Trois présumés bandits morts et deux blessés dans une intervention policière

Gitega (Centre du Burundi), le 2 janvier 2014 (COSOME)- La fête du nouvel an 2014 s’est bien déroulée, en général, dans la province de GITEGA hormis le cas de trois présumés bandits qui ont été abattus et deux autres dans une intervention policière dans une forêt d’eucalyptus sur la colline NYAKIBINGO, dans la zone rurale de la commune de GITEGA, dans la nuit de mardi à mercredi, a appris sur place, de source sécuritaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Sur avertissement du chef de colline de NYAKIBINGO qui avait suspecté un groupe de bandits en retrait dans cette forêt, les policiers qui étaient sur la position à un kilomètre de ce lieu s’y sont rendus, a-t-on appris jeudi du Gouverneur de la province GITEGA, Sylvestre SINDAYIHEBURA et du Commissaire provincial de la Police de Sécurité Intérieure.

Au moment où les policiers approchaient ce lieu suspecté, les présumés bandits ont lancé des pierres et les policiers ont riposté par des coups de feu.
Deux présumés bandits sont morts sur le champ et trois autres ont été blessés. Un de ces blessés est décédé mercredi au centre de santé de CERU où ils étaient hospitalisés, précisent les mêmes sources.

Les deux autres blessés sont hospitalisés respectivement à l’hôpital régional de GITEGA et au centre de santé de CERU.

Les cinq victimes de la fusillade ont été toutes identifiées et sont originaires de cette colline de NYAKIBINGO.

La population du milieu environnant a dit qu’ils étaient tous des bandits qui étaient entrain de préparer des coups comme ils le faisaient souvent, a signalé le conseiller principal du Gouverneur de GITEGA qui s’est rendu sur le lieu mercredi et y a rencontré la population.

Les blessés hospitalisés ont fait savoir qu’ils étaient en train de jouer le jeu de hasard appelé « AKAMARI ».

Dans les autres localités de la province de GITEGA, le nouvel an a été célébré dans le calme, sauf quelques cas d’accidents routiers mais qui n’ont pas été mortels, a ajouté le Gouverneur.

C.B.

Le chef de l’Etat dresse un bilan positif et des manquements de l’année écoulée

Bujumbura, le 1er janvier 2014 (COSOME)- A l’occasion des vœux de nouvel an 2014, le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a tiré un bilan globalement positif des réalisations de l’année écoulée au cours de laquelle de nouvelles et nombreuses infrastructures socioéconomiques ont été construites grâce à la paix retrouvée.

A titre illustratif, le président Nkurunziza a fait état de 2.230 écoles primaires et secondaires, quatre grands hôpitaux, 40 centres de santé, 1427 bornes fontaines, 15 pistes d’accès, 57 villages communautaires qui ont été construits l’année dernière.

Dans le domaine de la sécurité, le chef de l’Etat burundais a parlé de 107 groupes différents de bandits armés de grands chemins qui ont été démantelés et 500 membres de ces gangs qui ont été arrêtés et traduits devant les juridictions du pays, tandis que 140 fusils de différents calibres ont été encore saisis sur des détenteurs illégaux.

Fort des succès internes dans le rétablissement et la consolidation de la paix interne, le Burundi a encore contribué aux troupes de maintiens de la paix dans plusieurs pays du monde comme en Haïti, au Soudan, en Côte d’Ivoire, en Somalie, en Centrafrique, a-t-il relevé.

Dans le domaine social, le président Nkurunziza a félicité la commission nationale des terres et autres biens qui a pu régler à l’amiable près de la moitié des quelque 3259 litiges fonciers dont elle a été saisie l’année écoulée.

En économie, le président Nkurunziza a fait état de 560 milliards de francs burundais près de 500 millions de dollars us) en impôts et taxes qui ont été collectés par l’office burundais des recettes(OBR), contre 527 milliards l’année passée.

L’inspection générale de l’Etat, quant à elle, a permis de ramener dans le trésor public quelque 2,3 milliards de francs burundais qui risquaient de finir dans les poches de gestionnaires indélicats.

Dans le domaine politique, le chef de l’Etat burundais a trouvé un motif de satisfaction dans des discussions entre les différents acteurs politiques sur des sujets délicats comme la révision de la constitution en prélude aux élections générales de 2015, tout en mettant en garde ceux des partenaires qui nourrissent encore des velléités d’appeler en renfort la rue pour faire triompher leurs intérêts.

Le président Nkurunziza a aussi relevé des problèmes qui ont jalonné l’année écoulée dans divers domaines, comme les accidents de roulage qui ont endeuillé le pays, le sinistre qui a complètement ravagé le marché central de Bujumbura, laissant dans la désolation des milliers de commerçants et usagers, les grosses non désirées qui se sont élevées à 4760 cas dans les écoles primaires et secondaires du Burundi, les menaces terroristes qui ont plané sur le pays, ou encore des rapatriés de l’exil qui attendent toujours d’être relogés dans leurs biens.

Ces différents problèmes vont constituer une partie du programme d’urgence en 2014, selon les perspectives du président Nkurunziza.

La COSOME organise des ateliers de renforcement de la culture démocratique en Mairie de Bujumbura avec l’appui financier du FNUD

FNUD_3.jpgBujumbura, le 24 décembre 2013 (COSOME)- La coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME) a organisé ces derniers temps une série d’ateliers de renforcement de la culture démocratique au sein des conseils communaux de la Mairie de Bujumbura avec l’appui financier du fonds des Nations unies pour la démocratie (FNUD).

L’initiative rentre dans le cadre de l’exécution d’un projet plus global de campagne d’éducation au respect des principes démocratiques et promotion de dialogue au Burundi.

L’objectif du projet est de Contribuer à l’établissement d’un climat de confiance et de collaboration entre principaux acteurs politiques dans la capitale du Burundi à la veille des élections de 2015.
F_300_1.jpg

Les résultats escomptés étant que la culture démocratique au sein des conseils communaux de la Mairie de Bujumbura, du leadership des partis politiques et du parlement, soit renforcée.
FN_300_2.jpg

L’autre résultat étant que le dialogue démocratique soit initié entre les principaux acteurs politiques de la capitale du pays.

Dans l’état actuel des choses, les participants ont déploré le manque d’autonomie des communes de la mairie.
Parmi les recommandations, les participants ont estimé qu’il fallait plus de temps pour échanger sur les obstacles à la mise en œuvre des valeurs et principes démocratiques et l’extension du projet au reste du pays.

Renouvellement des organes dirigenants du mouvement féminin affilié au parti Sahwanya FRODEBU à Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 30 décembre 2013(COSOME)- Le Front pour la démocratie au Burundi (Sahwanya FRODEBU), membre de l’alliance démocratique pour le changement (ADC-Ikibiri, opposition), a renouvelé samedi dernier les organes dirigeants des femmes sociales démocratiques (OFESOD), un mouvement féminin affilié à ce parti, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Mme Chantal Mukeshimana, a été élue par ses compagnons de lutte politique pour diriger l’OFESOD, en remplacement de Mme Nelly Twizere, qui était jusque-là à la tête du mouvement.

La nouvelle équipe provinciale a pour mission est de sensibiliser les autres membres de l’OFESOD à ouvrer pour la consolidation du parti.

Une délégation venue de Bujumbura pour superviser les élections a remercié l’administration qui a accepté le déroulement de cette activité, conformément à la loi, avant d’inviter d’autres administratifs dans les différents coins du pays à faire toujours preuve de neutralité politique dans l’accomplissement de leur mission.

JCN

Deux militaires désarmés par la population en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 30 décembre 2013(COSOME)- Deux fusils de type kalachnikov dérobés à deux militaires du détachement de Gatete par la population, commune Busoni en province de Kirundo le 25 décembre dernier restent introuvables et leur détenteur sont toujours en clandestinité, a appris de source militaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les deux militaires auraient passé la journée à rançonner la population de la colline de Gatete, non loin de la frontière rwando-burundaise, indique-t-on.

La population a profité de l’état d’ébriété de ces éléments de la force de défense nationale (FDN) pour se venger contre eux en leur dépouillant des deux armes avant de les séquestrer.

Les infortunés ne sont pas retournés à leur poste d’attache et ont préféré prendre le large, selon la même source.
Les recherches engagées pour retrouver les deux fusils et leurs détenteurs sont restées pour le moment, infructueuses.

Selon la police, neuf personnes présumées avoir joué un rôle dans le désarmement de ces militaires ont été appréhendées pour des raisons d’enquête.

Le responsable de l’association pour la promotion des droits des détenus et de la personne humaine (APRODH), antenne de Kirundo, Noel Ntirandekura, demande à la police de mener des enquêtes minutieuses pour sanctionner les présumés auteurs et que les innocents soient relaxés.

L’année dernière, deux autres fusils avaient été dérobés à des policiers et un seul a pu être retrouvé, rappelle-t-on.

JCN

Arrestation de sept membres d’une secte religieuse en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 28 décembre 2013 (COSOME)- Sept parmi les 141 personnes qui se réclament membres d’un mouvement religieux dénommé « renouveau charismatique », originaires de plusieurs provinces du pays, sont incarcérées dans les cachots de la police de Rutana, depuis le 26 décembre 2013, alors qu’elles étaient dans une caravane de prière non autorisée par l’administration, dans un ménage de la colline de Buyaga, zone Muzye, de la commune Giharo, a- t- on appris de sources administratives et policières locales.

Selon ces mêmes sources, les 141 personnes proviennent des provinces de Ruyigi, Gitega, Rutana, Muramvya, Bujumbura- Mairie et Bujumbura- Rural.

Certains de ces gens nous ont confié qu’ils étaient venus s’associer à un jeune diplômé des humanités et qui avait organisé une fête pour la circonstance.

Elles ont aussi affirmé avoir obtenu une permission du chef de cette colline qui a été également arrêté par la police pour des raisons d’enquête.

Contactés à ce propos, certains prêtres du diocèse de Rutana nous ont dit que ce mouvement n’est pas reconnu par l’église catholique.

Dans la matinée de ce vendredi, le 28 décembre 2013, le gouverneur de la province de Rutana, Juvénal Ndayiragije et l’évêque du diocèse de Rutana, Mgr Bonaventure Nahimana, se sont rendus sur les lieux pour échanger avec la population sur la situation.

Rappelons qu’il y a un peu plus d’un mois, les responsables d’un groupe de plus de 300 personnes dites « Abasohoke », une secte dissidente de l’église protestante qui prêche parfois la désobéissance civile et contre les structures de santé modernes, avaient été arrêtés et emprisonnés brièvement par la police de Mpinga- Kayove, lorsqu’elle l’a surprise en train de mener une caravane de prière sans permission administrative, sur la colline Mugondo, en commune Mpinga- Kayove.

R.G.

Sensibilisation sur les missions et le fonctionnement de la CNIDH en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 28 décembre 2013 (COSOME)- Deux ans après la mise sur pied de la commission nationale indépendante des droits de l’homme au Burundi, la population de Rutana ignore les missions et le fonctionnement de cette commission, a-t- on appris ce vendredi, au cours d’un atelier d’explication organisé, par l’antenne provinciale de la CNIDH, région Sud, à l’intention des administrateurs communaux, des chefs de zone, des responsables de la police et de la justice, ainsi que des organisations de la société civile œuvrant dans le domaine des droits de l’homme, avec l’appui du bureau des nations- unies au Burundi (BNUB).

Après l’exposé sur les missions et le fonctionnement du CNIDH, Daniel Nzeyimana, chef de cette commission en région Sud, a invité tous les participants à mener des campagnes de sensibilisation tous azimut de la population pour qu’elle saisisse mieux les missions réelles de la commission pour savoir la saisir en cas de besoin.

Parmi les grandes difficultés que cette commission nationale rencontre souvent figure, notamment, la non protection de certains témoins et victimes.

Il s’en suit que des témoins affichent une réticence à témoigner, en mettant en avant la sécurité, selon toujours Daniel Nzeyimana.

De leur côté, certains participants ont demandé la décentralisation de la CNIDH jusqu’au niveau des zones.

Mais, le chef de cette commission en région Sud a répondu plutôt la CNIDH compte installer dans un avenir proche, des points focaux dans toutes les provinces du Burundi.

R.G.

Tirs de barrage contre une nouvelle loi sur la terre

Bujumbura, le 29 décembre 2014 (COSOME)- Une nouvelle loi renforcée sur la gestion et le règlement des conflits liés à la possession illégale des terres et autres biens d’autrui continuait, lundi, à soulever des polémiques au sein de la classe politique nationale et de la société civile locale.

Les litiges fonciers prennent leur source dans des guerres civiles cycliques au Burundi et se sont exacerbés avec le retour massif de centaines de milliers de Burundais désireux de retrouver leurs biens qui ont été, entre temps, occupés par des sédentaires.

L’assemblée nationale du Burundi avait a adoptée, samedi dernier, le projet de loi controversé en l’absence du principal groupe parlementaire de l’unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique) à l’hémicycle de Kigobe, le siège officiel de la chambre basse du parlement national.

Aux termes de l’accord d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, sur la paix et la réconciliation nationale au Burundi, une commission nationale des terres et autres biens avait été mise sur pied avec pour principale mission de régler les litiges fonciers et autres biens à l’amiable et en favorisant la réconciliation.

Le même accord d’Arusha préconisait encore l’indemnisation de ceux qui auront remis les terres et autres biens sous certaines conditions.

L’indemnisation étant réservée aux acquéreurs de « bonne foi » qui ont acheté des propriétés ou des biens, laissés par les réfugiés derrière eux, à l’Etat ou à des tiers.

Le projet de nouvelle loi renforcée sur la CNTB va au-delà de ces considérations et sera dotée d’une cour spéciale charger de juger, sans appel, les conflits fonciers et ceux qui sont liés à la détention illégale des biens d’autrui.

Le texte doit encore aller au sénat où le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, parti au pouvoir) qui le soutient sans équivoque, dispose d’une majorité encore plus confortable avant sa promulgation par le chef de l’Etat pour avoir une force de loi.

Les conflits fonciers représentaient déjà au Burundi plus de 80% de dossiers pendants devant les juridictions ordinaires et constituaient l’un des mobiles de crimes de sang fréquents dans le pays, de l’avis des sociologues à Bujumbura.

L’Etat favorable à une « équipe-pays » des Nations unies pour le Burundi

Le porte-parole du ministère burundais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Joseph Gahungu, a réaffirmé devant la presse la position officielle à l’approche de la fin de mandat du Bureau des Nations unies au Burundi (BNUB).

Les Nations unies sont restées au chevet du Burundi depuis les années 2004, dans le cadre d’une mission de maintien de la paix après plus d’une décennie de guerre civile.

 »Maintenant que le pays exporte la paix ailleurs dans le monde, les autorités burundaises ne trouvent pas nécessaire d’accorder un nouveau mandat aux Nations unies et préconisent une présence symbolique d’une équipe-pays pour ne pas donner l’impression que le Burundi reste fragile et faire fuir les investisseurs étrangers », a ajouté, de son côté, le porte-parole du président de la République du Burundi, Léonidas Hatungimana.

Cette position avait été déjà exprimée par le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, lors d’une récente rencontre à Paris, en France, avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, en marge du Sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique.

Certaines voies au sein de la société civile et des partis politiques de l’opposition soutiennent, par contre, la nécessité pour les Nations unies de maintenir et de renforcer leur présence, surtout à l’approche des élections générales de 2015.

Le BNUB œuvre déjà à la préparation, l’organisation et la tenue d »’élections inclusives, transparentes, apaisées, démocratiques, justes et libres » à travers une série de rencontres qu’il organise entre les différents acteurs politiques nationaux.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Burundi, le diplomate gabonais Parfait Onyanga Onanga, avait encore pesé de tout son poids et de sa sagesse reconnue dans le pays pour convaincre et rassurer des opposants politiques qui étaient récemment encore en exil à l’étranger à rentrer au bercail pour se préparer aux élections de 2015.

Au moins deux tués dans une attaque contre une position militaire en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 24 décembre 2013 (COSOME- Au deux assaillants ont été tués dans une attaque contre une position militaire dans la Rukoko, une réserve naturelle de la province de Bubanza, lundi à l’aube, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source sécuritaire.

Selon le commandant de la 1ère région militaire, le colonel Kabisa, l’attaque a été déclenchée vers 3 heures du matin de lundi et les assaillants seraient venus de la RD Congo voisine.

Le bilan serait plus lourd du côté de des assaillants au regard des traces de sang qu’ils ont laissé sur le chemin du repli vers la République Démocratique Congo.

Le commandant de la 1ère région n’a, par contre, signalé aucune perte en vies humaines du côté de la force de défense nationale et des anciens combattants (FDN).

La réserve naturelle de la Rukoko sert de repère aux malfaiteurs qui traversent cette forêt ou s’y replient et traversent la frontière avec la RDC pour échapper aux forces de l’ordre.

A.Nk