3.000 jeunes marchent pour des élections libres, transparentes et apaisées en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 21 juillet 2015 (COSOME)- Des Jeunes du Vicariat de L’Imbo et du Mumirwa ont effectué une marche de paix dans les rues de la ville de Rumonge pour soutenir la vérité, la « justice, la tolérance, la non discrimination, la solidarité, liberté, les droits de l’homme » à l’approche des élections de 2015 qui se doivent d’être « libres, transparentes et apaisées », a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le Vicaire général du diocèse de Bururi, Léonidas Ninteretse, qui a participé à cette marche de paix a demandé aux jeunes de ne pas se faire manipuler par les politiciens.

Il leur a demandé de mettre toujours en avant les valeurs de vérité, de justice, de tolérance, de solidarité, de liberté et des droits de l’homme dans la consolidation de la démocratie.

Il a indiqué que la démocratie suppose la diversité des opinions et celui avec qui vous ne partagez pas les convictions politiques n’est pas forcement un ennemi.

Le Gouverneur de la province de Bururi, Mme Gloriose Nimenya, qu avait pris part à cette marche, a rappelé à ces jeunes le calendrier des élections de 2015, avant de leur demander d’être des modèles sur les collines et de relayer le message.

Cette marche a réunie les jeunes des paroisses de Buyengero, Marago, Minago, Rumonge et Kigwena qui constituent le vicariat de l’Imbo et de Mumirwa et a été organisée par la commission épiscopale pour l’épiscopat des laïcs et des jeunes.

Ces marches pour la paix vont se poursuivre dans d’autres diocèses du Burundi afin de préparer les jeunes catholiques et d’autres jeunes d’autres confessions religieuses aux futures élections de 2015, a indiqué l’abbé salvator Nicitegetse, chargé de la commission épiscopale pour l’épiscopat des laïcs et des jeunes.

Signalons que des membres des organisations de la société civile, les autorités administratives et ceux des autres confessions religieuses ont aussi pris part à cette marche pour la paix.

Félix Nzorubonanya

La CENI rend public le calendrier électoral de 2015

Bujumbura, le 19 juillet 2014(COSOME)- Le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), Pierre-Claver Ndayicariye, a rendu public, vendredi, le calendrier électoral complet des élections générales de 2015 qui comprendront en tout cinq scrutins qui auront lieu entre les mai et août et dont certains se passeront le même jour comme les communales et les législatives.

Ci-après le calendrier détaillé de la CENI :

1. Le 26 mai 2015 : élection des députés et des Conseils communaux
2. Le 26 juin 2015 : élection présidentielle pour le premier tour
3. Le 27 juillet 2015 : élection présidentielle en cas de deuxième tour
4. Le 17 juillet 2015 : élection des sénateurs
5. Le 24 août 2015 : élection des conseils de collines et de quartiers

Selon toujours le président de la CENI, les différentes dates tiennent compte de la fin des mandats des institutions qui avaient été élues en 2010 pour un mandat de cinq ans.

Le président de la CENI a encore demandé au gouvernement de chercher à temps les moyens financiers et matériels pour mener à bien les élections de 2015.
Les estimations de la CENI dépassent les 60 millions de dollars us qui sont nécessaires pour financer les différents scrutins au programme de 2015.

DIDO

Les patrouilles nocturnes réservées aux seuls corps de défense et de sécurité

Bururi (Sud du Burundi), le 18 juillet 2014(COSOME)- Le gouverneur de la province de Bururi, Mme Nimenya Gloriose, a indiqué, au cours d’une réunion sécuritaire, que les patrouilles nocturnes de sécurité sont la prérogative des seuls corps de défense et de sécurité, a appris, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME) dans la région.

Des jeunes en civils avaient pris l’habitude de patrouiller pendant la nuit dans certaines localités de la province.
Le rôle des comités de sécurité est donner l’information aux corps de défense et de sécurité et non de faire des patrouilles.

La décision du gouverneur a été accueillie favorablement aussi bien dans les milieux politiques que par la population civile qui suggèrent que des sanctions soient prises pour ceux qui ne vont pas respecter cette instruction administrative.

D’autre part, il a été décidé dans la réunion de sécurité de combattre les boissons prohibées qui sont à la base de l’insécurité et de punir sévèrement les administratifs qui sont complices dans la fabrication et la consommation de ces boissons.

Le mouvement des personnes doit aussi être surveillé pour décourager les séjours irréguliers d’étrangers dans la province, selon l’autre recommandation de la réunion, à la veille des élections de 2015.

Félix Nzorubonanya

L’administration rassure sur les conditions d’accès à la carte nationale d’identité en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 18 juillet 2014(COSOME)- L’administration rassure sur les conditions d’octroi de la carte nationale d’identité en province de Bururi en réponse aux craintes de certains responsables de partis politiques de l’opposition au moment où le burundais se préparent à de nouvelles élections générales de 2015, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les craintes de l’opposition portent sur la possibilité pour des étrangers de se procurer cette pièce maîtresse pour l’enrôlement des électeurs.

Des mineurs pourraient aussi être sollicités pour se procurer la carte nationale d’identité afin de se faire enrôler indûment au rôle d’électeur.

Contacté à ce sujet, Gérard Ndikumana, l’administrateur communal de Rumonge, l’une des communes les plus cosmopolites de la province de Bururi, a indiqué que l’octroi de la carte nationale d’identité se fait jusque-là dans la transparence.

Quant aux démarches administratives, la même source a indiqué que celui qui veut avoir cette carte doit apporter un écrit du chef de colline ou de quartier.

L’écrit doit encore être approuvé par le chef de zone avant qu’on procède à l’octroi d’une carte nationale d’identité.

L’autre entrave concerne le coût financier de 500 francs burundais qui sont exigés à la population parfois démunie pour avoir la carte nationale d’identité, dit-on dans les milieux populaires en province de Bururi.

Félix Nzorubonanya

Confusion autour d’une tentative présumée d’assassinat d’un leader politique au Burundi

Bujumbura, le 17 juillet 2014(COSOME) – Un agent de la Police nationale du Burundi s’est rétracté, lundi, après avoir avoué, la veille, une mission d’assassiner le leader controversé du parti de l’Unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique) pour le compte de commanditaires également obscurs, a-t-on appris de source sécuritaire à Bujumbura.

Des divisions pour le leadership minent l’ancien parti unique dont la direction est actuellement convoitée entre Charles Nditije et Mme Concilie Nibigira, sur fond d’enjeux électoraux de 2015.

Le porte-parole de la Police nationale, Herménegilde Harimenshi, a confirmé l’identité de Jean-Bosco Sengiyumva, l’agent en cause dans la tentative d’assassinat du leader de l’UPRONA, en tant que membre de la Brigade spéciale de protection des institutions (BSPI) qui était jusque-là affectée à la sécurité du Sénat burundais.

Selon la même source, l’agent de la BSPI a toutefois nié « catégoriquement », lors des enquêtes policières en cours, depuis samedi dernier, d’avoir révélé au leader de l’UPRONA la mission de l’assassiner, avant que sa conscience ne l’en empêche.

La Police nationale avait dispersé, dimanche, une tentative de l’aile dirigée par Charles Nditije, d’organiser une réunion du Comité central qui devait trancher dans le conflit pour le leadership au sein de l’UPRONA.

Les Burundais retournent aux urnes entre les mois de mai et septembre 2015 pendant que la fièvre électorale ne cesse de monter dans pratiquement tous les états-majors des partis politiques.

D’autres partis de l’opposition, qui pesaient lourds sur l’échiquier politique national, sont également en proie à des divisions similaires à celles qui minent l’UPRONA.

C’est le cas des Forces nationales de libération (FNL, une ancienne rébellion) qui étaient arrivées en seconde position aux municipales lors des précédentes élections de 2010.

Le chef historique, Agathon Rwasa, a perdu le contrôle du parti suite à son retour à la clandestinité par peur des tensions post-électorales de 2010.

L’Union pour la paix et le développement (UPD) est un autre parti de l’opposition qui se débat dans des divisions internes pour le leadership.

Le Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD) et le Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD) sont deux autres partis de l’opposition extraparlementaire dont les leaders sont toujours en exil à l’étranger depuis les dernières élections de 2010.

L’opposition extraparlementaire ainsi divisée met généralement sur le dos du parti au pouvoir tous ses malheurs.

Face à cette situation d’émiettement de l’opposition, nombreux sont les observateurs des questions politiques nationales à Bujumbura qui misent sur la victoire facile du Conseil national pour la défense de la démocratie/Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir depuis 2005) aux prochaines élections de 2015.

Dans l’ensemble, la classe politique nationale doit encore s’entendre sur la litigieuse question du nombre de mandats présidentiels qui sont réellement autorisés par la loi dans le cas du Burundi, où le président sortant en est, théoriquement à deux mandats, depuis 2010 et ne devrait donc pas se représenter, en 2015, pour être en ordre avec la Constitution du moment.

Les choses deviennent plus compliquées quand le parti au pouvoir explique à qui veut l’entendre que le premier mandat de 2005 ne doit pas compter, du moment que le président Nkurunziza a été élu au suffrage universel indirect par les deux Chambres réunies du Parlement burundais et qu’en 2015, il en sera à un second mandat populaire, après celui de 2010.

Promesses d’élections «exemplaires» en 2015

Bujumbura, le 1er juillet 2014(COSOME)- Le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, s’est engagé, jeudi dernier, dans un message à la nation, à la veille de la célébration du 52ème anniversaire de l’indépendance nationale, en faveur d’élections de 2015 qui seront « mieux organisées » que toutes celles que le Burundi démocratique a connues à ce jour.

«Nous le pouvons parce que la volonté politique de le faire est là », a-t-il insisté dans son message à la nation.

Pour lui encore, « les élections sont un passage obligé pour avoir des dirigeants légitimes et qui ont la confiance du peuple ».

Le président Nkurunziza a mis en garde, au passage, tous ceux qui seraient tentés de perturber ou empêcher le déroulement normal des prochaines élections générales de 2015.

« Ceux-là seront considérés comme des ennemis de la paix, de la démocratie, des burundais, de l’indépendance nationale et seront traités comme tels devant la loi », a-t-il avisé.

L’atmosphère pré-électorale est déjà tendue au Burundi par plusieurs points de divergences entre la mouvance présidentielle et l’opposition.

Parmi ces points de divergences figurent le nombre de mandats présidentiels dont le flou constitutionnel qui l’entoure ouvre la voie à des spéculations dans les deux camps.

L’instrumentalisation de jeunes affiliés aux partis politiques est une autre source de chicanes entre les différents acteurs politiques à l’approche des élections de 2015.

Le « verrouillage » de l’espace politique fait également l’objet de lamentations sans cesse croissantes de la part de l’opposition.

Dans son message à la nation, le chef de l’Etat burundais a également lancé un appel pressant à la communauté internationale des bailleurs de fonds pour qu’elle aide financièrement dans la préparation et l’organisation matérielle des prochaines élections dans le pays.

La commission électorale nationale indépendante (CENI) a déjà sorti des estimations qui s’élèvent à quelque 60 millions de dollars us destinés au financement des prochaines élections législatives, communales, présidentielle, sénatoriales, zonales et collinaires des mois de mai à septembre 2015.

Les enjeux politiques des élections de 2015 au centre d’un débat riche et varié entre acteurs politiques

En termes d’enjeux, les participants ont surtout soulevé la question polémique dans l’opinion d’un possible troisième mandat du chef de l’Etat sortant sur lequel la classe politique nationale reste divisée pendant que le concerné entretient aujourd’hui encore le suspens.

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Observatrice du FNUD

L’autre enjeu qui a été relevé est celui des alliances qui seront nouées lors des jours et mois à venir et avec quels projets de société.

La question des divisions internes aux partis politiques, surtout de l’opposition, celle des libertés politiques, de l’environnement sécuritaire des prochaines élections sont autant d’autres enjeux qui ont été au centre des préoccupations des invités au débat radiophonique.

Parmi les principales recommandations qui sont sorties du débat, on peut citer le « respect de la parole donnée ».

A ce propos, certains leaders de partis politiques de l’opposition ont fustigé le fait que les résultats des rencontres entre acteurs politiques ne sont pas toujours mis en application.

L’autre recommandation est allée dans le sens de demander au pouvoir en place au Burundi de ne pas servir d’entrave à la réunification des ailes rivales des partis politiques.

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Présidente de la COSOME

Plusieurs partis politiques de l’opposition connaissent depuis quelque temps de divisions internes pour le leadership comme dans les cas de l’unité pour le progrès national(UPRONA), les forces nationales de libération(FNL), l’union pour la paix et le développement(UPD), le front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU).
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Vue partielle de la salle

Ces divisions traversent surtout les principaux partis politiques de l’opposition et font crainte une compétition déséquilibrée avec le parti au pouvoir lors des prochaines élections de 2015.

Les participants ont encore recommandé l’assainissement du climat politique national, l’équité dans le traitement des partis politiques et la liberté de mouvement.

L’arrêt de l’instrumentalisation des jeunes affiliés aux partis politiques est une autre recommandation sur laquelle les participants ont insisté pour que les prochaines élections soient « libres, équitables, apaisées, démocratiques, justes et transparentes ».

Recomposition du paysage politique à l’approche des élections de 2015 au Burundi

Bujumbura, le 17 juin 2014 (COSOME)- Les partis de l’alliance burundo-africaine pour le salut(ABASA), de l’alliance pour la concorde nationale(PACONA) et celui de la démocratie, la réconciliation et la reconstruction (PPDRR) ont décidé de fusionner en une seule formation politique tournée vers la promotion de la « science, le développement et l’environnement » (PASIDE), apprend-on des promoteurs.

Selon le président de cette nouvelle alliance politique, Aloys Baricako, un congrès a eu lieu samedi à Bujumbura pour formaliser la fusion des trois partis en vue de constituer une « nouvelle force politique nationale » centrée surtout sur la défense des intérêts de la jeunesse et de l’environnement.

L’alliance doit encore introduire une demande d’agrément auprès du ministère de l’intérieur qui a dans ses attributions, la gestion des associations à caractère politique pour pouvoir travailler dans la légalité.

Dans l’ensemble, 43 partis officiellement reconnus par la loi encombrent le paysage politique national, surtout à cause des idéologies presque jumelles qui tirent leur essence de là où le Burundi a surtout mal, comme en matière de démocratie, du développement, de la réconciliation ou encore de l’unité nationale.

En effet, le pays continue à végéter dans la pauvreté du fait des conséquences de plusieurs décennies de guerres civiles cycliques qui ont mis à mal le tissu économique et sociopolitique national.

Par ailleurs, à la veille des élections générales de mai à septembre 2015, le PASIDE vient emboîte le pas à l’alliance des démocrates pour le changement (ADC) qui est constituée par une douzaine d’autres partis politiques de l’opposition « radicale ».

L’ADC s’était constituée sur fond de contestation des résultants des élections municipales de 2010 qui auraient été entourées de « fraudes massives », mais sans en apporter de preuves tangibles à ce jour.

L’ADC est aujourd’hui encore juste tolérée mais pas reconnue par le ministère de l’intérieur ayant dans ses attributions, la gestion des partis politiques.

Un troisième bloc est constitué par des partis politiques de l’opposition «extraparlementaires» plus « modérées », s’accordent à dire les analystes des questions politiques nationales à Bujumbura.

Un quatrième bloc est fait d’un « forum de partis politiques » qui est en même temps un cadre de dialogue entre la mouvance présidentielle et l’opposition, mais auquel ne participent généralement pas l’ADC.

Au niveau des textes, l’opposition plurielle dispose, depuis le mois de novembre 2010, d’une nouvelle loi qui la régit.

L’article premier indique que la loi en question a pour objet de « déterminer le statut juridique de l’opposition politique au Burundi, dans le cadre de la consolidation de la démocratie pluraliste par le débat politique et la compétition pacifique pour l’accession au pouvoir ».

L’article 4, quant à lui, stipule que « tout parti politique appartenant à l’opposition peut accepter de participer au gouvernement. Dans ce cas, il renonce à sa qualité de parti d’opposition et fait une déclaration publique à cet effet».

Par ailleurs, l’article 10 de la même loi commande qu’en cas de non respect des droits de l’opposition politique, «les partis, les alliances de partis ou groupes politiques lésés peuvent saisir la chambre administrative de la cour suprême pour le rétablissement de leurs droits. La Cour examine la requête en procédure d’urgence».

Signature d’un code de « bonne conduite » des élections de 2015 au Burundi

Bujumbura, le 10 juin 2014(COSOME)- Le compte à rebours des élections générales de 2015 a commencé, lundi, par la signature d’un code de bonne conduite que devront suivre et respecter l’administration, les partis politiques, les médias et la société civile, avant, pendant et après ce rendez-vous politique d’importance.

L’autre grande étape des préparatifs électoraux de 2015 avait été le vote, en avril dernier, par le parlement, et sa promulgation par le chef de l’Etat, d’un nouveau code qui prévoit, entre innovations, le regroupement des scrutins, comme les municipales et les législatives et l’usage d’un bulletin unique lors des prochaines élections générales qui auront lieu entre les mois de mai et septembre 2015.

Le texte du code de bonne conduite, en 14 points, engage le gouvernement, les partis politiques et acteurs politiques, la société civile, les médias et les jeunes affiliés aux partis politiques à contribuer à la création d’un environnement propice à la tenue d’élections « libres, transparentes, inclusives et paisibles ».

S’agissant du gouvernement encore, le code l’engage à « assurer et à garantir un environnement sécuritaire qui protège tous les partis politiques et acteurs politiques, à faciliter l’organisation de leurs activités politiques, la libre participation au processus électoral de la population ainsi que toutes les personnes impliquées dans les élections, y compris les candidats aux différents scrutins, les militants, les représentants des médias, les observateurs, les membres de la Ceni et ses démembrements ».

Dans le même code de bonne conduite, le gouvernement, les partis politiques et les candidats indépendants, en particulier les jeunes des partis politiques, s’engagent encore à « ne pas perturber les réunions de l’une ou l’autre entité politique durant le processus électoral et à respecter les sièges et les insignes des autres formations politiques ».

Quant aux partis politiques, aux coalitions politiques et aux candidats indépendants, ils doivent « être capables de mener leurs activités politiques en toute liberté pendant la campagne électorale sur toute l’étendue du territoire national, dans le respect du cadre légal en vigueur qui doit s’appliquer équitablement à toutes les formations politiques, avant, pendant et après les élections ».

Les partis politiques et acteurs politiques s’engagent encore à « sensibiliser leurs membres, en particulier les jeunes, au respect des droits civils et politiques ainsi qu’aux valeurs démocratiques et doivent dénoncer, condamner et sanctionner toute forme de violence, verbale et/ou physique, comme mode d’expression politique ».

Toujours au chapitre des partis politiques, des indépendants et des coalitions politiques, le code de bonne conduite les engagent à « s’abstenir d’utiliser les fonds et autres moyens de l’Etat aux fins de leurs campagnes et les établissements publics, notamment les écoles, comme lieux de joutes politiques ou de recrutement de militants, conformément aux dispositions légales en vigueur ».

De son côté, la Cni s’engage à « s’assurer de la révision transparente du fichier électoral et de la délivrance des cartes d’électeur à tous les citoyens remplissant les conditions requises ».

La Cni s’engage également à « assurer et à garantir la représentation des partis politiques, des coalitions, des candidats indépendants et des différentes sensibilités politiques dans les commissions électorales provinciales indépendantes et les commissions communales indépendantes, à établir un mécanisme inclusif d’observation des élections et à relever toutes les irrégularités au bon déroulement des différente scrutins en vue de leur résolution pacifique ».

Le code stipule encore que « l’accès aux médias publics est garanti aux partis politiques, aux coalitions et candidats indépendants qui prennent part aux scrutins, sans discrimination (…) ».

Les médias, de leur côté, doivent « travailler avec professionnalisme, dans le respect de la déontologie et de l’éthique journalistiques, et à éviter toute manipulation de l’information, avant, pendant et après les élections, notamment par la propagation de rumeurs ou la publication de résultats avant l’annonce officielle par les organes habilités ».

Par ailleurs, la Ceni, les partis politiques, les coalitions, les candidats indépendants, la société civile et les médias « veilleront à ce les procès verbaux de dépouillement soient affichés et transmis en toute sécurité à l’autorité compétente et que les mandataires des partis politiques et des candidats indépendants obtiennent une copie desdits procès verbaux et/ou des fiches de résultats immédiatement après le scrutin ».

En signant le code de bonne conduite, la société civile s’engage, quant à elle, à « garder sa neutralité et à ne pas s’ingérer dans les affaires des partis politiques » avant, pendant et après les élections, y lit-on.

Maintien en détention préventive d’un activiste des droits de l’homme au Burundi

Bujumbura, le 10 juin 2014(COSOME) – La Cour d’appel de Bujumbura a décidé lundi, du maintien en détention préventive du président de l’association de défense des droits de l’homme et des prisonniers (APRODH, indépendante), Pierre Claver Mbonimpa, au bout de bientôt un mois de séjour forcé à Mpimba, la prison centrale de Bujumbura, pour «atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat».

M. Mbonimpa est poursuivi suite à ses allégations dans les médias locaux sur la présence de jeunes burundais affiliés au parti au pouvoir sur le sol de la république démocratique du Congo voisine pour des entrainements militaires aux fins non encore élucidées.

Le procès avait été mis en délibéré jeudi dernier, le temps pour la Cour d’appel d’analyser et de se prononcer sur la demande de la défense de laisser M. Mbonimpa comparaître en prévenu libre.

Le verdict de la Cour est tombé lundi, et le président de l’APRODH doit finalement rester et comparaître en étant en prison.

Le dossier de présence supposée de jeunes paramilitaires burundais en territoire congolais a fini par prendre une dimension internationale inattendue.

Deux hauts fonctionnaires du Bureau des Nations unies au Burundi (BNUB), en charge du secteur de sécurité, ont été déjà expulsés par les autorités burundaises pour avoir été à la source des révélations de présence de jeunes burundais au Congo en vue d’y recevoir des entrainements militaires à l’approche des élections générales de 2015 dans leur pays d’origine.

Le dossier continue également de faire couler beaucoup d’encre et de salive dans les milieux politico-médiatiques à Bujumbura et la dernière mise au point en date est venue lundi, du porte-parole du Conseil national pour la défense de la démocratie/Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), Onésime Nduwimana.

Selon M. Nduwimana, l’ancien mouvement rebelle armé, actuellement au pouvoir, a déposé les armes, «une fois pour toutes», en 2003, à la faveur d’un accord global de cessez-le-feu avec le pouvoir central qu’il combattait à l’époque des faits.