Mobilisation des élus locaux dans la collecte de taxes communales en commune Kigamba

Cankuzo( Est du Burundi), le 12 mai 2014(COSOME)- Les élus locaux de la commune de Kigamba, en province de Cankuzo(Est du Burundi), sont actuellement mobilisés pour contribuer à la collecte des taxes communales. Cette stratégie a été adoptée au cours d’une réunion que l’administrateur de cette commune vient de tenir à leur intention. C’est au moment où la commune a enregistré au cours de l’exercice 2013 des recettes communales oscillant au tour de 32 millions sur un montant de 64 millions de Fbu qui était attendu selon les prévisions, a-t-on appris de l’administrateur de cette commune, Jean Pierre Muhamiriza.

Ces élus locaux appelés à épauler les services de recouvrement devront centrer leurs efforts sur le payement des arriérés sur les impôts locatifs, les taxes sur vente des propriétés et autres transactions, a fait remarquer l’administrateur Muhamiriza.

Cette autorité administrative estime par ailleurs que l’ordonnance ministérielle régissant les taxes communales devrait être révisée pour permettre aux communes de récolter plus de recettes. Il s’étonne de voir qu’il y ait des produits comme les denrées alimentaires, le charbon et autres produits dont les taxes communales varient encore entre 50 et 100Fbu.

Le repeuplement du cheptel, la réfection des routes qui sont impraticables pendant la période des pluies, l’aménagement des marais sont les quelques autres pistes de solutions qui sont proposées par les habitants de cette commune de Kigamba pour augmenter les recettes communales.

Les recettes sur les services publics, les taxes communales sur les denrées alimentaires, les taxes sur vente du petit et du petit bétail sur les principales sources de revenus de cette commune.
L’augmentation des recettes communales permettra à la commune de vider les dossiers en rapport avec les arriérés de salaire du personnel et des frais de cotisation à la Mutuelle de la Fonction Publique et à l’Institut National de Sécurité Social(INSS) , a indiqué l’administrateur communal de Kigamba.
OND.

L’allégement des conditions d’obtention de la carte nationale d’identité en commune de Kigamba

Cankuzo (Est du Burundi) le 12 mai 2014(COSOME)- L’administration communale de Kigamaba en province de Cankuzo, vient de prendre la décision d’alléger les conditions d’obtention de la carte nationale d’ identité (CNI). C’est au moment ce document était donné sur présentation d’un reçu de payement de la contribution au développement communal ayant été fixé à 5000Fbu pour les fonctionnaires, 1000Fbu pour les jeunes et 2000Fbu pour les citoyens à faibles revenus, a-t-on appris de l’administrateur communale de Kigamba, Jean Pierre Muhamirizo.

Selon l’administrateur Muhamirizo cette mesure a été prise pour permettre à tous les citoyens de participer aux prochaines élections 2015.Cette autorité administrative fait également remarquer les services d’Etat civil ont eu les instructions nécessaires pour donner ce document dans les meilleurs délais ajoutant que des sanctions sévères seront prises à l’ endroit des agents qui ne vont pas s’y conformer.

L’administrateur communal de Kigamba exhorte par ailleurs les habitants de sa commune à se procurer de ce document qui est indispensable même en dehors de la période des élections.

L’administrateur de Kigamba indique néanmoins que le reçu de payement de la contribution au développement communal reste exigé pour d’autres documents administratifs comme l’attestation d’identité complète, l’extrait d’acte de mariage, l’attestation de naissance etc à l’ exception des indigents.

L’administrateur de Kigamba fait savoir que la participation au développement communal est un devoir pour tout citoyen surtout pour cette commune qui a des sources de revenus très limitées.

Les quelques habitants de cette commune contactés par le reporter de la COSOME à Cankuzo saluent cette mesure. Ils demandent néanmoins aux agents d’Etat civil de redoubler de vigilance pour que ce document soit donné à ceux qui en ont réellement le droit.

Ezekhiel Nteziriba représentant de la ligue burundaise des droits de l’Homme Iteka en province à Cankuzo apprécie cette mesure. Il demande que cette mesure soit prise même pour tous les documents administratifs qui sont délivrés par la commune.

OND

Une journaliste de RFI séquestrée à Marangara

Ngozi(Nord du Burundi), le 11 mai 2014 (COSOME)- Une journaliste de Radio France Internationale(RFI), Sonia Rolet, a été séquestrée vendredi dernier par de jeunes présumés Imbonerakure(affiliés au parti au pouvoir) sur la colline de Murenge, en commune de Marangara de la province Ngozi, apprend-t-on de sources administratives locales.

La journaliste en mission de reportage dans le nord du Burundi en proie à de la sécheresse prolongée, était en compagnie de Serges Nibizi de la Radio Publique Africaine(RPA, indépendante locale) quand ils ont été arrêtés pendant plus de 4 heures par ces jeunes sous les ordres de deux intellectuels de cette commune dont le président du Conseil Communal de Marangara et Directeur de l’Enseignement communal Vénant Sibomana et le vétérinaire de cette commune du nom de Sicaire Miburo.

Des informations en provinance de la localité précisent que les deux journalistes cherchaient à s’entretenir avec des leaders de l’opposition, en l’occurrence un responsable de l’unité pour le progrès national(UPRONA, ex-parti unique aujourd’hui miné de l’intérieur par des rivalités pour le leadership), en commune de Marangara, Ezéchiel Uwimana.

Les deux commanditaires de l’arrestation se seraient inquiétés de la présence et de la raison d’être de ces deux journalistes. Ils les ont alors ordonnés de s’arrêter et de ne pas continuer leur trajet.

Les deux journalistes ont montré leurs papiers et leurs cartes professionnelles sans être compris.
Il a fallu plusieurs interventions pour que les deux journalistes poursuivent leur route.

Deux des auteurs de ce forfait dont les deux responsables sont déjà arrêtés et subissent des interrogatoires à la police judiciaire.
Le gouverneur de la province de Ngozi, Claude Nahayo, a condamné énergiquement ces actes.

Il dit ne pas comprendre le comportement de ces Imbonerakure et surtout de l’attitude affichée par les deux responsables.

Pour lui, les deux journalistes ne devraient pas être inquiétés, surtout qu’ils avaient présentés leurs cartes professionnelles.

Claude Nahayo se félicite cependant de l’arrestation des présumés auteurs de ces intimidations par la police.

Signalons que les jeunes Imbonerakure de la commune de Marangara sont fréquemment cités dans des abus commis ici et là dans cette commune.

Des heurts se sont produits le 26 janvier 2014 entre les jeunes imbonerakure de cette commune et les jeunes du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD) alors que ces derniers s’apprêtaient à inaugurer leur permanence de la zone Cindonyi.

YM

Recrudescence de l’intolérance politique en commune de Ngozi

Ngozi(Nord du Burundi), le 11mai 2014(COSOME)- Un drapeau des forces nationales de libération(FNL, aile dissidente de Jacques Bigirimana) a été volé dans la nuit de dimanche à lundi sur la permanence située sur la colline de Busoro, en zone et commune de Ngozi, par des individus non encore identifiés.

Le son drapeau a été arraché avec la perche et la corde qui le soutenaient en pleine nuit par des inconnus qui ont également endommagé tous les insignes du parti dessinés sur cette permanence.

Innocent Bizimana, le président des jeunes « Indarangavye » affiliés au parti FNL de Bigirimana pointe cependant du doigt accusateur, le chef de la colline de Busoro, Mathieu Karisabiye.

Selon ce responsable, le chef de colline de Busoro avait intimé l’ordre samedi dernier d’arracher ledit drapeau endéans 24 heures.

Le président du parti FNL de Bigirimana, Jean Claude Nkurunziza, demande que des enquêtes soient menées en toute transparence pour que les auteurs soient punis conformément à la loi.

YM

Un cadre des FNL mort assassiné à Bujumbura

Bujumbura, le 12 mai 2014(COSOME)- Un cadre des forces nationales de libération (FNL, aile du leader historique, Agathon Rwasa), Datus Nshimirimana, a été retrouvé mort, dimanche dernier, dans le quartier de Kamenge, en mairie de Bujumbura, dans des circonstances non encore clairement élucidées, apprend-ton de source proche de ce parti politique de l’opposition.

Les informations émanent de direction des FNL indiquent que la victime venait d’effectuer une visite de routine à M.Rwasa, dans la soirée de dimanche dernier.

Le cadre des FNL aurait été tué par balles d’individus qui l’ont laissé agonisant dans sa voiture à Kamenge allors qu’il résidait normalement plus loin dans le quartier de Kanyosha, plus au sud de la capitale.

Feu Datus Nshimirimana était partisan de la réunification des différentes ailes des FNL, d’après ses compagnons de lutte politique qui ont condamné énergiquement son assassinat pour des « mobiles politiques ».

Le même cadre faisait partie des élus communaux des FNL, en 2010, dans la circonscription de Rugazi, en province de Bubanza.

Comparution d’un défenseur des droits humains dans un dossier sécuritaire

Bujumbura, le 12 mai 2014(COSOME)- Le président de l’association de protection des prisonniers et des droits humains (APRODH), Pierre Claver Mbonimpa, a comparu à la police judiciaire en Mairie de Bujumbura, pour répondre d’affirmations en rapport avec la présence de jeunes paramilitaires burundais sur le sol de la république démocratique du Congo(RDC), apprend-on de source judiciaire dans la capitale burundaise.

Lors de l’interrogatoire, le président de l’APRODH a été invité à fournir des preuves des ses allégations.

Le prévenu a dit avoir donné des noms, des photos et des familles de certains jeunes qui sont partis en RDC pour des entraînements militaires.

Certaines photos montreraient de jeunes blessés, d’autres qui sont morts dans des circonstances non encore claires, selon encore les avoues de l’APRODH aux médias.

D’autres photos en possession du défenseur des droits humains montreraient des en uniformes de policiers ou de militaires alors qu’ils n’appartiendraient pas à ces corps de défense et de sécurité.

L’officier de police judiciaire aurait encore chargé M.Mbonimpa de vouloir, à travers ses informations, attiser des tensions entre le Burundi et la RDC.

Les professionnels des médias condamnent la séquestration d’une envoyée spéciale de RFI au Burundi

Bujumbura, le 12 mai 2014(COSOME)- Le conseiller principal à la présidence de la république, chargé de la presse et la communication, Willy Nyamitwe, et le président de l’association burundaise des radiodiffuseurs (ABR) ont sorti, lundi, un communiqué de presse conjoint qui condamne énergiquement la séquestration, par des responsables administratifs à la base, de l’envoyée spéciale de radio France internationale(RFI), Sonia Rolley, et de son accompagnateur burundais, Serge Niragira, journaliste à radio publique africaine(RPA, locale), en mission de travail, samedi dernier à Kirundo, une province du nord du pays qui est menacée par la famine consécutive à la sécheresse prolongée.

Les signataires se réjouissent, par contre, de l’interpellation du maire de la ville de Marangara, Venant Sibomana, toujours en province de Kirundo, qui a commandité la séquestration, «pendant plusieurs heures » de la soirée de samedi, des deux journalistes malgré leur identification.

La presse et les pouvoirs publics vivent en lune de miel depuis les premières assises nationales des médias qui ont eu lieu du 5 au 7 mai 2014 à Gitega, une ville du centre du Burundi.

Le communiqué inédit, en est l’illustration et un rappel du pacte qui a été scellé entre les médias, surtout indépendants, et les pouvoirs publics.

La « restauration d’un climat de confiance entre les autorités publiques et les médias, le droit d’accès à l’information publique » ou encore « l’exercice responsable de la profession » figurent en bonne place des assises de Gitega.

C’est encore dans ce cadre qu’un comité de suivi, réunissant les médias et les autorités publiques, a été mis en place pour veiller à l’application de ces recommandations et être un espace de dialogue pérenne, peut-on toujours lire dans le texte du communiqué qui salue, une fois de plus, l’interpellation du responsable administratif et de ses acolytes en cause dans la séquestration des deux journalistes.

Le comité voit dans ce geste des pouvoirs publics, une volonté à «défendre l’exercice libre » de la profession.

Deux personnes blessées dans une attaque à la grenade en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 9 Mai 2014(Cosome)- Deux personnes ont été blessées, deux boutiques dévalisées par un groupe de bandits dans la nuit de jeudi à vendredi sur la colline de Ruringanizo, en commune de Rutovu, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Selon Donatien Manirakiza, commissaire de police à Bururi, l’attaque a été perpétrée par un groupe de six personnes armées de grenade sur la localité de Ruringanizo en commune de Rutovu dans la nuit de ce jeudi vers 23 heures.

Les bandits ont défoncé et dévalisé deux boutiques, le montant d’argent volé n’est pas encore connu.

Ces bandits ont lancé deux grenades en direction de deux personnes qui venaient au secours, avant de les blesser grièvement et de tirer quelques coups de feux pour couvrir leur repli vers une destination non encore connue.

La population de cette localité indique que Ruringanizo est souvent la cible des bandits armés et demande qu’une position policière y soit placée pour sécuriser les biens et les personnes.

Les sources policières indiquent qu’une personne a été arrêtée et est détenue au cachot de la police en commune de Rutovu pour des raisons d’enquête.

Certaines localités de la commune de Rutovu ont fait objet d’attaque de groupes d’hommes armés ces derniers mois.

Des armes détenues illégalement par la population constituent une menace réelle pour la sécurité physique de la population et surtout pour l’organisation des élections libres, apaisées et transparentes prévues au Burundi en 2015.

F.NZ.

Une famille victime d’un incendie d’origine criminelle en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi),le 8 mai2014 (COSOME) – Une famille de la colline Rugasa, commune Bugabira, province Kirundo, est en errance depuis plus d’une semaine après avoir perdu son toit dans un incendie à caractère criminel, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La famille s’est réveillée au milieu des flammes qui avaient envahi le toit de sa maison dans la nuit du 30 avril dernier, explique-t-on du côté de la police.
Le père de famille, Jean Manirakiza, son épouse et leurs deux enfants errent dans la nature et ne savent pas où jeter la tête depuis la destruction de leur maison, indique-t-on de même source.

Les voisins accusent la famille de se livrer à de la sorcellerie. Concernant les enquêtes, la police affirme avoir relaxés trois suspects par « manque de preuves de culpabilité » à charge.

Pour le moment, le parquet de Kirundo aurait repris l’affaire en main et deux présumés auteurs de l’incendie auraient été interpellés, précise une source judiciaire.

JCN

Clôture des assises des médias sur une série de résolutions

Gitega (Centre du Burundi), le 8 mai 2014 (COSOME)- Les représentants de la famille des professionnels des médias et des autres acteurs impliqués dans le paysage médiatique ont clôturé mardi soir les travaux des premières assises des médias burundais sur un engagement à instaurer un dialogue permanent entre les différents partenaires et particulièrement avec les pouvoirs publics en faveur d’un accès plus large du public à des informations riches et variées.

La mise en application de cet engagement permettrait ainsi d’assainir les relations de collaboration entre les pouvoirs publics et les médias privés particulièrement qui ne sont pas au bon fixe comme l’a souligné le Conseiller principal à la Présidence chargé de l’information et de la Communication, Mr Willy NYAMITWE lors de son exposé sur « les Médias et les autorités publiques qu’il a présenté mardi.

Le conférencier a ainsi reproché aux médias privés de passer sous silence les informations officielles.

Il leur a en outre accusé de diffuser ou de publier certaines informations d’une façon complaisante. De leur côté, les représentants des médias privés reprochent au pouvoir public un manque d’ouverture à leur égard.

Pour mettre fin à ce climat qualifié de « défiance » par le conférencier, les participants à l’atelier se sont convenus d’instaurer un dialogue permanent, libre et indépendant pour une société libre.

C’est dans cette optique qu’ont recommandé au Gouvernement un cadre de discussion de la loi sur la presse qui limite les libertés de la presse.

Aux journalistes des médias privés, on leur a recommandé d’exploiter des informations officielles.

Les participants ont également recommandé aux médias publics de jouer leur rôle d’éclairer l’opinion en facilitant l’accès aux différents acteurs de la société indistinctement.

Les participants ont également recommandé au chef de l’Etat de reprendre l’organisation régulière des conférences de presse.

Aux pouvoirs publics, on leur a recommandé de s’ouvrir aux médias pour un accès facile aux informations.

Aux journalistes des médias publics et privés, on leur a aussi recommandé le respect de l’éthique et de la déontologie.

De leur côté, les organes de régulation et d’autorégulation doivent jouer leur rôle sans penchant ni complaisance.

Les représentants des médias privés ont également demandé à l’ARCT de revoir à la baisse les taxes de location des équipements des émetteurs et de payer en monnaie burundaise au lieu de payer en devises.

Lors de son thème sur les médias et leur public, l’ancien Président du BURUNDI qui est aussi Sénateur a formulé une série de recommandations notamment l’ouverture des médias aux différentes opinions et d’une façon équitable ; la poursuite de la contribution des médias à la promotion et à la consolidation de la paix, de la démocratie et de la bonne Gouvernance et aux autres questions vitales pour le public.

D’autres recommandations formulées portent notamment sur la sollicitation des Partenaires Techniques et Financiers à continuer leur appui aux médias, la promotion des Technologies d’Information et de Communication, de renforcer les capacités des professionnels des médias en marketing, la préparation au futur numérique des médias.

C. B.