Interdiction des rondes nocturnes de sécurité en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 16 Mai 2014 (Cosome)- Le gouverneur de la province de Bururi, Mme Gloriose Nimenya, a interdit les rondes nocturnes de sécurité auxquelles se livraient jusque-là les jeunes affiliés aux partis politiques, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source administrative locale.

L’interdiction a été annoncée au cours d’une réunion que le gouverneur a tenu à Minago, en commune de Rumonge, jeudi dernier avec la population.

Le responsable administratif a indiqué que ce travail était dévolu uniquement aux corps de défense et de sécurité.

Elle a saisi l’occasion de demander aux responsables des partis politiques de discipliner et d’encadrer leur jeunesse à la veille des élections de 2015, en faisant la promotion de la tolérance politique ainsi que d’autres valeurs démocratiques au sein de leurs partis politiques respectifs.

Des comités de sécurité où toutes les sensibilités politiques et d’autres forces morales seront représentées vont également épauler les corps de défense et de sécurité dans la sauvegarde de la paix.

La population a demandé, pendant la réunion, aux autorités administratives de tenir régulièrement des rencontres d’évaluation de la température politique qui prévaut dans chaque commune afin de prévenir tout dérapage à la veille des élections de 2015.

F.NZ.

Un cas d’assassinat lié au conflit foncier signalé dans la province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 16 mai 2014(COSOME)- Un cas d’assassinat qui serait lié à un conflit foncier a été signalé ces derniers jours dans la province de Cibitoke, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source proche de la victime.

Un ménage d’une femme veuve, dénommée Désidérathe Nindaba de Masha en commune de Murwi a été la cible d’une attaque des personnes non encore identifiées, armées de machettes, c’était la nuit du 14 au 15 mai vers minuit, d’après des sources administratives et policières.

Le bilan de cette attaque fait étant la mort du chef de ménage qui a tué et ses deux enfants blessés par ces inconnus.

Les assaillants sont repartis sans rien emporter comme bien familial de valeur, nous ont précisé les mêmes sources.

Les deux blessés ont été évacués à Cibitoke où ils sont encore hospitalisés, nous a témoigné un voisin des victimes.

Des sources à Masha soupçonnent que cet assassinat serait lié aux conflits fonciers et un suspect a été arrêté ce jeudi 15 mai pour des enquêtes, selon nos sources.

Ce genre d’assassinats vient après d’autres cas qui ont eu lieu au cours de cette année, dans les communes de Murwi, Bukinanyana et Mugina alors que les administratifs de ces communes enseignent chaque fois la bonne cohabitation et le recours à la justice en cas de conflits.

Placide Nkengurtse

Un prévenu se plaint de la torture dans la province de Ruyigi

Ruyigi (Est du Burundi), le 15 mai 2014(COSOME)- Le prévenu, Léonidas Hakizimana, s’est plaint de la torture au cachot du commissariat de police à Ruyigi pour des mobiles qui seraient liés à ses convictions «politiques», a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), du concerné.

Le plaignant dit avoir été battu à l’intérieur du cachot où, par ailleurs, de l’argent, un téléphone portable et des effets lui auraient été subtilisés.
M.Hakizimana se réclame du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD), un parti dont les activités ont été suspendues temporairement ces derniers temps pour des actes d’insurrection.

Le commissaire de police, Jérôme Ntibigorora, a fait savoir que le dossier de Léonidas Hatungimana est entrain d’être traité par les officiers de police judiciaire.

N.I

Un homme tué par balle par des individus non identifiés en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 15 Mai 2014(COSOME)- Ndabemeye Fabien, un boucher de la colline de Nyabitare, à Kanazi, en commune de Musigati, a été tué par balle, apprend-on de source administrative sur place.

Selon Niragira Isaï, administrateur de la commune Musigati, un groupe d’hommes armés de fusil a attaqué le ménage de cet homme vers une heure du matin.

Les assaillants ont forcé la porte de la maison pour l’atteindre avant de le tué et volé de l’argent et des papiers de ses propriétés foncières qu’il avait sur lui.

Selon toujours cette source, il aurait été victime de conflits fonciers.

La police a arrêté sur place 4 suspects pour des besoins d’enquêtes et se trouvent au cachot de la police en commune Musigati.
L’administrateur de Musigati appelle la population à dénoncer les détenteurs d’armes illégalement pour éviter ce genre de crime.

A.Nk

Une personne victime de la justice populaire en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 15 mai 2014 (COSOME)- Une personne présumée voleur a été tuée le matin de mercredi sur la colline de Rugero I, en commune et province de Kirundo (nord du Burundi), à la suite d’une justice populaire, a-t-on appris de source administrative, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring(COSOME).

Jean Marie Ntakirutimana, la victime a été poignardée par la population avant d’être décapitée par ses bourreaux, affirme-t-on.

Le présumé voleur venait de prendre des tôles sur une maison en construction sise sur la colline de Rugero I, en commune Kirundo explique-t-on.

Un compagnon de la victime a pu s’enfuir au moment où son ami de la malheureuse aventure la chance de rester en vie lui passait à côté.
Le veilleur qui gardait le chantier, pris de panique d’affronter les deux bandits, a crié pour demander secours.

La population des environs s’est alors mobilisée pour secourir la sentinelle et a croisé les deux présumés voleurs portant les tôles volées, indique la même source.

Selon la police, des enquêtes ont été déjà ouvertes pour tenter de mettre la main sur les responsables de ce meurtre.

Le président de la république, en visite de trois jours à Kirundo, dans les communes de Bugabira, Bwambarangwe et Ntega, qui a eu vent de cette information, a formellement défendu à la population de se faire justice.

La criminalité a fait parler d’elle ces derniers jours en province Kirundo comme au début du mois de mai où un commerçant avait été tué sur la colline de Rugero II et son corps jeté dans une la latrine, rappelle-t-on.

En avril dernier, sept militants du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, opposition) avaient été blessés au cours d’un affrontement qui les a opposé aux jeunes militants du conseil national pour la défense de la démocratie /forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir),
rappelle-t-on encore.

JCN

Arrestation d’un chef d’une position policière pour torture en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 18 Mai 2014 (COSOME)- la police a arrêté un Brigadier de police Isaac Harerimana pour avoir torturé un certain Manirakiza sur la position policière qu’il dirigeait à Mariza, en commune de Burambi, a appris le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Manirakiza Donatien, Commissaire de police en province de Bururi, le Brigadier Isaac Harerimana a été arrêté ce samedi pour torture sur une personne.

La même source indique que ce brigadier était le chef d’une position policière de Mariza dans la commune de Burambi.

Ce Brigadier a arrêté un certain Manirakiza et l’a gardé sur sa position pendant trois jours sans en aviser ses supérieurs hiérarchiques et il s’est mis à torturer cette personne, selon les mêmes sources.

La personne a été gardée pendant trois jours dans un cachot clandestin sur cette position policière.

Ce brigadier a été arrêté ce samedi est se trouve dans le cachot de la police et devra répondre des actes de torture qu’il a commis sur cette personne, a martelé le commissaire de police.

Les responsables des associations de défense des droits de l’homme demandent que justice soit rendue pour que cette personne rentre dans ses droits mais se félicitent déjà qu’il y a régression des actes de torture d’une manière générale.

Ils demandent surtout aux responsables administratifs de sensibiliser les autorités administratives à la base de punir ceux qui se rendent responsables des actes de torture

Ils demandent aux responsables de punir exemplairement tout policier qui se rende responsable des actes de torture et de combattre les solidarités négatives.

F.NZ.

Le chef de l’Etat lance une mise en garde contre » les propagateurs » de rumeurs en province Kirundo

Kirundo(Nord du Burundi),le 15 mai 2014(COSOME)- Le président de la république, Pierre Nkurunziza, en visite de trois jours en province de Kirundo, a lancé, mercredi, depuis la commune de Bugabira, un avertissement sévère contre « les semeurs de rumeurs qui démobilisent, intimident et distraient » la population.

« Si besoin il ya, l’on sera amené à réviser le code pénal pour poursuivre pénalement devant les cours et tribunaux ceux qui se rendent coupables de ces « folles rumeurs », a-t-il précisé.

Une rumeur persistante avait fait état, il ya deux semaines, dans les communes de Bwambarangwe, Busoni et Kirundo, de l’existence des « fosses communes » pour y enterrer « des gens tuées sur base ethnico-politique », rappelle-t-on.

Le correspondant de la radio publique africaine (RPA, indépendante) qui a avait couvert la réunion du parti UPRONA (union pour le progrès national(institutionnel, aujourd’hui en proie à des querelles internes pour le leadership) dans laquelle l’information avait été révélée pour la première fois, avait comparu au parquet de la république de Kirundo pour une « information supposée semer  » la haine ethnique « .

Deux jours après, deux militants de l’UPRONA, respectivement premier secrétaire dudit dans les communes de BWambarangwe et Kirundo soupçonnés pour avoir livré l’information incriminée avaient également comparu devant le procureur pour y défendre leur dire, rappelle-t-on encore.

JCN

Marginalisation des personnes vivant avec le handicap en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 14 avril 2014(COSOME)- La province de Cankuzo enregistre une absence de représentation des personnes handicapées dans les organes de prise de décision.

Cette absence de représentation se remarque au niveau des différents services et dans des organes de prise de décision issus des résultats des urnes. En effet les sources administratives indiquent que sur les 75 conseillers communaux que comptent cette province il n’y a pas une seule personne handicapée, soit une représentation de 0%.

Jérôme Ntazina, représentant provincial de l’association des personnes handicapées dans à Cankuzo regrette que les personnes handicapées ne soient pas représentées au même titre que d’autres groupes sociaux.
« Nous avons été à l’école comme les autres, nous sommes tous des fils et filles du pays, pour quoi ne pas nous placer dans les organes de prise de décision. Nous avons des contributions à donner pour promouvoir le secteur socio- économique de notre pays. Notre situation d’ handicap se situe au niveau des jambes et mais pas au niveau psychique. C’est vraiment très injuste », a-t-il déclaré.

L’association provinciale des personnes handicapées de cette province compte actuellement cinq antennes qui sont réparties dans toutes les communes de Cankuzo.

Au mois de mars 2014, l’Assemblée Nationale a adopté à l’unanimité (91 députés présents) le projet de loi relative à la Convention relative aux droits des personnes handicapées et le protocole y relatif. Avec l’adoption de cette loi, les personnes handicapées vont désormais bénéficier des mêmes droits et devoirs que les personnes valides.

Les personnes handicapées n’auront pas néanmoins le droit de se choisir des représentants au parlement à l’instar des autres pays de l’EAC comme la ministre en charge des droits de la personne humaine Mme Clothilde Niragira l’ a révélé aux parlementaires . « Il ne sera pas question de coopter les personnes handicapées dans les institutions à l’instar des parlements de la Communauté Est Africaine », a-t-elle fait remarquer.
La ministre en charge des droits de l’homme et du genre s’est plutôt déclarée favorable à la sensibilisation des personnes handicapées à élire et à se faire élire.

ond

Les activités dans les services  » Guichets Fonciers » dans les communes de Kigamba et Mishiha tournent au ralenti

Cankuzo (Est du Burundi), le 14 mai 2014(COSOME)- Les activités dans les services « Guichets Fonciers » dans les communes de Kigamba et Mishiha en province de Cankuzo tournent au ralenti. C’est après que le Programme Poste conflit pour le Développement Rural(PPDR) ait suspendu son assistance technique et financière à ce service depuis le mois de septembre 2013, a appris de sources concordantes le reporter de la COSOME à Cankuzo.

Ce service qui a été créé dans les deux communes pour pallier aux litiges d’ordre fonciers par l’octroi des certificats foncier après l’opération de bornage est actuellement confronté à beaucoup de difficultés liées essentiellement au manque de salaire pour personnel, au manque d’équipements et de moyens de locomotion. C’est au moment où le peu de motos qui avaient été mis à la disposition du personnel ce service sont toujours en panne, sans frais de réparation.

Les administrateurs des communes de Kigamba et Mishiha, respectivement Jean Pierre Muhimiriza et Basilla Ndereyimana déplorent la paralysie des activités de ce nouveau service qui avait été longtemps sollicité par la population. Ils font savoir que la situation financière de leurs communes ne leur permet pas de faire fonctionner ces services. Ils émettent le vœu de voir l’Etat du Burundi ou ses partenaires prendre en charge les salaires du personnel de ce service et supporter les frais de carburant et d’entretien de ces motos.

Certains observateurs interrogés par le reporter de la COSOME estiment que les responsables des ministères en charge de la justice et de l’Environnement devraient de se pencher sur cette question pour permettre à la population de bénéficier de ce service.

Les sources judiciaires contactées par le reporter de la COSOME à Cankuzo indiquent que plus de 80% des dossiers qui sont enregistrés dans les tribunaux de la province de Cankuzo sont constitués des litiges fonciers. La population de cette commune avait nourri l’espoir que ce service allait contribuer la réduction de ce genre de litiges.
ond

Un militant du parti FRODEBU incarcéré pour « coups et blessures » en province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 14 mai 2014(COSOME)- Un jeune militant du front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition), Emma Stony Ntaconayigize, alias « Démocrate » a été arrêté le 11 mai 2014 au chef-lieu de la commune de Rugombo sous le chef d’accusation de « coups et blessures volontaires » qu’il aurait infligés au représentant communal de la ligue des jeunes affiliés au conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, au pouvoir), Bienvenu Ndayambaje, a appris de diverses sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le prévenu défend plutôt l’inverse et dit avoir été malmené par de jeunes rivaux du CNDD-FDD pour ses « opinions politiques ».

Un mandat d’amener lui a été délivré et devra répondre devant la justice du délit de droit commun de « coups et blessures volontaires graves » à l’endroit de Monsieur Ndayambaje.

Le dossier a été fixé, le 11 mai 2014, devant le substitut du Procureur à Cibitoke, Antoine Nsengiyumva.

D’après le substitut du procureur à Cibitoke, le dossier suit son cours normal.
Rappelons que ce genre d’intolérance politique est devenu plus qu’une réalité dans certains coins de la province, comme Murwi et Buganda où il s’observe souvent un phénomène de méfiance entre des jeunes affiliés à certains partis politiques rivaux.

Placide Nkengurutse