Un nouveau code électoral annoncé pour avant la fin de l’année

Bujumbura, le 10 novembre 2013(COSOME)- Un nouveau code électoral pourrait avoir été promulgué avant la fin du mois de décembre prochain en prévision des prochaines élections de 2015, à en croire le commissaire chargé de la communication et de l’éducation civique au sein de la commission électorale nationale indépendante(CENI), Prosper Ntahorwamiye.

L’annonce a été faite lors d’un atelier sur les mécanismes de gestion des contentieux électoraux qui a été organisées par la CENI à l’intention des responsables des commissions électorales provinciales indépendantes (CEPI).

Le projet de code comporterait d’importantes innovations comme le regroupement des scrutins et l’usage du bulletin de vote unique.

En 2010, les burundais avaient voté séparément aux communales, aux législatives et sénatoriales, à la présidentielle, aux élections des chefs de zones, de quartier et de collines.

les scrutins séparés ont l’inconvénient de fatiguer les électeurs, de couter financièrement cher et d’alourdir la logistique, selon toujours M.Ntahorwamiye.

Le nouveau code électoral devrait, par contre, permettre de grouper les élections présidentielle, législative et communale, d’après la même source.

De même, le bulletin unique coûte moins cher et facilite les opérations de vote et rend les élections plus crédibles, a-t-il enchaîné.

D’après le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, au moins 60 millions de dollars us seront nécessaires pour organiser les prochaines élections générales de 2015.

Le gouvernement est capable de mobiliser 16% du montant et les 84% restants sont attendus de la communauté internationale des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux.

Une personne tuée et des blessés dans un attentat à la grenade en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 7 octobre 2013(COSOME)- Une personne a été tuée et deux autres blessées dans un attentat à la grenade contre un ménage de la colline de Kiganda, en commune de Bururi, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Longin Mpabwanayo, l’administrateur de la commune de Bururi, des personnes non encore identifiées ont lancé une grenade à travers la fenêtre dans la maison d’un certain Gédéon Ntahoturi, résidant à la sous-colline de Gisatura, colline de Kiganda, zone de Gasanda, en commune de Bururi.

La grenade a tué une fillette de 10 ans du nom de Kwizera Aline, écolière en 2ème année primaire.

Le père et sa mère de la victime de leur côté, ont été grièvement blessés par des éclats de grenade au niveau des membres inférieurs.

L’administrateur communal de Bururi indique que ce meurtre serait lié aux conflits fonciers.

La police à Bururi indique avoir ouvert une enquête pour identifier les auteurs et les complices de ce meurtre.

Fidèle Nkurunziza, observateur des droits humains pour le compte de la ligue Iteka en province de Bururi indique que plus de 70% de cas de meurtres enregistrés dans cette province sont liés aux conflits fonciers.

Des armes à feu sont détenues par la population civile et l’activiste des droits humains recommande aux pouvoirs publics de les retirer car elles constituent une source majeure d’insécurité pour les biens et les personnes.

Signalons qu’il y a une semaine, une autre personne a été tuée sur la colline de Rutumo, en commune de Rumonge, pour le même motif de conflits fonciers.

Une tension liée toujours aux conflits fonciers règne entre les personnes qui rentrent d’exil à l’étranger et les résidents qui ont entre temps occupé leurs terres et biens sur certaines collines des communes de Rumonge et Vyanda de cette province du sud du Burundi.

F.NZ.

Clôture du séminaire sur l’environnement favorable aux élections de 2015 sur un bilan mitigé

Bujumbura, le 8 novembre 2013 (COSOME)- Le séminaire-atelier sur l’environnement favorable aux élections de 2015 a pris fin, mercredi, sur un bilan mitigé faute d’un consensus général autour des points qui étaient à l’ordre du jour, comme le nombre de mandats présidentiels à respecter.
Du côté du pouvoir, le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, a trouvé « satisfaisants », les résultants issus du séminaire de deux jours qui réunissaient les différents acteurs politiques nationaux et les partenaires techniques et financiers du Burundi.

Les résultats satisfaisants portent sur l’entente qui s’est dégagée en ce qui concerne la poursuite et la consolidation du dialogue en vue des élections « libres, transparentes, apaisées, inclusives, justes, équitables et démocratiques » en 2015.

Par contre, la question des mandats présidentiels à respecter n’a pas été vidée entre le pouvoir et l’opposition.

Le porte-parole du Conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir), Onésime Ndowimana, a répété que l’actuel chef de l’Etat pouvait se représenter encore une fois, sans violer la loi fondamentale et l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation nationale.

Ce que l’opposition considère comme un troisième mandat si le président Nkurunziza venait à se représenter en 2015, le porte-parole du CNDD-FDD a nuancé.

Pour lui, le premier mandat de 2005 n’entre pas en ligne de compte du fait que le président avait été élu au suffrage universel indirect par le parlement réuni en congrès extraordinaire.

Les partis politiques de l’opposition, quant à eux, soutiennent, en général, que le président en serait à un troisième mandat s’il se représentait à sa propre succession, en 2015, « en violation de la constitution » actuellement en vigueur dans le pays et de l’accord d’Arusha.

Les deux camps pourraient être départagés par un référendum dont la tenue est envisagée par le pouvoir sur la révision ou non de la constitution pour la rendre plus claire au sujet de certaines dispositions encore controversées, comme le nombre de mandats présidentiels à respecter.

Au moins quatre tués dans des circonstances non élucidées en province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 7 novembre 2013(COSOME)- Au moins quatre personnes ont trouvé la mort dans des circonstances non encore élucidées en province de Cibitoke au cours de ces deux dernières semaines, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source sécuritaire.

Le dernier cas en date est celui d’un homme sans document d’identité dont le corps sans vie a été retrouvé dans un champ de manioc à la 5ème transversale de Nyamitanga, en commune de Buganda, le 2 novembre dernier, selon une source policière.

Le 30 octobre dernier, un quinquagénaire avait été retrouvé mort à son domicile de la colline de Giserama, en zone de Ndora, de la commune de Bukinanyana.

Des témoignages ont divergé sur les raisons de sa mort, certains soutenant qu’il avait été assassiné, d’autres parlant d’un « homicide volontaire » suite à un endettement excessif envers des tiers.

Le troisième cas est celui de Ladislas Nimubona qui a été poignardé à mort le 29 octobre 2013 à Ndava en commune Buceganda.

Le présumé auteur du crime a été condamné par le tribunal de grande instance de Cibitoke à peine d’emprisonnement à vie.

Sur la colline de Jerama, en zone de Buziransazi, de la commune de Murwi, une femme est morte inopinément et des proches ont vite conclu à un empoisonnement.

Le cas a tendu les relations de bon voisinage, ce qui a poussé l’administrateur de la commune de Murwi, Nestor Nizigiyimana, à envisager une descente de pacification et d’apaisement des esprits à Jerama.

Placide Nkengurutse

Quatre policiers blessés dans des échauffourées avec la population en province de Muyinga

Muyinga (Nord-ouest du Burundi), le 7 novembre 2013(COSOME)- Au moins quatre policiers ont été blessés, mardi, dans des échauffourées avec la population sur la colline de Cagakori, en Zone de Masaka, de la commune de Giteranyi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de diverses sources concordantes.

Parmi les blessés figure l’officier de la police judiciaire se rendait en zone de Masaka pour délivrer des mandats d’emmener du parquet de la république de Muyinga à quatre personnes d’une même famille accusé de « rébellion» pour s’être opposés à l’exécution d’un jugement dans un dossier qui les opposait à leur père sur fond de litige foncier.

La situation pouvait dégénérer si les policiers avaient eu recours à leurs armes au milieu d’une foule de gens qui faisaient le marché à Giteranyi.

L’intervention d’une position militaires proches du marché a encore permis de limiter les dégâts à deux blessés graves parmi les policiers qui ont été agressés avec des gourdins.

E.ND

519 organisations de la société civile défendent l’accord pour la paix et la réconciliation au Burundi

Arusha reste aujourd’hui encore une référence dans le partage du pouvoir entre les différentes sensibilités sociopolitiques et ethniques du pays malgré le retour à une vie démocratique plus normale et au suffrage universel direct depuis 2005.
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Les organisations de la société civile burundaise ont annoncé à la même occasion le lancement d’une campagne sous le mot d’ordre de « ne touchez pas au consensus d’Arusha », sans toutefois que l’opinion sache pour le moment quelles sont les actions concrètes qui seront menées pour contraindre le gouvernement à ménager Arusha.

On sait, par contre, que du côté du pouvoir en place au Burundi, deux conseils des ministres ont été tenus le mois dernier sur le projet de loi portant modification de certaines dispositions de la Constitution de la République du Burundi en contradiction avec l’évolution de la situation sociopolitique nationale depuis l’entrée en vigueur de l’accord d’Arusha.
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Un communiqué officiel est venu rappeler à l’opinion que la Constitution de 2005 avait été promulguée pour régir et établir les règles de fonctionnement du régime post transitoire qui a pris fin avec l’organisation des premières élections générales de 2010 au suffrage universel direct grâce au retour à la paix et à une vie démocratique plus normale après une décennie de guerre civile.

« Il est aujourd’hui nécessaire d’entrer dans la phase démocratique, tout en préservant l’esprit de l’Accord d’Arusha, d’où la proposition de ce projet constitutionnel de supprimer les postes des Vice-Présidents de la République pour les remplacer par un Vice-Président et un Premier Ministre », annonçait encore le communiqué du gouvernement.

L’accord d’Arusha prévoyait jusque-là un poste de vice-président de la République d’une ethnie différente de celle du chef de l’Etat en exercice.
Le même accord prévoit des quotas de partage du pouvoir aux autres niveaux de responsabilités, dans des proportions de 60%, pour la majorité ethnique des Hutu, et de 40%, pour la minorité Tutsi.

Les deux principaux groupes ethniques n’avaient cessé de se déchirer pour le pouvoir durant des décennies et il a fallu beaucoup d’efforts de médiation internationale pour leur arracher l’accord d’Arusha dont les acquis sont « tellement multiples et variés que la paix et la stabilité des institutions étatiques en dépendent », de l’avis toujours de la société civile qui ne s’opposent pas, toutefois pas, à la révision de la constitution, mais plaide en faveur du dialogue avec tous les acteurs de la vie publique nationale.

Un rapport trimestriel de la ligue Iteka fait état de 11 tués et 14 blessés

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 31octobre 2013 (COSOME)- Le dernier
rapport trimestriel de la Ligue de défense des droits de l’homme, « Iteka »(Dignité, en langue nationale, le kirundi) fait état de 11 personnes qui ont été tuées, 14 autres blessées, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le même rapport mentionne quelque 16 personnes qui ont été illégalement
détenues en prison, 9 cas de jeunes filles et femmes qui ont été victimes de viol depuis le mois de Juillet à octobre 2013.

La même source note, cependant que beaucoup de cas d’atteinte aux droits humains ne sont pas connus.

Par ailleurs, certains parmi les auteurs de ces violations de droits de l’homme ne sont pas non plus connus.

Selon le président de la fédération des sections de la ligue Iteka à Bubanza, Basekakariyo Dionèse, au lieu que ces violations diminuent, elles ont plutôt augmenté en nombre par rapport au 2ème trimestre.

Le rapport mentionne également de mauvaises conditions d’hygiène dans la prison centrale de Bubanza où la capacité d’accueil initiale a triplé.

Le directeur de cette maison pénitentiaire mentionne surtout le manque d’eau qui est à l’origine de mauvaises conditions d’hygiène.

Le rapport souligne, en outre, les conflits entre les partis politiques qui s’observent à travers l’instrumentalisation de jeunes militants.

Certains parmi ces jeunes se comportent même comme des policiers. La Ligue Iteka recommande aux forces de l’ordre d’observer la neutralité politique et l’impartialité dans le traitement des délits et autres écarts de comportements imputables aux membres des partis politiques à l’approche des élections de 2015.

A.Nk

Amélioration de la situation sécuritaire en province de Cankuzo au cours des trois derniers mois

Cankuzo (Est du Burundi), le 5 novembre 2013 (COSOME)- La province de Cankuzo a enregistré, au cours des trois derniers mois de 2013, un bilan « largement satisfaisant » au niveau sécuritaire marqué par la baisse des cas d’embuscades qui ont été observés sur certains axes routiers de la région, apprend-on du conseiller principal du gouverneur de la province de Cankuzo, Pie Kanani.

En effet, cette autorité provinciale de Cankuzo se réjouit qu’aucun cas d’attaque à mains armées n’ait été enregistré durant cette période précisant que cette évolution positive de la sécurité a été le fruit des efforts conjugués de tous les intervenants en matière de maintien de la sécurité.

Il apprécie notamment le rôle qui est joué par les comités mixtes élargis de sécurité récemment mis sur pied dans les communes de cette provinces. Ces derniers sont constitués entre autres des élus locaux, des administratifs à la base, des représentants de la société civile, les représentants de la police et des responsables du secteur judiciaire.

Depuis la mise en place de ces nouveaux comités, a-t-il dit, les informations sur la sécurité sont régulièrement données et exploitées en temps utiles.

Les échanges d’informations sur la sécurité qui se font entre les autorités administratives et policières de Cankuzo et celles du District de Gakonko en République Unie de Tanzanie figurent aussi parmi les principaux facteurs ayant contribué au renforcement de la sécurité dans cette province de l’Est du Burundi a-t- il précisé.

Ezekhiel Nteziriba représentant de la Ligue burundaise des droits de l’Homme Iteka à Cankuzo et les quelques habitants de cankuzo contactés par le reporter de la COSOME à Cankuzo se réjouissent eux aussi de l’amélioration de la situation sécuritaire dans cette province au cours des trois derniers mois.

On se rappellera qu’une voiture est tombée le vendredi 5 juillet 2013 dans une embuscade tendue par un groupe d’hommes armées de fusils sur l’ axe Cankuzo- Mishiha au niveau de la localité de Runyankende et que la police a par la suite abattu deux des trois auteurs de ce forfait.

On se rappellera aussi qu’un bus de l’Office de Transport et du Commerce (OTRACO) à destination de la commune Mishiha en province de Cankuzo (Est du Burundi) en provenance de Bujumbura la capitale, est tombé le jeudi 28 février 2013 dans une embuscade tendue par un groupe d’hommes armés au niveau de la zone Migege en commune de Mishiha. Le bilan de cette embuscade a été de six personnes blessées dont une grièvement, une somme de 4 millions de Fbu, plusieurs téléphones portables et des marchandises qui ont été emportés par ces criminels.

O.ND.

La « Maison de la paix » de Ruyigi souffle ses 20 bougies

L’initiatrice, Mme Margueritte Barankitse, s’est rendue célèbre au niveau national et international, en recueillant au péril de sa vie, des centaines de milliers d’orphelins de guerre et en les accompagnant au niveau de la scolarité.

Beaucoup de gents sont venus de différents coins du pays et de l’étranger pour rendre hommage à la « Mère de 10.000 enfants » comme on a fini par la surnommer pour les centaines de milliers d’orphelins qu’elle a recueillis et mis au chaud sous le toit de la « Maison Shalom » où a été inauguré, à l’occasion des 20 ans de son existence, deux autres blocs nouvellement construits à l’hôpital de Rema.

D’anciens enfants de la maison ont eu l’occasion d’exprimer leurs profonds remerciements Mme Marguerite Barankitse en tant que mère adoptive qui les a accueillis sans aucune distinction d’ethnie au moment le plus crucial de leur vie.

De son côté, la représentante légale de la maison Shalom a demandé à tout le monde de tourner définitivement la page qui a fait souffrir les uns et les autres.

N.I

Des enseignants violemment battus par de présumés jeunes militants de parti politique en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 5 novembre 2013 (COSOME)- Deux enseignants ont été violemment battus samedi dernier sur la colline de Bunywera, zone Buhoro, en commune de Bwambarangwe, par de jeunes militants présumés appartenir au conseil national pour la défense de la démocratie/ forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) pour avoir refusé de participer à une réunion dudit parti , a appris des victimes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Gédéon Hakizimana et Moise Iradukunda, les victimes, s’insurgent contre le comportement violent de leurs compagnons de lutte politique.

« Même si nous partageons les mêmes convictions politiques, ils n’ont pas le droit de nous obliger à participer de force à des réunions du parti, ont-il estimé.

Les victimes ont encore estimé que les politiciens doivent inculquer à leurs militants la tolérance politique en vue de cheminer vers les élections de 2015 en toute quiétude.

Le chef de colline Bunywera, Dominique Nkunzimana, a minimisé l’incident, arguant que les jeunes militants du parti au pouvoir voulaient empêcher plutôt les deux enseignants de prendre un verre de bière avant l’heure légale de l’ouverture des bistrots, tout en affirmant au passage qu’il avait réussi à réconcilier les deux parties.

Les cas d’intolérance politique augmentent au jour le jour ces derniers temps en province de Kirundo où il était cependant rare de voir des membres d’un même parti se rentrer dedans au grand jour.

JCN