Visite du chef de l’Etat burundais en Somalie

Bujumbura, le 22 avril 2014(COSOME)- Le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a quitté Bujumbura, mardi à destination de Mogadiscio, la capitale somalienne, pour une visite de travail dont la durée n’a toutefois pas été précisée, apprend-on de source officielle dans la capitale burundaise.
Selon la radio d’Etat burundaise, la première visite du président Nkurunziza en terre somalienne a un « double objectif ».

Il s’agit, d’un côté, de renforcer les relations d’amitiés et de coopération entre le Burundi et la Somalie, et d’un autre, d’aller soutenir le contingent burundais de la mission africaine de maintien de la paix en Somalie (AMISOM).

Le Burundi fait partie des tous premiers pays du continent qui sont contributeurs de troupes à l’AMISOM depuis 2007.

Le président somalien, Hassan Sheikh Mohamud, de son côté, avait effectué une visite d’Etat au Burundi, du 8 au 10 avril 2014.

La visite avait été sanctionnée par la signature d’un accord général de coopération bilatérale respectivement par le ministre burundais des relations extérieures et de la coopération internationale, Laurent Kavakure et son homologue somalien, Abdiraham Duale Beileh.

Fausse alerte au feu à la Banque de la République du Burundi

Bujumbura, le 22 avril 2014 (COSOME)- Une alerte en direct au feu a tiré du sommeil tout un pays dans la nuit de lundi à mardi, avant un démenti rassurant du gouverneur de la Banque de la République du Burundi (BRB), Jean Ciza.

Plusieurs radios de la place s’étaient mobilisées pour rapporter en direct durant des heures ce qui n’était finalement que de la « simple fumée » noirâtre, sans conséquence dommageable, qui provenait de l’incinérateur de vieux billets de banque situé dans le sous-sol de la BRB, à en croire toujours le M.Ciza.

Le patron de la BRB a conclu à l’«intoxication» de l’opinion par les médias qui se sont empressés de parler, sans raisons évidentes, de feu dans la demeure.

Les faits visibles donnaient raison à l’argentier de la République car, mardi matin, le siège central de la BRB, dans le centre-ville de Bujumbura, offrait la même élégance des jours tranquiles, sans aucune égratignure palpable au niveau de sa couleur « blanc cassé » qui illumine les façades extérieures de l’un des joyaux de l’architecture nationale et pilier central de l’économie du pays.

Les parkings de véhicules étaient garnis, tandis que les mouvements de clients, de fonctionnaires et autres agents de la banque tirés à quatre épingles étaient tout aussi normaux.

Les burundais restent néanmoins sous le choc et le traumatisme consécutifs à l’incendie qui avait ravagé le marché central de Bujumbura, en février de l’année dernière.

Nombreux sont les citoyens, dans les conversations de rue, de café et dans les transports en commun, mardi matin, qui disaient avoir craint le pire, la nuit dernière encore, à l’idée qu’un incendie allait, cette fois, réduire en cendres la BRB, et partant, toute l’économie nationale.

150 cas de victimes de VBG enregistrés en province de Gitega

Gitega(Centre du Burundi), le 18 avril 2014 (COSOME)- Les victimes de violences basées sur le genre (VBG) commencent à sortir de leur silence pour dénoncer les auteurs de ce phénomène qui reste une réalité dans la province de Gitega, a appris sur place, du centre Humura de prise en charge psycho-sociale, médicale et judiciaire de ce genre de cas, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Pour le seul mois de mars 2014, le Centre a enregistré 150 victimes des VBG, dont 139 originaires de la province de GITEGA et 11 des autres provinces, selon les informations recueillies auprès de la Coordinatrice du Centre HUMURA, Dr Sylvie NZEYIMANA.

Parmi ces victimes, 134 sont de sexe féminin et 16 de sexe masculin, soit un pourcentage de 89% de filles et femmes et 11% d’hommes et garçons.
De ces 150 cas, 21 sont des violences sexuelles, 36 des violences physiques, 11 des violences psychologiques, 105 des violences combinées et un cas de violence économique.

De ces victimes, 8 étaient âgées de 10 ans, 15 de 10 à 18 ans, 43 âgées de 19 à 25 ans et 84 âgées de plus de 25 ans, précise la même source.
Une situation particulière de mars et qui suscite plus d’attention est que parmi les victimes des violences sexuelles on a constaté un effectif élevé d’enfants et de mineurs.

Un cas de figure cité par la coordonnatrice est celui de l’école primaire de RUBAMVYI, dans la commune de GITEGA qui a enregistré deux cas de fillettes violées, l’une de l’école primaire et l’autre de l’école maternelle.
Le présumé violeur de l’écolière du primaire a été appréhendé mais le violeur de la victime de la maternelle reste méconnu, selon les informations du service psycho-social.

Les victimes de ces violences sexuelles sont exposées à de nombreuses conséquences notamment la transmission des infections sexuellement transmissibles(IST), dont le VIH/SIDA et des cas des grosses non désirées.

On déplore l’augmentation des grossesses non désirées chez les filles adolescentes parmi lesquelles des écolières et élèves. Nombreuses sont celles qui sont obligées d’abandonner les études.

Il convient de signaler qu’au mois d’octobre de l’année dernière, le centre a accueilli une fille de 17 ans, originaire de la commune de GIHETA qui a été engrossée par un sorcier de sa localité qui a été appréhendé par la suite avant que son dossier ne soit fixé devant le tribunal.

A côté de ces cas connus, il en existe beaucoup d’autres qui restent méconnus et méritent des stratégies adéquates pour qu’ils soient dénoncés et découragés.

C’est dans ce cadre que le Centre HUMURA a organisé à la fin de 2013 des séances de sensibilisation à l’intention des chefs des collines dans toutes les communes de la province de GITEGA.

Lors de ces séances, on a invité ces administratifs à la base à rompre avec la mentalité de vouloir régler ces cas de crimes à l’amiable, mais plutôt d’orienter les victimes vers les instances habilitées.

C. B.

Un diplomate onusien déclaré « persona non grata » au Burundi

Bujumbura, le 18 avril 2014 (COSOME)- Des informations, pour le moment de sources médiatiques locales, ont fait état, vendredi encore avec insistance, d’une décision du ministère burundais des relations extérieures et de la coopération internationale qui donne 48 heures, à compter du 17 avril 2014, au conseiller principal chargé des questions sécuritaires au bureau des nations unies au Burundi(BNUB), Paul Debbie, de quitter le pays, pour son rôle présumé dans la diffusion d’informations relatives à un armement présumé de civils par le pouvoir en place au Burundi, à l’approche des élections générales de 2015.

Ni le BNUB, ni le ministère burundais des relations extérieures et de la coopération internationale n’ont cependant voulu, pour le moment, confirmé publiquement cette information à la une des médias et dans les commentaires de rue à Bujumbura.

C’est par le même canal des médias locaux qu’une note interne aux nations unies, datant du 3 avril 2014, avait pris fuite au sujet du gouvernement qui armait et formait au maniement des armes, la branche de jeunes du parti au pouvoir à des fins non encore clairement connues.

Nombreux sont les observateurs attentifs aux questions politiques nationales à Bujumbura qui s’attendaient à une réaction « musclée » du gouvernement burundais compte tenue de la colère qu’il a affichée après avoir pris connaissance du rapport confidentiel des nations unies le mettant en cause dans une entreprise supposée d’armement des civils au moment où des hypothèques pèsent déjà sur les élections générales de 2015.

Le parlement a rejeté dernièrement un projet de loi portant révision de la constitution suite à la rebuffade de l’opposition qui prête l’intention au président sortant, Pierre Nkurunziza, de vouloir retoucher la loi fondamentale de 2005 pour se donner les chances de se représenter à un troisième mandat de « illégal», en 2015.

Au niveau diplomatique, les nations unies ont connu une série d’expulsions de ses représentants et envoyés spéciaux du sol burundais comme dans le cas de Nureldin Satti, en 2009, pour conduite « peu diplomatique » après avoir pris position contre l’emprisonnement d’opposants politiques, dont l’ancien président de la république de la transition, Domitien Ndayizeye et son adjoint de l’époque, Alphonse Kadege, pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ».

Le successeur du diplomate soudanais, le tunisien Youssef Mahmoud, avait subi le même sort, accusé d’être également proche de l’opposition.
L’ancienne patronne de l’opération des nations unies au Burundi (ONUB) de plus de 5.000 casques bleus, entre 2004 et 2008, la canadienne Carolyn Mc Askie, avait également quitté le pays sur la pointe des pieds.

Les nouvelles tensions diplomatiques s’observent au moment où le bureau des nations unies au Burundi doit encore dégraisser ses effectifs pour ne garder qu’une représentation symbolique sur demande insistante du gouvernement burundais qui estime qu’une présence massive internationale n’est plus nécessaire dans un pays qui a recouvré la paix après de longues années passées de guerre civile.

Les partis politiques réclament un cadre permanent de rencontre avec l’administration en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 17 avril2014 (COSOME)- L’amélioration de l’environnement socio- politique dans la province de Cankuzo était au centre d’une réunion que le gouverneur de Cankuzo, Désiré Njiji,a organisé le 16 avril 2014 à l’intention des administrateurs communaux, les responsables du secteur de la justice, de la police et des leaders des partis politiques.

Les sources concordantes indiquent cette réunion vient d’avoir lieu au moment où des cas d’intolérance politiques faisaient parler d’eux dans certaines localités de cette province, comme le vol des drapeaux aux couleurs de partis politiques.

Plusieurs recommandations ont été formulées pour améliorer l’environnement socio-politique dans cette province.

Elles sont axées sur la collaboration entre l’administration et les leaders des partis politiques qui devra être renforcée, le traitement des partis politiques au même pied d’égalité, l’encadrement de jeunes affiliés aux partis politiques ou encore la tenue de réunions publiques.

Le gouverneur de Cankuzo a rassuré les participants que toutes ces préoccupations exprimées seront prises en compte pour l’intérêt.

Cette autorité provinciale a néanmoins appelé au respect de la loi sur les réunions publiques, précisant que toutes les formations politiques sont libres d’organiser des réunions publiques, à condition d’en aviser les responsables de l’administration.

Les quelques leaders des partis politiques qui ont pris part à cette réunion se sont déclarés satisfaits et émis le souhait que soient ce genre de rencontres.

Le Conseil national pour la Défense de la Démocratie/Forces de Défense de la Démocratie (CNDD-FDD, parti présidentiel) est visible sur le terrain politique dans cette province, suivi de l’Union pour le Progrès National (UPRONA, ex-parti unique).

ond

Destitution d’un administrateur communal pour « incompétence » à Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 17 avril 2014(COSOME)- L’administrateur de la commune de Busoni, Mme Léocadie Kabihogo, a été suspendu de ses activités mardi dernier par « mesure d’ordre », apprend-on de source administrative locale.

Mme Kabihogo est accusée d’incompétence « caractérisée » par le manque d’encadrement de la population de la commune de Busoni, assez nombreuse et de diverses tendances politiques, précise le courrier de destitution.

Aussi, peut-on toujours lire dans la lettre de suspension, l’administrateur limogé faisait preuve de la non maitrise de sa population en matière de la mobilisation des fonds publics et privés jusqu’à occasionner des incidents mortels.

Dernièrement, rappelle-t-on, un militaire qui était aux côtés du chef de colline Nyagisozi, dans la collecte d’une contribution financière exigée à la population, avait tiré à bout portant sur un citoyen de la même colline du nom d’Ananias Nsababaganwa pour ne s’être pas acquitté d’un montant de 1.600 francs burundais.

Selon le même document, le conseiller chargé des questions administratives et sociales assurera l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouvel administrateur par le conseil communal.

Des voix s’étaient élevées depuis un certain temps pour dénoncer la mauvaise gouvernance dans quelques communes de la province Kirundo.

Il ya une semaine, le député Jean Minani, élu dans la circonscription de Kirundo, avait dénoncé l’incompétence couplée avec la mauvaise gouvernance des administrateurs des communes de Busoni, Bugabira et Gitobe.

JCN

Un sexagénaire enlevé par des inconnus d’un site de déplacés de la province de Bubanza

Selon son fils Jackson, leur père était sorti pour aller aux toilettes dans la nuit du 16 avril 2014 et personne ne l’a revu depuis.

Seules ses claquettes ont été retrouvées le lendemain à quelques 200 mètres de son ménage, d’après le même témoin.

L’enlèvement du vieillard a alimenté la peur chez les habitants de Ruvumvu qui ont témoigné d’autres enlèvements récents parmi les déplacés des événements de 1993.

Le commissaire provincial de la police à Bubanza, Nzeyimana Rémégie, s’est rendu sur les lieux pour tranquilliser la population.

A.Nk.

Une femme assassinée par son mari en province de Mwaro

Mwaro(centre-ouest du Burundi), le 17 avril 2014(2014)- Une femme a été poignardée en plein cœur par son mari et elle est morte sur le champ vers 23 heures de la nuit de dimanche à lundi 14 Avril 2014, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La sale besogne s’est produite sur la colline Kiyange, sous-colline Ruhinga, en commune Gisozi de la province Mwaro.

La victime s’appelait NDAYISENGA Angéline et son bourreau et en même temps conjoint s’appelle MPAWENAYO Cassien.

Ils avaient eu six enfants. L’administrateur de la commune confirme que ce couple n’était pas en bon terme car avant que cette situation ne se produise, la femme qui vient de rendre l’âme connaissait des problèmes de cohabitation avec son mari et sa belle mère avait une main derrière, selon toujours l’Administrateur communal de Gisozi Mr GAHUNGU Dionèse.

L’auteur du crime était en état d’ivresse et après avoir commis ce crime il a tenté de se suicider sans succès et il a été conduit au centre de santé de Nyakararo mais il est entre les mains de la justice et de la police.

A la sortie du centre de santé, il sera soumis devant la justice et jugée conformément à la loi.

L’Administrateur de Gisozi appelle la population à toujours se confier la justice ou à l’Administration pour mettre fin à cette mauvaise habitude de vouloir se faire justice.

J.H.

Adoption d’un projet de loi controversé sur la CVR

Bujumbura, le 17 avril 2014(COSOME)- L’Assemblée nationale du Burundi a adopté, le 17 avril dernier, un projet de loi portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la commission pour la vérité et la réconciliation (CVR) en présence des seuls députés du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, au pouvoir).

Sur un total de 82 députés présents à l’hémicycle de Kigobe, 81 ont voté en faveur du projet de loi.

L’assemblée nationale compte en tout 106 députés et les 17 députés de l’unité pour le progrès national(UPRONA) et 5 du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU-Nyakuri) avaient boudé le vote pour protester contre certains amendements non consensuels du projet de CVR.

Le Burundi a connu des évènements sanglants à caractère ethnique d’abord en 1965, puis en 1969, 1971, 1972, 1988 et 21 1993 avant la signature d’un accord global de cessez-le-feu en 2005, et un autre, en 2008, avec la dernière rébellion armée du parti pour la libération du peuple hutu/forces nationales de libérations(PALIPEHU/FNL).

Un accord politique d’août 2000 à Arusha, en Tanzanie, sur la paix et la réconciliation nationale a été également signé par les protagonistes de la crise sociopolitique de ces dernières années, avec un volet prévoyant la mise en place d’une commission pour la vérité et la réconciliation.

La CVR a pour mission d’enquêter et établir les responsabilités en ce qui concerne les évènements sanglants qui ont endeuillé le Burundi depuis 1962, date de l’indépendance nationale à 2008, date de la signature du dernier accord de cessez-le-feu dans la guerre civile au Burundi.

Le mandat de la commission est de quatre ans pour proposer toutes les mesures appropriées en vue de rendre justice et dignité aux victimes, réparer les préjudices subis, garantir la non répétition des violations des violations et poser les bases de la réconciliation nationale.

Dans sa composition, la commission comprendra 11 membres qui seront choisis en tenant compte des équilibres d’ethnie, de région et de genre.

Les membres doivent réunir les qualités de probité, de compétences techniques et de neutralité par rapport aux clivages ethniques.

L’opposition parlementaire a dit avoir rejeté le projet pour avoir été dépouillé du mécanisme judiciaire qui est, à ses yeux, l’un des piliers de la justice transitionnelle.

L’opposition demande également le report de la mise en place de la CVR à l’après élections générales qui sont prévues à l’horizon 2015.

Entre temps, le dialogue doit reprendre entre les différents protagonistes de la CVR afin de réunir le consensus nécessaire à sa mise en place et son bon fonctionnement.

Le correspondant de Bonesha FM en province de Bururi en cachette suite aux menaces d’arrestation

Bururi (sud du Burundi), le 16 Avril 2014(COSOME)- Le correspondant de la radio Bonesha (indépendante) vit depuis mardi dernier dans un lieu tenu secret après avoir échappé à une tentative d’arrestation par les autorités policières et judiciaires de Bururi, a appris auprès de sa famille et du directeur de la radio Bonesha, le reporter de la coalition civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon le directeur de cette station de radio, son correspondant a reçu de menaces évidentes d’arrestation pour un reportage sur les opinions des uns et des autres sur une probable distribution d’armes à feu aux membres de la ligue des jeunes « Imbonerakure » du parti au pouvoir en commune de Rumonge, selon un rapport des Nations Unies.

Le directeur de la radio Bonesha a condamné ces menaces et intimidations proférées à l’encontre du journaliste dans l’exercice de ses fonctions.

Patric Nduwimana a demandé aux autorités policières et judiciaires de cesser ces harcèlements envers le journaliste qui, « même s’il avait livré de fausses informations, la loi sur la presse au Burundi dispose de comment redresser ce genre d’erreurs ».

Signalons que ce n’est pas la première fois que Nibasumba Alexis soit victime des menaces, intimidations et autres agressions.

En 2011, le journaliste avait été battu par de jeunes Imbonerakure dans la ville de Rumonge alors qu’il collectait des informations près de la permanence du parti au pouvoir.

Les organisations de la société civile en province de Bururi demandent que la sécurité des journalistes soit assurée et que l’accès aux sources d’information et le droit de la population a être informée soient garantis.

F.NZ.