Célébration du 20ème anniversaire de l’assassinat du Président Ndadaye en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 21 octobre 2013 (COSOME)- Les cérémonies marquant le 20ème anniversaire de l’assassinat du premier président hutu élu démocratiquement au Burundi, Melchior Ndadaye, c’était le 21 octobre 1993, ont débuté par une messe d’action de grâce à la Cathédrale Saint Joseph de Rutana, dominée par une forte participation des élèves des écoles secondaires de la place, a- t- on constaté.

Dans son homélie, le prêtre a insisté sur le passé récent douloureux du Burundi et les leçons à y tirer à travers le « plus jamais ça ».

Après cette messe, les festivités se sont poursuivies au monument de l’unité, par le dépôt de gerbes de fleurs, en commençant par le gouverneur provincial et l’administrateur communal de Rutana, suivis des représentants de trois partis politiques sur les quarantaines agréés au Burundi. Il s’agit du parti fondé par Melchior Ndadaye, le front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, aujourd’hui dans l’opposition extra- parlementaire), du parti de Rwagasore, unité et progrès national ( UPRONA, présente dans les institutions), et du parti au pouvoir, le conseil national de défense de la démocratie/les forces de défenses de la démocratie (CNDD/FDD).

Les cérémonies se sont clôturées par l’écoute du discours rassembleur de Melchior Ndadaye adressé au peuple burundais après sa victoire aux élections présidentielles de juin 1993.

Signalons que, conformément aux instructions du ministère burundais de l’intérieur, aucun signe distinctif du parti n’a été exhibé lors de ces festivités.

Rappelons que l’assassinat du président Melchior Ndadaye et de certains de ses proches collaborateurs, a été suivi par des tueries généralisées à caractère génocidaire dans un premier temps, suivies d’une guerre civile qui a duré plus de quatorze ans et qui a emporté la vie de plus de 300 000 personnes.

R.G.

Incarcération du directeur adjoint de la prison centrale de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 21 octobre 2013 (COSOME)- Le directeur adjoint de la maison d’arrêt de Rutana, Jean Ndikumana, est emprisonné au cachot de police de Rutana, depuis ce vendredi passé, le 18 octobre 2013, sur ordre du responsable du service national de renseignements à Rutana, Jovin Cishahayo, a appris de sources policières locales, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).
Selon les mêmes sources, ce directeur adjoint est accusé d’avoir libéré un prévenu à la place d’un autre.

En effet, le parquet de Rutana avait ordonné ce même jour, la libération conditionnelle d’un certain Richard Ndayizeye, originaire de la commune Musongati en province de Rutana, qui avait été incarcéré à Rutana depuis le mois passé de septembre, suite aux accusations portées contre lui, en rapport avec « enlèvement et tentative de viol ».

Cependant, après les formalités administratives, celui qui s’est présenté devant ce chef pénitentiaire, pour libération, est un certain Emmanuel Barihuta, originaire de la commune Itaba en province de Gitega, emprisonné dans cette maison carcérale depuis septembre 2013, pour cause d’ « assassinat ».

Peu après son élargissement provisoire, la direction a constaté que le vrai bénéficiaire est resté en prison. Elle est alors allée à la poursuite du fugitif mais en vain, car il s’était déjà volatilisé dans la nature.

La suite a été l’arrestation de Jean Ndikumana sur ordre du responsable du service national de renseignements (SNR) à Rutana, Jovin Cishahayo, et son emprisonnement au cachot de police à Rutana, pour des raisons d’enquête.

R.G.

Célébration du 52ème anniversaire de la victoire du parti UPRONA aux premières élections législatives en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 22 octobre 2013 (COSOME)- L’Union pour le progrès national (UPRONA, institutionnel), parti de l’indépendance nationale, a soufflé dimanche, au chef lieu de la province Kirundo, les 52 bougies de sa victoire aux premières élections législatives, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

En organisant ce rassemblement, l’UPRONA avait un double objectif à savoir : mobiliser ses militants aux idéaux du Prince Louis Rwagasore (Héros de l’indépendance nationale) et se préparer pour les élections de 2015, précisent les organisateurs.

Le représentant provincial de l’UPRONA à Kirundo, Juvénal Karagira, a indiqué que la santé du parti était bonne malgré les dissensions internes qui s’observent encore au sein de cette formation politique qui a conduit le Burundi à l’indépendance nationale.

Tout en reconnaissant les querelles autour des idéaux du parti qui minent l’UPRONA, Gaston Sindimwo, secrétaire général, a déclaré que le parti de Rwagasore « tient toujours débout » et « présent sur le territoire national».

Il a indiqué que les directives de la direction nationale de l’UPRONA étaient claires. « Nous voulons que tous les membres du parti soient soudés du sommet à la base ». « Le parti veut également que les femmes et les jeunes soient considérés », a-t-il ajouté.

A l’occasion, des militants du parti UPRONA qui se sont donné plus que les autres pour consolider le parti des Badasigana (militants) ont été primés en guise de la reconnaissance des efforts fournis.

Le parti de l’indépendance du Burundi fut créé en 1958 par le Prince Louis Rwagasore pour réclamer l’indépendance nationale.

En 1960, l’UPRONA perd les élections communales au profit du parti démocrate chrétien(PDC), une formation politique soutenu par le colonisateur belge. Mais l’UPRONA prend sa revanche le 18 septembre 1961 lors des élections législatives en remportant une large victoire avec 80% des voix.

JCN

Commémoration du 20ème anniversaire de l’assassinat du président Melchior Ndadaye en province de Cankuzo

Cankuzo, (Est du Burundi), le 22 octobre 2013 (COSOME)- Les leaders des formations politiques, en province de Cankuzo, ont été les grands absents aux cérémonies marquant le 20ème anniversaire de l’assassinat du président Melchior Ndadaye, le héros de la démocratie au Burundi.

En effet, sur plus de 10 formations politiques qui ont participé aux élections de 2010, seuls les leaders de quatre partis politiques à savoir le Front pour la Défense de la Démocratie (SAHWANYA, Parti de Ndadaye), le Conseil National pour la Défense de la Démocratie/Force pour la Défense de la Démocratie (CNDD/FDD, parti présidentiel), le Front pour la Défense de la Démocratie(FRODEBU-Nyakuri Iragi rya Ndadaye et les Forces Nationales de Libérations (FNL- Iragi rya Gahutu) ont pris part à ces cérémonies.

Remuard Nkeshimana, Secrétaire Exécutif du parti Sahwanya FRODEBU déplore par ailleurs la faible mobilisation de la population à ces cérémonies.

Ce leader du parti de Ndadaye appelle « au réveil de la prise de conscience patriotique » et émet le vœu de voir à l’ avenir les responsables de l’administration faire une large mobilisation pour cette fête.

Au cours de la messe d’action de grâce en la mémoire de l’illustre disparu qui a été dite à cette occasion à la paroisse de Muyaga, l’abbé Aloys Cambara a appelé la population de Cankuzo à la cohésion sociale, à la solidarité et au renforcement de la démocratie au Burundi.

Les cérémonies du jour se sont clôturées par des dépôts de gerbes de fleurs au monument de l’ unité situé au chef- lieu de la province respectivement par l’ administration communale ainsi que les leaders provinciaux des quatre formations politiques qui ont répondu présentes.

OND

Le parlement approuve une candidature au poste de premier-vice président du Burundi

Bujumbura, le 17 octobre 2013(COSOME)- Le parlement a approuvé, mercredi soir, à une large majorité, la candidature de Bernard Busoko au poste de nouveau premier vice-président de la république du Burundi au lendemain de la démission forcée de son prédécesseur, Térence Sinunguruza, sur fond de chicanes internes à l’unité pour le progrès national(UPRONA, parti d’origine de ces deux personnalités), apprend-on de source officielle à Bujumbura.

La candidature de M.Busokoza avait été présentée par l’unité pour le progrès national (UPRONA, la seconde force politique dans le gouvernement actuel de coalition) après avoir dévoué publiquement la veille, M.Sinunguruza, sous le chef d’accusation de s’être servi du poste gouvernemental à des « fins personnelles » et non à celles du parti d’origine.

Les arrangements politiques en vigueur dans le pays prévoient que le premier vice-président de la république doit provenir de l’ethnie différente de celle du chef de l’Etat et du second parti majoritaire au parlement.

L’actuel chef de l’Etat burundais est de l’ethnie majoritaire des Hutu originaire du nord du pays, tandis que M.Busokoza provient de la minoritaire Tutsi et du sud du Burundi.

Le nouveau locataire de la première vice-présidence de la république est âgé de 60 ans, père de six enfants qui a fait carrière dans l’armée régulière avant de prospérer dans les télécommunications.

M.Busokoza doit encore faire l’effort de prêter serment sur la constitution nationale et la charte de l’unité nationale avant de s’installer dans le fauteuil « éjectable » de premier vice-président de la république, commentait-on encore jeudi dans les milieux politiques à Bujumbura.

Son prédécesseur a réalisé le record de trois années d’affilée en tant que numéro 3 de l’exécutif chargé des questions politiques, administratives et sécuritaires.

La deuxième vice-présidence de la république est chargée des questions économiques et sociales dans l’organigramme gouvernemental du moment au Burundi.

Le président de la république, quant en lui, est en même temps le chef du gouvernement qui nomme et démet les membres de l’exécutif national selon les circonstances.

On s’attend à ce que l’entrée en fonction du nouveau premier vice-président de la république entraine un remaniement ministériel.

Au moins sept personnes tuées et huit autres blessées en moins d’un mois en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le18 octobre 2013 (COSOME)- Plus de six personnes ont été tuées dans des actes criminels divers du 26 septembre au 8 octobre 2013 en province de Kirundo, respectivement dans les communes de Bwambarangwe, Kirundo, Gitobe et Ntega, a appris, de sources administrative et policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME) .

Sur la colline de Mihigo, en commune de Ntega, un certain Etienne Minani a été tué par ses deux fils le 26 septembre dernier.

Deux autres personnes : Jean Bosco Ruberintwari et Jean Mitagato ont été tuées dans des explosions de grenades, respectivement sur les collines de Cumba et de Kanabugire, dans les communes de Gitobe et Ntega, au début du mois en cours.

En date du 2 octobre dernier, Pascal Sezibera, de la colline Kavomo en commune Kirundo, a été assassiné et son corps jeté dans la vallée de la même localité.

Une semaine plus tard, trois personnes d’une même famille : le chef de ménage, son épouse et leur enfant ont été sauvagement massacrés à la machette.

Au cours de ces actes de violence, les blessés se chiffrent à huit, dont cinq blessées graves, victimes d’une attaque à la grenade en commune de Gitobe.

Les trois autres ont été blessées dans une confrontation entre des militants du conseil national pour la défense de la démocratie/ forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) et du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU-Nyakuri, institutionnel) à Sigu, en commune de Busoni, indique-t-on des mêmes sources.

La police affirme détenir plus de dix suspects qui auraient joué « un rôle présumé » dans ces violences.

Depuis le début de l’année, plus de 15 personnes à majorité de femmes, ont été tuées à Kirundo, rappelle-t-on.

JCN

Un projet de révision de la loi fondamentale au menu d’un récent conseil des ministres

Le communiqué fait encore savoir que la Constitution de 2005 a été promulguée pour régir et établir les règles de fonctionnement du régime post transition qui a pris fin avec l’organisation des élections de 2010.

Avant l’expiration de cette période, beaucoup d’acteurs politiques ont exprimé le souhait de voir la loi fondamentale révisée, et le même souhait a été exprimé lors des ateliers organisés à l’endroit de partis politiques et autres acteurs politiques à Bujumbura et à Kayanza, peut-on toujours lire dans le texte du communiqué.

« Il est en effet nécessaire d’entrer dans la phase démocratique, tout en préservant l’esprit de l’Accord d’Arusha, d’où la proposition de ce projet de supprimer les postes des Vice-Présidents de la République pour les remplacer par un Vice-Président et un Premier Ministre », poursuit la même source.

Selon encore le porte-parole du gouvernement, «il a été également constaté que la révision du Code Electoral est impossible sans que certaines dispositions de la Constitution soient modifiées, surtout que certaines sont devenues anachroniques et désuètes ».

De plus, d’après la même source, « il est impérieux que certaines dispositions de la loi fondamentale soient harmonisées avec celles en vigueur au sein de la Communauté Est Africaine », avant de conclure sur « toutes ces raisons qui militent donc en faveur de la modification de certaines dispositions de la Constitution en vigueur ».

Le projet a été adopté moyennant quelques aspects à finaliser par une équipe qui a été mise en place à cet effet, conclut le texte du communiqué.

Plus de la moitié de la population ne mange pas à sa faim au Burundi

Bujumbura, le 16 octobre 2013(COSOME)- Plus de 50% de la population se contentent d’un repas, au lieu de trois, par jour, du fait de l’insécurité et la carence alimentaire chronique, a reconnu, mercredi, la ministre burundaise de l’agriculture et de l’élevage, Mme Odette Kayitesi, dans une déclaration à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’alimentation.

Cette situation pénalise encore plus, les moins de cinq ans, dans des proportions qui avoisinent les 60%, d’après la même source.

La journée sera célébrée jeudi, avec un jour de retard sur le calendrier mondial, dans le nord surpeuplé du Burundi, sous le thème et l’engagement officiel de mettre en place « des systèmes alimentaires durables, au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition » dans le pays.

Le gouvernement burundais se tient déjà prêt à relever cet important défi dans le cadre du « plan stratégique 2012-2017 de lutte contre l’insécurité alimentaire », a souligné, en substance, la ministre Kayitesi.

Le Burundi ne devrait pas connaître tant d’insécurité alimentaire, de l’avis général des spécialistes des questions agricoles à Bujumbura qui se fondent, entre autre, sur le fait que c’est l’un des rares pays au monde qui connaissent pourtant une saison pluviale de neuf des 12 mois de l’année mais avec des méthodes agricoles qui sont encore à la houe et sans irrigation.

L’autre paradoxe du secteur est que les sols sont généralement fertiles pour les différentes cultures vivrières, comme le haricot, la banane, l’ananas, le manioc, le maïs, le riz, les patates douces, les arachides, le petit poids, le sorgho, le soja, la canne à sucre ou encore l’huile de palme.
Seulement voilà, dans l’assiette d’un burundais ordinaire, c’est le haricot et le riz qui dominent presque chaque jour et on y trouve rarement un dessert chez ce peuple qui, par tradition, n’est pas gourmande de sucreries.

Le secteur de l’élevage ne nourrit pas non plus le peuple à sa faim et soif, à en croire certaines études sérieuses qui font état d’une moyenne dérisoire de 2 litres de lait par an et par burundais.

Cette moyenne tombe encore plus bas quand il s’agit de la consommation de la viande qui n’excède pas 1,58 kg par habitant et par an.

L’autre richesse naturelle du secteur était le poisson du lac Tanganyika avant l’industrialisation à outrance du littoral de ce cour d’eau qu’on dit le plus profond du monde, après le lac Baïkal, en Asie, et le deuxième lac le plus grand du monde après le lac victoria, en Afrique de l’est.

Plus de la moitié de la population ne mange pas à sa faim au Burundi

Bujumbura, le 16 octobre 2013 (COSOME) – Plus de 50 pour cent de la population se contente d’un repas au lieu de trois par jour du fait de l’insécurité et de la carence alimentaire chroniques, a reconnu mercredi, la ministre burundaise de l’Agriculture et de l’Elevage, Mme Odette Kayitesi, dans une déclaration à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de l’alimentation.

Cette situation pénalise encore plus les moins de cinq ans dans des proportions qui avoisinent les 60 pour cent, selon la ministre.

La journée sera célébrée jeudi avec un jour de retard sur le calendrier mondial dans le Nord surpeuplé du Burundi, sur le thème et l’engagement officiel de mettre en place « des systèmes alimentaires durables, au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition » dans le pays.

Le gouvernement burundais se tient déjà prêt à relever cet important défi dans le cadre du « Plan stratégique 2012-2017 de lutte contre l’insécurité alimentaire », a assuré la ministre.

Le Burundi ne devrait normalement pas connaître tant d’insécurité alimentaire, de l’avis général des spécialistes des questions agricoles à Bujumbura qui se fondent, entre autres, sur le fait que c’est l’un des rares pays au monde qui connaissent une saison pluvieuse de neuf mois; mais c’est sans compter avec les méthodes agricoles archaïques qui sont encore à la houe, sans autres techniques comme l’irrigation qui sont expérimentées dans le pays.

L’autre paradoxe du secteur est que les sols sont généralement fertiles pour les différentes cultures vivrières comme le haricot, la banane, l’ananas, le manioc, le maïs, le riz, les patates douces, les arachides, le petit pois, le sorgho, le soja, la canne à sucre ou encore l’huile de palme, mais les rendements laissent encore à désirer.

S’agissant des habitudes alimentaires nationales, dans l’assiette d’un Burundais ordinaire, c’est le haricot et le riz qui dominent presque chaque jour; on trouve rarement à table ou sur la natte un dessert chez ce peuple qui, par tradition, n’affectionne pas particulièrement les sucreries.

Le secteur de l’élevage ne nourrit pas non plus le peuple, à en croire certaines études sérieuses qui font état d’une moyenne dérisoire de 2 litres de lait par an et par Burundais.

Cette moyenne tombe encore plus bas quand il s’agit de la consommation de viande qui n’excède pas 1,58 kg par habitant et par an.

L’autre richesse naturelle du secteur était le poisson du Lac Tanganyika avant l’industrialisation à outrance du littoral de ce cours d’eau qu’on dit le plus profond du monde, après le lac Baïkal, en Asie et le deuxième lac le plus grand du monde après le Lac Victoria, en Afrique de l’Est.

Arrestation de 3 adeptes d’une secte en commune de Burambi

Bururi (Sud du Burundi), le 16 Octobre 2013(COSOME)- Quelque trois adeptes d’Eusébie Ngendakumana ont été arrêtés en commune de Burambi le 14 0ctobre dernier pour leur appartenance à une secte, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

D’après l’administrateur communal de Burambi, Léopold Niyonganji, ces adeptes incitait la population à la reconversion à leur secte.
Les personnes qui ont été arrêtées sont une fille originaire de la colline de Gahombo, en province de Kayanza, plus au nord du pays, qui a un niveau de formation de l’école primaire, un ingénieur agronome originaire de la commune de Matana, en province de Bururi et un lauréat du grand séminaire de Bujumbura, originaire de la mairie de la capitale burundaise.

Toutes ces personnes sont pour le moment détenues au cachot de la police dans cette commune de Burambi.

L’administrateur de cette commune les accuse de mener des activités subversives en intoxiquant la population alors que les activités de la secte d’Eusébie Ngendakumana ont été interdites par le Ministère de l’intérieur sur tout le territoire national.

Les responsables des associations de défense des droits humains en province de Bururi indiquent qu’il a une prolifération de sectes ces dernières années dans cette province et cela s’observe dans les milieux où le taux d’éducation de la population est bas.

C’est surtout dans les communes de Burambi, Buyengero et Rumonge qu’on observe le phénomène de prolifération de sectes qui ne sont pas enregistrés au niveau de la province.

L’administrateur communal indique que le droit de culte est garanti mais cela doit se faire dans les limites de la loi.

Signalons que des interpellations d’autres adeptes d’Eusébie ont été opérées dans les provinces du sud du Burundi dont Rutana et Makamba au mêle moment.

F.NZ.