Une journaliste de RFI séquestrée à Marangara

Ngozi(Nord du Burundi), le 11 mai 2014 (COSOME)- Une journaliste de Radio France Internationale(RFI), Sonia Rolet, a été séquestrée vendredi dernier par de jeunes présumés Imbonerakure(affiliés au parti au pouvoir) sur la colline de Murenge, en commune de Marangara de la province Ngozi, apprend-t-on de sources administratives locales.

La journaliste en mission de reportage dans le nord du Burundi en proie à de la sécheresse prolongée, était en compagnie de Serges Nibizi de la Radio Publique Africaine(RPA, indépendante locale) quand ils ont été arrêtés pendant plus de 4 heures par ces jeunes sous les ordres de deux intellectuels de cette commune dont le président du Conseil Communal de Marangara et Directeur de l’Enseignement communal Vénant Sibomana et le vétérinaire de cette commune du nom de Sicaire Miburo.

Des informations en provinance de la localité précisent que les deux journalistes cherchaient à s’entretenir avec des leaders de l’opposition, en l’occurrence un responsable de l’unité pour le progrès national(UPRONA, ex-parti unique aujourd’hui miné de l’intérieur par des rivalités pour le leadership), en commune de Marangara, Ezéchiel Uwimana.

Les deux commanditaires de l’arrestation se seraient inquiétés de la présence et de la raison d’être de ces deux journalistes. Ils les ont alors ordonnés de s’arrêter et de ne pas continuer leur trajet.

Les deux journalistes ont montré leurs papiers et leurs cartes professionnelles sans être compris.
Il a fallu plusieurs interventions pour que les deux journalistes poursuivent leur route.

Deux des auteurs de ce forfait dont les deux responsables sont déjà arrêtés et subissent des interrogatoires à la police judiciaire.
Le gouverneur de la province de Ngozi, Claude Nahayo, a condamné énergiquement ces actes.

Il dit ne pas comprendre le comportement de ces Imbonerakure et surtout de l’attitude affichée par les deux responsables.

Pour lui, les deux journalistes ne devraient pas être inquiétés, surtout qu’ils avaient présentés leurs cartes professionnelles.

Claude Nahayo se félicite cependant de l’arrestation des présumés auteurs de ces intimidations par la police.

Signalons que les jeunes Imbonerakure de la commune de Marangara sont fréquemment cités dans des abus commis ici et là dans cette commune.

Des heurts se sont produits le 26 janvier 2014 entre les jeunes imbonerakure de cette commune et les jeunes du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD) alors que ces derniers s’apprêtaient à inaugurer leur permanence de la zone Cindonyi.

YM

Recrudescence de l’intolérance politique en commune de Ngozi

Ngozi(Nord du Burundi), le 11mai 2014(COSOME)- Un drapeau des forces nationales de libération(FNL, aile dissidente de Jacques Bigirimana) a été volé dans la nuit de dimanche à lundi sur la permanence située sur la colline de Busoro, en zone et commune de Ngozi, par des individus non encore identifiés.

Le son drapeau a été arraché avec la perche et la corde qui le soutenaient en pleine nuit par des inconnus qui ont également endommagé tous les insignes du parti dessinés sur cette permanence.

Innocent Bizimana, le président des jeunes « Indarangavye » affiliés au parti FNL de Bigirimana pointe cependant du doigt accusateur, le chef de la colline de Busoro, Mathieu Karisabiye.

Selon ce responsable, le chef de colline de Busoro avait intimé l’ordre samedi dernier d’arracher ledit drapeau endéans 24 heures.

Le président du parti FNL de Bigirimana, Jean Claude Nkurunziza, demande que des enquêtes soient menées en toute transparence pour que les auteurs soient punis conformément à la loi.

YM

Un cadre des FNL mort assassiné à Bujumbura

Bujumbura, le 12 mai 2014(COSOME)- Un cadre des forces nationales de libération (FNL, aile du leader historique, Agathon Rwasa), Datus Nshimirimana, a été retrouvé mort, dimanche dernier, dans le quartier de Kamenge, en mairie de Bujumbura, dans des circonstances non encore clairement élucidées, apprend-ton de source proche de ce parti politique de l’opposition.

Les informations émanent de direction des FNL indiquent que la victime venait d’effectuer une visite de routine à M.Rwasa, dans la soirée de dimanche dernier.

Le cadre des FNL aurait été tué par balles d’individus qui l’ont laissé agonisant dans sa voiture à Kamenge allors qu’il résidait normalement plus loin dans le quartier de Kanyosha, plus au sud de la capitale.

Feu Datus Nshimirimana était partisan de la réunification des différentes ailes des FNL, d’après ses compagnons de lutte politique qui ont condamné énergiquement son assassinat pour des « mobiles politiques ».

Le même cadre faisait partie des élus communaux des FNL, en 2010, dans la circonscription de Rugazi, en province de Bubanza.

Comparution d’un défenseur des droits humains dans un dossier sécuritaire

Bujumbura, le 12 mai 2014(COSOME)- Le président de l’association de protection des prisonniers et des droits humains (APRODH), Pierre Claver Mbonimpa, a comparu à la police judiciaire en Mairie de Bujumbura, pour répondre d’affirmations en rapport avec la présence de jeunes paramilitaires burundais sur le sol de la république démocratique du Congo(RDC), apprend-on de source judiciaire dans la capitale burundaise.

Lors de l’interrogatoire, le président de l’APRODH a été invité à fournir des preuves des ses allégations.

Le prévenu a dit avoir donné des noms, des photos et des familles de certains jeunes qui sont partis en RDC pour des entraînements militaires.

Certaines photos montreraient de jeunes blessés, d’autres qui sont morts dans des circonstances non encore claires, selon encore les avoues de l’APRODH aux médias.

D’autres photos en possession du défenseur des droits humains montreraient des en uniformes de policiers ou de militaires alors qu’ils n’appartiendraient pas à ces corps de défense et de sécurité.

L’officier de police judiciaire aurait encore chargé M.Mbonimpa de vouloir, à travers ses informations, attiser des tensions entre le Burundi et la RDC.

Les professionnels des médias condamnent la séquestration d’une envoyée spéciale de RFI au Burundi

Bujumbura, le 12 mai 2014(COSOME)- Le conseiller principal à la présidence de la république, chargé de la presse et la communication, Willy Nyamitwe, et le président de l’association burundaise des radiodiffuseurs (ABR) ont sorti, lundi, un communiqué de presse conjoint qui condamne énergiquement la séquestration, par des responsables administratifs à la base, de l’envoyée spéciale de radio France internationale(RFI), Sonia Rolley, et de son accompagnateur burundais, Serge Niragira, journaliste à radio publique africaine(RPA, locale), en mission de travail, samedi dernier à Kirundo, une province du nord du pays qui est menacée par la famine consécutive à la sécheresse prolongée.

Les signataires se réjouissent, par contre, de l’interpellation du maire de la ville de Marangara, Venant Sibomana, toujours en province de Kirundo, qui a commandité la séquestration, «pendant plusieurs heures » de la soirée de samedi, des deux journalistes malgré leur identification.

La presse et les pouvoirs publics vivent en lune de miel depuis les premières assises nationales des médias qui ont eu lieu du 5 au 7 mai 2014 à Gitega, une ville du centre du Burundi.

Le communiqué inédit, en est l’illustration et un rappel du pacte qui a été scellé entre les médias, surtout indépendants, et les pouvoirs publics.

La « restauration d’un climat de confiance entre les autorités publiques et les médias, le droit d’accès à l’information publique » ou encore « l’exercice responsable de la profession » figurent en bonne place des assises de Gitega.

C’est encore dans ce cadre qu’un comité de suivi, réunissant les médias et les autorités publiques, a été mis en place pour veiller à l’application de ces recommandations et être un espace de dialogue pérenne, peut-on toujours lire dans le texte du communiqué qui salue, une fois de plus, l’interpellation du responsable administratif et de ses acolytes en cause dans la séquestration des deux journalistes.

Le comité voit dans ce geste des pouvoirs publics, une volonté à «défendre l’exercice libre » de la profession.

Deux personnes blessées dans une attaque à la grenade en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 9 Mai 2014(Cosome)- Deux personnes ont été blessées, deux boutiques dévalisées par un groupe de bandits dans la nuit de jeudi à vendredi sur la colline de Ruringanizo, en commune de Rutovu, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Selon Donatien Manirakiza, commissaire de police à Bururi, l’attaque a été perpétrée par un groupe de six personnes armées de grenade sur la localité de Ruringanizo en commune de Rutovu dans la nuit de ce jeudi vers 23 heures.

Les bandits ont défoncé et dévalisé deux boutiques, le montant d’argent volé n’est pas encore connu.

Ces bandits ont lancé deux grenades en direction de deux personnes qui venaient au secours, avant de les blesser grièvement et de tirer quelques coups de feux pour couvrir leur repli vers une destination non encore connue.

La population de cette localité indique que Ruringanizo est souvent la cible des bandits armés et demande qu’une position policière y soit placée pour sécuriser les biens et les personnes.

Les sources policières indiquent qu’une personne a été arrêtée et est détenue au cachot de la police en commune de Rutovu pour des raisons d’enquête.

Certaines localités de la commune de Rutovu ont fait objet d’attaque de groupes d’hommes armés ces derniers mois.

Des armes détenues illégalement par la population constituent une menace réelle pour la sécurité physique de la population et surtout pour l’organisation des élections libres, apaisées et transparentes prévues au Burundi en 2015.

F.NZ.

Une famille victime d’un incendie d’origine criminelle en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi),le 8 mai2014 (COSOME) – Une famille de la colline Rugasa, commune Bugabira, province Kirundo, est en errance depuis plus d’une semaine après avoir perdu son toit dans un incendie à caractère criminel, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La famille s’est réveillée au milieu des flammes qui avaient envahi le toit de sa maison dans la nuit du 30 avril dernier, explique-t-on du côté de la police.
Le père de famille, Jean Manirakiza, son épouse et leurs deux enfants errent dans la nature et ne savent pas où jeter la tête depuis la destruction de leur maison, indique-t-on de même source.

Les voisins accusent la famille de se livrer à de la sorcellerie. Concernant les enquêtes, la police affirme avoir relaxés trois suspects par « manque de preuves de culpabilité » à charge.

Pour le moment, le parquet de Kirundo aurait repris l’affaire en main et deux présumés auteurs de l’incendie auraient été interpellés, précise une source judiciaire.

JCN

Clôture des assises des médias sur une série de résolutions

Gitega (Centre du Burundi), le 8 mai 2014 (COSOME)- Les représentants de la famille des professionnels des médias et des autres acteurs impliqués dans le paysage médiatique ont clôturé mardi soir les travaux des premières assises des médias burundais sur un engagement à instaurer un dialogue permanent entre les différents partenaires et particulièrement avec les pouvoirs publics en faveur d’un accès plus large du public à des informations riches et variées.

La mise en application de cet engagement permettrait ainsi d’assainir les relations de collaboration entre les pouvoirs publics et les médias privés particulièrement qui ne sont pas au bon fixe comme l’a souligné le Conseiller principal à la Présidence chargé de l’information et de la Communication, Mr Willy NYAMITWE lors de son exposé sur « les Médias et les autorités publiques qu’il a présenté mardi.

Le conférencier a ainsi reproché aux médias privés de passer sous silence les informations officielles.

Il leur a en outre accusé de diffuser ou de publier certaines informations d’une façon complaisante. De leur côté, les représentants des médias privés reprochent au pouvoir public un manque d’ouverture à leur égard.

Pour mettre fin à ce climat qualifié de « défiance » par le conférencier, les participants à l’atelier se sont convenus d’instaurer un dialogue permanent, libre et indépendant pour une société libre.

C’est dans cette optique qu’ont recommandé au Gouvernement un cadre de discussion de la loi sur la presse qui limite les libertés de la presse.

Aux journalistes des médias privés, on leur a recommandé d’exploiter des informations officielles.

Les participants ont également recommandé aux médias publics de jouer leur rôle d’éclairer l’opinion en facilitant l’accès aux différents acteurs de la société indistinctement.

Les participants ont également recommandé au chef de l’Etat de reprendre l’organisation régulière des conférences de presse.

Aux pouvoirs publics, on leur a recommandé de s’ouvrir aux médias pour un accès facile aux informations.

Aux journalistes des médias publics et privés, on leur a aussi recommandé le respect de l’éthique et de la déontologie.

De leur côté, les organes de régulation et d’autorégulation doivent jouer leur rôle sans penchant ni complaisance.

Les représentants des médias privés ont également demandé à l’ARCT de revoir à la baisse les taxes de location des équipements des émetteurs et de payer en monnaie burundaise au lieu de payer en devises.

Lors de son thème sur les médias et leur public, l’ancien Président du BURUNDI qui est aussi Sénateur a formulé une série de recommandations notamment l’ouverture des médias aux différentes opinions et d’une façon équitable ; la poursuite de la contribution des médias à la promotion et à la consolidation de la paix, de la démocratie et de la bonne Gouvernance et aux autres questions vitales pour le public.

D’autres recommandations formulées portent notamment sur la sollicitation des Partenaires Techniques et Financiers à continuer leur appui aux médias, la promotion des Technologies d’Information et de Communication, de renforcer les capacités des professionnels des médias en marketing, la préparation au futur numérique des médias.

C. B.

Le président du CNC appelle les journalistes à livrer des informations équilibrées et vérifiables

Kirundo (Nord du Burundi), le 8 mai 2014 (COSOME)- Le président du conseil national de la communication(CNC), Richard Giramahoro, a exhorté dimanche dernier à Kirundo tous les journalistes à livrer une information équilibré et rigoureusement vérifiée.

Le président du CNC a donné ce conseil aux hommes des média après le travail de terrain en commune de Bwambarangwe et Kirundo afin de vérifier l’information qui était passée sur une des radios privées faisant état de l’existence de fosses creusées dans les deux commune à des fins de criminalité.

L’information avait irrité les responsables administratifs et ceux en charge de la sécurité en province Kirundo.

Le correspondant de la radio publique africaine à Kirundo, Jean Bosco Ndarurinze, qui a livré l’information a été convoqué au parquet à ce sujet.

Les premiers secrétaires communaux de l’Union pour le progrès national(UPRONA), suspectés par le parquet d’avoir livré cette information, ont été également entendus.

Selon le président du CNC qui venait de visitait les sites où ces fosses avaient été creusées, l’information livrée ne reflétait pas « la vérité ».

M.Giramahoro a invité les journalistes à se conformer à la loi régissant la presse notamment en son article 17 qui stipule que « le journaliste est tenu à ne diffuser que des informations équilibrées et dont les sources sont rigoureusement vérifiées ».

En réalité, l’information controversée n’avait rien avoir avec l’insécurité, précise-t-on de source administrative.

D’après l’administrateur de la commune Bwambarangwe, J.Marie Muhigwa, le fossé identifié sur la colline de Minyago avant sa fermeture, avait été creusé par trois jeunes qui y cherchaient des minerais éventuels laissés par le colonisateur allemand.

Quant aux fossés se trouvant dans un boisement de la paroisse Kanyinya, ils ont été creusés pour servir de latrines publiques, a déclaré le curé de la dite paroisse, abbé Déogratias Makobero.

JCN

Ouverture des premières assises nationales des médias depuis la province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 8 mai 2014(COSOME)- Les médias burundais enregistrent un progrès tant au niveau de leur pluralité qu’au niveau de la qualité des informations mais des efforts sont encore à consentir pour améliorer leurs contenus et pour élargir le champ d’action du paysage médiatique burundais, selon le constat qui a été dégagé lors des premières assises des médias burundais qui portaient sur le thème «de la synergie des médias à la synergie des acteurs engagés dans le paysage médiatique » qui ont eu lieu les 5 et 6 mai 2014 à l’intention des représentants des pouvoirs publics, des responsables des organes de presse et des acteurs impliqués dans le fonctionnement des médias.

Ces assises étaient organisées par l’association burundaise des radiodiffuseurs avec l’appui de ses partenaires nationaux et étrangers tels que la Coopération suisse et le BNUB.

L’objectif principal était d’offrir un cadre de réflexion commune aux représentants des composantes institutionnelles et sociales impliquées dans le secteur médiatique sur les voies et moyens à mettre en place pour accomplir efficacement leur mission de service public.

Dans son discours d’ouverture des travaux, le ministre de l’Information et de la Communication, Tharcisse NKEZABAHIZI a invité ces acteurs venant des secteurs variés à mener une réflexion approfondie sur la place, le rôle, la nature et les possibilités d’évolution des missions accomplies par les médias au sein de la société burundaise. Il a ensuite invité les professionnels des médias à jouer leur rôle social avec responsabilité.

Cette exigence s’impose surtout en ce moment crucial où le BURUNDI s’achemine vers les échéances électorales qui, comme d’aucuns le savent focalisent l’attention des Burundais.

Lors de son discours, le Président de l’ABR, Vincent NKESHIMANA, a indiqué que la tenue de ces assises s’inscrivait dans le suivi des recommandations formulées lors de l’audit des médias par les médias qui a eu en octobre 2013.

Il a ensuite souligné le rôle indéniable que les médias ont à jouer pour permettre à l’opinion d’opérer des choix avisés.

Pour s’acquitter convenablement de leur mission de servir le public, les journalistes doivent veiller à livrer une information cohérente, complète, précise, objective et utile.

Le Président de l’ABR a poursuivi en ces termes « Je voudrais réaffirmer que le journaliste n’est pas ce griot servile qui chante aveuglement les louanges du prince. J’affirme également que le journaliste n’est pas cet opposant systématique qui guette la moindre occasion pour tirer sur l’autorité ou contre son action. » Le journaliste a le devoir d’alerter, de critiquer et de participer à l’émergence des capacités d’analyse des situations, a-t-il précisé.

Lors de la 1ère journée, les participants ont focalisé leurs échanges sur les quatre thèmes présentés tour à tour par les conférenciers. Ces thèmes portaient notamment sur le rappel des principaux résultats de l’audit des médias ; l’offre médiatique au BURUNDI dans une perspective sous- régionale ; l’état des lieux d’une synergie entre les médias et leurs publics ; les missions des médias burundais.

Lors des échanges, les conférenciers et les participants ont reconnu une évolution positive des médias quant aux informations livrées au public.
Ils ont toutefois fait remarquer qu’ils subsistent des imperfections qui méritent d’être corrigées pour produire des informations adaptées aux préoccupations du public.

Certains médias manquent quelquefois à leur devoir de produire des informations vérifiées et équilibrées.

Par ailleurs, alors que l’information devrait être faire preuve d’une large accessibilité au public et traiter tous les questions qui répondent à son attente, le constat actuel est que le gros des thèmes traités dans nombre des médias audiovisuels et dans les journaux porte sur des thèmes politiques, d’après les rapports de l’Observatoire des médias.

Pourtant, il y a d’autres sujets qui sont au centre des préoccupations du public qui sont rarement exploités tels que les questions en rapport avec l’économie, la démographie et ses défis sur le secteur socioéconomique. Aussi, les thématiques exploitées dans les médias publics et privés sont concentrés dans la mairie de BUJUMBURA par rapport aux autres provinces de l’intérieur du pays.

Pour relever ces défis, les participants ont formulé une série de recommandations notamment : la collecte, le traitement et la production des informations adaptées aux attentes du public ; la diversification des sujets traités par les médias ; le renforcement du réseau des orrespondants ( qui sont à ce jour insuffisants) et leur doter des matériels nécessaires tels que des moyens de déplacement pour pouvoir toucher un public plus large ; l’ amélioration du système de distribution des journaux écrits pour augmenter le nombre des lecteurs.

La mise en application de certaines de ces recommandations notamment celles qui demandent des descentes sur terrain se heurtent à l’insuffisance des moyens financiers. Pour surmonter ce défi, on a recommandé aux médias la promotion d’une synergie d’action notamment par la création des groupes de presse, la promotion d’une rubrique commerciale.

C. B.