Bilan de 687 cas de violences sexuelles et basées sur le genre en 2013 en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 23 décembre 2013(COSOME). Au moins 639 femmes et 48 hommes ont été victimes de violence cette année 2013 en province Bubanza, apprend-on de source proche du centre de développement familial et communautaire(CDFC) de Bubanza.

102 femmes et filles ont été victime de viols, 52 femmes ont subis des violences physiques, 162 ont été victimes de violences causées par des litiges fonciers et 3 enfants n’ont pas de reconnaissance de parent.
Le CDFC prouve à suffisance que les violences sexuelles et basées sur le genre sont loin de prendre fin à Bubanza.

L’engagement de l’administration provinciale à lutter contre le concubinage est ferme: c’est soit l’emprisonnement ou l’abandon de la concubine.

Beaucoup d’associations de défense des droits de la personne humaine et engagées dans la défense des droits des femmes se sont organisées pour chasser toute femme qui s’approprie le mari d’une autre femme.

Bambarukontari Denise, représentante de l’association « TUBOGORANE », à Bubanza, a déjà contribué à chasser plus de 7 femmes concubines sur sa colline de Giko, en commune de Bubanza. La même action se fait sur beaucoup d’autres collines de la province de Bubanza sous l’autorité du gouverneur de province, Nyandwi Anselme.

La synergie des partenaires de promotion des droits des femmes fait appel à toute la population à s’engager pour la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre.

Mme pascasie Ndayizeye, représentante de la SPPDF, demande de ne pas banaliser les violences domestiques comme s’il était normal qu’un homme frappe sa femme.

Avec l’appui de l’ONG Healthnet TPO, le CDFC a organisé une marche manifestation en commune de Gihanga lors de la clôture de la semaine dédiée aux 16 jours d’activisme contre les violences sexuelles.

La commune connait un phénomène de concubinage exceptionnel surtout pendant la faste campagne de récolte de riz.

Certains hôpitaux, centres de santé et écoles sont engagés dans le programme de lutte contre les violences sexuelles.

A.Nk

Arrestation d’une femme pour « meurtre» présumé sur son conjoint en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 22 décembre 2013 (COSOME)- Mme Juliette Nsabimana, 26 ans, habitant la colline de Butezi, en commune de Giharo, a été arrêtée par la police locale ce vendredi, le 20 décembre 2013 sous le chef d’accusation d’avoir assassiné, la veille, son mari, un homme connu sous le sobriquet de «Gitanda », a- t- on appris sur place, de sources policières et administratives.

Selon ces mêmes sources, ce meurtre est consécutif au mauvais comportement de Mme Juliette Nsabimana, qui n’a pas supporté les remarques de son conjoint lorsqu’elle a refusé de donner de la nourriture aux enfants de la 1ère union de cet homme, au profit des siennes qu’elle a récemment amené dans ce ménage.

Le couple s’était par la suite chamaillé, et cette dame a poignardé son mari au niveau du cœur, qui est mort sur le champ.

La police de Giharo dit qu’elle est en train de confectionner ce dossier afin de le transmettre rapidement aux instances judiciaires.

Signalons que cette femme qui a tué son conjoint était connue comme faisant partie des femmes à partenaires multiples. Ca faisait deux semaines que cet homme l’avait prise pour épouse, après avoir répudié la 1ère, avec laquelle il avait quatre enfants.

Toujours dans cette commune de Giharo, sur la colline de Ngomante, sur des renseignements d’un citoyen de la place, la police a saisi un fusil de type kalachnikov, dans la nuit de ce vendredi, 20 décembre 2013. Cette arme à feu se trouvait dans une maison occupée par deux jeunes hommes. Eux aussi, ils ont été arrêtés par la police pour des raisons d’investigation.

R.G.

Bilan mitigé du dialogue entre les acteurs politiques sur la révision constitutionnelle

Les questions qui fâchent, comme le nombre de mandats présidentiels, ou encore les quotas ethniques à prévoir dans la future constitution de la république du Burundi, constituent, par contre, les points de divergences qui sont restés en suspens, reconnaît le rapport final des discussions.

Le climat sociopolitique s’était dangereusement dégradé ces derniers jours à la suite de la révision « unilatérale » de la constitution de 2005 au gouvernement, sans consultations préalables avec l’opposition qui a eu, à maintes reprises, à menacer de recourir à la rue pour faire entendre sa voie.

Le parlement burundais s’est, par la suite, fortement impliqué dans le rétablissement du dialogue entre les principaux acteurs politiques pour dégager un texte de loi fondamental plus consensuel.

Le chef de file de l’opposition extraparlementaire, Léonce Ngendakumana, a demandé, samedi, au parlement burundais d’aller de l’avant en considérant les points de divergence à mettre dans le projet constitutionnel tels qu’ils ont été convenus entre les différents acteurs politiques.

Du côté de la mouvance présidentielle, le leader du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD), Pascal Nyabenda, a rassuré sur les compromis qui devront figurer dans le projet constitutionnel sur lequel le dernier mot reviendra, cependant, au parlement qui est dominé pour le moment par son parti au pouvoir.

Les observateurs politiques à Bujumbura, pour leur part, ont loué unanimement la reprise du dialogue national qui restait difficile depuis les dernières élections générales controversées de 2010 et espèrent enfin une préparation et une tenue de nouvelles consultations populaires plus « apaisées, inclusives, justes et démocratiques », à l’horizon 2015.

Remise volontaire de 2 fusils de type kalachnikov, 11 grenades et 60 cartouches en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi) ,le 23 décembre 2013(COSOME)- Deux fusils de type kalachnikov, 12 grenades et 60 cartouches de différent calibre ont été remis volontairement par les populations civiles de la province de Cankuzo qui les détenaient illégalement au cours des derniers mois, apprend-on du représentant de la Commission nationale permanente de lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres (CNAP) dans cette province, Gabriel Toyi.

Le dernier cas en date a été enregistré en commune de Cendajuru où un habitant a remis volontairement une grenade au cours de ce mois de décembre 2013.

Par ailleurs, M Toyi se réjouit de l’implication des confessions religieuses, de la société civile, des responsables de l’administration et des services de sécurité dans la sensibilisation de la population pour la mise volontaires des armes détenues illégalement pendant cette période de la campagne de remise volontaire des armes qui a débuté le 6 décembre pour se terminer le 31 décembre 2013.

Le commissaire provincial de la police à Cankuzo, le Commissaire Herman Kabura indique par ailleurs que la police vient de saisir un fusil de type Kalachnikov en commune de Mishiha de la même province.

Les armes détenues illégalement sont souvent utilisées dans des cas de vols à main armée et autres règlements de comptes pour divers motifs.

Onésime Ndayizeye

Des membres du personnel communal à l’école de la décentralisation en province de Bubanza

Bubanza (Nord-ouest du Burundi), le 19 décembre 2013(COSOME)- Des agronomes, vétérinaires, directeurs d’écoles, comptables et autres administrateurs de cinq communes de Bubanza ont reçu ces derniers jours une formation en décentralisation, gestion et en bonne gouvernance, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Dismas Ntiyanogeye, du Centre National de Formation des Acteurs Locaux (CNFAL, logé au Ministère du développement communal), la formation devra permettre aux responsables des communes et le personnel technique des communes et les services déconcentrés basés dans ces communes de connaitre chacun, les limites de ses compétences.

Les administrateurs apprennent à respecter les autorités de tutelles représentées par le gouverneur dans sa province et vice versa.

Les gouverneurs apprennent le respect de l’autonomie de gestion des communes. Le responsable de cette formation s’attend à la diminution substantielle des conflits entre les autorités communales et provinciales.

Un certain nombre de modules sont prévues dans cette formation qui s’échelonne sur trois
ans.

Parmi ces modules, dix traitent de la décentralisation, les autres de la gestion et la bonne gouvernance dans 117 communes qui vont bénéficier de cette formation pendant une période d’une année.

Les communes de la mairie de Bujumbura ne sont pas concernées pour des raisons de manque d’autonomie de gestion.

La dite formation a débuté par Bubanza province test et les autres provinces vont suivre. Des mécanismes d’évaluation sont prévus pour évaluer l’impact de ce projet.

A.Nk

L’ADC participe à la rencontre des acteurs politiques sur les propositions d’amendement constitutionnel

Bujumbura, le 19 décembre 2013 (COSOME) – L’alliance des démocrates pour le changement (ADC) va prendre part à la rencontre des acteurs politiques sur les propositions d’amendement de la constitution de 2005 à l’initiative de l’assemblée nationale, apprend-on de source proche de l’opposition.

Le projet gouvernemental est déjà sur le bureau de l’Assemblée nationale qui a récemment proposé de le remettre sur la table de discussions, suite aux menaces de l’Alliance des démocrates pour le changement (ADC) de recourir à la rue pour n’avoir pas été associée à la révision de la loi fondamentale de 2005.

Dans ces conditions, l’ADC avait observé un boycott des législatives et de la présidentielle pour protester contre des  »fraudes massives » constatées lors des municipales de 2010 qui avaient précédé ces deux scrutins.

Le président de l’ADC, Léonce Ngendakumana, a annoncé la participation de son alliance aux discussions de jeudi et vendredi prochains, tout en se laissant convaincre de  »l’inopportunité » de la révision de la Constitution dans le contexte socio-politique du moment au Burundi.

L’opposition prête l’intention au gouvernement de vouloir cette révision dans la perspective de permettre au chef de l’Etat actuel, Pierre Nkurunziza, de briguer un troisième mandat sur lequel plane un flou juridique dans la constitution encore en vigueur au Burundi.

Le président Nkurunziza avait été élu pour la première fois en 2005 par le Parlement au suffrage universel indirect avant de se prêter au verdict populaire, en 2010.

Dans cette optique, le camp présidentiel considère que le premier mandat au suffrage universel indirect n’entre pas en ligne de compte et que le président sortant pourra bel et bien se représenter en 2015, sans violer la loi fondamentale.

Pour le moment, aucune annonce ferme dans le camp présidentiel du nom du futur candidat n’a été faite à ce jour alors que, de leur côté, les partis membres de l’ADC ont déjà fait état de leur intention de présenter une candidature unique, en 2015.

La candidat pressenti de l’ADC, Frédéric Bamvuginyumvira, est depuis bientôt deux semaines aux arrêts à Mpimba, la prison centrale de Bujumbura, sous le principal chef d’accusation de  »tentative de corruption » d’agents de l’ordre pour étouffer une affaire de mœurs qui lui est imputée.

Querelles persistantes à la tête des FNL en province de Ngozi

Ngozi (Nord du Burundi), le 18 décembre 2013 (COSOME)- Des querelles persistent pour la direction des forces nationales de libération (FNL) dont se disputent le leader historique, Agathon Rwasa, et Jacques Bigirimana qui a été élu en octobre 2013 à la tête de ce principal parti d’opposition au terme du congrès controversé du mois d’octobre 2013, a appris sur place, des protagonistes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Dans un message aux membres et sympathisants des FNL en province de Ngozi », Jean Claude Nkurunziza, représentant provincial, affirme que les organes dirigeants du parti ont été mis en place « dans le respect de la loi » et du Règlement Intérieur de cette formation politique.

La correspondance rappelle que Jacques Bigirimana a été « régulièrement » élu au poste de président et représentant légal des FNL.

De leur coté, les sympathisants de M.Rwasa ne mâchent pas les mots et pour eux, « Rwasa reste le seul et unique président et représentant légal légitimement mis en place par les vrais militants du parti » et demandent, en conséquence, à tous les militants des FNL de s’unir derrière leur « chef charismatique » pour la bonne préparation des prochaines élections générales de 2015.

YM

Des élus locaux réclament des indemnités de motivation en province de Gitega

Gitega(Centre du Burundi), le 18 décembre 2013(COSOME)- Les représentants des membres des conseils communaux et collinaires des provinces de la région Centre- Est, à savoir : GITEGA, KARUZI, CANKUZO, MWARO, RUYIGI et RUTANA déplorent l’octroi des frais de motivation aux seuls chefs de colline alors qu’ils œuvrent en synergie avec le reste des membres des conseils collinaires dans la mise œuvre des projets de développement communautaire.

Les élus locaux recommandent, en conséquence, la révision de la disposition de la loi communale qui consacre la motivation des seuls chefs de colline afin que les autres membres des conseils collinaires puissent jouir des mêmes avantages, ce qui permettrait d’améliorer le climat de collaboration et, partant, des prestations rendues.

Ces avis et recommandations ont été émis lors d’un forum d’échange d’expériences sur les meilleures pratiques de gouvernance locale qui été organisé mardi et mercredi derniers par l’Association féminine « DUSHIREHAMWE »(Solidarité) à l’intention des représentants des élus locaux de la région Centre- Est.

Les chefs de colline ont, de leur côté, soulevé que les frais de motivation en question s’avèrent être « très maigres » par rapport aux multiples obligations administratives qui limitent beaucoup le temps de vaquer aux autres activités privées et génératrices de revenus.

Les chefs des collines, qui proviennent des communes pauvres, ont également évoqué des irrégularités de paiement de leurs frais de motivation.

Ces difficultés des cumuls d’impayé ont été signalées notamment dans les communes MAKEBUKO, GISHUBI, NYARUSANGE. Ces administratifs travaillent ainsi dans des conditions difficiles qui ont un impact négatif sur les prestations.

De leur côté, des représentants des élus communaux tels que des administrateurs ont indiqué que ces irrégularités de paiement des chefs des collines sont dues en grande partie à l’ insuffisance des finances communales qui entrainent aussi des arriérés d’impayés des salaires du personnel permanent.

Quant à l’augmentation des frais de motivation aux chefs de colline, les élus communaux ont indiqué que la meilleure stratégie à adopter est que tous les acteurs de développement en l’occurrence les chefs de collines consentent plus d’effort pour accroître les recettes communales.

Quelques communes qui ont des budgets élevés ont déjà fait ces initiatives d’augmentation. C’est le cas de la commune GITEGA qui paie 20.000fb aux chefs de collines alors qu’il y en a qui ont fixé une motivation de 6.000 fb et d’autres 10.000 fb.

Les élus locaux ont ainsi recommandé l’adoption des stratégies adéquates de mobilisation des recettes communales et de leur bonne gestion.

C. B.

Découverte d’un corps humain sans vie en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 18 décembre 2013 (COSOME)- Un corps humain sans vie a été découvert mardi dernier en commune de Gitobe, province de Kirundo, a appris sur place de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Dénis Dushimirimana, 30ans, marié et père de cinq enfants, résident sur la colline de Shore, en commune de Gitobe, a été retrouvé mort dans un champ de bananeraie dans la matinée de mardi par des passants et le mobile de sa mort n’est toujours pas connu, selon la police.

La victime rentrait du bistrot et aurait été tué en cours de route avant que ses bourreaux ne trainent son corps jusque dans la bananeraie.

Les parentés de M. Dushimirimana attribuent le meurtre à un conflit foncier qui l’opposait depuis quelques mois à un voisin immédiat et demandent à la police de diligenter des enquêtes pour déterminer les vais auteurs de ce meurtre.

Le nombre de personnes tuées dans des circonstances obscures ne cesse d’augmenter ces derniers temps en commune de Gitobe.

Au début de la semaine en cours, une autre personne avait été tuée par des criminels non encore identifiés dans cette même commune.

Depuis le mois de janvier 2013, plus de 18 personnes, à majorité des femmes, ont été déjà tuées dans diverses circonstances dans toute la province de Kirundo, rappelle-t-on.

JCN

Sensibilisation pour une participation féminine plus accrue dans les corps de défense et de sécurité

Mwaro(centre du Burundi), le 14 décembre 2013 (COSOME)- Le Ministère de la Défense Nationale et des Anciens combattants est engagé dans une campagne de sensibilisation des représentants de tous les secteurs pour qu’à leur tour ils contribuent dans la sensibilisation de la population pour rehausser le quota des filles qui se font enrôler à l’armée au corps de défense.

C’est la raison d’être d’une journée de sensibilisation qui a été organisée ce vendredi 13 Décembre 2013 au Gite Gasumo à l’intention des représentants des service publics, privés, de la société civile, des confessions religieuses et des médias œuvrant en province Mwaro y compris les femmes parlementaires et sénateurs élues en province Mwaro. Elle était animée par des représentants du Ministère de la Défense Nationale et des Anciens combattants.

Selon le Conseiller Principal du Gouverneur, Monsieur KWIZERA Léonce, qui a ouvert les travaux, les filles adhèrent timidement au corps de défense alors que les Accords de paix d’Arusha prévoient 30% de femmes pour les postes de prises de décision y compris les corps de défense et de sécurité.

Selon Major NIZIGIYIMANA Oswald, qui animaient les travaux, a montré à l’assemblée présente que les prestations des filles et femmes à la FDN sont satisfaisantes au même titre que les hommes. Elles sont même appelées aux missions de maintien de la paix à l’étrange(en Somalie : 70 toutes catégories confondues), au Darfour (5 officiers), en Syrie (1 officier) et elles remplissent leurs missions convenablement.

Il est aussi revenu sur les statistiques du recensement général de la population qui montrent clairement que les femmes sont nombreuses par rapport aux hommes (52% pour les femmes contre 48% pour les hommes).Selon différentes interventions on a voulu savoir ce que le Ministère envisage faire afin d’inciter les filles à adhérer à ce corps devant les principaux défis qui sont les préjugés liés à la conception de la fille burundaise comparativement à son frère.

Côté physique et éducation de la fille burundaise. Sénateur NDUWIMANA Bernardine est revenu sur les animations contenant des mots grossiers et la plupart des fois on chante les noms des filles et cela peut être aussi à la base de cette faible adhésion.

L’animateur de la rencontre, Major NIZIGIYIMANA Oswald, a tenu à éclairé l’assemblée que la FDN est à l’œuvre à commencer par ces séances de sensibilisation qui seront faites dans tout le pays ; il a aussi souligné que la FDN a déjà intégré l’approche genre dans sa législation conformément à la Résolution 1325 qui parle de l’élimination de toute forme de discrimination basée sur le genre.

Le volet Développement basé sur le Genre étant confié au Major KWIZERA Flora (1ère à avoir adhéré au corps de défense) .Pour ce qui est des chansons ne respectant pas les mœurs il a répondu qu’on a évolué vers des chansons ecclésiastiques, que ceux qui le font sont encore en arrière.

Il est revenu sur la procédure suivie dans le recrutement, qu’on privilégie l’excellence mais aussi on doit tenir compte de l’aspect genre et ethnique conformément aux accords de paix d’Arusha.

Il y a eu un témoignage d’une fille officier répondant au nom de Lieutenant BUMARI qui a pu montrer que les filles et femmes militaires sont comme les autres contrairement à ce que pensent certaines opinions que ces dernières n’éprouvent pas de sentiments ou ne peuvent pas remplir convenablement le rôle de mères et de femmes. On reste fille ou femme comme les autres du monde civil selon la même source.

Malgré les efforts fournis, les effectifs des filles qui adhèrent à l’armée restent très faibles en témoignent les chiffres : 239 filles et femmes militaires sur 25000 hommes soit un taux de 0,9%.

La catégorie des officiers : 55 filles et femmes dont 17 en activité et 38 à l’ISCAM ; La catégorie des sous officiers : 29 en activité et 15 au centre d’instruction et la catégorie des femmes de troupe : 68 en activité et 72 au centre d’instruction. Signalons que la l’entrée à la catégorie des femmes de troupe remonte de 2009 avec l’entrée du FNL à l’armée.

L’augmentation des effectifs des filles qui entrent au corps de défense nécessite l’engagement de tout en chacun car on doit dépasser les défis liés à la culture burundaise disant que la fille n’est pas aussi forte que le garçon pour affronter l’armée.

On a aussi recommandé que ces séances de sensibilisation soient aussi organisées dans les écoles jusqu’aux écoles pour que le message parvienne aux premiers concernés.

HARINDOGO Josélyne