Découverte macabre d’un corps sans vie et des restes humains en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 2 mai (COSOME)- Un corps humain sans vie et des restes d’un homme ont été découverts respectivement mercredi et jeudi sur les collines de Rugero, en commune Kirundo et Kiziba , commune Vumbi en province Kirundo, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La première victime, Pierre Claver Nsabimbona, était porté disparue, il y a une semaine avant que son corps ne soit découvert dans une latrine d’un certain Nestor Nkenguburundi de la colline Rugero, explique-t-on.

Le motif de ce meurtre serait lié à un conflit foncier qui opposait le défunt à son demi-frère, ajoute-t-on de même source.

La police a déjà mis la main sur quatre personnes dont le propriétaire de la latrine, arrêté jeudi en commune de Ntega sa route de fuite.

La seconde victime, Gérard Misago, de la colline Kiziba, commune Vumbi, a été tuée en 2006 par son épouse et son fils pour une affaire de sou avant d’être enterrée dans l’une des pièces de sa maison, indique-t-on de même source.

Ses restes ont été déterrés jeudi sur dénonciation faite par l’un de ses fils qui, au moment des faits, n’avait que six ans, explique-t-on encore de source policière.

Au total, trois présumés auteurs du meurtre, dont l’épouse du défunt et son fils, sont également en garde à vue pour des raisons d’enquête, précise-t-on.

Depuis le début de l’année, plus de dix personnes ont été tuées dans diverses circonstances en province de Kirundo, rappelle-t-on.
JCN

Des festivités sobres du 1er mai en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 2 mai 2014(COSOME)-Le représentant syndical en province Kirundo, Léonard Buhinja, a dénoncé jeudi, à l’occasion de la célébration de la journée internationale du travail et des travailleurs, le manque de transparence qui caractérise le recrutement des enseignants par la direction provinciale de l’enseignement.

Selon ce représentant syndical « les membres du parti au pouvoir sont les seuls les plus privilégiés dans ces recrutements », a-t-il déclaré.

Le manque de dialogue social entre les agents de l’Etat et les chefs de service est une autre préoccupation syndicale en province de Kirundo. « Les représentants syndicaux du secteur de la santé publique sont tout le temps intimidés et souvent mutés abusivement », a regretté M.Buhinja. Il a plaidé pour l’instauration du dialogue social pour la bonne marche des services , de l’Etat a –t-il suggéré.

Parlant de la bonne gouvernance, il a indiqué que les marchés publics sont souvent attribués d’une manière irrégulière, occasionnant ainsi un manque à gagner au trésor public, a-t-il dit.

La ministre de l’enseignement primaire et secondaire, de l’enseignement des métiers et de l’alphabétisation des adultes, Rose Gahiru, présente dans ces cérémonies, n’a rien répondu sur les griefs portés contre son ministère et au gouvernement en général.

En province Kirundo, les travailleurs ont célébré la fête internationale du travail sans l’éternelle joie qui se lisait sur le visage des différentes catégories socioprofessionnelles lors du défilé, l’un des moments forts de ladite date anniversaire a-t-on constaté sur place.

Les travailleurs avaient, à les regarder une mine renfrognée due sans doute à la cherté de la vie. Même les élèves qui, les années passées, animaient le défilé avec vigueur marchaient comme des gens sans force ni morale a-t-on encore remarqué.

Les agents de l’Etat, des sociétés para étatiques et des organisations internationales non gouvernementales (ONG’s) qui avaient, à cette occasion, l’habitude de défiler dans des uniformes flambants neufs ne se distinguaient en rien.

Le gouverneur de province, M.Réverien Nzigamasabo, a jugé la situation socioéconomique de son entité d’encourageante avant de demander à la population de redoubler d’effort pour accroitre la production. « Les oisifs n’ont plus de place dans cette province », a-t-il averti.

JCN

Des primes aux burundais plus méritants à l’occasion de la journée internationale du travail

GITEGA (CENTRE DU BURUNDI), le 2 mai 2014 (ABP)- Le Président de la République du Burundi, Pierre NKURUNZIZA en compagnie de son épouse a rehaussé de sa présence la fête internationale du Travail et des travailleurs qui a eu lieu au stade de Gitega en présence de nombreux invités de marques dont des députés et sénateurs, des représentants des confessions religieuses, quelques membres du gouvernement, des représentants des corps diplomatiques et consulaires ainsi que des hauts cadres de l’Etat.

Ces festivités ont été ouvertes par un long défilé en tête duquel figuraient la ministre du travail et de la Fonction Publique, Mme SENDAZIRASA Annonciate en compagnie des représentants des travailleurs et des employeurs qui ont été suivi par des travailleurs des différentes catégories socioprofessionnelles.

Dans son discours, le chef de l’Etat a tenu à féliciter tous les travailleurs qui se sont démarqués dans les différents secteurs d’activités du pays. Il a ensuite précisé que le choix d’honorer par sa présence les festivités de la province Gitega n’est pas un fait du hasard.

Ce choix est motivé par des meilleures performances que cette province a enregistré en 2013 en occupant la 1ère place dans l’exécution des Travaux de Développement Communautaire (T.D.C).

Parmi ces réalisations il s’agit entre autre de la construction de l’Université Polytechnique de Gitega qui a ouvert ses portes cette année, le lycée technique de KARERA et bien d’autres infrastructures.

Le Président de la République a ainsi appelé tous les travailleurs à unir leurs efforts pour améliorer les performances de leurs secteurs d’activités. Il a aussi appelé tous les travailleurs à une solidarité agissante pour un meilleur accès des Burundais aux soins de santé.

Le Président de la République a également profité de l’occasion pour lancer encore une fois un appel vibrant aux étudiants de l’ Université publique et de l’ ENS à regagner le chemin des auditoires et continuer le dialogue sur les points encore en désaccord tout en étant aux études. Il a ainsi mis en garde les Représentants de ceux étudiants qui continueraient à empêcher leurs confrères à reprendre les études. Le Chef de l’Etat a haussé le ton en soulignant que les étudiants ne peuvent pas engager un bras de fer avec le Gouvernement en ajoutant que des mesures nécessaires seront prises contre les récalcitrants.

Le Président de la République a ensuite décerné des certificats de mérite et des prix aux dignitaires et travailleurs qui se sont distingués dans leurs prestations et initiatives locales de développement communautaire. Il s’agit du Ministre de la Sécurité Publique, Gabriel NIZIGIYIMANA, du Directeur Provincial de l’Enseignement à Ngozi qui a occupé la 1ère place dans la réussite du concours national de 6ème année primaire.

Des prix on été aussi remis à certaines coopératives, aux agriculteurs progressistes et aux autres initiateurs des projets de développement. Des prix d’encouragement ont été aussi décernés aux différents sportifs et équipes qui ont honoré l’image du Burundi lors des compétitions internationales en décrochant des médailles et coupes.

Au nom de sa propre famille, le Président NKURUNZIZA a offert un prix à l’un de ses fils Kelly RUREMESHA NKURUNZIZA en guise de remerciement à la bonne conduite qu’il a affiché lors de l’année 2013. Il a terminé son allocution en invitant les employeurs de différents services et entreprises à emboîter ce pas pour primer les meilleurs travailleurs.

Dans son discours, le Président de la Confédération des Syndicats du Burundi (COSYBU), Tharcisse GAHUNGU qui a représenté les travailleurs a apprécié les initiatives prises par le Gouvernement pour améliorer les conditions de vie des travailleurs.

Il a cité notamment des initiatives visant plus d’accès de la population aux soins de santé. Il a toute fois dit que des défis qui méritent une attention particulière de la part du gouvernement et des employeurs ne manquent pas.

Il s’agit notamment de la grève qui secoue les universités publiques où il invite les différentes parties en conflits à faire leur mieux pour que les activités puissent reprendre dans les meilleurs délais. Il a aussi déploré l’attitude de certains employeurs du secteur privé qui limitent l’accès de leurs travailleurs aux soins de santé. Des cas d’abus dans la gestion des entreprises de protection sociale sont quelquefois soulevés et méritent des stratégies adéquates pour y faire face.

Il a aussi dénoncé le favoritisme au niveau du recrutement des enseignants étant donné qu’il y en a qui passent plusieurs années de chômage alors qu’il y en a d’autres qui sont recrutés peu après leurs études. Il a recommandé la promotion d’un dialogue social entre les travailleurs et les employeurs pour trouver ensemble aux questions préoccupantes.

Le représentant des travailleurs a aussi recommandé la sauvegarde et l’amélioration du système de protection sociale pour le bien être des travailleurs. Il n’a pas manqué d’adresser ses remerciements au chef de l’Etat pour avoir intervenu en faveur de la suspension des mesures qui risquaient de porter atteinte au patrimoine de l’INSS.

Il a aussi plaidé pour la protection des droits des syndicalistes qui sont quelquefois violés par leurs employeurs. Il a mentionné des cas des mutations abusives de certains leaders des syndicats en particuliers ceux des secteurs de la santé et de l’éducation.

Le Président de la COSYBU a aussi mis en garde les jeunes contre les manipulations politiciennes les incitant aux actes de violence et partant compromettraient leur avenir.

A son tour, le représentant de l’Association des Employeurs du Burundi a annoncé la création d’une mutuelle de santé des travailleurs du secteur privée qui va ouvrir le 2 mai 2014.

C. B.

Célébration de la Journée International du Travail et des travailleurs à Cibitoke

Cibitoke(Nord du Burundi), le 2 mai 2014(COSOME)- La Journée International du Travail et des travailleurs en province de Cibitoke a été commémorée ce jeudi 1er mai, au niveau des différentes communes qui font la province, a-t-on constaté.

Lors de cet événement, qui a commencé dans chaque commune par un défilé des corps en uniformes, les jeunes élèves étaient nombreux ainsi que la population regroupée dans des associations d’auto-développement, tandis que la participation des fonctionnaires de l’État était faible, a-t-on constaté.

Pour des fonctionnaires contactés, ils affirment que les moyens financiers dont ils reçoivent deviennent de plus en plus insuffisants, ce qui leur oblige de diminuer les dépenses et éviter de participer à plusieurs fêtes alors qu’ils ont des difficultés à joindre les deux bouts du mois avec leurs maigres salaires.

Ils demandent qu’il ait au moins l’harmonisation des salaires pour les fonctionnaires ayant les mêmes diplômes, ce qui peut avoir un impact positif pour la grande partie des salariés publics, a-t-on appris.

Pour le Représentant des travailleurs en province de Cibitoke, M. Edouard Icishatse a apprécié le nouveau programme de mutualité de santé dans le secteur privé. Il a plaidé en faveur des textes régissant la sécurité sociale des travailleurs.

Il a demandé que soit bien révisée le programme de l’école fondamentale. Quant au Secrétaire Permanent au Ministère de la Défense Nationale et des ex-combattants, qui a représenté son Ministère, qui est parrain de la province, il a invité les travailleurs à accepter le moindre effort du gouvernement en ce qui est des salaires. Placide Nkengurutse, Cibitoke.

Célébration de la fête internationale du travail et des travailleurs

Mwaro(Centre-ouest du Burundi), 2 Mai 2014(COSOME)- La province Mwaro s’est joint au monde entier pour célébrer cette journée .La célébration était organisée par commune mais la commune Kayokwe a été honorée d’accueillir un délégué du Gouvernement ;le Ministre de la Jeunesse des Sport et de la culture Mr Adolphe RUKENKANYA qui est aussi parrain de la province Mwaro.

Selon le Conseiller Principal du Gouverneur Mr KWIZERA Léonce qui avait représenté le Gouverneur de la province nouvellement nommé mais qui n’est pas encore investi dans ces fonctions.
Les cérémonies ont débuté par un défilé qu
i a vu la participation de tous les services œuvrant en commune Kayokwe qui était dominé par les élèves, les étudiants de l’Université de Mwaro, le personnel de la santé, mais le personnel enseignant était presque absent.

Le représentant provincial du syndicat CONAPES à Mwaro Monsieur SINDAYIHEBURA André nous a indiqué que cette fête arrive au moment où les travailleurs surtout les enseignants sont dans une situation critique au point de ne plus célébrer cette fête si le Gouvernement ne réserve pas une issue favorable à leurs revendications.

Il recommande aux dirigeants de ce pays de changer afin qu’à la prochaine fête des travailleurs, tous les secteurs soient traités de la même façon.

Tous ceux qui ont pris la parole sont revenus sur la promotion de la santé car on ne peut pas prétendre une bonne production alors qu’on a une santé fragile ; c’était pour revenir au thème retenu cette année qui appelle tous les burundais à se mettre ensemble pour soutenir un grand projet qui vient d’être mis en place pour permettre à tous les burundais d’accéder aux soins de santé.

Selon le Conseiller Technique de l’Administrateur chargé des questions socio-politiques Monsieur Onesphore NIYUNGEKO qui a représenté Madame l’Administrateur qui était empêchée a exhorté la population à adhérer massivement à la Carte d’Assistance Maladies, à donner la contribution pour l’ambulance, à faire le planning familial et à éviter la consommation des stupéfiants pour accéder à un développement durable.

Il a aussi déploré le fait qu’une partie de la population ne participent pas aux travaux d’intérêt communautaire soit disant que ce sont des travaux du parti au pouvoir.

Sur la question des soins gratuits pour les enfants de moins de cinq ans et pour les femmes enceintes, projet déjà en cours bien que applaudi par la population, n’a pas atteint les résultats attendus car on enregistre beaucoup d’impayés dans les différentes structures de soins publics selon le représentant de la COSYBU en province Mwaro Monsieur Déo BUDUREGE.

Il est revenu sur ce projet pour rappeler qu’il ne suffit pas d’initier des projets mais qu’il faut prévoir des mesures d’accompagnement.
C’était lors de son discours quand il est aussi revenu sur la gestion des fonds des institutions à caractère social comme l’INSS, la Mutuelle de la Fonction Publique, l’ONPR étant donné qu’il a fallu l’intervention du Président de la République pour arrêter la mesure de donner une enveloppe de sept milliards à une industrie de production de jus.

Il est aussi revenu au problème de l’Université du Burundi en exhortant le Gouvernement à toujours mettre en avant le dialogue.

Le délégué du Gouvernement, en la personne de Mr Adolphe RUKENKANYA a repris intégralement le discours du président quand il revient aux questions de l’heure :-le récent rapport des Nations Unies, le problème de l’Université du Burundi, sur la révision de la Constitution.
Sur la révision de la constitution, il restera en vigueur celle de 2005 et les amendements pourront être envisagés après les élections de 2015.

Il recommande aux étudiants de regagner les auditoires et de rompre avec le bras de fer engagé par ces derniers selon le Ministre.

Sur la question de l’Université, les élèves finalistes des humanités que j’ai approchés Mr Jean Michel NDAYEGAMIYE 1LM au Lycée Mwaro et Mlle BIGIRIMANA Yvonne 1SCB au même Lycée se disent découragés par ces problèmes car ils ne voient pas où vont aller étant donné qu’au départ, les enfants qui terminent les humanités générales n’étaient plus à la charge des parents.

Mais la nouvelle réglementation qui est à la base des controverses à l’Université prévoit une prise en charge des universitaires par leurs parents qui ont une lourde charge d’éduquer leurs petits frères et sœurs.
Que le Gouvernement fasse un effort pour maintenir la bourse et si possible la revoir à la hausse.

Si cette situation ne trouve pas d’issue favorable dans les meilleurs délais cela peut entraîner un mauvais rendement auprès des élèves futurs universitaires ayant des parents incapables de leur payer l’Université privé.

J.H.

La COSOME salue le pas franchi dans le processus électoral au Burundi

La Coalition de la Société Civile pour le monitoring électoral(COSOME) salue l’aboutissement heureux des discussions entre les acteurs politiques sur un code électoral révisé de nature à garantir l’équité des prochaines élections générales de 2015.

La satisfaction est d’autant plus grande que la COSOME n’a cessé d’apporter ses contributions et réflexions, en sortant et en partageant avec les autres parties intéressées, plus de 90 propositions d’amélioration du code électoral. C’était au mois d’avril de l’année dernière.

Parmi ces propositions figuraient en bonne place l’usage du bulletin unique ou encore le regroupement des scrutins et la COSOME se réjouit encore une fois que l’assemblée nationale ait tenu compte de ces deux innovations majeures, et bien d’autres, dans le code électoral révisé.

Le regroupement des scrutins est, en effet, une solution aux problèmes de financement des élections, tandis que le bulletin unique est plus simple, plus pratique et également économique.

La proposition d’amélioration du code électoral de la COSOME portait également sur le souci du financement, sur budget propre de l’Etat burundais, des élections. C’est aussi une question de souveraineté nationale pour ne pas dire aussi qu’« un tien vaut mieux deux, tu auras »(Akimuhana kaza imvura ihise).

L’on se souviendra du report des communales de 2010 qui était la conséquence directe du retard des financements et, donc de la dépendance de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) vis-à-vis des partenaires extérieurs.

D’autres propositions qui tiennent toujours à cœur la COSOME sont en rapport avec n fichier électoral permanent, maintenant que la commission électorale nationale indépendante est permanente.

La COSOME proposait encore un document unique qui servirait à la fois de carte nationale d’identité et de carte d’électeur, la présence obligatoire de mandataires des partis politiques durant tout le déroulement du vote, l’établissement du procès verbal des opérations de vote et des résultants, la répression des fraudes électorales, les sanctions administratives, les textes d’application du code électoral, la version en Kirundi du code électoral, etc.

Mais qu’à cela ne tienne, autant Rome ne s’est pas construite en un jour, non plus d’ailleurs la démocratie et la COSOME reste convaincue que d’autres pas importants seront franchis par les acteurs politiques et les représentants du peuple en ce qui concerne toujours l’amélioration du cadre légal des élections, surtout qu’il reste le grand chantier d’une nouvelle constitution tout aussi consensuelle, tenant compte des besoins réels de paix, de réconciliation, de stabilité du pays et de la géopolitique sous-régionale.

Quant au projet de code électoral révisé, il doit encore prendre la route en direction du sénat, avant sa promulgation éventuelle par le chef de l’Etat pour avoir une force de loi applicable.

Mais sans plus attendre, la CENI n’ignore pas que nous sommes à presqu’une année des premiers scrutins et se doit d’engager la vitesse supérieure, maintenant qu’elle va bientôt avoir la boussole tant attendue, à savoir le code électoral révisé, pour monter toutes les opérations électorales nécessaires et leur logistique.

Compte tenu de ce qui précède, la COSOME recommande :

Au Gouvernement

– Veiller à ce que la situation sécuritaire continue à s’améliorer
– Garantir les libertés politiques reconnues par la loi
– Intensifier le dialogue avec les autres acteurs politiques sur toutes les questions encore en suspens et de nature à générer inutilement des contentieux électoraux
– Tenir compte de l’article 5 de la constitution qui stipule que « tous les textes législatifs doivent avoir leur original en Kirundi
– Continuer les efforts visant à doter les citoyens d’une carte nationale d’identité biométrique infalsifiable

A la CENI

– Il faut déjà rassembler les moyens financiers et logistiques
– Il est important de disposer d’un fichier électoral permanent
– L’abandon de l’utilisation de deux urnes et de deux enveloppes serait salutaire
– L’introduction d’un modèle unique, simple et pratique de procès verbal des opérations électorales et des résultats résoudrait beaucoup de problèmes
– Mettre en place un cadre approprié pour traiter le contentieux électoral

Aux partis politiques et candidats indépendants

– Préparer des mandataires des partis politiques et des candidats indépendants à tous les scrutins, du début à la fin des opérations, avec obligation de signer sur les procès verbaux afin de réduire les suspicions de fraude
– Prévoir des moyens de prise en charge des mandataires des partis politiques et des candidats indépendants sur les bureaux de vote
– Mettre fin aux divisions internes par le dialogue et la réconciliation et dans l’intérêt de la démocratie
– Inscrire toutes les actions partisanes dans la légalité

A la société civile

– Suivre de près l’évolution du processus électoral
– Continuer l’éducation civique et électorale des citoyens
– Mener des plaidoyers en vue d’élections apaisées, inclusives, équitables, justes, transparentes et démocratiques

Aux partenaires techniques et financiers

– Se tenir prêt à observer, avant, pendant et après les élections de 2015
– Débloquer à temps les appuis financiers au processus électoral
– Poursuivre les efforts, par le dialogue et les conseils à tous les protagonistes burundais en vue de la tenue d’élections équitables dans le pays

Rencontre-débat des acteurs politiques et de la société civile sur les enjeux politiques à l’approche des élections de 2015

NED_FNUD.jpgBujumbura, le 30 avril 2014 (COSOME)- Des acteurs politiques et ceux de la société civile burundaise se sont rencontrés dans une conférence-débat centrée sur les enjeux politiques à tenir en compte et leur trouver des réponses satisfaisantes à l’approche des élections générales de 2015.

La conférence-débat a été retransmise en direct sur cinq radios les plus écoutées du pays pour permettre au plus grand nombre de citoyens de suivre les échanges.

L’un des ces enjeux politiques qui a le plus retenu l’attention des invités a été le projet de code électoral qui faisait l’objet, le même jour d’un vote à l’assemblée nationale.

Nombreux sont les intervenants, comme Thacien Sibomana, de l’unité pour le progrès national(UPRONA, ex-parti unique) qui a exprimé sa satisfaction de voir les acteurs politiques s’entendre sur un certain nombre de propositions et amendements visant à améliorer le code électoral de 2005 pour l’adapter à l’évolution de la situation sociopolitique interne et à la géopolitique sous-régionale.
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Vue de la salle

Pour lui, néanmoins, les lois peuvent être bonnes, mais autre chose est leur mise en application juste et équitable.

L’environnement politique et sécuritaire a encore préoccupé l’orateur qui a jugé « difficile » de tenir des élections libres, apaisées pendant qu’il y a des divisions internes aux partis politiques et l’instrumentalisation à outrance de jeunes militants de partis politiques.

Le représentant du mouvement pour la réhabilitation du citoyen, Professeur Juvénal Ngogwanubusa, quant à lui, a apprécié la suppression de la disposition du projet de code électoral qui exigeait au moins un diplôme universitaire de niveau licence pour prétendre aux fonctions de chef de l’Etat.

« Le héros national et père de l’indépendance du Burundi, le Prince Louis Rwaggasore, n’avait pas de diplôme universitaire mais a su bien diriger le pays », est revenu à la charge le délégué du MRC, avant d’estimer que ceux qui avaient des qualifications universitaires ne sont pas ceux qui ont mieux dirigés le pays et de recommander à la communauté internationale à venir observer les élections avant, pendant et après leur déroulement.

Le président du front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition), Léonce Ngendakumana, quant à lui, n’a pas exprimé de satisfaction malgré le consensus qui était autour du vote d’un nouveau code électoral devant régir les élections de 2015.

Et pour cause, le texte n’a pas été préalablement discuté par tous les protagonistes des élections, a-t-il déploré.

L’intervenant n’a pas non plus apprécié que des dispositions pareilles à celle du mandat impératif du député continuent à figurer dans les textes électoraux du pays étant donné que le représentant du peuple a normalement un mandat national qui le met à l’abri des pressions de son parti d’origine.

De son côté, le président du forum pour le changement de comportement et le développement(FOCODE), Pacifique Nininahazwe, a salué un nouveau code électoral innovateur en ce qui concerne le regroupement des scrutins ou encore l’usage d’un bulletin unique.

De l’avis de Chauvinot Mugwengezo, la révision du code électorale n’est pas une fin en soi. Encore faut-il qu’elle vise l’objectif d’inclure toutes les parties intéressées par les élections.

Des fois, selon le même intervenant, la révision des textes poursuit l’objectif de faciliter les fraudes électorales.

Dans l’état actuel des choses, le représentant de l’union pour la paix et le développement(UPD, opposition), a trouvé que les élections de 2015 risquent de pâtir de l’impunité, des tracasseries judiciaires contre les opposants politiques, les entraves administratives qui frappent les activités des partis politiques de l’opposition ou encore les divisions internes aux partis politiques qui sont orchestrées de l’extérieur.

Pour Guillaume Habarugira, du conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD, opposition), le code électoral a été concocté sans la participation de tous les intéressés et ne peut donc être consensuel.

Le représentant des forces nationales de libération (FNL, opposition radicale), Agathon Rwasa, quant à lui, est revenu sur les élections de 2010 qui auraient été marquées par des « fraudes massives», avant d’ajouter que son parti ira aux prochaines élections de 2015, « quoi qu’il arrive ».

Le nouveau président du parti pour le redressement national(PARENA, opposition), Zénon Nimubona, de son côté, a trouvé une « lacune » dans le nouveau code électoral au niveau du cadre de recours en cas de litige électoral qui n’a pas été cependant prévu par le législateur.

L’intervenant a encore proposé une commission électorale nationale indépendante mixte(moitié opposition, moitié gouvernement).

Des innovations majeures dans le projet de code électoral révisé

Bujumbura, le 26 avril 2014 (COSOME)- Les députés burundais ont adopté vendredi à l’unanimité des voix(101 députés sur 101 députés) le projet de loi portant révision de la loi n°1/22 du 18 septembre portant code électoral qui régira les prochaines élections attendues en 2015.

Selon l’exposé des motifs qui a été présenté par le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, le nouveau code électoral renferme la combinaison de certains scrutins tout en respectant les mandats et les délais impartis prévus par la constitution.

Ainsi, lors des échanges en plénière, les députés ont décidé qu’en 2015, les burundais en âge de voter commenceront par les élections des députés et des conseils communaux qui se tiendront le même jour.
Cette nouvelle clause, a encore expliqué le ministre Nduwimana, est une réponse à la problématique du marathon électoral afin d’éviter que ne se reproduise la séquence des cinq scrutins en quatre mois, come lors des élections passées de 2005 et 2010. De la sorte, a-t-il martelé, on peut espérer la réduction du coût des élections.

Suivront après, cette fois-ci de manière séparée, trois scrutins restants dans l’ordre ci-après : l’élection présidentielle, les élections des sénateurs et les élections des membres des conseils de collines et de quartiers.

Le ministre Nduwimana a souligné que pour respecter le prescrit de la constitution et en dépit du consensus initial qui s’était dégagé en mai 2013 au chef-lieu de la province de Kayanza (Nord du Burundi) entre les acteurs politiques, le nouveau code a retenu que l’obligation « d’avoir au minimum un diplôme de licence ou équivalent » pour le candidat aux fonctions de président de la république en vue d’être conforme à la constitution, n’est plus exigée.

Cependant, le candidat à l’élection présidentielle doit avoir constitué un cautionnement de quinze millions de francs burundais (15.000.000 FBU) par le versement sur un compte du trésor public ouvert à cet effet à la Banque de la République du Burundi (BRB).

Par ailleurs, le projet de loi recommande qu’en cas de candidature unique aux élections présidentielles comme ce fut le cas en 2010, le candidat devra avoir obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour pour être déclaré élu président de la république.

En revanche, si la majorité absolue n’est pas atteinte, les candidatures sont relancées pour une période ne dépassant pas dix jours.

En cas de candidatures multiples, sera déclaré élu président de la république, le candidat ayant eu la majorité relative des suffrages exprimés.

Néanmoins, en cas de persistance de candidature unique, le candidat est élu quels que soient les suffrages exprimés, a décidé la chambre basse du parlement bicaméral burundais.
Par ailleurs, le code électoral prévoit désormais l’usage du bulletin unique afin de réduire les coûts et de simplifier les opérations de vote et de dépouillement.

Le projet de loi oblige aux mandataires d’être présents en permanence aux bureaux de vote pour renforcer la crédibilité du vote.

Par ailleurs, désormais les procès verbaux des opérations de vote et de résultats devront être mis à la disposition des mandataires des candidats en compétition dans un souci de transparence.

La nouvelle loi électorale a innové également en prévoyant, pour toute la première fois, des sanctions administratives par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et ses démembrements.

En la matière, précise-t-on dans le projet de loi, les décisions de la CENI sont sans recours.

La nouvelle loi électorale a revu à la hausse les sanctions pénales en termes d’amende, conformément à l’ampleur des délits électoraux.
En outre, le problème des sièges obtenus mais non occupés par les gagnants, est résolu en ce qui concerne les élections des députés et des sénateurs.

Désormais, a-t-on retenu dans le nouveau code, en cas de désistement d’un parti ou d’une liste de candidats indépendants après les élections, les sièges non occupés par les gagnants seront répartis aux partis/candidats indépendants siégeant au prorata des suffrages obtenus.

Les équilibres constitutionnels sont respectés avec la nouvelle loi électorale puisque celle-ci stipule que l’assemblée nationale compte au moins 100 députés à raison de 60% de Hutus et de 40% de Tutsi, y compris un minimum de 30% de femmes élus au suffrage universel direct sur la base de listes bloquées à représentation proportionnelle.

Ces listes doivent être constituées, de manière que pour trois candidats inscrits à la suite sur une liste, deux seulement appartiennent au même groupe ethnique et au moins un sur quatre soit une femme.

Par ailleurs, l’assemblée nationale a rejeté la conditionnalité d’avoir « 50% des candidats ayant au moins un diplôme de licence ou équivalent » sur une liste bloquée des candidats parlementaires.

Le nouveau code apporte une réponse à la problématique de remplacement des députés en cas d’épuisement de la liste nominative concernée.

En cas d’épuisement de la liste, a-t-on décidé, il sera procédé à l’élection partielle dans les trois mois de la vacance, sauf si la vacance intervient dans les six derniers mois de la législature et/ou si l’Assemblée Nationale compte au moins 100 députés ».

Nouveaux développements dans le dossier des poursuites judiciaires contre deux journalistes en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 24 Avril 2014(COSOME)- Les correspondants de la radio publique africaine(RPA), Eloge Niyonzima, et Bonesha FM, Alexis Nkeshimana, ont comparu, pour la seconde fois, dernièrement devant le parquet de la République en province Bubanza avec comme fait nouveau, la contestation de la qualité du plaignant qui est en même temps le représentant provincial du conseil national pour la défense de la démocratie(CNDD-FDD, parti au pouvoir) et député à l’assemblée nationale, Juvénal Havyarimana.

L’autre élément nouveau est que le substitut du procureur qui enquête sur ce dossier, Munezero Eric, a pris une décision de poursuivre les deux journalistes pour une information diffusée sur les ondes de ces deux radions en date du 16 avril sur un probable armement des « imbonerakure », de jeunes affiliés au CNDD-FDD à Bubanza.

Le magistrat demande aux journalistes de fournir des noms des personnes qui leur ont donné des informations et des brouillons sur lesquels ils ont rédigé leurs articles.

Maître Nkundwa Claude, avocat d’Alexis Nkeshimana, a fait savoir qu’en se référant à la loi, la demande n’était pas fondée, avant d’exiger de fournir de nouvelles accusations plus fondées du moment que le substitut du procureur venait de se saisir de l’affaire.

Euloge Niyonzima, a demandé de reporter sa convocation suite à l’absence de son avocat, ce que le parquet a accepté.

Le magistrat Munezero Eric a avoué que les plaintes du député Havyarimana ont été retirées du dossier.

Les deux journalistes seront convoqués ultérieurement. Le directeur de la rsf Bonesha FM, Patric Nduwimana, présent à Bubanza pour suivre cette affaire, considère ces convocations comme une forme de harcèlement à l’endroit des journalistes qui ont fait correctement leur métier.

A.Nk

Une orpheline de 14 ans violée par 3 hommes armés en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 24 Avril 2014(COSOME)- Une orpheline de 14 ans a été victime de viol dans la nuit de 23 au 24 Avril 2014 lors d’une attaque perpétrée par un groupe de malfaiteurs sur la colline de Rugunga, en commune de Gihanga, a appris sur place, de source administrative, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon le chef de colline Rugunga, Neri Jean Bosco, les trois hommes armés se sont attaqués à un ménage d’une vielle femme malade, avant de violer la jeune victime.

Avant de fuire, les assaillants ont tout pillé dans cette maison laissant la fille, élève à l’école primaire de Rugunga inconsciente et saignante.

La victime a été conduite à l’hôpital de Gihanga la même nuit pour la soigner de ses blessures et la protéger contre les infections sexuellement transmissibles et une probable grossesse indésirée.

La police est toujours à la recherche des auteurs de cet acte odieux.

A.NK.