Célébration de la journée internationale de la jeune fille en province de Mwaro

Mwaro, Centre du Burundi, le 12 octobre 2013(COSOME)- La journée internationale de la jeune fille a été célébrée cette année en province de Mwaro sous le thème de « Disons non à toutes formes de violences basées sur le genre faites aux jeunes filles, ensemble embrassons l’avenir».

A la même occasion, la Concertation des Collectifs et Associations Féminines dans la région des Grands Lacs(COCAFEM GL) a organisé des descentes dans quelques écoles secondaires de la commune de Kayokwe.

Un message de sensibilisation des jeunes sur les différentes formes de violences basées sur le genre a été livré.

Parmi les auteurs de ces violences sexuelles et basées sur le genre figurent les commerçants, les enseignants, les policiers, les militaires, les chauffeurs ou encore les camarades de classe.

Des conséquences néfastes s’en suivent comme les grossesses non désirées, les infections sexuellement transmissibles et le renvoi de l’école.
Les causes étant l’ignorance, la pauvreté, la consommation de l’alcool et des stupéfiants ainsi que l’indiscipline.

Le nouveau Code de procédure pénal prévoit des sanctions contre les VSBG aux articles 10, 30, 555 et 559.

Selon les données de la Direction Communale de l’Enseignement de Kayokwe, le constat est que les écoles à régime d’externat sont plus exposées au vagabondage sexuel par rapport à celles à régime d’internat.

L’objectif de la sensibilisation est d’éveiller les consciences de ces jeunes filles, en particulier, et de tous les citoyens, en général, afin de se lever comme un seul homme contre ce fléau social.

J.H.

Viol d’une jeune fille par de présumés militaires en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 14 octobre 2013 (COSOME)- Une jeune fille a été violée, le 12 octobre dernier, sur la colline de Ndava Busongo, en commune de Gihanga, par de présumés militaires du camp de Mudubugu, apprend-on de sources policière sur place.

La victime habitait tout près de ce camp et les présumés auteurs du viol ont profité l’absence de ses parents pour passer à l’acte.

Ces militaires auraient tenté de convaincre la victime pour un règlement à l’amiable mais en vain. Cette fille a vite alerté les militaires et policiers des positions sur place qui ont directement arrêté les deux militaires présumés auteurs du viol.

Ces deux militaires appréhendés sont, actuellement, entre les mains de la Police judiciaire de Gihanga pour enquête.

La victime a été évacuée au centre de santé SERUKA afin d’être protégée contre des maladies sexuellement transmissibles et la grossesse non désirée.

A.Nk

8 membres du parti MSD en prison pour « atteintes à la sécurité intérieure » du pays

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 14 Octobre 2013 (COSOME)- Quelque 8 membres du Mouvement de Solidarité et Démocratie (MSD, opposition) ont été arrêtés depuis le 9 octobre 2013 par la police de Gihanga pour « atteintes à la sécurité intérieure » du pays, apprend-on de source sécuritaire sur place.

Il s’agit du président du MSD en commune Gihanga, Irakoze Bienvenu, de Nitunga Jean Bosco et Ndayiragije arrêtés le 14 octobre sur mandat du procureur.

Ils ont rejoint 5 autres mmebres qui ont été arrêtés depuis le 9 et qui ont été transférés au cachot de la police de Bubanza.

Ces membres du MSD étaient recherchés par la police après un incident qui a opposé les jeunes du parti à ceux du CNDD/FDD(au pouvoir) au village 3 en commune Gihanga.

Cet incident a occasionné 5 blessés des deux côtés. Dans la foulée, 11 convocations ont été lancées du côté de MSD et 12 du côté du CNDD/FDD.

La police a refusé à ces présumés d’être assistés par leurs deux Avocats, Maitres Muhimpundu Freury et Jean Kennedy Nshimirimana au cours de l’interrogatoire.

Un de ces deux Avocats, Fleury MUHIMPUNDU, contacté, indique que c’est le droit du détenu d’être assisté par son Avocat, à quelques étapes du dossier que ce soit conformément à la constitution du Burundi.

Les autorités policières du Commissariat provincial de Police de Bubanza ont dit que l’assistance des Avocats débute au niveau du Parquet.

Selon le commissaire provincial de police à Bubanza, Nzeyimana Rémégie les enquêtes policières doivent garder un caractère secret jusqu’à la transmission des dossiers au parquet.

Deux membres du MSD, grièvement blessés pendant ces affrontements, ont aussi porté plainte contre 12 membres du CNDD-FDD, mais ceux-ci n’ont pas encore été arrêtés malgré les convocations délivrées par la police.

Sur 11 personnes membres du MSD recherchées par la police, certaines parmi elles sont des élèves qui ont foui l’école pour échapper à la police.

Les avocats des victimes du côté MSD demandent que tous les présumés soient traités de la même manière devant la loi.
A.Nk

Faible participation à la commémoration de l’assassinat du Prince louis Rwagasore à Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 14 octobre 2013(COSOME)- A Muyinag, les cérémonies ont débuté par une messe d’action de grâce en mémoire de l’illustre disparu célébrée à la Cathédrale notre Dame de Lourdes.

Monseigneur Joachin Ntahondereye, Evêques du Diocèse de Muyinga a fait savoir que les assassins du Prince Louis rwagasore voulaient maintenir le Burundi sous le joug colonial et notre pays grâce à ce Héros a eu droit à sa place sur le plan international et le pays a fini par se libérer du métropolitain.

Monseigneur Ntahondereye a imploré dans son homélie le bon Dieu tout puissant pour qu’il guide notre pays sur la voie d’une paix durable et la réconciliation effective

Ces cérémonies qui ont vu une participation des responsables des partis politiques comme l’UPRONA, CNDD-FDD, Sahwanya FRODEBU et FRODEBU Nyakuri se sont poursuivies au monument de l’unité Nationale pour des dépôts de gerbes de fleurs.

Le Gouverneur de la province de Muyinga, Ildéphonse Ntawunkunda, a exhorté les populations à suivre les valeurs du prince Louis Rwagasore qui voulait que tous les burundais se sentent en paix et en sécurité, et que personne ne se croit menacé et que chacun ait confiance dans la protection du gouvernement.

E.ND

Commémoration du 52ème anniversaire de l’assassinat du Héros de l’Indépendance

Cibitoke (nord-ouest), le 14 octobre 2013 (COSOME)- Les festivités commémoratives du 52ème anniversaire de l’assassinat du Héros de l’Indépendance nationale, le Prince Louis Rwagasore, ont eu lieu, le 14 octobre 2013, au chef-lieu de la province de Cibitoke avec au menu une messe en la mémoire de l’illustre disparu à la paroisse Christ Roi de Cibitoke et des dépôts de gerbes de fleurs sur son monument ainsi que des discours de circonstance, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La participation a été surtout remarquable du côté des élèves des écoles secondaires de la province.

Au monument dédié au Héros de l’Indépendance, les gerbes de fleurs ont été déposées par, notamment, des représentants de ‘institution des Banshingantahe(Notables traditionnellement investis), ceux du Front pour la démocratie au Burundi (Sahwanya-FRODEBU).

L’administrateur de la commune de Rugombo, Mme Béatrice Kaderi, dans son discours, a exhorté les participants aux cérémonies de suivre le bon exemple du Héros de l’indépendance qui prêchait l’unité et la réconciliation nationales.

Elle a précisé qu’au moment où d’autres politiciens burundais voulaient que l’indépendance nationale attende encore des années, Rwagasore s’est battu et obtenu l’indépendance immédiate, en 1962.

Madame Kaderi n’a pas oublié de revenir sur les valeurs économiques et sociales que prônait le Héros national, lui qui a initié aussi l’émancipation de la femme.

Elle a souligné qu’il a été assassiné pour sa lutte et au lendemain de la victoire de son parti de l’unité pour le progrès national(UPRONA).

Signalons que cette célébration est arrivée au moment où il s’observe un climat de méfiance entre les membres des partis politiques en province de Cibitoke, ce qui a fait qu’une maison d’un jeune affilié au parti CNDD-FDD, un dénommé Jacques Ntakibasumba de Samwe, en commune de Rugombo, soit mise à feu par des inconnus dans la nuit du 13 au 14 octobre 2013.

Placide Nkengurutse

Une personne tuée dans une bavure policière en province de Mwaro

Mwaro, (Centre du pays), le 14 octobre 2013(COSOME)- Une personne a été tuée dans une bavure policière dans la nuit du 13 au 14 octobre dernier sur la colline de Kabogi, en commune de Ndava, a appris sur place, de source sécuritaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La victime MPAWENAYO Martin, était un démobilisé de guerre qui a été tué par un policier faisant partie d’une position de la colline de Kabogi.

D’après le chef de colline de Kabogi , BIGIRIMANA Arthémon, à l’origine du meurtre se trouve un élève de la 7ème année au collège communal de Kabogi qui portait une culotte militaire.

Quand les policiers ont arrêté l’enfant pour l’interroger sur la provenance de la culotte, une foule nombreuse est venu assister à la scène.

La victime a ordonné aux policiers de libérer l’enfant sans condition et l’un des agents de l’ordre a tiré sur la victime au niveau de la tête.

Dans la matinée de lundi, le cadavre était toujours devant la maison qui abrite la position portant des bottines.

Le Gouverneur de la province de Mwaro, le commissaire provincial de la police, l’administrateur communal de NDAVA et le commissaire régional de la police basée à Gitega se sont rendus sur les lieux pour calmer les esprits surchauffés.

En dehors de cet incident, la population affirme que leur cohabitation avec la police de proximité est bonne.

Le parquet de la république à Mwaro a entamé des enquêtes tout en maintenant aux arrêts le policier auteur du meurtre.

J.H.

7 adeptes d’une secte arrêtés par la Police en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 13 octobre 2013 (COSOME)- Quelque 7 adeptes de la secte d’obédience Catholique de mademoiselle Euzébie ont été arrêtés par la Police le 12 octobre dernier, en communes de Gihanga et de Rugazi, apprend-on de source policière.

Parmi ces 7 prévenus, dont 1 homme et 2 femmes, ont été arrêtés en commune de Gihanga en train de prêcher tout prêt de la Paroisse de Gihanga.

Ils sont tous originaires de la Province de Kayanza, en communes de Muhanga et Gahombo, tandis que 4 autres, dont 3 Hommes et une Femme, ont été arrêtés sur la colline de Rugazi, en commune de Rugazi, en train de prêcher également.

Parmi eux, 2 sont originaires de la commune de Musigati, de la province de Cibitoke, un autre de la commune de Mwumba, en province Ngozi, et le troisième provient de la commune Gahombo, en province Kayanza.

Les trois premiers sont détenus au cachot de la Police judiciaire de Gihanga et les quatre autres sont entre les mains de la même Police en commune Rugazi.

Le commissaire provincial à Bubanza, Nzeyimana Rémégie, interprète les activités de ces adeptes de ZEBIYA comme la déstabilisation de la sécurité.

Il demande aux habitants de Bubanza d’être vigilants et de signaler à temps chaque fois qu’ils les voient entrain de prêcher.

A.Nk

24 adeptes d’Eusébie sont détenus dans les différents cachots de la province de Muyinga

Cinq de ces fidèles d’Eusébie sont détenus au cachot de la police judiciaire à Muyinga, 6 sont à Gashoho, les autres dont les femmes et des enfants de moins de cinq ans, sont au commissariat de police à Muyinga.

Certains de ces adeptes disent avoir reçu la mission du saint Esprit pour annoncer la bonne nouvelle, mais aussi pour démentir ce qui a été dit sur leur probable insoumission face à l’Eglise catholique.

Du coté de la police, il reste difficile de connaître l’infraction qui pèse sur ces personnes d’autant plus que les officiers de police judiciaires n’ont pas encore commencé les interrogatoires.

Pour rappel le sanctuaire de Businde, dans le nord du Burundi, où ces adeptes se rencontraient tous les 12 ou 13 de chaque mois a été fermé par le gouvernement.

La fermeture faisait suite aux échauffourées avec la police qui ont fait cinq tués au sanctuaire de Businde au mois de Mars dernier.

Trois des agents de l’ordre qui montaient la garde à Businde ont été arrêtés puis tous relâchés.

E.ND

L’étau se resserre autour du premier vice-président du Burundi

Bujumbura, le 11 octobre 2013 (COSOME)- Le groupe parlementaire de l’unité pour le progrès national(UPRONA) est entré, jeudi, à son tour, dans la danse pour demander le départ « volontaire » des affaires de l’Etat de l’actuel premier vice-président de la république du Burundi, Térence Sinunguruza, en rupture de banc avec l’ex-parti unique d’origine.

Une déclaration du second groupe en importance au parlement burundais soutient ouvertement la récente décision de la direction nationale du parti de retirer sa confiance à M.Sinunguruza dont les « manquements » qui lui sont reprochés portent, notamment, sur des manœuvres visant à « diviser » et à « se servir » de l’UPRONA à des fins « personnelles » au sein de l’exécutif.

Comme dans le cas de la direction nationale du parti, le groupe parlementaire demande au président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, de bien vouloir prendre acte des différentes positions contre M.Sinunguruza et de procéder à son remplacement immédiat.

La déclaration conseille néanmoins au vice-président controversé de prendre l’initiative de se démettre lui-même sans attendre s’il veut sauver son honneur et celui du parti.

Le cabinet du premier vice-président de la république a multiplié ces derniers jours des tirs de barrage contre la décision de démettre M.Sinunguruza, « sans concertations préalables » en interne et sans lui avoir donné l’occasion de se défendre des accusations dont il est accablées.

Les divisions internes à l’UPRONA se sont exacerbées au cours des trois dernières années de présence, au cœur de l’exécutif, de M.Sinunguruza dont le principal grief à charge est justement d’utiliser sa position dominante pour servir se propres intérêts.

Ces chicanes s’exacerbent, par ailleurs, à la veille de la commémoration du 50ème anniversaire de l’assassinant du père fondateur de l’UPRONA et héro de l’indépendance nationale, le Prince Louis Rwagasore.

D’autres analystes politiques à Bujumbura attribuent cette poussée de fièvre au sein du parti à des manœuvres de « positionnement » à l’approche des élections générales de 2015.

Un conseiller poursuivi pour détournement des biens publics en province de Muyinga

Muyinga (Nord-est du Burundi), le 10 octobre 2013 (COSOME)- Le conseiller économique du gouverneur, Gérard Nzisabira, est poursuivi par le parquet de Muyinga et la brigade anti-corruption pour détournement présumé de 21 sacs de riz qui étaient destinés aux burundais ayant été dernièrement expulsés pour séjour « illégal » en Tanzanie voisine, a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le présumé voleur aurait dévalisé le stock de riz qui est situé dans les enceintes d’une coopérative du chef lieu de la province de Muyinga.

Le mis en cause, quant à lui, affirme qu’il allait acheminer le riz au centre de transit de Kinazi pour ravitailler les expulsés.

Seul le responsable du centre de développement familiale(CDF) à Muyinga a normalement le droit de retrait des vivres du stock qui a été constitué par Ministère de la solidarité nationale.

Le parquet de Muyinga dit avoir terminé le dossier pour l’envoyer au parquet près la cour d’appel de Ngozi qui a la compétence de juridiction sur le conseiller économique qui a le privilège de juridiction pour avoir été nommé par décret présidentiel.

E.ND