Comparution de 15 prévenus du site de déplacés de guerre de Ruhororo devant le tribunal de grande instance de Ngozi

Ngozi(Nord du Burundi), le 29 novembre 2013(COSOME)- Un total de 15 prévenus du site de déplacés de guerre de Ruhororo, une localité de la province de Ngozi, ont comparu jeudi, devant le tribunal de grande instance de Ngozi pour rébellion » et « outrage au corps de police » au lendemain de violents affrontements avec les forces de l’ordre, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les prévenus étaient au départ, au nombre de 31, dont la majorité des mineurs, avant que la police n’en relaxe 16 d’entre eux après quelques heures d’interrogatoire.

La coalition des associations de la société civile ont dénoncé la manière dont ont été conduits les interrogatoires policières par des individus déguisés en civil et se faisant passer pour des défenseurs des droits humains.

L’audience publique de ce jeudi n’a pas eu lieu, elle a été reportée pour le 3 décembre parce que la cour a remis en question l’âge d’un des détenus mineur.

Le gouverneur de la province de NGOZI, Claude NAHAYO, a déclaré qu’un groupe de jeunes à l’origine de l’insécurité qui prévaut dans le site, seraient manipulés par certains leaders des partis politiques pour leurs intérêts.
Le responsable provincial a appelé les déplacés à se soumettre à l’autorité provinciale car, selon, lui le site de RUHORORO n’est pas une entité à part.

YM

Le Burundi compte 4 présidentes de partis politiques

Gitega (Centre du Burundi), le 18 novembre 2013(COSOME)- Les femmes qui dirigent des partis politiques n’excèdent pas le nombre de quatre sur les 43 formations politiques agréées au Burundi, a appris le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COS0ME) de la part des activistes des droits des femmes.

De même, les femmes sont encore minoritaires au niveau des organes de prise de décision des partis politiques, a annoncé la député Gloriose BERAHINO, dans un exposé présenté lors d’une rencontre de femmes déléguées des partis politiques tenue mardi et mercredi derniers à Gitega.

D’autres chiffres montrent que les femmes qui ont répondu au scrutin national de 2010 s’élevaient à 1.834.206, contre 1.719.904 hommes.

Curieusement, on constate une minorité des femmes qui ont présenté leurs candidatures lors des élections collinaires.

Après ces élections, on dénombrait 139 chefs de collines ou de quartiers, sur 2.771 hommes, soit un pourcentage de 4,7%.

Au niveau des administrateurs communaux, les femmes ont eu un taux de représentativité de 31,8%, soit 41 femmes sur 88 administrateurs hommes.

Elle a toutefois signalé qu’une représentativité plus élevée est constatée au niveau des institutions électives supérieures telles que le Sénat qui enregistre 46,3% de femmes et l’Assemblée Nationale qui a un taux de 33%.

Cette faible représentativité des femmes est aussi constatée dans les organes de décision des partis politiques, a-t-elle poursuivi.

Au niveau des bureaux des partis politiques représentés au Parlement, a ajouté la conférencière, les femmes sont encore peu nombreuses.
Il en est de même au niveau des comités provinciaux des partis et au niveau des comités communaux.

Face à cette situation, les femmes leaders des partis politiques s’engagent à œuvrer en synergie, indépendamment de leurs appartenances politiques pour mener une campagne de sensibilisation de leurs consœurs pour leur participation plus active et effective aux activités politiques.

L’objectif visé étant ainsi de jouer un rôle prépondérant et partant, obtenir de meilleurs scores en 2015.

Ce qui leur permettrait d’occuper de meilleures positions dans les institutions électives et dans les instances de prise de décision.

La Présidente du Parti pour la Promotion de la Masse Laborieuse P.M.L ABANYAMWETE, Patricia NDAYIZEYE, qui a participé à cette rencontre de GITEGA, trouve que les femmes ne devraient pas non plus s’abstenir de demander un quota de 50% de représentativité dans les instances de prise de décision.

Elle a aussi invité les femmes leaders politique à mieux se positionner sur les listes boquées de leurs partis respectifs.

Elle a, en conséquence, recommandé aux femmes leaders de cultiver un sens élevé d’engagement, de compétitivité, de persévérance, tout en soulignant que la solidarité doit être un préalable.

Les femmes sont aussi appelées à mieux s’organiser pour être aux différents rendez-vous électoraux de 2015.

C. B.

La Conférence des Evêques Catholiques du BURUNDI lance un appel au respect des droits humains depuis Gitega

GITEGA (Centre du BURUNDI), le 25 novembre (COSOME) – Le Président de la Conférence des Evêques Catholiques du BURUNDI, en même temps Evêque du diocèse de NGOZI, Mgr Gervais BANSHIMIYUBUSA, a lancé samedi un appel à tous ceux qui s’impliquent dans la protection, la promotion et le respect des droits de la personne humaine à s’impliquer d’avantage dans cette action louable.

L’appel a été lancé lors des cérémonies de clôture de l’année de la foi dans la paroisse de MUYAGA du diocèse de RUYIGI.

Ces cérémonies ont eu lieu dans une Célébration Eucharistique qui était présidée par l’Archevêque de GITEGA, Mgr Simon NTAMWANA au sanctuaire marial de MUSHASHA de l’archidiocèse de GITEGA en compagnie du Nonce apostolique au BURUNDI, Franco COPOLA, des Evêques de l’Eglise Catholique de notre pays (sauf deux Evêques respectivement ceux des diocèses de BUBANZA et de RUYIGI qui étaient empêchés) ainsi que de nombreux prêtres.

On remarquait aussi la présence de plusieurs religieux, des représentants des autorités administratives ainsi qu’une foule en liesse de chrétiens venus des différents diocèses du pays.

Le président de la Conférence des Evêques a aussi indiqué que l’Eglise Catholique va intensifier des messages de Pardon et de réconciliation dans les paroisses.

Il a ainsi invité tous les chrétiens à être des témoins d’amour et de paix dans leurs vécus quotidiens. Il a aussi adressé ses remerciements aux autorités du pouvoir public pour le respect réservé à l’Eglise d’exercer librement sa croyance.

Il leur a aussi recommandé de faire leur mieux dans leur noble mission de faire prévaloir la paix, la justice sociale et le respect des droits humains.

Les organisations de défense de droits de l’homme ont été appelées à ne jamais relâcher dans leur mission de protection, de promotion et de défense de la dignité humaine.

Le Nonce Apostolique au BURUNDI a, de son côté, invité une foule de chrétiens qui étaient présents à être des modèles de paix, d’amour et d’entente partout où ils se trouveront.

Pour sa part, le Conseiller principal du Gouverneur de GITEGA, Gérard NIBIGIRA, a adressé ses remerciements à l’Eglise Catholique pour sa contribution combien importante apportée au niveau du secteur de développement socio- économique et dans l’éducation de la population au respect des valeurs humaines.

C.B.

Le projet d’amendement de la constitution reste du ressort de l’assemblée nationale, selon le ministre de l’intérieur

Bujumbura, le 28 novembre 2013(COSOME)- Le projet de loi portant modification de certains articles de la constitution encore en vigueur dans le pays ne sera pas retirer de l’assemblée nationale pour d’éventuelles discussions avec les partis politiques, a fait une mise au point là-dessus, le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana.

La mise au point est intervenue au lendemain de l’ouverture d’un atelier de trois jours sur l’évaluation de la feuille de route de mars dernier qui lie les acteurs politiques et précise les meilleures conditions d’organiser des élections « libres, transparentes, apaisées, équitables, justes et inclusives » en 2015.

A l’ouverture de l’atelier, le premier vice-président de la république, en charge de questions politiques, administratives et sécuritaires, Bernard Busokoza, avait déclaré que les acteurs politiques allaient être associés au dialogue autour de la révision de la constitution.

Le projet de loi ne sera finalement pas remis à l’envoyeur, à savoir le gouvernement, mais ceux qui voudront apporter des contributions voudront bien se rapprocher du parlement, a indiqué le ministre Nduwimana.

Le porte-parole du premier-vice président, Mme Catherine Mabobori, est revenue à la charge, le lendemain, pour abonder dans le même sens que le ministre de l’intérieur.

La semaine a été encore marquée par une sortie médiatique de la coalition des démocrates pour le changement (ADC, opposition) au Burundi qui demande l’implication de tous les acteurs politiques dans le processus de révision de la constitution, faute de quoi, la rue sera appelée en renfort.

Les femmes leaders s’engagent en faveur d’une représentation d’au moins 40% dans les organes de décision

Gitega (Centre du Burundi), le 27 novembre 2013 (COSOME)- Les femmes leaders de partis politiques s’engagent à être plus compétitives et à se sensibiliser mutuellement pour exploiter les opportunités favorables à augmenter le taux de leur représentativité dans les institutions électives et dans les instances de prise de décision à tous les niveaux de la base au sommet à un taux d’au moins 40% lors des prochaines élections de 2015.

Ces femmes s’engagent aussi à être plus solidaires pour adopter ensemble des stratégies adéquates face aux contraintes et défis auxquels elles sont confrontées dans leurs efforts de promouvoir l’égalité et l’équité entre les genres.

Ces engagements ont été faits lors d’un atelier de réflexion et d’échange qui a regroupé, mardi et mercredi, les femmes représentantes des partis politiques agréés au BURUNDI pour évaluer ensemble leur rôle au sein de leurs partis respectifs et l’impact de leur implication.

Le moment était ainsi opportun, en cette période où on approche les élections de 2015 pour les femmes leaders des partis politiques d’adopter les stratégies efficaces pour pouvoir occuper les meilleures positions.

Cette rencontre a été organisée par le ministère de l’intérieur avec l’appui de l’ONU FEMMES et avait pour objectif de contribuer à la promotion de la participation des femmes dans les organes de décision des partis politiques et dans les institutions électives du pays, a indiqué le directeur général de Coordination des ONG et de la Promotion des Libertés Publiques dans ce ministère, Déogratias NTUNGUKA.

C’était aussi une des activités de mise en application de la Feuille de route signée par les acteurs politiques du 13 mars 2013, en vue de la tenue d’élections « libres, démocratiques, apaisées, inclusives et justes », en 2015.

Il a aussi réaffirmé l’engagement du Gouvernement en matière de l’égalité genre, notamment à travers les instruments internationaux et nationaux ainsi que dans les politiques et programmes.

Il n’a pas manqué de rappeler qu’il reste beaucoup de choses à faire pour amener les partis politiques à prendre en compte la participation plus accrue des femmes dans les organes de dirigeants des partis ainsi que dans les postes électifs et non électifs.

Pour sa part, la déléguée du Représentant de l’ONU-FEMMES, Mme Clémence BUNUNAGI a réitéré le soutien de cette organisation à la promotion de l’égalité de genre dans le monde, en général et au BURUNDI, en particulier.

Elle a en outre reconnu les progrès qui ont été réalisés par le Burundi au niveau du respect du quota d’au moins 30% de représentation de femmes dans les instances de prise de décisions telles que le Parlement, le Gouvernement et les Conseils Communaux.

Elle a toutefois souligné que les femmes sont encore peu nombreuses dans les organes de décision des partis politiques et dans les postes de nomination des autres instances publiques.

Des efforts doivent être ainsi consentis pour que la participation des femmes dans les instances de décision soit effective et enregistre une augmentation numérique du taux de représentativité.

Dans les échanges menés sur deux thèmes présentés par les consultantes respectivement la député Gloriose BERAHINO et Pascasie NDEBERI centrés sur les opportunités, les défis et les contraintes liés à la promotion de la participation des femmes dans les institutions électives et dans les instances de prise de décision à tous les niveaux, les femmes leaders se sont engagées à faire preuve de solidarité pour rentabiliser les opportunités favorables à leur promotion et à trouver les solutions adéquates aux problèmes auxquels elles sont confrontées.

Parmi les opportunités à exploiter, les participantes ont notamment relevé la majorité démographique.

Les femmes représentent, en effet, 52% de la population et par conséquent la majorité de la population élective.

Les femmes leaders se sont ainsi convenues de conscientiser leurs consœurs à une participation plus accrue dans les activités politiques et à réserver un intérêt particulier à leur droit d’élire et de se faire élire.

Une autre opportunité est la volonté du Gouvernement qui a proposé dans le projet d’amendement de la Constitution l’augmentation du quota de représentativité d’au moins 30% des femmes à au moins 35% dans les instances électives et non électives, a fait savoir la député BERAHINO lors de son exposé.

Les participantes ont, de leur côté, proposé l’augmentation de ce quota à au moins 40%.

Quant aux défis à relever, les participantes ont entre autres soulevé les pesanteurs culturelles qui freinent encore la compétitivité politique de la femme au même titre que les hommes.

Elles se sont ainsi convenues à mener des campagnes de sensibilisation sur l’ultime nécessité d’une implication plus accrue des femmes dans les activités politiques.

C.B.

Une personne tuée à domicile par des inconnus en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 28 novembre 2013(COSOME)- Un jeune homme est décédé dans la nuit de mardi à mercredi des suites des coups et blessures lui infligés par des individus non encore identifiés sur la colline de Baziro et zone de Baziro, en commune de Gitobeu, en province de Kirundo, a appris sur place de différentes sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La victime, Innocent Banyiyezako, 22 ans, marié et père d’un enfant, a été violemment passé à tabac dans la nuit de mercredi dernier à Baziro par des assaillants qui l’on trouvé à la maison, déclare-t-on de source policière.

Un activiste des droits de l’homme dans la localité confirme la mort de ce citoyen, ajoutant que le mobile de ce meurtre serait lié à un conflit foncier.

L’administrateur communal, Diomède Barutwanayo, quant à lui, a signifié que la police et l’administration sont à l’œuvre pour débusquer les présumés auteurs de ce meurtre.

La criminalité est monté d’un cran à Kirundo où, au cours de ces trois derniers mois, l’on dénombre plus de cinq corps humains sans vie qui ont été retrouvés dans divers endroits de la province.

Le dernier cas en date a été signalé la semaine passée sur la colline de Rambo, en commune de Kirundo.

Selon la police, certains présumés auteurs de meurtres ont été appréhendés et traduits en justice, tandis que d’autres ont pris la fuite.

Depuis le début de l’année, plus de 15 personnes ont été tuées dans divers actes criminels dans différentes communes de la province, rappelle-t-on.

JCN

Les acteurs politiques évaluent la mise en œuvre de la feuille de route vers les élections de 2015

Bujumbura, le 27 novembre 2013(COSOME)- Les acteurs politiques nationaux se sont retrouvés, mercredi, dans un atelier d’évaluation de l’état de la mise en application de la feuille de route dont ils se sont convenus au mois de mars dernier en vue de la préparation et la tenue d’élections « libres, transparentes, équitables, apaisées, inclusives et démocratiques » en 2015. Les travaux de l’atelier de trois jours ont été lancés par le Premier Vice-Président de la république du Burundi, Bernard BUSOKOZA, en présence du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Parfait Onyanga Onanga. Ci-après, l’intégralité du discours du premier vice-président de la république du Burundi, en charge des questions politiques, administratives et sécuritaires, Bernard Busokoza :

1. A l’occasion de l’ouverture officielle du Séminaire-Atelier sur l’évaluation de mise en œuvre de la feuille de route vers 2015, je voudrais, dans un premier temps, au nom du Gouvernement et en mon nom propre, m’acquitter d’un agréable devoir, celui de me joindre aux précédents orateurs, pour souhaiter à vous tous présents, la bienvenue dans ces travaux. Votre présence est une marque de confiance que vous témoignez au peuple Burundais et le Gouvernement qui vous a conviés à ces assises vous en remercie vivement.

2. Je tiens à exprimer particulièrement ma gratitude au Représentant Spécial du Secrétaire des Nations au Burundi ainsi qu’aux Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires pour le soutien qu’ils ne cessent de manifester à l’endroit du peuple burundais.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

3. Du 11 au 13 mars 2013, nous avons tenu, il vous souviendra, un atelier sur le processus électoral pour tirer des leçons du dernier scrutin de 2010. A l’issue de l’atelier, il a été convenu de veiller à la mise en œuvre des recommandations coulées sous la forme d’une feuille de route de 42 points. Il avait été aussi demandé au Gouvernement « d’organiser des ateliers de suivi et d’élaborer un chronogramme pour la mise en œuvre des recommandations en étroite collaboration avec les institutions nationales compétentes, les partis et acteurs politiques burundais, les Nations Unies ainsi que les partenaires internationaux ».

4. Chose promise chose due. Le rendez-vous d’aujourd’hui se veut être une réponse du Gouvernement à la requête de ses partenaires. Bien plus, il est question de perpétuer un des acquis du peuple burundais lorsqu’à Arusha, ses représentants ont inscrit en lettres d’or, les nobles principes du dialogue et de la concertation, pour une solution consensuelle aux différents défis que l’histoire ne cessera d’opposer à sa marche vers la paix durable.

5. L’organisation de ce séminaire-atelier s’inscrit donc dans la droite ligne de la révision périodique du cadre légal des élections, ainsi que dans le cadre de la mise en application des éléments de la feuille de route issue de l’atelier du 11 au 13 mars 2013, organisé à Bujumbura par le Gouvernement du Burundi en collaboration avec le Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB).

6. Dans le même contexte et dans le cadre du suivi des recommandations issues de l’atelier ci-haut évoqué, le Gouvernement à organisé un Séminaire-Atelier à Kayanza, du 22 au 24 mai 2013, sur les propositions d’amendements du Code électoral de 2009 à l’intention des Présidents des Partis Politiques, des acteurs politiques et d’autres partenaires au processus électoral. Un autre Séminaire a été organisé du 5 au 6 novembre 2013 sur l’environnement propice aux élections de 2015 ici même au Royal Palace, à l’intention des mêmes bénéficiaires.

7. Aujourd’hui donc, nous nous retrouvons pour évaluer la mise en œuvre de la feuille de route vers 2015 convenue en mars 2013. Ainsi que convenu lors du dernier atelier du 5 au 6 novembre 2013, nous sommes ici pour nous acquitter du meilleur rôle du bon médecin : prévenir, pour éviter d’être obligé de guérir. Au stade actuel, il vous est demandé au cours de ce séminaire-atelier, de donner vos contributions pour qu’en 2015, nous puissions aboutir à de véritables élections transparentes, libres, apaisées et inclusives au sens de l’article 87 de notre Constitution.

Excellences, Distingués Invités Mesdames et Messieurs,

8. La raison de votre présence ici est ainsi de réfléchir sur les conditions d’exercice par le peuple, de sa souveraineté en ce qui concerne la désignation de ses représentants à la Présidence de la République, à l’Assemblée Nationale, au Sénat, aux Conseils Communaux et Collinaires et/ou de Quartier.

9. Il vous est concrètement demandé, au cours de ce séminaire-atelier, de répondre à un certain nombre de préoccupations du processus électoral : • Quel chemin parcouru de mars 2013 à ce jour ? • Quels défis, menaces et opportunités en vue de renforcer la culture démocratique au Burundi ?
10. Vous aurez aussi à évaluer la mise en œuvre de la Feuille de route, analyser le cadre légal des élections, l’environnement propice aux élections, la gestion et la conduite des élections ainsi que le mécanisme de suivi de mise en œuvre des recommandations formulées.

Excellences, Distingués Invités, Mesdames et Messieurs,
11. Au risque de nous répéter, étant entendu que la répétition est la mère du savoir, lui-même moteur de l’agir, nous voudrions revenir sur un certain nombre de principes. Il est impérieux que les prochaines élections soient des élections réellement libres et apaisées. J’en appelle au patriotisme et à la fierté des partenaires politiques burundais. Nous sommes internationalement appréciés pour avoir réussi avec brio notre processus de paix, pour avoir, à partir des cendres, construit une nouvelle force de défense et de sécurité qui accomplit des merveilles dans le maintien de la paix en Afrique et dans le monde. Nous devons, je vous en conjure, confirmer notre leadership par la réussite de l’échéance électorale de 2015. Il suffit de le vouloir, car nous le pouvons.

12. Est-il besoin de le rappeler ? Aux termes de l’article 7 de notre Constitution, la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce, soit directement par voie du référendum, soit indirectement par ses représentants. Dans le cas d’espèce, la consultation du peuple, par élection ou référendum constitue la manifestation fondamentale de l’exercice de cette souveraineté.

13. Nous voulons ainsi que les prochaines élections ramènent le jeu politique à l’essentiel, à son fondement initial : mettre le pouvoir entre les mains du peuple souverain. A cet effet, il importe de créer un environnement convivial entre tous les acteurs de la compétition électorale, des maintenant et aussi bien avant que pendant et après les élections.

14. Aujourd’hui, à une année et demie des élections, plus tôt que lors des précédentes échéances électorales, les acteurs politiques ont déjà les yeux braqués sur l’année 2015. On perçoit déjà les prémices d’une campagne électorale qui ne dit pas son nom. Au nom du Gouvernement et en mon nom propre, j’en appelle à la responsabilité de tout un chacun. Nous ne pouvons pas entrer dans une campagne avant le coup d’envoi émanant de l’autorité habilitée et conformément à la loi électorale ? J’en appelle aussi au rejet de l’intolérance et de l’instrumentalisation des militants des partis, la jeunesse en particulier.

Excellences, Distingués Invités, Mesdames et Messieurs,

15. A l’ouverture de l’Atelier sur l’Environnement propice aux élections de 2015, le 05 Novembre 2013 et dans cette même salle, j’avais interpellé les Présidents des partis politiques en les invitant à plus de responsabilité, à faire preuve de discernement et de fair-play dans leurs actes et dans leur discours. Sans être trop pessimiste, ni sévère dans mon jugement, il est apparu sans tarder que certains d’entre eux n’ont pas intériorisé le message. En effet, au cours de leurs descentes sur terrain dans les week-ends qui ont suivi, descentes médiatisées à grands renforts de publicité, certains présidents de partis politiques ont fait preuve d’intolérance verbale caractérisée à l’endroit de leurs adversaires politiques et/ou du Gouvernement. Aux uns et aux autres, le Gouvernement leur adresse un rappel à l’ordre. Le leadership que vous devez incarner vous impose plus de tolérance pour vous préparer à une compétition saine, loyale et apaisée.

16. C’est le moment de rappeler ici qu’aux termes de l’article 78 de notre Constitution, les partis politiques « ne peuvent prôner la violence, l’exclusion et la haine sous toutes leurs formes, notamment celles basées sur l’appartenance ethnique, régionale, religieuse ou de genre ». L’article 79 renchérit : « les partis politiques et les coalitions de partis politiques doivent promouvoir la libre expression du suffrage et participent à la vie politique par des moyens pacifiques ».

Excellences, Distingués Invités, Mesdames et Messieurs,
17. Des quatre coins de la République, le peuple a les yeux braqués sur vous. Le travail auquel vous avez été conviés ici suscite beaucoup d’espoir. Que demain sera mieux qu’hier. Nul n’est donc besoin de vous dire que votre travail doit être à la hauteur des profondes attentes du peuple burundais. A cet effet, le Gouvernement vous exhorte tous à tout mettre en œuvre pour que le présent atelier se déroule dans un climat de franchise, de cordialité, de sérénité et de confiance mutuelle.

18. Pour sa part, le Gouvernement reste ouvert à toute proposition constructive en ce qui est de la préparation du cadre légal et institutionnel des élections et pour la création d’un environnement national favorable à des élections apaisées, libres, transparentes et démocratiques. D’où s’engage-t-il à poursuivre le dialogue entre toutes les parties prenantes du processus électoral dans toutes ses dimensions.

19. Concernant le Projet de Loi portant Révision de certaines dispositions de la Loi N° 1/010 du 18 Mars 2005 portant Promulgation de la Constitution de la République du Burundi, le Gouvernement mettra en place des mécanismes de dialogue et de concertation, de façon à ce que tous les partenaires politiques donnent leur contribution à ce texte fondamental avant son adoption par le Parlement.

20. Je m’en voudrais de terminer mon propos sans remercier les organisateurs de ce Séminaire. Une mention particulière va à l’endroit du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et aux autres partenaires internationaux qui nous ont aidés à financer cette activité qui s’inscrit dans la consolidation de la paix et de la démocratie au Burundi. Je remercie également tous les participants qui ont bien voulu répondre à l’invitation pour venir donner leur contribution à l’évaluation de la mise en œuvre de la feuille de route vers les élections de l’année 2015.

21. En terminant, je souhaite pleins succès au présent séminaire-atelier. Et c’est sur ces mots de remerciements et sur ces vœux que je déclare ouverts les travaux du Séminaire-atelier d’évaluation de la mise en œuvre de la feuille de route vers 2015.

Vive la République du Burundi,

Vive la Coopération Internationale,

Vivent les Consultation apaisées, libres et Démocratiques.

Je vous remercie.

Au moins quatre blessées dans des échauffourées entre des déplacés de guerre et la police en province de Ngozi

Ngozi, le 25novembre novembre 2013(COSOME)- Au moins quatre personnes ont été grièvement blessées dans des échauffourées entre des déplacés de guerre de la localité de Ruhororo et des éléments de la police depuis mardi dernier, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les affrontements ont débuté aux premières heures de la matinée de mardi quand la police a voulu appréhender de présumés auteurs de l’explosion d’une grenade vendredi dernier chez un membre de la commission chargée de traiter la problématique du site des déplacés de guerre de RUHORORO.

La population du dit site était armée de gourdins, de machettes et de pierres et a bloqué la route nationale numéro quinze(RN15) reliant la province de Ngozi à celle de Gitega.

Les policiers qui étaient sur place ont du tirer beaucoup de coups de feu en l’air pour disperser les déplacés en colère.

Dans le cafouillage qui a suivi, deux enfants et deux policiers ont été grièvement blessés.

Malgré ces contestations acharnées de ces déplacés, la police a fini par arrêter quatre présumés auteurs de l’attaque par grenade perpétrée chez Balthazar RIVUZIMANA, un membre de la commission mise en place par le gouverneur de la province de NGOZI pour traiter la problématique de ce site.

C’est vers 15 hures que la situation a pu être maitrisée par un effectif important de militaires qui s’est déployé dans le site.

Le gouverneur Claude NAHAYO, le procureur général près la cour d’appel de Ngozi, Gamaliel NKURUNZIZA ainsi les autorités policières, ont effectués une descente à RUHORORO pour essayer avec ces déplacés de trouver la solution aux problèmes qui minent ce camps des déplacés depuis la crise de 1993.

Malgré les efforts qui ont été fournis par ces autorités, la situation s’est encore empirée dans la soirée de ce lundi, la plupart de ces déplacés ont déjà fui leurs ménages craignant d’être malmenés.

Les déplacés vivent dans la site depuis l’éclatement de la guerre civile, en 1993 et exigent des conditions de sécurité optimales pour regagner leurs biens.

YM

Journée d’information sur la CNIDH en province de Mwaro

Mwaro(Centre du Burundi), le 26 novembre 2013 (COSOME)- Le section des droits de l’homme du Bureau des nations unies (BNUB, antenne de Gitega, dans le centre) a organisé dernièrement une journée d’information sur la commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) en province de Mwaro, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Des représentants de l’Administration locale, ceux des services publics, des associations de la société civile, des médias et des confessions religieuses ainsi que des membres des structures communautaires ont pris part à la journée d’information sur les missions, la composition, le fonctionnement de la CNIDH.

Les principales préoccupations des participants ont surtout porté sur l’indépendance réelle de la commission qui a été mise en place et vit des subsides de l’Etat.

La protection des victimes, la visibilité, la médiation dont la commission est capable dans des litiges entre l’Etat et les tiers sont autant de questions qui ont nourri le débat de la journée d’information.

Les différentes inquiétudes de l’opinion montrent que la journée d’information était nécessaire et que la CNIDH, de son côté, doit redoubler d’efforts pour mériter la confiance des citoyens.

La commission va souffler ses trois bougies au mois de juin prochain alors que son mandat est de quatre ans.

J.H.

Le président de l’UPRONA en visite à Mwaro

Mwaro (Centre du Burundi), le 26 novembre 2013(COSOME)- Le président du de l’union pour le progrès national (UPRONA), Charles Nditije, a visité, le week-end dernier, la province de Mwaro où il a profité de l’occasion pour s’exprimer sur les problèmes politiques de l’heure au Burundi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La descente a coïncidé avec la célébration du 52ème anniversaire de la victoire de l’ancien parti unique aux premières élections législatives post coloniales des années 1962.

Le président de l’UPRONA s’est également exprimé sur le travail parfois controversé dans l’opinion de la commission nationale des terres et autres biens, la révision en cours de la constitution, le projet de la mise en place de la commission pour la vérité et la réconciliation nationale.

Concernant le projet de révision constitutionnelle, le leader de l’UPRONA a affirmé qu’il s’agissait d’une manœuvre du parti au pouvoir pour mettre fin aux accords de paix qui ont été conclus à Arusha en Tanzanie en Août 2000 entre les burundais dans toute leur diversité.

Ces accords de paix d’Arusha ont donné naissance à cette constitution, c’est pour cette raison que sa révision ne peut pas être l’œuvre du seul parti au pouvoir et les dirigeants de ce pays doivent savoir qu’ils ont accédé au pouvoir grâce à ces mêmes accords, selon M.NDITIJE.

Concernant ce que compte faire le parti Uprona au cas où le Gouvernement ferait sourde oreille aux différents appels lancés, ils ne vont pas se retirer du Gouvernement ou d’autres organes de prise de décision comme souhaité par les parti de l’opposition, il vont attendre et vont agir quand le projet de loi sera au niveau des deux chambres du parlement, a-t-il dit.

S’agissant de la Commission Terre et autres Biens, le président de l’UPRONA s’est dit « consterné » par la reconduction de Monseigneur Bambonanire à la tête de la CNTB étant donné qu’il a déjà montré qu’il a un côté penchant au lieu d’observer la neutralité.

S’agissant de la mise en place de la commission pour la Vérité et la Réconciliation, M.Nditije a trouvé que le gouvernement veut promouvoir le « pardon collectif » en même temps qu’il est « contre » la mise en place d’un tribunal spécial pour réprimer les crimes qui ont été commis depuis la date de l’indépendance nationale du Burundi, en 1962, à la signature de l’accord global de cessez-le-feu de 2003.

Concernant la vie du parti, le président de l’UPRONA a lancé un message de réunification du parti au niveau provincial après des divisions qui ont été observées ces derniers temps dans les rangs de la formation politique.
Cette réunification passera par des candidatures aux postes de responsabilité qui seront désormais parrainés par des responsables du parti à la base.

J.H.