La mairie refuse l’autorisation à une marche-manifestation de l’opposition à Bujumbura

Bujumbura, le 6 décembre 2013(COSOME)- La mairie de Bujumbura a opposé un refus de non recevoir à une demande de marche-manifestation populaire que projetait d’organiser, le 9 décembre prochain, des partis politiques de l’opposition pour protester contre un projet de révision constitutionnelle « non concertée », à l’approche des élections générales de 2015, apprend-on de source administrative à Bujumbura.

Pour le maire de Bujumbura, Saidi Juma, la marche-manifestation n’a plus de raison d’être du moment que le parlement a déjà accepté d’organiser un cadre de dialogue avec tous les acteurs politiques intéressés par le projet gouvernemental de révision constitutionnelle.

L’opposition prête l’intension au pouvoir de tenir tant à cette révision pour permettre au président en exercice, Pierre Nkurunziza, de briguer, le moment venu, un troisième mandat « inconstitutionnel» à la tête de l’Etat, ce dont se défend le camp présidentiel, en mettant plutôt en avant la nécessité d’adapter la loi fondamentale encore en vigueur dans le pays depuis 2005 à l’évolution sociopolitique du moment, aussi bien au niveau national que sous-régional.

Le maire repose encore le refus de manifester sur une possible perturbation de la sécurité dans son entité administrative.

Pour le moment, l’opposition maintient le mot d’ordre de mettre dans la rue les militants et sympathisants lundi prochain, malgré d’autres mises en garde sévères qui ont été déjà exprimées par la police et l’armée pour ne pas jouer avec la sécurité et l’ordre public dans un pays qui ne s’est pas encore remis entièrement des séquelles des années passées de guerre civile.

Périple du chef de l’Etat burundais en France, en Hollande et au Kenya

Bujumbura, le 6 décembre 2013(COSOME)- Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a entamé, depuis jeudi, un périple diplomatique qui le conduira successivement à Paris (France), Amsterdam (Pays-Bas) et Nairobi (Kenya), apprend-on de source officielle à Bujumbura.

Dans la capitale française, le président Nkurunziza va participer au «Sommet de l’Elysée » sur la paix et la sécurité en Afrique, précise un communiqué de la présidence de la république à Bujumbura.

Après Paris, le chef de l’Etat burundais effectuera une visite officielle à Amsterdam, d’après la même source qui ne précise toutefois pas la durée du séjour hollandais.

Des entretiens sont prévus avec le roi des Pays-Bas, sa Majesté Willem-Alexander, et porteront essentiellement sur l’état de la coopération bilatérale entre les deux parties.

Le président Nkurunziza rencontrera, par ailleurs, d’autres hautes personnalités du pays hôte, comme les présidents des deux chambres du parlement ainsi que ceux des commissions des affaires étrangères du parlement.

D’autres rendez-vous au programme de la visite sont relatifs à une séance de travail avec des opérateurs économiques hollandais et une rencontre avec la diaspora burundaise vivant en Europe pour échanger sur la vie du pays d’origine.

Le chef de l’Etat burundais sera de retour sur le continent le 12 décembre prochain pour prendre part aux cérémonies commémoratives du cinquantième anniversaire de l’indépendance nationale du Kenya, avant de regagner Bujumbura.

L’administrateur de la commune Kirundo tente d’empêcher une réunion du parti FRODEBU en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 2 décembre 2013(COSOME)- Le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, opposition, membre de l’alliance démocratique pour le changement (ADC) accuse l’administrateur de la commune Kirundo, Reverien Habogorimana, d’avoir torpillé sa réunion du dimanche dernier programmé à la colline Cewe dans cette même commune, a appris du responsable communal du FRODEBU, Stany Kambaranyenge, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Kambaranyenge, l’autorité communale a instruit le chef de zone Cewe, Pierre Macumi, d’empêcher la réunion prétextant qu’il n’avait pas été « tenu informé de l’organisation » de ladite rencontre.

« Le chef de zone a mobilisé des jeunes du conseil national pour la défense de la démocratie/ force défens de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) pour « s’attaquer à nos membres », a-t-il déclaré.

« La police a tout fait et a pu éviter que les deux parties se rentrent dedans », ajoute-t-il.

Le gouverneur de province, Réverien Nzigamasabo, a dû intervenir pour laisser les membres du FRODEBU organiser leur réunion, a ajouté Mme Jeanine Bigwabari, présidente de la fédération provinciale de ce parti.

Mme Bigwabari félicite le gouverneur Nzigamasabo d’avoir transcendé son appartenance politique et autorisé la tenue de la réunion.

Néanmoins elle a regretté le fait que certains de ses militants aient été intimidés et forcer de ne pas répondre au rendez-vous.

Elle demande aux autres autorités de l’administration territoriale à briller par leur neutralité politique et laisser les partis politiques qui sont en ordre avec la loi travailler en toute « quiétude ».

Il ya trois mois, les deux responsables du FRODEBU en commune et province Kirundo avaient été séquestrés sur la même colline de Cewe par Pierre Macumi, l’autorité zonale en compagnie des jeunes présumés membres du CNDD/FDD, rappelle-t-on.

JCN

Lancement officiel du projet « Voix de femmes, Voix de jeunes dans le processus démocratique »

bureau_martha-2.jpgBujumbura, le 2 décembre 2013(COSOME)- La coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME) a procédé récemment au lancement officiel du projet « Voix de femmes, Voix de jeunes dans le processus démocratique » qui sera exécuté dans les provinces de Cibitoke, Gitega et Ngozi au cours des ces 12 prochains mois avec l’appui financier de Oxfam Novib.

Dans le discours de circonstance, la présidente de la COSOME, Justine Nkurunziza, a déclaré que le projet va contribuer à avoir un processus électoral et démocratique inclusif de toutes les catégories sociales, plus particulièrement les femmes et les jeunes.

Plus spécifiquement, il s’agit de Sensibiliser les femmes et les jeunes sur les différentes formes de manipulation (achat des consciences, corruptions) et sur la participation citoyenne.
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«Nous tenons sincèrement à remercier l’ONG OXFAM-NOVIB qui a accepté de financé le projet que nous lançons officiellement. Nous remercions en plus tous nos partenaires qui ne se lassent à nous soutenir institutionnellement, techniquement, matériellement et opérationnellement. Nous remercions aussi, tous ceux qui se sont prononcés et ceux aussi qui s’apprêtent à se prononcer pour nous soutenir dans un proche avenir », a-t-elle conclut son discours.

De son côté, la directrice du pays associée à Oxfam Novib Burundi, Mme GERALDINE BREUKERS, a exprimé un réel plaisir de prendre la parole à l’occasion des cérémonies de lancement officiel du projet ‘’VOIX DES FEMMES, VOIX DES JEUNES DANS LE PROCESSUS DEMOCRATIQUE’’.

« En effet, cette activité de lancement rentre dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet qui sera exécuté par la COSOME avec l’appui financier d’OXFAM Burundi que je représente ici », a-t-elle dit, avant d’indiquer les différentes phases du projet.

La première phase du projet s’articulera plus spécifiquement sur la sensibilisation des femmes et des jeunes pour leur implication active dans le processus électorale de 2015. La mise en œuvre du projet sera confiée aux organisations de jeunes et de femmes qui sont membres de la COSOME.

Cette première phase du projet s’étend sur une période de 12 mois et cible trois provinces à savoir Cibitoke, Gitega et Ngozi. Le choix de ces provinces a été motivé par le fait qu’on a constaté que le taux d’analphabétisme est très bas dans ces provinces et qu’on y a observé beaucoup de violences électorales au cours des élections de 2010. Ce projet a été conçu dans l’objectif de préparer les esprits des femmes et des jeunes pour préparer les élections de 2015, a rappelé Mme GERALDINE BREUKERS.

La deuxième phase du projet sera jusqu’à fin 2015 et sera focalisée beaucoup plus sur la mobilisation des femmes et des jeunes pour la participation civile et politique aux élections proprement dites de 2015.

Pour la directrice du pays associée, le projet permettra à la COSOME d’atteindre son objectif d’accompagner tout le processus électoral, en commençant par les activités de préparation des élections, ensuite avec celles d’observation des élections et enfin avec celles de suivi des promesses faites par les candidats au vote.

La COSOME a déjà bénéficié d’un appui financier d’OXFAM dans le cadre de l’observation des élections au Burundi, notamment en 2010, et dans la sous-région où elle a observé les dernières élections au Rwanda et en Tanzanie, a-t-elle rappelé.

« C’est pour cette raison que je suis heureuse d’être parmi vous aujourd’hui, au nom d’Oxfam Burundi, pour célébrer le lancement officiel du projet que COSOME va exécuter en partenariat avec OXFAM pour une période de 12 mois ».

« Je m’en voudrais de terminer mon intervention sans remercier COSOME et toutes les associations membres pour tout ce qu’ils font à travers le pays pour accroitre la citoyenneté active, la transparence et la redevabilité électorale dans le processus démocratique de 2015 », a-t-elle conclu son discours.

Un délégué du ministère de l’intérieur ayant la gestion des organisations et organisations non gouvernementales de la société civile dans ses attributions, a Térence Mbonabuca, a également pris la parole à l’occasion, d’abord pour féliciter la COSOME et son partenaire Oxfam Novib pour cette initiative « ô combien louable de contribuer à faire entendre les voix des femmes et des jeunes hommes dans le processus démocratique qui ne saurait donner les fruits escomptés sans la participation inclusive de toutes les couches et catégories sociales du pays ».

« Nous sommes encore heureux de savoir qu’il s’agit d’un projet pilote ayant pour objectifs généraux de sensibiliser la femme à élire et se faire élire et les jeunes à adopter un comportement responsable, pas seulement avant, pendant et après les élections, mais bien mieux, un comportement responsable de tous les jours. Après tout, c’est sur eux que repose l’avenir du pays », a-t-il enchaîné.

Pour le représentant du gouvernement encore, « un tel projet tombe, par ailleurs, à point nommé, c’est-à-dire au moment où le gouvernement et ses partenaires politiques et de la société civile sont engagés dans le dialogue autour des enjeux électoraux de 2015. Nous en profitons pour réitérer l’engagement du gouvernement à garantir des élections libres, transparentes, apaisées, justes, démocratiques, équitables et inclusives à l’horizon 2015. Nous nous réjouissons aussi du fait qu’au-delà des quelques provinces pilotes, c’est toute la population burundaise qui bénéficiera du projet en cours d’inauguration grâce à l’effet multiplicateur de la radio et d’autres outils de sensibilisation qui ont été pensés et élaborés par la COSOME ».

Le représentant du ministère de l’intérieur a encore déclaré que « le souci de la participation inclusive de toutes les couches de la population à la vie nationale du pays est aussi celui du gouvernement qui a inscrit, dans ses politiques, la promotion et la défense des droits civils et politiques des femmes et des jeunes. En témoigne l’existence d’une politique nationale de genre et d’un conseil national des jeunes. Pour toutes les raisons qui précèdent, soyez donc assurés du soutien du gouvernement qui vous encourage, par ailleurs, à inscrire votre action dans la légalité afin d’atteindre les objectifs escomptés dans la sérénité et l’intérêt général de la population ».

« Votre initiative vient donc en complément aux efforts du gouvernement qui, par ailleurs, reconnaît, de manière générale, la place et le rôle forts de la société civile en démocratie, pour peu que ce rôle s’inscrive encore une fois dans la légalité et soit constructif. Au Burundi, nous en arrivons aujourd’hui à plus de 3.000 organisations et associations de la société civile et si toutes et chacune pouvaient jouer leur rôle comme il se doit, vous comprendrez, Mesdames et Messieurs, qu’elles soulageraient et compléteraient les efforts du gouvernement qui œuvre chaque jour d’avantage à l’amélioration des conditions de vie du citoyen, dans les différents secteurs d’activité », a-t-il poursuivi.

« Nous encourageons donc toutes ces associations et organisations de la société civile à emboîter le pas à la COSOME, en prenant à leur tour des initiatives tout aussi heureuses, chacune dans son secteur d’activité. Nous encourageons également le partenariat, d’une part, entre les acteurs de la société civile et les pouvoirs publics, d’autre part entre la société civile et les partenaires financiers et techniques, encore une fois dans les limites qui sont autorisées par la loi et pour l’intérêt général bien compris de la population. Nous terminons notre propos par là où nous l’avions commencé, c’est-à-dire, en réitérant nos sincères remerciements et félicitations à la COSOME pour avoir pensé à un tel projet dont le groupe cible constitue la catégorie sociale de loin la plus importante du pays, aussi bien en terme de nombre que du rôle qu’elle joue dans le pays. Plus de 60% de la population du Burundi sont en effet, constitués de jeunes, tandis que plus de 52% sont des femmes », d’après la même source.

« La participation à la vie nationale doit donc tenir compte de ces deux forces sociales sur lesquelles repose le développement intégral du pays. Nous encourageons enfin la COSOME et son partenaire Oxfam Novib à se donner les moyens pour la pérennité et l’extension du projet bien au-delà des trois provinces pilotes », a-t-il conclu son discours.

Le Burundi satisfait de l’introduction du français parmi les langues de travail de la CEA

Bujumbura, le 1er décembre 2013(COSOME)- Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a exprimé sa satisfaction, dimanche, au lendemain du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la communauté est africaine (CEA) de Kampala, en Ouganda, qui a adopté, entre autre point « important » pour son pays, le français comme troisième langue de travail de ce regroupement sous-régional de libre échange.

L’anglais et le Swahili étaient jusque-là les seules langues de rigueur au sein de la communauté est africaine dont la majorité des pays membres sont anglophones.

Le français reste, par contre, la langue officielle la plus parlée des burundais qui n’étaient pas, de ce fait, à l’aise pour communiquer avec les anglophones et « swahilophones » kenyans, ougandais, tanzaniens et rwandais dans des réunions et autres sommets de la CEA.

Le président Nkurunziza a déclaré qu’il a fallu des négociations au cours du sommet pour que le français soit accepté, en plus de l’anglais et du Swahili, comme une autre langue de travail».

Le chef de l’Etat burundais a également rendu compte avec la même satisfaction de la signature avec ses pairs de la CEA d’un protocole portant union monétaire et dont l’entrée en vigueur interviendra à l’horizon 2024, par la mise en circulation d’une monnaie unique à l’échelle des cinq pays membres.

La présidence tournante de la communauté, pour l’exercice 2014, a été confiée au chef de l’Etat du Kenya, Uhuru Kenyatta, pour prendre la relève de son homologue ougandais, Yoweri Kaguta Museveni.

Remplacement d’un administrateur démissionnaire en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 1er décembre 2013(COSOME)- L’ancien administrateur communal de Bubanza, Nicodème Nkurunziza, a été remplacé à ce poste par Mme Jacqueline Nzigamiye quelque jours après son offre de démission pour « convenances personnelles », a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Le remplacement de l’administrateur sortant avait présenté sa démission le 21 novembre dernier et le conseil communal a officialisé le départ volontaire en sa réunion du 29 novembre dernier, d’après les mêmes sources.

Le démissionnaire était un membre du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, parti au pouvoir).

Sa remplaçante est issue du même parti et travaillait jusque-là à l’antenne locale de la mutuelle de la fonction.

Dans sa lettre de démission, l’administrateur sortant ne révèle pas les raisons exactes de ce désintérêt à terminer le mandat à la tête de cette commune.

Mais, selon ses proches collaborateurs, il aurait devancé un projet de le démettre de ses fonctions car les relations avec ses supérieurs hiérarchiques n’étaient plus aux beaux fixes.

A.Nk

Arrestation de deux individus pour tentative d’armement illicite en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 1er décembre 2013 (COSOME)- Deux personnes, dont lycéen, sont incarcérées depuis jeudi passé au cachot de police de la commune de Mpinga- Kayove, pour tentative d’armement illicite, a- t- on appris de sources policières locales.

Selon ces sources, un certain Richard Nduwayezu, élève de la 9ème année secondaire, originaire de la commune de Butaganzwa, en province de Ruyigi, est tombé dans un piège d’un policier qui le soupçonnait de complicité avec une bande de voleurs à main armée, en lui promettant de lui vendre son arme, moyennant une certaine somme d’argent.

Lors de l’interrogatoire, le lycéen a cependant accrédité la thèse selon laquelle il ne jouait que le rôle d’intermédiaire dans l’affaire avant de révéler le nom de l’acheteur présumé, un prénommé Hatungimana, alias « Kwasa ».

L’intéressé a été cueilli dans un débit de boisson avec des munitions de fusil de marque kalachnikov et une somme de 38.000 francs burundais qu’il voulait donner comme avance.

Signalons que Hatungimana, alias Kwasa, est un repris de justice multirécidiviste a été qui appartient à une bande de présumés voleurs à mains armées opérant sur la zone frontalière des communes de Musongati et Mpinga- Kayove, en province de Rutana et Butaganzwa, en province Ruyigi.

R.G.

Le CNDD-FDD inaugure une sixième permanence en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 2 décembre 2013(COSOME)- Le deuxième vice- président du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir), Joseph Ntakarutimana, a supervisé, samedi dernier, les cérémonies d’inauguration de la nouvelle permanence communale du parti à Bwambarangwe, en province de Kirundo, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Dans son allocution, M.Ntakarutimana a remercié ses compagnons de lutte politique qui se sont mis ensemble pour se doter des bureaux qui serviront de lieux d’échange pour consolider le parti.

A la même occasion, il a appelé les militants et sympathisants à ne pas répondre aux manifestations que les leaders de l’alliance démocratique pour le changement (ADC-Ikibiri, opposition) comptent organiser le lundi 9 décembre pour protester contre l’amendement « unilatéral » de la constitution.

M. Ntakarutimana a précisé que le parlement pourra inviter les forces politiques burundaises et autres acteurs à donner leurs contributions sur la révision de la constitution, avant que la chambre basse du parlement ne se penche sur le projet d’amender la loi fondamentale.

La permanence de Bwambarangwe est la sixième à être inaugurée ces derniers temps dans cette province, après celles des communes de Bugabira, Busoni, Kirundo, Ntega, et Vumbi, rappelle-t-on.

Les moyens financiers pour construire cette infrastructure ont été collectés au sein même des membres du parti, dit-on du côté du CNDD-FDD.

JCN

Le président du Burundi attendu au sommet de la CEA à Kampala

Bujumbura, le 30 novembre 2013(COSOME)- Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, devait quitter Bujumbura, vendredi, pour Kampala, en Ouganda, où il va prendre part au 15ème sommet des chefs d’Etat de la communauté est africaine(CEA) de libre échange, annonce la présidence de la république dans la capitale burundaise.

A l’ordre du jour du sommet figure, notamment, la signature du protocole portant création d’une union monétaire.

En attendant cette union monétaire qu’elle soit effective, « des négociations vont se poursuivre sur des dossiers connexes, notamment la mise sur pied de l’institut monétaire est africain qui préparera, à son tour, les modalités pratiques de la création d’une banque centrale est africaine ».

Les chefs d’Etat de la CEA devraient également analyser le dossier portant réalisation du « territoire douanier unique » dont la mise en œuvre effective devrait intervenir au premier janvier 2014.

S’agissant de la feuille de route pour la mise en place de la fédération politique, elle doit passer par des préalables, notamment la mise en œuvre effective des protocoles sur l’union douanière, le marché commun ou encore l’union monétaire.

Les Chefs d’Etat devraient également analyser la demande d’adhésion à la Communauté par le Soudan du sud et la République fédérale de Somalie, ainsi que l’extension de la juridiction de la cour de justice de la CEA pour couvrir, entre autres, les crimes contre l’humanité.

La tenue de ce sommet devrait permettre de resserrer les rangs de ce jeune regroupement sous-régional qui comprend le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda, la Tanzanie et la Kenya.

La communauté a été créée en 1999 par les trois poids lourds que sont l’Ouganda, la Tanzanie et le Kenya, tandis que l’adhésion du Burundi et du Rwanda ne remonte qu’à l’année 2007.

Les gouvernements burundais et tanzaniens se sont plaints ces derniers jours de réunions des trois autres pays membres auxquelles ils étaient exclus, en « violation » du traité fondateur de la communauté est africaine forte de plus de 120 millions de consommateurs potentiels et un produit intérieur brut (PIB) de l’ordre de 104 milliards de dollars us, dit-on dans les milieux économiques à Bujumbura.

Arrestation de militants de l’UPRONA et de l’UPD en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 30 novembre 2013(COSOME)- Des membres de l’unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique) et de l’union pour la paix et la démocratie(UPD, opposition) ont été arrêtés par la police, le 29 novembre dernier en commune de Mpanda, sur la colline Gifugwe, pour « outrage à chef de l’Etat », a appris sur place, de source proche des prévenus, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Les prévenus sont au nombre de trois, à savoir un membre de l’UPRONA et deux autres de l’UPD, d’après les mêmes sources.

Hankirimana Jean, Buhoma Sélemani de l’UPD Zigamibanga et
Ndayiragije Eric de l’UPRONA ont été arrêtés vers 18 heures locales avant de subir des interrogatoires sur la détention de documents « outrageants » envers le chef de l’Etat.

Les responsables provinciaux des partis concernés en province de Bubanza ont exprimé leur surprise par rapport à ces arrestations.

Pour le représentant de l’UPRONA, Banciryanino Fabien, ces
arrestations sont « illégales » et « injustes ».

La même réaction a été formulée par le responsable provincial de l’UPD Zigamibanga pour qui les prévenus ne sont pas les auteurs des écrits incriminés qui ont été tirés d’un site internet.

A.NK.