Les activités dans les services  » Guichets Fonciers » dans les communes de Kigamba et Mishiha tournent au ralenti

Cankuzo (Est du Burundi), le 14 mai 2014(COSOME)- Les activités dans les services « Guichets Fonciers » dans les communes de Kigamba et Mishiha en province de Cankuzo tournent au ralenti. C’est après que le Programme Poste conflit pour le Développement Rural(PPDR) ait suspendu son assistance technique et financière à ce service depuis le mois de septembre 2013, a appris de sources concordantes le reporter de la COSOME à Cankuzo.

Ce service qui a été créé dans les deux communes pour pallier aux litiges d’ordre fonciers par l’octroi des certificats foncier après l’opération de bornage est actuellement confronté à beaucoup de difficultés liées essentiellement au manque de salaire pour personnel, au manque d’équipements et de moyens de locomotion. C’est au moment où le peu de motos qui avaient été mis à la disposition du personnel ce service sont toujours en panne, sans frais de réparation.

Les administrateurs des communes de Kigamba et Mishiha, respectivement Jean Pierre Muhimiriza et Basilla Ndereyimana déplorent la paralysie des activités de ce nouveau service qui avait été longtemps sollicité par la population. Ils font savoir que la situation financière de leurs communes ne leur permet pas de faire fonctionner ces services. Ils émettent le vœu de voir l’Etat du Burundi ou ses partenaires prendre en charge les salaires du personnel de ce service et supporter les frais de carburant et d’entretien de ces motos.

Certains observateurs interrogés par le reporter de la COSOME estiment que les responsables des ministères en charge de la justice et de l’Environnement devraient de se pencher sur cette question pour permettre à la population de bénéficier de ce service.

Les sources judiciaires contactées par le reporter de la COSOME à Cankuzo indiquent que plus de 80% des dossiers qui sont enregistrés dans les tribunaux de la province de Cankuzo sont constitués des litiges fonciers. La population de cette commune avait nourri l’espoir que ce service allait contribuer la réduction de ce genre de litiges.
ond

Un militant du parti FRODEBU incarcéré pour « coups et blessures » en province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 14 mai 2014(COSOME)- Un jeune militant du front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition), Emma Stony Ntaconayigize, alias « Démocrate » a été arrêté le 11 mai 2014 au chef-lieu de la commune de Rugombo sous le chef d’accusation de « coups et blessures volontaires » qu’il aurait infligés au représentant communal de la ligue des jeunes affiliés au conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, au pouvoir), Bienvenu Ndayambaje, a appris de diverses sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le prévenu défend plutôt l’inverse et dit avoir été malmené par de jeunes rivaux du CNDD-FDD pour ses « opinions politiques ».

Un mandat d’amener lui a été délivré et devra répondre devant la justice du délit de droit commun de « coups et blessures volontaires graves » à l’endroit de Monsieur Ndayambaje.

Le dossier a été fixé, le 11 mai 2014, devant le substitut du Procureur à Cibitoke, Antoine Nsengiyumva.

D’après le substitut du procureur à Cibitoke, le dossier suit son cours normal.
Rappelons que ce genre d’intolérance politique est devenu plus qu’une réalité dans certains coins de la province, comme Murwi et Buganda où il s’observe souvent un phénomène de méfiance entre des jeunes affiliés à certains partis politiques rivaux.

Placide Nkengurutse

Recrudescence d’actes de violences liés au conflits fonciers en province de Ngozi

Ngozi (Nord du Burundi), le 13 mai 2014(COSOME)- Des corps humains sans vie ont été découverts ces derniers jours dans divers endroits de la province de Ngozi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de diverses sources concordantes.

La première personne morte est un certain François Masitimu, de la colline de Gisagara, en commune de Ngozi et son corps a été trouvé près d’un champ de bananier.

La police indique que la victime a été tuée par arme blanche et son corps avait beaucoup de blessures. Non loin de son cadavre se trouvait un sac des colocases qu’il aurait volé.

La deuxième personne tuée est Divine Ntawembarira, une femme de 45 ans dont le corps a été retrouvé à son domicile de la colline de Maramba, en commune de Tangara, dans la nuit de dimanche à lundi dernier.
L’administrateur communal, Gédéon Ntahokaja, précise que cette femme aurait été victime des conflits fonciers avec une famille voisine.

Dans le même registre, le corps d’un jeune homme de 25 ans, Bambonyebusa, a été découvert lundi sur la colline Nyagasebeyi.

Le corps était suspendu sur un arbre près du marché du centre Musenyi. Des informations en provenance de la localité affirment que la victime n’entretenait pas de bonnes relations avec ses voisins.

Dans la plupart des cas, les conflits fonciers restent la première cause d’insécurité en province de Ngozi.

Selon les autorités administratives, plus de 80% des tuéries enregistrées ces derniers temps en province de Ngozi ont été dus aux conflits fonciers.

Signalons que deux autres personnes des communes Marangara et Tangara ont été assassinées en moins de deux semaines suite aux litiges fonciers.

Les autorités administratives se disent très préoccupées par cette criminalité foncière mais elles restent optimistes cependant quant à leur régression vues les mesures prises pour éradiquer cette criminalité.

On peut citer la sensiblisation à l’enregistrement des propriètés foncières via le projet décentralisé de gestion des terres de la coopération suisse et la demande d’accélération des dossiers fonciers pendants au niveau des tribunaux.

YM

Une personne tuée par des inconnus en province de Mwaro

Mwaro (Centre-ouest du Burundi), le 12 mai 2014 (COSOME)- Une personne a été tuée dans la nuit de vendredi à samedi dernier par un groupe d’individus armés non encore clairement identifiés sur la colline de Musivya, de la commune de Gisozi, en province Mwaro, a appris sur place, de sources administrative et policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La victime, NUNI Bernard, 40 ans, est morte poignardée au niveau de la tête et de la poitrine par des personnes qui l’attendaient près de son domicile.

Les auteurs du crime ne sont pas encore identifiés mais trois personnes ont été déjà arrêtées dont sa femme et son ancien domestique, pour des raisons d’enquête.

La raison de l’arrestation de son épouse est qu’elle connaissait un problème de cohabitation avec son mari, l’accusant d’avoir une concubine sur la colline Nyamiyaga de la même commune de Gisozi, tandis que son ancien domestique avait des traces de sang sur sa chemise.

L’administrateur de Gisozi, Dionèse GAHUNGU, a appelé la population à toujours se confier à l’administration et la police au lieu de se faire justice.
Signalons que des crimes du genre se sont multipliés ces derniers temps dans la province de Mwaro.

J.H.

Les informations des médias concernent à 90% la politique au Burundi

Mwaro (Centre-ouest du Burundi), le 12 mai 2014 (COSOME)- Les informations qui sont généralement diffusées dans les médias au Burundi concernent à 90%, la politique, ont déploré les porte-parole des institutions publiques et des différents ministères lors d’un atelier d’échange sur les défis qui se posent à leur fonction ainsi que les solutions à y apporter, a appris sur place, des organisateurs, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Les participants ont estimé qu’il faudrait plutôt réserver une place considérable aux informations en rapport avec l’agriculture et l’élevage étant donné que plus de 90% de la population burundaise vivent de ces activités.
Concernant la fonction de porte-parole, les participants ont déploré l’absence d’un cadre légal qui les régit.

S’agissant de la mise en œuvre de la politique nationale de la communication, les porte-parole des institutions publiques ont encore déploré le laxisme qui entoure les mauvais comportements des agents publics.

Le conseil national de la communication (CNC) devrait veiller à ce que toutes les opinions puissent s’exprimer sur les différents médias, selon certains porte-parole des institutions publiques et des ministères, selon les mêmes sources.

En principe, tous les médias doivent respecter la loi et la déontologie, selon Papien RUHOTORA, le vice-président du CNC qui a encore fait le constat que les médias publics se focalisent sur les actions du Gouvernement au moment où les médias privés se focalisent sur les actions des partis politiques de l’opposition.

Aussi, le CNC envisage-t-il de contacter les différents organes de presse pour leur montrer qu’ils doivent respecter l’équilibre de l’information et donner un accès équitable et équilibré à tous.

Un autre obstacle qui a été soulevé concerne l’inconstitutionnalité de certains articles régissant la presse au Burundi.

Par ailleurs, la nature juridique de certains médias privés qui travaillent sous l’étiquette des associations sans but lucratif (a.s.b.l) fait que certains de leurs employés travaillent sans contrat.

Les participants ont demandé à l’état d’intervenir et d’exiger à ces médias un minimum de respecter des règles internationales du droit du travail.

J.H.

Le chef de la diplomatie angolaise reçu en audience par le président du Burundi

Bujumbura, le 13 mai 2014 (COSOME)- Le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a reçu, mardi, en audience, le ministre angolais des relations extérieures, Georges Pinto Rebelo Chikoti, en tournée de promotion de la paix et du développement durable dans la région des grands lacs, apprend-on du service de presse et communication de la présidence de la république à Bujumbura.

L’Angola assure actuellement la présidence tournante de la conférence internationale sur la région des Grands lacs(CIRGL).

Les 11 Etats membres de la CIRGL sont l’Angola, le Burundi, la République Centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie.

Une instabilité sociopolitique continue à régner, surtout en République Centrafricaine, en République Démocratique du Congo et au Soudan du sud qui a, pour le moment, le statut d’observateur au sein de la CIRGL.

Dans le cas du Burundi qui a également vécu aux cours des dernières années une longue période de guerre civile, le chef de la diplomatie angolaise a déclaré, au sortir de l’audience, qu’il était porteur d’un message de « salutations » mais aussi de « félicitations » au président Nkurunziza pour la paix et la stabilité retrouvées sous sa houlette.

Suspension d’un administratif communal en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 12 mai 2014(COSOME)- Les membres du conseil communal à Busoni, province Kirundo, ont validé samedi dernier la décision prise par le gouverneur de province à la mi avril de suspendre l’administrateur de cette entité, a appris de source administrative, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Tous les membres du conseil, hormis l’administrateur sortant, Mme Léocadie Kabihogo, ont approuvée ladite mesure, précise-t-on.

Le conseil communal a reconduit Evariste Nkunzimana, le conseiller technique en charge des questions administratives et sociales à la tête de la commune en tant qu’administrateur intérimaire, indique-t-on de même source. Le conseil est néanmoins resté muet sur l’éventuel rendez-vous de se retrouver en vue d’élire l’administrateur titulaire.

Mme Kabihogo était accusée d’incompétence « caractérisée » par le manque d’encadrement de la population de la commune de Busoni, assez nombreuse et de diverses tendances politiques, précise le courrier de destitution.

Aussi, peut-on rappeler, dans la lettre de suspension, l’administrateur limogé faisait preuve de la non maitrise de sa population en matière de la mobilisation des fonds publics et privés jusqu’à occasionner des incidents mortels.

Depuis le début de la législature de 2010, Mme Léocadie Kabihogo, est le premier administrateur à être destitué en province de Kirundo, précise-t-on.

JCN

La population du Burundi pourrait atteindre les 18 millions d’individus en 2030

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 8 mai 2014(COSOME)-La population du Burundi pourrait facilement atteindre 18 millions d’individus à l’horizon 2030, si le rythme de 500.000 nouvelles naissances annuelles continuait, a appris d’un séminaire le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source médicale.

Le Burundi s’achemine vers le seuil psychologique de 10 millions de citoyens et serait déjà plus peuplé que la chine en terme du nombre d’habitants au kilomètres carrés (135habitants au Km2 en Chine, plus de 400 habitants au km2 par endroit au Burundi).

S’agissant de la situation à Bubanza en matière de population, le faible taux d’adhésion aux méthodes contraceptives chez les femmes n’atteint pas les 30% et explique la croissance démographique rapide.

Les méthodes contraceptives sont préconisées par les pouvoirs publics au Burundi afin de diminuer le nombre d’enfant par ménage où espacer les naissances qui culminent à un taux de fécondité de 6,4 par femme.

Selon le médecin directeur provincial du bureau provincial de santé en
province Bubanza, Dr. Havyarimana Bonite, le refus d’adhérer aux méthodes de planning familial est dû en grande partie lié aux enseignements de certaines églises qui considèrent ces méthodes contraires à la croyance chrétienne, certaines allant jusqu’à encourager la polygamie.

D’autres populations n’ont pas accès à ces méthodes, tandis que les hommes ne s’impliquent pas dans le planning familial.

Selon le gouverneur de la province Bubanza, Nyandwi Anselme, le rythme des naissances risque d’engendrer des difficultés de tous ordres.
Déjà, le chômage est réel à Bubanza où, par ailleurs, les terres fertiles s’amenuisent dangereusement.

Au chapitre des solutions, en 2014, les structures sanitaires ont mis en place 4 postes secondaires pour le Planning familial et des centres de santé pour accompagner les plus jeunes.

Un projet de distribution à base communautaire des contraceptifs est en place pour contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile par une bonne planification familiale, en se focalisant sur la décentralisation de l’offre des méthodes contraceptive au niveau communautaire. Chaque colline aura un agent formé.

A.Nk

Arrestation de 4 présumés auteurs d’un homicide en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 11 Mai 2014 (COSOME)- La police a arrêté quatre présumés auteurs d’un meurtre sur une femme à l’aide d’une hache à la sous-colline de Midodo, colline de Muhuzu, en commune de Rumonge, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La victime est Nahabandi Annociatte, âgée de 45 ans, divorcée et résident à la sous-colline Midodo sur la colline de Muhuzu.

Son corps avait été enfermé dans une maison et ce n’est que samedi dernier que les autorités administratives et la police ont pu découvrir son corps en décomposition, selon la même source.

Les problèmes familiaux et les conflits fonciers seraient à la base de cet assassinat ignoble.

La police a arrêté le matin de ce dimanche 4 personnes qui sont impliquées dans l’assassinat de cette femme et indique avoir détenir des preuves tangibles.

Ces 4 personnes sont détenues au cachot de la police à Rumonge où les enquêtes ont déjà commencées.

Les associations féminines en province de Bururi dénoncent cette barbarie humaine et demandent que les auteurs soient identifiés et punis conformément à la loi.

F.NZ.

Arrestation de deux membres des FNL et du FRODEBU en province de Bubanza

Bubanza(Nord-Ouest du Burundi), le 9 Mai 2014(COSOME)- Deux
membres des forces nationales de libération(FNL, opposition) et du front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition) ont été arrêtées tôt le matin de Vendredi par la police et sont détenus pour des raisons d’enquête sécuritaire, apprend-on de la police en commune de Gihanga.

Selon Jean Berchmans Nzeyimana, qui a participé dans leur arrestation, Bamporiki David membre des FNL et Nitunga Daniel du FRODEBU, tous de la colline Kagwema, sont poursuivis pour avoir parlé aux médias des agissements des jeunes de leurs localités dans les activités paramilitaires qui se feraient en RD Congo.

Bimenyimana Ernest, représentant du réseau des observateurs nationaux des droits de l’homme(RONADH), condamne la façon don la police a arrêté ces deux hommes, sans le respect de toutes les procédures légales, en l’absence de mandat ou avis de recherche.

A.NK.