Mobilisation pour la paix et la sécurité en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 22 juillet 2014( COSOME)- La situation sécuritaire évolue positivement dans toutes les communes de la province de Cankuzo, apprend-on du gouverneur de province, Désiré Njiji.

C’était à l’issue d’une réunion que cette autorité provinciale venait de tenir à l’ intention des administrateurs communaux et des représentants des différentes formations politiques.

Le gouverneur de la province de Cankuzo se réjouit entre autres que les groupes de bandits souvent à mains armés qui semaient l’insécurité sur certains axes routiers aient été démantelés. Il apprécie aussi le degré de collaboration qui existe entre les la population, les forces de l’ordre et l’administration en matière de maintien de la sécurité.

Par ailleurs, a-t-il dit, des éléments de la police nationale burundaise(PNB) effectuent régulièrement des patrouilles ajoutant que les responsables de l’administration multiplient à leur tour les descentes jusqu’ au niveau des collines en vue de mobiliser la population au tour de la sécurité.

Au cours de la réunion de ce lundi, a indiqué le gouverneur de Cankuzo ça a été l’occasion pour les responsables de l’administration et des leaders des partis politiques d’arrêter ensemble des stratégies qui contribueraient au renforcement de la sécurité dans cette province.

Les leaders des partis politiques devront entre autres mobiliser leurs militants au tour de l’idéal de la paix, informer à temps les responsables de l’administration et des forces de l’ordre chaque fois qu’il y a passage d’éléments susceptibles de perturber la sécurité.

Les quelques leaders des formations politiques se sont déclarés satisfaits la tenue de cette réunion qui se tient à la veille de l’année électorale.

Les administratifs et des leaders des formations politiques de Cankuzo expriment le souhait de voir les réunions du genre multipliées en vue de leur permettre de se préparer pour les élections de 2015 en toute sécurité.

ond

Reprise des activités du MSD en province Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 20 Juillet 2014(COSOME)- Dans toutes les communes de la province de Bubanza, le mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, opposition) a repris normalement ses activités en province de Bubanza après quatre mois de suspensions par le ministère de l’intérieur pour avoir incitation à « l’insurrection », a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon M.Mugisha, le secrétaire du MSD en province Bubanza, qui présidait la première réunion de reprise des activités en commune de Bubanza, les militants doivent vaincre la peur tout en évitant les provocations des adversaires politiques.

Le secrétaire provincial du MSD a vivement remercié les militants pour avoir patiemment attendu que leur parti ait l’autorisation de reprendre les activités.
Le parti MSD appelle ses militants à se mobiliser comme un seul homme pour se préparer aux élections de 2015 qui, selon toujours Mugisha.

Le secrétaire du MSD a promis enfin le soutien du parti aux militants qui sont incarcérés à la prison de Mpimba au lendemain des échauffourées avec la police.

A.Nk.

Sensibilisation des responsables politiques à une communication non-violente à l’approche des élections de 2015

Bururi (sud du Burundi), le 21 Juillet 2014(COSOME)- Les responsables des partis politiques en province de Bururi se sont engagés à tenir une communication non-violente en cette période préélectorale à l’issue d’un atelier qui avait été organisé à leur intention par l’ONG action chrétienne pour l’abolition de la torture(ACAT), a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

S’agissant de l’état des lieux actuel en matière de respect des libertés publiques, les participants ont surtout regretté la division entretenues de l’intérieures comme de l’extérieur des partis politiques de l’opposition, dont les forces nationales de libération(FNLS), l’unité pour le progrès national(UPRONA), l’union pour le paix et le développement(UPD) et le Front de libération nationale(Frolina).

Les partis ainsi divisés ont souvent du mal à tenir ou obtenir des autorisations de se réunir de la part de l’administration locale.

Il a été révélé, au cours de cette réunion, que seul le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (Cndd-Fdd) occupe le terrain politique avec plus de 13 réunions depuis le début de cette année, suivi de très loin par le parti Sahwanya-Frodebu, avec 3 réunions.

A ce sujet, ils ont demandé que le ministère de l’intérieur favorise un processus de réunification des partis qui se sont scindés en ailes afin de mieux préparer les élections de 2015.

Armel Niyongere, le représentant légal d’ACAT Burundi, a demandé aux responsables des partis politiques de tenir une communication non violente lors de la prochaine campagne électorale afin d’assainir le climat politique car une communication violente peut déboucher sur un conflit.

Signalons que cette réunion a vu la participation des responsables de toutes les ailes des partis dans les 9 communes de la province de Bururi, les autorités administratives et les représentants des organisations de la société civile.

Félix Nzorubonanya

Détention préventive de 7 présumés bandits armés en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 20 Juillet 2014(COSOME)- Quelque sept individus ont en détention préventive au cachot de la police à Bubanza pour leur rôle présumé dans une embuscade contre un convoi de véhicule sur la route nationale numéro 5 (RN5) qui relie la ville de Bujumbura et capitale du pays à la province de Cibitoke, plus au nord-ouest du Burundi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les personnes à bord de ces véhicules ont été dépouillées de tous leurs biens comme l’argent et les téléphones portables.

Suite à l’intervention des militaires qui patrouillaient à Nyamitanga la même nuit, 7 parmi les malfrats ont été arrêtés et conduits au cachot de la police de Gihanga.

La police de Gihanga affirme avoir entamé des enquêtes sur l’identité exacte des présumés bandits que certains faisaient passer pour des membres d’une dissidence des forces nationales de libération(FNL), d’autres pour de jeunes Imbonerakure.

A.Nk.

3.000 jeunes marchent pour des élections libres, transparentes et apaisées en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 21 juillet 2015 (COSOME)- Des Jeunes du Vicariat de L’Imbo et du Mumirwa ont effectué une marche de paix dans les rues de la ville de Rumonge pour soutenir la vérité, la « justice, la tolérance, la non discrimination, la solidarité, liberté, les droits de l’homme » à l’approche des élections de 2015 qui se doivent d’être « libres, transparentes et apaisées », a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le Vicaire général du diocèse de Bururi, Léonidas Ninteretse, qui a participé à cette marche de paix a demandé aux jeunes de ne pas se faire manipuler par les politiciens.

Il leur a demandé de mettre toujours en avant les valeurs de vérité, de justice, de tolérance, de solidarité, de liberté et des droits de l’homme dans la consolidation de la démocratie.

Il a indiqué que la démocratie suppose la diversité des opinions et celui avec qui vous ne partagez pas les convictions politiques n’est pas forcement un ennemi.

Le Gouverneur de la province de Bururi, Mme Gloriose Nimenya, qu avait pris part à cette marche, a rappelé à ces jeunes le calendrier des élections de 2015, avant de leur demander d’être des modèles sur les collines et de relayer le message.

Cette marche a réunie les jeunes des paroisses de Buyengero, Marago, Minago, Rumonge et Kigwena qui constituent le vicariat de l’Imbo et de Mumirwa et a été organisée par la commission épiscopale pour l’épiscopat des laïcs et des jeunes.

Ces marches pour la paix vont se poursuivre dans d’autres diocèses du Burundi afin de préparer les jeunes catholiques et d’autres jeunes d’autres confessions religieuses aux futures élections de 2015, a indiqué l’abbé salvator Nicitegetse, chargé de la commission épiscopale pour l’épiscopat des laïcs et des jeunes.

Signalons que des membres des organisations de la société civile, les autorités administratives et ceux des autres confessions religieuses ont aussi pris part à cette marche pour la paix.

Félix Nzorubonanya

La CENI rend public le calendrier électoral de 2015

Bujumbura, le 19 juillet 2014(COSOME)- Le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), Pierre-Claver Ndayicariye, a rendu public, vendredi, le calendrier électoral complet des élections générales de 2015 qui comprendront en tout cinq scrutins qui auront lieu entre les mai et août et dont certains se passeront le même jour comme les communales et les législatives.

Ci-après le calendrier détaillé de la CENI :

1. Le 26 mai 2015 : élection des députés et des Conseils communaux
2. Le 26 juin 2015 : élection présidentielle pour le premier tour
3. Le 27 juillet 2015 : élection présidentielle en cas de deuxième tour
4. Le 17 juillet 2015 : élection des sénateurs
5. Le 24 août 2015 : élection des conseils de collines et de quartiers

Selon toujours le président de la CENI, les différentes dates tiennent compte de la fin des mandats des institutions qui avaient été élues en 2010 pour un mandat de cinq ans.

Le président de la CENI a encore demandé au gouvernement de chercher à temps les moyens financiers et matériels pour mener à bien les élections de 2015.
Les estimations de la CENI dépassent les 60 millions de dollars us qui sont nécessaires pour financer les différents scrutins au programme de 2015.

DIDO

Les patrouilles nocturnes réservées aux seuls corps de défense et de sécurité

Bururi (Sud du Burundi), le 18 juillet 2014(COSOME)- Le gouverneur de la province de Bururi, Mme Nimenya Gloriose, a indiqué, au cours d’une réunion sécuritaire, que les patrouilles nocturnes de sécurité sont la prérogative des seuls corps de défense et de sécurité, a appris, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME) dans la région.

Des jeunes en civils avaient pris l’habitude de patrouiller pendant la nuit dans certaines localités de la province.
Le rôle des comités de sécurité est donner l’information aux corps de défense et de sécurité et non de faire des patrouilles.

La décision du gouverneur a été accueillie favorablement aussi bien dans les milieux politiques que par la population civile qui suggèrent que des sanctions soient prises pour ceux qui ne vont pas respecter cette instruction administrative.

D’autre part, il a été décidé dans la réunion de sécurité de combattre les boissons prohibées qui sont à la base de l’insécurité et de punir sévèrement les administratifs qui sont complices dans la fabrication et la consommation de ces boissons.

Le mouvement des personnes doit aussi être surveillé pour décourager les séjours irréguliers d’étrangers dans la province, selon l’autre recommandation de la réunion, à la veille des élections de 2015.

Félix Nzorubonanya

L’administration rassure sur les conditions d’accès à la carte nationale d’identité en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 18 juillet 2014(COSOME)- L’administration rassure sur les conditions d’octroi de la carte nationale d’identité en province de Bururi en réponse aux craintes de certains responsables de partis politiques de l’opposition au moment où le burundais se préparent à de nouvelles élections générales de 2015, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les craintes de l’opposition portent sur la possibilité pour des étrangers de se procurer cette pièce maîtresse pour l’enrôlement des électeurs.

Des mineurs pourraient aussi être sollicités pour se procurer la carte nationale d’identité afin de se faire enrôler indûment au rôle d’électeur.

Contacté à ce sujet, Gérard Ndikumana, l’administrateur communal de Rumonge, l’une des communes les plus cosmopolites de la province de Bururi, a indiqué que l’octroi de la carte nationale d’identité se fait jusque-là dans la transparence.

Quant aux démarches administratives, la même source a indiqué que celui qui veut avoir cette carte doit apporter un écrit du chef de colline ou de quartier.

L’écrit doit encore être approuvé par le chef de zone avant qu’on procède à l’octroi d’une carte nationale d’identité.

L’autre entrave concerne le coût financier de 500 francs burundais qui sont exigés à la population parfois démunie pour avoir la carte nationale d’identité, dit-on dans les milieux populaires en province de Bururi.

Félix Nzorubonanya

Confusion autour d’une tentative présumée d’assassinat d’un leader politique au Burundi

Bujumbura, le 17 juillet 2014(COSOME) – Un agent de la Police nationale du Burundi s’est rétracté, lundi, après avoir avoué, la veille, une mission d’assassiner le leader controversé du parti de l’Unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique) pour le compte de commanditaires également obscurs, a-t-on appris de source sécuritaire à Bujumbura.

Des divisions pour le leadership minent l’ancien parti unique dont la direction est actuellement convoitée entre Charles Nditije et Mme Concilie Nibigira, sur fond d’enjeux électoraux de 2015.

Le porte-parole de la Police nationale, Herménegilde Harimenshi, a confirmé l’identité de Jean-Bosco Sengiyumva, l’agent en cause dans la tentative d’assassinat du leader de l’UPRONA, en tant que membre de la Brigade spéciale de protection des institutions (BSPI) qui était jusque-là affectée à la sécurité du Sénat burundais.

Selon la même source, l’agent de la BSPI a toutefois nié « catégoriquement », lors des enquêtes policières en cours, depuis samedi dernier, d’avoir révélé au leader de l’UPRONA la mission de l’assassiner, avant que sa conscience ne l’en empêche.

La Police nationale avait dispersé, dimanche, une tentative de l’aile dirigée par Charles Nditije, d’organiser une réunion du Comité central qui devait trancher dans le conflit pour le leadership au sein de l’UPRONA.

Les Burundais retournent aux urnes entre les mois de mai et septembre 2015 pendant que la fièvre électorale ne cesse de monter dans pratiquement tous les états-majors des partis politiques.

D’autres partis de l’opposition, qui pesaient lourds sur l’échiquier politique national, sont également en proie à des divisions similaires à celles qui minent l’UPRONA.

C’est le cas des Forces nationales de libération (FNL, une ancienne rébellion) qui étaient arrivées en seconde position aux municipales lors des précédentes élections de 2010.

Le chef historique, Agathon Rwasa, a perdu le contrôle du parti suite à son retour à la clandestinité par peur des tensions post-électorales de 2010.

L’Union pour la paix et le développement (UPD) est un autre parti de l’opposition qui se débat dans des divisions internes pour le leadership.

Le Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD) et le Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD) sont deux autres partis de l’opposition extraparlementaire dont les leaders sont toujours en exil à l’étranger depuis les dernières élections de 2010.

L’opposition extraparlementaire ainsi divisée met généralement sur le dos du parti au pouvoir tous ses malheurs.

Face à cette situation d’émiettement de l’opposition, nombreux sont les observateurs des questions politiques nationales à Bujumbura qui misent sur la victoire facile du Conseil national pour la défense de la démocratie/Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir depuis 2005) aux prochaines élections de 2015.

Dans l’ensemble, la classe politique nationale doit encore s’entendre sur la litigieuse question du nombre de mandats présidentiels qui sont réellement autorisés par la loi dans le cas du Burundi, où le président sortant en est, théoriquement à deux mandats, depuis 2010 et ne devrait donc pas se représenter, en 2015, pour être en ordre avec la Constitution du moment.

Les choses deviennent plus compliquées quand le parti au pouvoir explique à qui veut l’entendre que le premier mandat de 2005 ne doit pas compter, du moment que le président Nkurunziza a été élu au suffrage universel indirect par les deux Chambres réunies du Parlement burundais et qu’en 2015, il en sera à un second mandat populaire, après celui de 2010.

Promesses d’élections «exemplaires» en 2015

Bujumbura, le 1er juillet 2014(COSOME)- Le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, s’est engagé, jeudi dernier, dans un message à la nation, à la veille de la célébration du 52ème anniversaire de l’indépendance nationale, en faveur d’élections de 2015 qui seront « mieux organisées » que toutes celles que le Burundi démocratique a connues à ce jour.

«Nous le pouvons parce que la volonté politique de le faire est là », a-t-il insisté dans son message à la nation.

Pour lui encore, « les élections sont un passage obligé pour avoir des dirigeants légitimes et qui ont la confiance du peuple ».

Le président Nkurunziza a mis en garde, au passage, tous ceux qui seraient tentés de perturber ou empêcher le déroulement normal des prochaines élections générales de 2015.

« Ceux-là seront considérés comme des ennemis de la paix, de la démocratie, des burundais, de l’indépendance nationale et seront traités comme tels devant la loi », a-t-il avisé.

L’atmosphère pré-électorale est déjà tendue au Burundi par plusieurs points de divergences entre la mouvance présidentielle et l’opposition.

Parmi ces points de divergences figurent le nombre de mandats présidentiels dont le flou constitutionnel qui l’entoure ouvre la voie à des spéculations dans les deux camps.

L’instrumentalisation de jeunes affiliés aux partis politiques est une autre source de chicanes entre les différents acteurs politiques à l’approche des élections de 2015.

Le « verrouillage » de l’espace politique fait également l’objet de lamentations sans cesse croissantes de la part de l’opposition.

Dans son message à la nation, le chef de l’Etat burundais a également lancé un appel pressant à la communauté internationale des bailleurs de fonds pour qu’elle aide financièrement dans la préparation et l’organisation matérielle des prochaines élections dans le pays.

La commission électorale nationale indépendante (CENI) a déjà sorti des estimations qui s’élèvent à quelque 60 millions de dollars us destinés au financement des prochaines élections législatives, communales, présidentielle, sénatoriales, zonales et collinaires des mois de mai à septembre 2015.