Six adeptes d’une secte religieuse détenus en province de Gitega

Gitega(Centre du Burundi), le 24 avril 2014(COSOME)- Sur les 38 adeptes de la dissidente de l’Eglise catholique du Burundi, Eusebie Ngendakumana, qui avaient été appréhendés par la police en pleine prière, mercredi dernier, dans un ménage de la colline de Gitongo, dans la commune de Mutaho, située à l’extrême nord de la province de Gitega, six sont détenus au cachot de Mutaho, tandis que 32 ont été libérés après interrogatoire mené par l’officier de la police judiciaire ce 23 avril 2014, a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

De ces six détenus figurent 4 hommes et 2 femmes, selon des informations recueillies jeudi auprès du commissaire provincial-adjoint de la police à Gitega.

Quant aux mobiles de cette détention, la même source a indiqué que les rassemblements de prière se tiennent normalement dans des lieux de culte connus ou sur une autorisation spéciale de l’autorité habilitée.
Or, les 38 adeptes s’étaient rassemblés dans un domicile d’un adepte d’Eusebie Ngendakumana, sans autorisation préalable, a-t-il poursuivi.

Parmi ces 38 adeptes, on a dénombré 9 hommes et 29 filles dont 2 originaires de la commune de Mutaho et 27 autres de Gahombo, dans la province de KAYANZA.

Il y avait aussi un adepte d’Eusébie originaire de la commune de Bugendana, en province de Gitega, et un autre ressortissant de la province de Ngozi.
Cette secte fait régulièrement parler d’elle souvent par des affrontements avec la police nationale qui ont déjà fait de nombreux blessés et des morts parmi les fidèles.

C. B.

Le correspondant de la radio Bonesha réapparait à la surface après plusieurs jours de clandestinité

Bururi (Sud du Burundi), le 23 Avril 2014 (COSOME)- Le correspondant de la radio Bonesha FM en province de Bururi, Alexis Nibasumba, a repris son travail, mardi après plus d’une semaine de vie dans un lieu tenu secret suite à des menaces d’arrestation pour délit de presse supposé, a appris sur place, du concerné, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

L’entrée en clandestinité du journaliste Nibasumba faisait suite à un reportage qu’il avait effectué sur les opinions des uns et des autres au sujet d’une note confidentielle des nations unies qui faisait état d’une probable distribution d’armes à feu en commune de Rumonge.

Le concerné a indiqué qu’il avait eu des assurances du procureur de la république à Bururi comme quoi il n’y avait pas de mandat d’arrêt qui a été émis à son endroit.

Au départ, il avait dit avoir reçu des informations lui annonçant qu’il allait être arrêté dans une réunion tenue par le ministre de l’intérieur en province de Bururi.

Le président de l’Union Burundaise des journalistes(UBJ), Alexandre Niyungeko, a dénoncé le harcèlement dont sont victimes certains journalistes dans l’exercice de leur métier dans certaines provinces du pays pour leurs enquêtes de terrain sur cette supposée distribution d’armes au jeunes « Imbonerakure », affiliés au parti au pouvoir.

L’UBJ conseille à toute personne qui considère qu’un journaliste a diffusé une information fausse de contacter le conseil national de la communication (CNC) qui est le seul organe de régulation des médias.

De même, l’UBJ demande aux journaliste de respecter l’éthique et la déontologie journalistique dans la recherche et la diffusion de l’information.

Signalons que ce n’est pas la première fois que le correspondant Alexis Nibasumba soit victime d’intimidation, de menaces et de harcèlement dans l’exercice de son métier.

En février 2013, de présumés jeunes Imbonerakure l’avaient encore battu et le dossier traine en instruction au parquet de Bururi.

F.NZ.

60% de cas de meurtres et assassinats enregistrés depuis 2013 sont perpétrés à l’aide des armes à feu et des grenades

Bururi (Sud du Burundi), le 23 Avril 2014(COSOME)- 60% de cas de meurtres et assassinats qui ont été enregistrés depuis le début de l’année dernière à ce jour ont été perpétrés à l’aide des armes à feu, a appris le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral auprès de l’observateur des droits de l’homme de la ligue Iteka.

Des personnes sont tuées par des armes à feu et des armes blanches suite surtout aux règlements de compte consécutifs aux conflits fonciers, selon la même source.

D’un autre côté, on enregistre également des cas de vol à main armées au cours d’embuscades sur les axes routiers, a indiqué Fidèle Nkurunziza, observateur des droits de l’homme pour le compte de la ligue Iteka à Bururi.

Pour le même défenseur des droits humains, la détention illégale d’armes à feu constitue donc une menace sérieuse pour la sécurité physique de la population et la jouissance des leurs droits.

Ces armes risquent encore de handicaper sérieusement le bon déroulement des élections de 2015 et la ligue Iteka demande qu’elles soient vite retirées de la population civile.

De leur côté, les autorités administratives dans cette province indiquent que des armes à feu ont été remis au cours des campagnes de désarmement, mais sont également d’avis qu’il y a encore des personnes qui les détiennent toujours eu égard aux saisies qu’effectuent régulièrement les agents de l’ordre.

F.NZ.

Promesses de 39 millions de dollars d’appui au processus électoral

Bujumbura, le 23 avril 2014 (COSOME)- L’appui financier de la communauté internationale au processus électoral devrait s’élever à 39 millions de dollars us, à en croire la coordinatrice sortante du système des Nations unies au Burundi, Mme Rosine Coulibaly.

Son annonce a été faite, mardi, au sortir d’une audience d’adieux à la première vice-présidence de la république.

Le Burundi retourne aux urnes en 2015 et une partie de cet appui financier à l’organisation des élections a été déjà réunie et décaissée, d’après la même source.
La commission électorale nationale indépendante(CENI) aurait besoin de presque le double de ce montant qui a été déjà réuni pour s’acquitter de son travail.

Le gouvernement burundais, quant à lui, est prêt à recevoir des observateurs internationaux pour accompagner le processus électoral.

Le Burundi et les Nations unies gardent, par ailleurs, de bonnes relations de coopération malgré un récent rapport onusien sur le danger que fait courir au pays l’armement d’une partie de la population à l’approche des élections générales de 2015.

Le rapport confidentiel qui a fait beaucoup de bruits dans les milieux officiels à Bujumbura est à l’origine de l’expulsion du conseiller politique au bureau des nations unies au Burundi(BNUB).

Comparution des correspondants de presse devant la justice en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 21 Avril 2014 (COSOME)- Les correspondants de la radio publique africaine (RPA), Euloge Niyonzima, et Alexis Nkeshimana, de la radio sans frontières, Bonesha FM, en province de Bubanza, ont comparu, le 21 avril 2014, au parquet de la république sur plainte pour « imputation dommageable » du président du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir) sont dans le collimateur de la justice , apprend- on sur place à Bubanza.

Les deux journalistes doivent répondre de fausses informations qu’ils ont été diffusées sous forme de reportages sur un récent rapport des nations unies mettant en cause une entreprise d’armement de jeunes « Imbonerakure », affiliés au parti au pouvoir.

Toutefois, pour les avocats de la défense, la convocation des deux journalistes contient un certain nombre d’irrégularités.

Le substitut du procureur qui fait des enquêtes n’a pas respecté les procédures légales en la matière compte tenu du fait que le président du CNDD-FDD à Bubanza n’est pas qualifié pour porter plainte contre une tierce personne étant donné qu’il n’est ni le représentant légale ni le représentant suppléant du parti.

Le magistrat instructeur de ce dossier au parquet de Bubanza a demandé aux deux journalistes de fournir les sources de leurs informations et les brouillons utilisés au plus tard le 24 avril lors de leur deuxième comparution.

Le président de l’union burundaise des journalistes (UBJ), Alexandre Niyungeko qui a fait le déplacement de Bubanza pour soutenir ces journalistes, a dit que la protection des sources
d’information est très importante pour le métier journalistique.

La nouvelle loi controversée sur la presse stipule que les sources d’information peuvent être révélées dans certaines circonstances graves au magistrat instructeur.

A.Nk

Six jeunes du MSD et du CNDD-FDD blessés dans un affrontement en province de Bubanza

Bubanza(Nord-Ouest du Burundi), le 22 Avril 2014(COSOME)- Deux jeunes
du mouvement pour la solidarité et le développement (MSD) et quatre « imbonerakure » du conseil national de défense de la démocratie/force de défense de la démocratie(CNDD-FDD) ont été blessés dans la nuit du 21 Avril 2014 dans un affrontement sur la colline de Gihanga-centre, à la transversal 5, apprend-on de sources administratives et policières sur place.

Les deux groupes de jeunes partisans se sont renvoyés les responsabilités des affrontements qui ont fait des blessés de part et d’autre.

Selon le chef de poste de police à Gihanga, Nzeyimana Jean Berchmans, les jeunes à l’origine de ces troubles à l’ordre public devront répondre de leurs actes.

L’administrateur de la commune Gihanga, Ndayisaba Léopold s’est « choqué » par cette intolérance sur la base de considérations politiques.

D’autres sources indiquent que les jeunes étaient pour la plupart dans un état d’ébriété quand ils se sont bagarrés.

C’est la seconde fois que des jeunes de ces deux partis s’affrontent avec violence en commune Gihanga.

Le président du réseau des observateurs nationaux des droits de l’homme(RONADH), Bimenyimana Ernest, appellent les jeunes à la cohabitation pacifique et au respect mutuel.

A.Nk.

Les femmes faiblement représentées dans les instances dirigeantes en province de kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 22 avril 2014(COSOME)- Les femmes sont moins représentées dans les organes dirigeants de l’administration à la base en commune Bwambarangwe, province Kirundo, a appris de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon l’administrateur communal de Bwambarangwe, Jean Marie Muhigwa, le conseil communal ne compte que quatre femmes sur 15 élus.

Au niveau de l’administration collinaire, aucune femme ne dirige l’entité collinaire sur 18 chefs de colline.

La faible présence de femmes se remarque également dans les conseils de collines, a-t-il ajouté. Sur 90 membres qui composent les conseils de colline, 19 seulement sont de sexe féminin, regrette-t-il.

L’administrateur communal suggère aux femmes à changer de comportement et à se faire remarquer dans les partis politiques au même titre que les hommes et exiger en même temps des positions avantageuses sur les listes électorales.

Il interpelle en outre les femmes à faire le plaidoyer à travers leur forum et autres collectifs féminins pour mobiliser les femmes à se faire élire et soutenir les candidates qui auront eu la chance de figurer sur les listes électorales en 2015, a-t-il conclu.

JCN

Certaines catégories de prisonniers s’attendent à recouvrer la liberté en province de Ngozi

Ngozi (Nord du Burundi), le 22 Avril 2014(COSOME)- Les détenus et la direction de la prison centrale de Ngozi ont accueilli avec une récente circulaire du ministre de la justice du 27 mars 2014 accordant la liberté provisoire à certaines catégories de détenus, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Pour ces derniers, beaucoup de prisoniers recouvriront leur liberté une fois la circulaire mise correctement en application.

Pour la direction, cette mesure permettra de désengorger la prison de Ngozi qui compte aujourd’hui plus de 1.400 détenus pour une capacité d’accueil de 400 personnes.

Selon la circulaire, les détenus qui doivent bénéficier de cette mise en liberté sont constitués par les catégories suivantes : les femmes enceintes ou allaitantes, les mineurs de moins de dix huit ans, les détenus ayant plus de soixante ans de naissance, les détenus souffrant des maladies chroniques et à un stade avancé.

Cette mesure concerne aussi les prisoniers détenus dont les dossiers sont fixés au tribunal depuis plus de trois ans mais qui n’ont pas été définitivement jugés.

La mise en application de cette mesure est confiée aux tribunaux et parquets mais en tenant compte de la gravité des crimes des bénéficiaires de ladite mesure.

La cour d’appel de Ngozi affirme que cette mesure permettra de diminuer les effectifs des détenus dans les maisons d’incarcération.

YM

Le CNIDH demande plus de justice pour un militant du FRODEBU-Nyakuri

Ngozi(Nord du Burundi), le 22 avril 2014 (COSOME)- Le bureau de la commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) à Ngozi s’indigne du jugement rendu le deux mars 2014 dernier qui condamnait à une peine d’une année, l’un des présumés auteurs de l’assassinat de Népomcènes Miburo, un responsable du front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU –Nyakuri) en commune de Giteranyi au début du mois de février 2014.

Comme le fait remarqué Déo Ndikumana, commissaire chargé de la protection des droits à la CNIDH, l’affaire a été jugée en l’absence de la partie civile.

Pourtant, a-t-il poursuivi, la CNIDH avait tout fait pour déplacer la famille de la victime depuis la commune de Giteranyi, en province de Muyinga, avant qu’elle se voit signifier que l’affaire était terminée.

La CNIDH précise que même le témoin à charge qui était sur le lieu du crime n’a pas été entendu.

Commissaire Déo Ndikumana précise, en outre que, le Tribunal de Grande Instance de Muyinga a pris l’affaire à la légère pour ensuite verser dans la précipitation.

Déo Ndikumana fait aussi remarquer que la qualification de l’affaire a également changé en cour de procédures, passant de l’assassinat aux coups et blessures ayant entrainé la mort.

Le défenseur des droits humains demande que la cour d’appel de Ngozi se donne tout le temps nécessaire pour enquêter et rejuger l’affaire en toute impartialité.

YM

Mise en place des comités mixtes de sécurité en province de Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 22 avril 2014(COSOME)- Des comités mixtes de sécurité ont été mis en place ces derniers jours en province de Muyinga pour renforcer le climat de confiance et de collaboration entre la population, l’administration, la justice et les forces de l’ordre à l’approche des élections générales de 2015, a appris sur place, de source sécuritaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Au niveau provincial, un comité provincial de pilotage est constitué par le gouverneur de province, le commissaire provincial de police, le procureur de la République, le juge président du tribunal de grande instance, un représentant de la société civile et la présidente du forum des femmes au niveau provincial, les responsables provinciaux des secteurs de santé, de l’éducation, de l’agriculture et l’élevage.

Au niveau communal, les comités de sécurité sont constitués, d’une façon inclusive, par l’administrateur, en sa qualité de président, le chef de poste de police, les représentants des organisations de la société civile, les chefs de zones, les chefs de collines, les représentants des confessions religieuses, les représentants des médias, ceux des secteurs de santé, de l’éducation, de l’agriculture et élevage.

Selon le Général Mumvaveza Louis Marie, commissaire chargé de la sécurité intérieure au ministère de la sécurité publique, ces comités mixtes de sécurité rentrent également dans le cadre de la mise en place de la police de proximité.

Une étude de base a été faite pour mettre à jour les données de l’enquête sur la situation sécuritaire en province de Muyinga.

Les premiers résultats font ressortir des cas de traitement dégradant à l’égard de la population, de détournement et de corruption imputables des fois à certains éléments de la police nationale.

Une sensibilisation sur l’importance du concept de police de proximité a été également menée en direction des administratifs à la base, les associations de la société civile, la presse, les chefs d’antennes de police, les responsables des différents secteurs comme la justice, la santé, l’éducation, l’agriculture et l’élevage.

Les différents intervenants ont été mis au courant que la sécurité est finalement une affaire de tout le monde.

Le projet de mise en place des comités de sécurité comprend aussi le volet de formations des membres sur des connaissances déontologiques, la promotion et la protection des droits de l’homme, la lutte contre la corruption et les violences basées sur le genre.

E.ND