Le président du CNC appelle les journalistes à livrer des informations équilibrées et vérifiables

Kirundo (Nord du Burundi), le 8 mai 2014 (COSOME)- Le président du conseil national de la communication(CNC), Richard Giramahoro, a exhorté dimanche dernier à Kirundo tous les journalistes à livrer une information équilibré et rigoureusement vérifiée.

Le président du CNC a donné ce conseil aux hommes des média après le travail de terrain en commune de Bwambarangwe et Kirundo afin de vérifier l’information qui était passée sur une des radios privées faisant état de l’existence de fosses creusées dans les deux commune à des fins de criminalité.

L’information avait irrité les responsables administratifs et ceux en charge de la sécurité en province Kirundo.

Le correspondant de la radio publique africaine à Kirundo, Jean Bosco Ndarurinze, qui a livré l’information a été convoqué au parquet à ce sujet.

Les premiers secrétaires communaux de l’Union pour le progrès national(UPRONA), suspectés par le parquet d’avoir livré cette information, ont été également entendus.

Selon le président du CNC qui venait de visitait les sites où ces fosses avaient été creusées, l’information livrée ne reflétait pas « la vérité ».

M.Giramahoro a invité les journalistes à se conformer à la loi régissant la presse notamment en son article 17 qui stipule que « le journaliste est tenu à ne diffuser que des informations équilibrées et dont les sources sont rigoureusement vérifiées ».

En réalité, l’information controversée n’avait rien avoir avec l’insécurité, précise-t-on de source administrative.

D’après l’administrateur de la commune Bwambarangwe, J.Marie Muhigwa, le fossé identifié sur la colline de Minyago avant sa fermeture, avait été creusé par trois jeunes qui y cherchaient des minerais éventuels laissés par le colonisateur allemand.

Quant aux fossés se trouvant dans un boisement de la paroisse Kanyinya, ils ont été creusés pour servir de latrines publiques, a déclaré le curé de la dite paroisse, abbé Déogratias Makobero.

JCN

Ouverture des premières assises nationales des médias depuis la province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 8 mai 2014(COSOME)- Les médias burundais enregistrent un progrès tant au niveau de leur pluralité qu’au niveau de la qualité des informations mais des efforts sont encore à consentir pour améliorer leurs contenus et pour élargir le champ d’action du paysage médiatique burundais, selon le constat qui a été dégagé lors des premières assises des médias burundais qui portaient sur le thème «de la synergie des médias à la synergie des acteurs engagés dans le paysage médiatique » qui ont eu lieu les 5 et 6 mai 2014 à l’intention des représentants des pouvoirs publics, des responsables des organes de presse et des acteurs impliqués dans le fonctionnement des médias.

Ces assises étaient organisées par l’association burundaise des radiodiffuseurs avec l’appui de ses partenaires nationaux et étrangers tels que la Coopération suisse et le BNUB.

L’objectif principal était d’offrir un cadre de réflexion commune aux représentants des composantes institutionnelles et sociales impliquées dans le secteur médiatique sur les voies et moyens à mettre en place pour accomplir efficacement leur mission de service public.

Dans son discours d’ouverture des travaux, le ministre de l’Information et de la Communication, Tharcisse NKEZABAHIZI a invité ces acteurs venant des secteurs variés à mener une réflexion approfondie sur la place, le rôle, la nature et les possibilités d’évolution des missions accomplies par les médias au sein de la société burundaise. Il a ensuite invité les professionnels des médias à jouer leur rôle social avec responsabilité.

Cette exigence s’impose surtout en ce moment crucial où le BURUNDI s’achemine vers les échéances électorales qui, comme d’aucuns le savent focalisent l’attention des Burundais.

Lors de son discours, le Président de l’ABR, Vincent NKESHIMANA, a indiqué que la tenue de ces assises s’inscrivait dans le suivi des recommandations formulées lors de l’audit des médias par les médias qui a eu en octobre 2013.

Il a ensuite souligné le rôle indéniable que les médias ont à jouer pour permettre à l’opinion d’opérer des choix avisés.

Pour s’acquitter convenablement de leur mission de servir le public, les journalistes doivent veiller à livrer une information cohérente, complète, précise, objective et utile.

Le Président de l’ABR a poursuivi en ces termes « Je voudrais réaffirmer que le journaliste n’est pas ce griot servile qui chante aveuglement les louanges du prince. J’affirme également que le journaliste n’est pas cet opposant systématique qui guette la moindre occasion pour tirer sur l’autorité ou contre son action. » Le journaliste a le devoir d’alerter, de critiquer et de participer à l’émergence des capacités d’analyse des situations, a-t-il précisé.

Lors de la 1ère journée, les participants ont focalisé leurs échanges sur les quatre thèmes présentés tour à tour par les conférenciers. Ces thèmes portaient notamment sur le rappel des principaux résultats de l’audit des médias ; l’offre médiatique au BURUNDI dans une perspective sous- régionale ; l’état des lieux d’une synergie entre les médias et leurs publics ; les missions des médias burundais.

Lors des échanges, les conférenciers et les participants ont reconnu une évolution positive des médias quant aux informations livrées au public.
Ils ont toutefois fait remarquer qu’ils subsistent des imperfections qui méritent d’être corrigées pour produire des informations adaptées aux préoccupations du public.

Certains médias manquent quelquefois à leur devoir de produire des informations vérifiées et équilibrées.

Par ailleurs, alors que l’information devrait être faire preuve d’une large accessibilité au public et traiter tous les questions qui répondent à son attente, le constat actuel est que le gros des thèmes traités dans nombre des médias audiovisuels et dans les journaux porte sur des thèmes politiques, d’après les rapports de l’Observatoire des médias.

Pourtant, il y a d’autres sujets qui sont au centre des préoccupations du public qui sont rarement exploités tels que les questions en rapport avec l’économie, la démographie et ses défis sur le secteur socioéconomique. Aussi, les thématiques exploitées dans les médias publics et privés sont concentrés dans la mairie de BUJUMBURA par rapport aux autres provinces de l’intérieur du pays.

Pour relever ces défis, les participants ont formulé une série de recommandations notamment : la collecte, le traitement et la production des informations adaptées aux attentes du public ; la diversification des sujets traités par les médias ; le renforcement du réseau des orrespondants ( qui sont à ce jour insuffisants) et leur doter des matériels nécessaires tels que des moyens de déplacement pour pouvoir toucher un public plus large ; l’ amélioration du système de distribution des journaux écrits pour augmenter le nombre des lecteurs.

La mise en application de certaines de ces recommandations notamment celles qui demandent des descentes sur terrain se heurtent à l’insuffisance des moyens financiers. Pour surmonter ce défi, on a recommandé aux médias la promotion d’une synergie d’action notamment par la création des groupes de presse, la promotion d’une rubrique commerciale.

C. B.

Les responsables des partis politiques appelés à mieux encadrer la jeunesse en province de Bururi

Bururi (sud du Burundi), le 7 Mai 2014(COSOME)- Le Gouverneur de la province de Bururi a réuni les responsables des partis politiques pour leur demander de mettre un accent particulier sur l’encadrement des jeunes affiliés à leurs partis en vue de se préparer aux élections libres, transparentes et apaisées de 2015, a appris de sources administratives, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les responsables des partis politiques, les administrateurs communaux et les chefs de service de la province de Bururi se sont rencontrés à Rumonge ce lundi autour de Gloriose NImenya, Gouverneur de la province de Bururi pour évaluer la cohabitation des partis politiques entre eux ainsi que le niveau de collaboration avec les autorités administratives.

Globalement, la cohabitation entre membres des différents partis politiques est bonne mais des cas d’excès de zèle de certains jeunes Imbonerakure, affiliés au parti au pouvoir, ont été relevés.

Certains de ces jeunes veulent se substituer à la police ou à l’administration, comme dans les communes de Rumonge, Vyanda et Bururi.

Certaines bavures commises par les jeunes affiliés aux partis politiques ont été relevées et certains ont demandé que ces jeunes puissent être dénoncés et punis conformément à la loi.

Les jeunes ainsi politisés s’affrontent parfois entre eux ou commettent des bavures à l’endroit d’autres personnes avec qui ils ne partagent pas les convictions politiques.

Les responsables des partis politiques ont demandé aux autorités administratives de permettre à tous les partis politiques à tenir leurs réunions librement.

Ils ont surtout demandé aux autorités administratives de ne plus interdire la veille de la tenue de la réunion et cela par téléphone et ont recommandé que l’administrateur écrive une lettre pour répondre positivement ou négativement à la demande de la tenue de la réunion et dans les délais règlementaires.

Les participants ont encore recommandé que des réunions puissent se tenir au niveau des communes afin d’évaluer le niveau de préparation des élections de 2015 dans chaque commune.

Signalons que les partis du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, au pouvoir), l’unité pour le progrès national(, UPRONA,ex-parti unique), le front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition) ainsi que le conseil national pour la défense de la démocratie(CNDD, opposition) tiennent régulièrement des réunions dans les différentes communes de la province de Bururi.
F.NZ.

Une personne gravement blessée dans une ronde nocturne en province de Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 8 mai 2014(COSOME)- Une personne a été grièvement blessée, une autre s’est vue dérobée une somme de 68.000 francs burundais par un groupe de jeunes en patrouille nocturne, dimanche dernier, sur la Colline Nyamihondi, Commune Butihinda, province de Muyinga, a appris sur place, de diverses sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les informations recueillies sur la colline Nyamihondi, Commune Butihinda disent que trois groupes formés des jeunes en patrouille nocturne sont passé devant un centre de négoce dit Gatabo, avant de s’en prendre à des passants et de leur dépouiller des biens de valeur ainsi que de l’argent.

Pour rappel, les rondes nocturnes ont été suspendues dans toute la province de Muyinga par le gouverneur de cette province, Ildefonse Ntawunkunda, il y a deux semaines.

Les rondes nocturnes faisaient suite à une recrudescence de l’insécurité liée surtout aux vols à main armée et aux assassinats ciblés pour des motifs aujourd’hui encore mal connus au chef-lieu de la province.

E.ND

Un administratif à la base en prison pour « coups et blessures » et « destruction de biens publics » en province de Muyinga

Muyinga (Nord-est du Burundi), le 8 mai 2014(COSOME)- Le chef de la zone Rugari, en commune et province de Muyinga, Hatungimana Magnus, est au cachot de la police judiciaire à Muyinga depuis lundi dernier sous le chef d’accusation d’avoir battu ses administrés et dégradé des biens publicscassé les vitres des fenêtres de la Zone de Rugari.

Comme l’indique la population rencontrée sur place à Rugari, Hatungimana Magnus a battu ses administrés après il a cassé les vitres des fenêtres du bureau de la Zone Rugari et tout cela en état d’ivresse.

La population a fait encore savoir que ce responsable administratif se comporte ainsi chaque fois qu’il se présente au bistrot.

Lundi dernier, il est passé devant les boutiques situées le long de la route qui mène vers le poste douanier de Kobero en intimidant et donnant des coups de poing à certains boutiquiers du coin.

Le chef de la zone Rugari, accompagné par la police, est intervenu dans l’arrestation de Hatungimana Magnus qui a été acheminé au bureau de la zone pour le calmer.

C’est à ce moment qu’il s’est mis à casser les vitres des bureaux de la zone de Rugari.

E.ND

Appel pressant du premier vice-président de la république aux étudiants grévistes à reprendre les cours

Mwaro(Centre-ouest du Burundi), le 8 mai 2014(COSOME)- Le premier vice-président de la république, en charge des questions politiques, sécuritaires et administratives, Prosper Bazombanza, a effectué une visite dans sa province natale de Mwaro d’où il a lancé un appel pressant aux étudiants des universités publiques en grève depuis deux mois de regagner les auditoires, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les étudiants sont entrés en grève avant d’être chassés des campus sur fond de contestation d’une nouvelle politique plus drastique d’accès à la bourse d’études et de stages.

Pour le premier vice-président du Burundi, des réponses à cette question ont été déjà données, tandis que d’autres trouveront des solutions par le dialogue, mais à condition que les étudiants soient en classe.

Rappelons qu’au cours de la même visite, le responsable gouvernemental a assisté à des matches de basket ball entrant dans le cadre du championnat national.

Au cours de la même visite, le vice-président a encore rencontré les militants de l’unité pour le progrès national(UPRONA) dont il est originaire.
J.H.

6 personnes arrêtées dans une opération de fouille perquisition en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 5 Mai 2014(COSOME)- Quelque six personnes ont été arrêtées dernièrement en province de Bururi pour consommation et vente de boissons prohibées et de stupéfiants, a appris sur place, de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Au cours de cette fouille, 2.600 litres de boisson prohibée et un champ de chanvre dans le ont été découverts dans le quartier de Birimba, de la ville de Rumonge, a indiqué Manirakiza Donatien, le commissaire de la police en province de Bururi.

La même source précise que le quartier de Birimba faisait face à un regain de criminalité et de banditisme ces derniers jours.

Le chef du quartier de Birimba, Ndabirerke Japhet, quant à lui, a demandé à la police de ne plus relâcher les criminels sans jugement de peur que la population ne se fasse justice.

Le quartier de Birimba abrite des bandits et des délinquants et il a encore demandé à la population de dénoncer toute personne suspecte à l’administration ou à la police.

Signalons qu’un présumé voleur a été tué par des gens qui vivent dans ce quartier, il y a deux semaines.

F.NZ.

Un retraité de l’armée mort de coups et blessures d’individus non encore connus en province de Mwaro

Mwaro (Centre-ouest du Burundi), le 8 mai 2014 (COSOME)- Un militaire à la retraite, NDABARUSHIMANA Juvénal, qui habitait la colline de Bisha, commune de Rusaka, en province de Mwaro, a succombé dernièrement aux coups et blessures qui lui ont été infligés par des individus non encore clairement identifiés, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Deux personnes sont pour le moment entre les mains de la police à Mwaro pour des besoins d’enquête.

L’un des prévenus serait un voleur qualifié dont l’identité aurait été révélée par la victime peu avant sa mort.

J.H.

Commémoration du 17ème anniversaire du massacre de 40 élèves du séminaire de Buta

Bururi (Sud du Burundi), le 5 Mai 2014(COSOME)- Le responsable de l’association des rescapés de Buta, Jean-Népo Bironkwa, a demandé, lors de la commémoration du 17ème anniversaire du massacre des séminaristes de Buta, que des enquêtes soient menées afin que les responsables soient identifiés et traduits en justice, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

L’intervenant a trouvé que les enquêtes trainaient en longueur pour identifier ceux qui ont planifié et exécuté l’attaque de ce séminaire au cours de laquelle 40 élèves ont été tués par un groupe armé dans la nuit du 30 Avril 1997.

Il a demande au gouvernement à s’investir pour que la vérité sur cette attaque soit connue et que les responsabilités soient établies.

Quant au Vicaire du diocèse de Bururi qui a célébré la messe dominicale à Buta, il a demandé aux gens d’éviter la haine qui aboutit souvent à la violence et de prôner plutôt le pardon et la réconciliation.

Signalons que dans la nuit du 30 Avril 1997, un groupe d’hommes armés s’est introduit dans les dortoirs du séminaire de Buta et ont tiré à bout portant sur 40 élèves de ce séminaire.

Tous ces élèves ont été inhumés dans les enceintes du séminaire de Buta et jusqu’aujourd’hui, la vérité n’a toujours pas éclaté au grand jour sur ce massacre.

Les familles des victimes commémorent, le 30 Avril de chaque année le massacre des leurs.

Un mémorial des martyrs de la fraternité a été construit dans les enceintes de ce séminaire par les responsables de l’église catholique du diocèse de Bururi.

Les élèves martyrs ont refusé de se séparer en groupes ethniques distincts comme le leur exigeaient les assaillants ont accepté de mourir ensemble.

Une association des rescapés de ce carnage a vu le jour depuis quelques années et milite pour que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue.

F.NZ.

Les militants du parti UPRONA en province Kirundo tournent le dos à la Présidente légale de ladite formation politique

Kirundo (Nord du Burundi), le 5 mai 2014 (COSOME)- Les militants de l’Union pour le progrès national (UPRONA, institutionnel) en province de Kirundo ont déclaré samedi dernier à Kirundo, ne pas reconnaitre Mme Concilie Nibigira comme présidente de l’ex-parti unique, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les militants du parti UPRONA à Kirundo accusent Mme Concilie Nibigira d’être de mèche avec le parti au pouvoir dans la destruction de leur parti politique.

Ils demandent en termes clairs, à la représentante nationale de l’UPRONA reconnue par le ministre de l’intérieur, d’ôter la casquette de ce parti pour porter celle du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) pour lequel elle est devenue une « servante engagée », ont-ils déclaré.

Les membres de l’UPRONA à Kirundo accusent aussi la représentante de ce parti de freiner le processus de réunification pour des « intérêts inavoués», ont-ils estimés.

D’un autre coté, ils ont dit que le parti au pouvoir, par le biais du ministre de l’intérieur ayant charge la gestion des partis politiques, ne voulait pas l’aboutissement du processus électoral en 2015.

«La division des partis politiques en ailes rivales » en est un témoignage éloquent, ont-ils ajouté.

JCN