présidente du Tribunal de grande instance (TGI) de Ngozi de retourner l’affaire en audience publique pour entendre un autre témoin à charge se trouvant à Kigali, au Rwanda.

La présidente du TGI Ngozi devait également revoir la composition du siège pour insérer un des dirigeants de ce Tribunal.

Les trois magistrats du siège ont unanimement refusé les injonctions car, l’affaire avait suivi un cheminement régulier et même le témoin évoqué avait fait objet de discussion lors de la dernière audience publique et la partie civile ainsi que le Ministère public avaient jugé inutile d’attendre le témoin de Kigali étant donné que ceux qui ont témoigné étaient suffisants et l’affaire pouvait être mise en délibéré.

Les menaces envers les trois juges avaient continué par le président de la cour d’Appel de Ngozi qui est leur chef hiérarchique au second degré.
La situation s’est compliquée avec la sortie des mutations pour deux des trois juges du siège a Muyinga et Kirundo pour « viol » du secret du délibéré, comme cela ressort des lettres de demande d’explication sorties deux jours après les mutations par la présidente du TGI Ngozi.

Un autre juge, représentant le Syndicat des Magistrats du Burundi (SYMABU) vient lui-aussi de recevoir une mutation forcée sur Cankuzo.

Le climat reste tendu et les juges du ressort judiciaire de Ngozi parlent d’intimidations là où les responsables des juridictions, quant à eux, y voient une « insoumission » à l’autorité hiérarchique.

YM

Déclaration sur les opérations d’enregistrement des citoyens en vue de l’obtention d’une nouvelle carte nationale d’identité biométrique

Bujumbura, le 14 janvier 2014(COSOME)- La Coalition de la Société Civile pour le Monitoring Electoral(COSOME) a sorti une déclaration sur les opérations d’enregistrement des citoyens en vue de l’obtention d’une nouvelle carte nationale d’identité biométrique assortie de recommandations au gouvernement, aux partis politiques, à la société civileen vue du bon déroulement de cette importante activité à ‘approche des élections de 2015.

Nantie de la mission de promouvoir la culture de la paix et de la démocratie par l’éducation et l’encadrement civiques et électoraux au Burundi, la Coalition de la société Civile pour le Monitoring Electoral (COSOME) suit de près le déroulement des opérations d’enregistrement des citoyens burundais majeurs et des étrangers ayant régulièrement acquis la nationalité burundaise en vue de l’obtention d’une nouvelle carte d’identité nationale magnétique ;

Désireuse de contribuer à un processus électoral apaisé, équitable, juste, démocratique, inclusif et transparente, la COSOME porte à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale ce qui suit :

La COSOME soutient le principe d’une initiative publique qui vise à sécuriser la pièce nationale d’identité qui donne accès à la carte d’électeur, à l’approche des consultations populaires de 2015.

De plus, le Burundi restait l’un des derniers pays de la communauté est africaine (CEA/EAC) à n’avoir pas encore adopté la carte d’identité biométrique qui facilite également les voyages à l’étranger.

Par ailleurs, il n’est un secret pour personne que de fausses cartes d’identité en vigueur aujourd’hui encore existent et fondent la décision du gouvernement de les remplacer par des pièces biométriques infalsifiables.
Ces vielles cartes nationales d’identité facilement imitables par les burundais et les étrangers peuvent d’ailleurs avoir fait des dégâts lors des précédentes élections dans le pays et ne méritent donc pas de rester dans la circulation.

Cependant, les informations qui filtrent des opérations d’enregistrement en vue de l’obtention de la nouvelle carte dans la ville de Bujumbura, la capitale du pays, et zone-pilote des opérations, indiquent que les inscriptions ont été jusque-là timides et compliquées par endroits, surtout pour les personnes ne sachant ni lire ni écrire par elles-mêmes.
Certaines données intimes qui sont demandées, dans la fiche d’enregistrement et qui doivent encore figurer sur la carte biométrique, semblent être des éléments gênants pour la population.

Les citoyens burundais sont de nature réservés sur la vie privée et il n’est donc pas étonnant qu’ils ne veuillent pas décliner des données intimes relatives aux numéros de compte bancaire, aux biens immobiliers, etc.
Cela explique, en partie, le peu d’engouement et d’empressement à se faire enregistrer, surtout dans les milieux intellectuels.

La COSOME constate, en outre, que la communication, avant, pendant et aujourd’hui encore n’est pas optimale sur le bien fondé d’une telle opération qui précède de peu une période électorale fort sensible.
C’est ainsi que des rumeurs se substituent à l’information officielle à laquelle le public est en droit de prétendre, certaines allant jusqu’à accréditer la thèse de ressortissants étrangers qui se faufilent indûment parmi les nationaux pour décrocher le sésame au grand jour et par conséquent, une nationalité Burundaise reçue sur un plateau d’or et sans effort.

D’autres rumeurs veulent que l’accès aux opérations d’enregistrement soit teinté de clientélisme politique en cette délicate période pré-électorale déjà lourde d’autres sujets de controverse, comme la révision de la constitution non concertée.

Un flou entoure, par ailleurs, les délais exacts des opérations d’enregistrement des candidats à la nouvelle carte nationale d’identité biométrique.

Les opérations méritaient également de porter parallèlement, si pas sur toute l’étendue du territoire national, du moins sur la zone-pilote de Bujumbura et une province test de l’intérieur du pays pour plus d’enseignements sur la réceptivité des populations urbaines et celles du milieu rural par rapport à cette innovation administrative majeure.

La machine électorale étant en marche, il aurait, en outre, fallu que des mandataires de partis politiques s’associent à l’administration pour suivre de près les opérations d’enregistrement des prétendants à la nouvelle carte d’identité nationale biométrique, dans la transparence.

Face à ces premiers constats, la COSOME recommande :

Au gouvernement de :

– Faire montre de toute la transparence voulue dans le déroulement des opérations d’enregistrement des candidats à la nouvelle carte nationale d’identité biométrique

– Faire preuve de transparence dans l’octroi du marché de conception, de production, de multiplication et de délivrance la carte biométrique

– Prolonger les délais d’enregistrement pour que le plus grand maximum de citoyens aient accès à la carte et participent au processus électoral avec le nécessaire exigé et exigible

– Veiller à ce que les Burundais et autres personnes jouissant réellement de la nationalité burundaise soient les seuls à accéder à la nouvelle carte

– Mettre à contribution les autres acteurs politiques et organisations de la société civile dans la sensibilisation des citoyens à se faire enregistrer en vue de l’obtention de la nouvelle carte d’identité infalsifiable

– Simplifier et ramener les données à celles qui sont contenues dans le nouveau passeport biométrique

– Mener une étude d’évaluation des opérations d’enregistrement des candidats à la nouvelle carte nationale d’identité biométrique dans la zone-pilote de Bujumbura

– Publier régulièrement les statistiques des personnes qui se sont déjà faites enregistrer

Aux partis politiques :

– S’impliquer à fond dans le suivi de toutes les opérations du processus électoral, à commencer par l’enregistrement des citoyens en vue de l’obtention de la carte nationale d’identité biométrique car cette opération sert de base au processus électoral

– Sensibiliser leurs membres sur la nécessité et le droit de tout un chacun d’avoir la nouvelle carte nationale d’identité biométrique pour divers besoins

– Porter à la connaissance des pouvoirs publics et de l’opinion les erreurs, difficultés et les ébauches de solutions afin de faciliter les opérations d’enregistrement des données liées à l’obtention de la carte biométrique

A la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI) :
– Suivre de près les opérations en cours d’enregistrement des candidats à la nouvelle carte nationale biométrique qui est étroitement associée à la carte d’électeur

– Eviter le recours aux solutions de rechange de dernière minute comme lors des élections passées où n’importe quelle pièce d’identification a été autorisée pour se faire enrôler aux opérations de vote

Le vice-président du Burundi au sommet de Luanda sur la paix dans les grands lacs

Bujumbura, le 14 janvier 2014(COSOME)- Le Burundi sera représenté par le deuxième vice-président de la république, en charge des questions économiques et sociales, Gervais Rufyikiri, au sommet de Luanda, en Angola, qui se tient le 15 janvier 2014, sur la paix et la sécurité dans la région instable des grands lacs.

Le sommet sera précédé de plusieurs autres rencontres techniques des chefs d´état-major généraux et chefs de services de renseignement ainsi que des ministres de la Défense devait se tenir le 11 janvier 2014, selon d’autres sources proches du secrétariat de la conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL), dans la capitale burundaise.

Les pays membres de la CIRGL sont l’Angola, le Burundi, la Centrafrique, le Congo, la République démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie et la Zambie.

Les situations de guerres civiles ouvertes en Centrafrique et au Soudan du sud devraient particulièrement préoccupées les chefs d’Etats et de gouvernement qui répondront présents au sommet de Luanda, dit-on dans les milieux diplomatiques à Bujumbura.

La CIRGL a, par ailleurs, été imaginée suite aux nombreux autres conflits qui ont marqué, dans un passé encore mémorable, la Région des Grands Lacs, comme dans le cas du génocide rwandais de 1994 qui a emporté plus de 800.000 victimes et débordé les frontières jusqu’en RDC où on estime à quelque 3 millions de victimes collatérales du conflit au Rwanda voisin.

La CIRGL résulte encore de la reconnaissance que les conflits et problèmes sociopolitiques des pays membres sont imbriqués et nécessitent, de ce fait, une paix « globale » et non « séparée » si on veut promouvoir un développement durable de l’une des parties du continent africain qui a été généreusement dotée par la nature en diverses richesses, de l’avis des spécialistes de la géopolitique régionale à Bujumbura.

Plus globalement, la CIGL développe des programmes liés à la paix et la sécurité, à la démocratie et la bonne gouvernance, au développement économique et l’intégration régionale ainsi qu’aux questions humanitaires et sociales.

Des questions transversales, comme celles qui sont liées au genre, à l’environnement, aux droits de l’homme ainsi qu’au VIH/SIDA bénéficient également de l’attention du CIRGL avec l’appui financier de différents bailleurs occidentaux et les hypothétiques cotisations des pays membres.

Une importante personnalité des Nations unies en visite de travail de cinq jours au Burundi

Bujumbura, le 14 janvier 2014(COSOME)- Le Président de la « Configuration Burundi » et Représentant permanent de la Suisse auprès des Nations Unies, l’ambassadeur Paul Seger, est arrivé, lundi, à Bujumbura, pour une visite de travail de cinq jours dans le pays, apprend-on de source diplomatique dans la capitale burundaise.

Un communiqué de presse du Bureau des nations unies(BNB) précise que le but de la visite de M.Seger est de « faire le point sur le suivi du processus de consolidation de la paix et la réalisation des engagements mutuels de la Conférence de Genève avec le gouvernement burundais, la société civile locale et les partenaires internationaux ».

En outre, la visite permettra à l’ambassadeur Seger de « cadrer son intervention devant le Conseil de sécurité des nations unies lors des discussions sur la situation au Burundi qui sont prévues le 28 janvier 2014 ».

La visite intervient à moins d’un mois de la fin du mandat du bureau des nations unies sur lequel pèsent des hypothèques de renouvellement.

Les milieux officiels à Bujumbura soutiennent que la présence massive des nations unies n’est plus d’actualité, maintenant que le Burundi « exporte » la paix par l’envoi de troupes militaires ailleurs dans le monde où le besoin sécuritaire se fait sentir.

Les autorités burundaises préconisent, à la place, le maintien d’une présence symbolique d’une « équipe-pays » qui ne donnerait pas l’impression que le Burundi reste fragile et ferait fuir les investisseurs étrangers.

Cette position a été déjà exprimée au plus haut niveau, par le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, lors d’une rencontre récente à Paris, en France, avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, en marge du Sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique.

Certaines voies au sein de la société civile et des partis politiques de l’opposition soutiennent, par contre, la nécessité pour les Nations unies de maintenir et de renforcer leur présence, surtout à l’approche des élections générales de 2015.

Les relations, d’abord militaires, entre les nations unies et le Burundi s’étaient particulièrement accrues dans la foulée de la signature d’un accord global de cessez-le-feu, en 2004, qui a mis fin à près d’une décennie de guerre civile dans le pays.

Les nations unies se sont par la suite désengagées militairement pour ne maintenir sur place qu’une présence civile moyenne chargée d’aider à la consolidation de la paix retrouvée et à la reconstruction et la relance du développement socioéconomique national.

C’est dans ce cadre que les nations unies ont joué un rôle particulièrement actif de mobilisation des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux lors de la conférence des donateurs d’octobre dernier, à Genève, en Suisse.

Depuis, près de 50% des promesses d’appui au cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté(CSLP) au Burundi, qui avoisinaient les 2,5 milliards de dollars us, auraient été déjà honorées, dit-on dans les milieux officiels à Bujumbura.

Menace de dissolution judiciaire sur 15 partis politiques « inactifs »

Bujumbura, le 12 janvier 2014 (COSOME)- Une quinzaine de partis politiques « inactifs » risquent la dissolution pure et simple sur demande du ministère de l’intérieur ayant dans ses attributions l’enregistrement et la gestion des associations à caractère politique, apprend-on de source officielle à Bujumbura.

Une correspondance que les médias locaux attribuent au ministre burundais de l’intérieur, Edouard Nduwimana, demande à la cour suprême d’appliquer, dans toute sa rigueur, l’article 69 de la loi régissant les partis politiques au Burundi pour en dissoudre 15 d’entre eux qui n’ont plus d’existence réelle et visible sur le terrain ou sont minés pas des divisions internes pour le leadership.

Au terme de l’article 69, la dissolution d’un parti intervient sur une décision des membres fondateurs, conformément aux statuts, ou sur une décision judiciaire basée sur un rapport du ministre l’intérieur.

Le Burundi comptait jusque-là 43 partis politiques agrées, dont seulement trois siègent au parlement depuis la fin des dernières élections générales de 2010.

Le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir), l’unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique) et le front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU-Nyakuri) sont encore les seuls véritables partis politiques nationaux qui s’activent sur le terrain de propagande.

L’opposition extraparlementaire, quant à elle, est constituée d’une dizaine de partis politiques réunis au sein d’une «alliance démocratique pour le changement »(ADC) qui n’a cependant pas d’existence légale officiellement reconnue par le ministère de l’intérieur.

L’ADC est cependant tolérée dans le cadre des efforts de dialogue national avec le gouvernement visant à assainir le climat politique qui avait été considérablement envenimé par des soupçons de fraudes électorales aux municipales de 2010.

Le reste de « petits partis » sous le collimateur du ministre de l’intérieur sont l’Alliance Libérale Démocrate (ALIDE), la Nouvelle Alliance pour la Démocratie et le Développement du Burundi(NADDEBU), le Parti pour la Reconstruction de la Nation Burundaise (PRNB-RUSANGI), la Société Non-Violente (SONOVI).

Il s’agit encore du Rassemblement des Démocrates pour le Développement au Burundi (RADEBU), le parti des Verts-INTWARI, l’Alliance Burundo-Africaine pour le Salut(ABASA), le Parti Social Démocrate (PSD-DUSABIKANYE), le front national de libération(FNL-Iragi rya Gahutu), le front national de libération(FNL-Icanzo), le Parti pour la Libération du Peuple(PALIPE-Agakiza), le Parti Indépendant des Travailleurs(PIT), le Parti Libéral(PL), le Parti pour la Concorde Nationale(PACONA) et le Parti pour la Restauration de la Monarchie et le Dialogue (ABAHUZA).

L’existence de la plupart de ces partis remonte à l’ouverture du pays au multipartisme, dans les années 1992, et leur débâcle aux premières élections pluralistes qui ont suivi les a depuis plongée dans le découragement et le sommeil profond.