La société civile parle politique dans 89% des interventions au Burundi

Bujumbura, le 4 août 2014(COSOME) – Les organisations de la société civile locale s’intéressent aux questions politiques dans 98% des interventions au Burundi, a relevé lundi le ministre burundais de l’Intérieur, ayant dans ses attributions la gestion de ces acteurs normalement sans but lucratif et politiquement « neutres ».

Au nombre de 6.045 dans moins de 10% des cas, les mêmes organisations de la société civile s’intéressent aux questions en rapport avec le développement socio-économique, a enchaîné le ministre, M. Edouard Nduwimana.

A les écouter parler, « on peut facilement dire que tel ou tel autre responsable d’une organisation de la société civile roule pour les intérêts de tel ou tel autre parti politique», a souligné en substance M. Nduwimana, avant de les inviter à choisir l’un des deux camps au lieu d’évoluer dans la confusion.

Surtout que dans les demandes d’agrément, les organisations de la société civile s’engagent à épauler plutôt le gouvernement dans les domaines de leurs compétences, a-t-il poursuivi.

L’autre grief du ministre est que les organisations de la société civile ne donnent pas de rapports d’activités en bonne et due forme ou à temps, comme le veut la loi sur les associations sans but lucratif.

A titre indicatif, sur plus de 6.000 organisations reconnues par la loi au Burundi, 517 seulement ont donné des rapports d’activités en règle l’année dernière, soit 8% d’entre elles, a déploré le ministre.

Les organisations de la société civile ont été encore rappelées à l’ordre en ce qui concerne le droit aux manifestations publiques qui cachent parfois d’autres visées, selon la même source.

Sur sept demandes qui avaient été formulées depuis le début de cette année, toutes ont été refusées parce qu’il y avait des infiltrations d’individus qui voulaient en profiter pour semer le désordre, a affirmé le ministre.

Les interventions des représentants de la société civile ont révélé par ailleurs, des dissensions internes entre les « pro-pouvoir » et les « pro-opposition », ou encore entre celles qui seraient choyées par la communauté internationale des bailleurs de fonds et le reste qui ne reçoit pas d’aides extérieures à cause des détracteurs tapis au sein du mouvement associatif burundais.

Le ministre a bondi sur l’occasion pour dire aux uns et aux autres que cela n’était pas de nature à les crédibiliser aux yeux du gouvernement et de la communauté internationale.

La CENI fustige une tentative de déstabilisation par des «rumeurs» et « mensonges» au Burundi

Bujumbura, le 2 août 2014(COSOME) – Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Pierre Claver Ndayicariye, a apporté samedi un démenti aux «rumeurs» et «mensonges infondés» de l’opposition qui fait état de recrutements «en catimini» d’gents recenseurs, de citoyens en âge de voter et de futurs membres des démembrements provinciaux et communaux, en prélude aux élections générales de 2015.

Le président de l’Alliance démocratique pour le changement, Léonce Ngendakumana, a fait état d’informations en sa possession vendredi, de recrutements en cours d’agents recenseurs et de membres des commissions électorales provinciales indépendantes (CEPI) et ceux des commissions électorales communales indépendantes (CECI), à l’insu de cette principale coalition de l’opposition du moment au Burundi.

Une telle démarche est « classique » et vise à « nous distraire », a rétorqué M. Ndayicariye qui occupait le même poste lors des élections générales précédentes de 2010, car il essuyait régulièrement des critiques de « partialité » de la part de l’opposition dont une partie avait fini d’ailleurs par se retirer de la course électorale.

De tels recrutements n’ont pas encore eu lieu et n’interviendront qu’à partir du mois de novembre prochain, après une « large » consultation avec tous les acteurs politiques intéressés par les élections, a-t-il rassuré, répétant avec force que «ni les rumeurs, ni les mensonges» ne détourneront la CENI de sa mission de préparer et organiser des élections transparentes pour 2015.

Les soucis de la CENI sont pour le moment ailleurs, dans la quête et la mobilisation interne et externe des fonds destinés à financer les différents scrutins à l’agenda électoral de 2015.

Le calendrier est sorti le 18 juillet 2014 et l’année prochaine verra l’élection des maires couplée à la présidentielle, puis celles séparées des députés, des sénateurs et des chefs de zones, de collines et de quartiers qui sont les plus petites entités administratives à la base au Burundi.

Le gouvernement burundais doit mobiliser de ses propres ressources, l’équivalent de 21 millions de dollars us pour financer en partie les élections générales en vue, selon toujours Pierre Claver Ndayicariye.

La communauté internationale des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, quant à elle, a été sollicitée pour 39 autres millions de dollars restants, soit une enveloppe globale des prochaines élections estimée à 60 millions de dollars us, indique la même source.

Pour le moment, la France s’est déjà engagée par des promesses de financement de l’ordre de 200.000 euros, les Etats unis pour 3,5 millions de dollars, la Hollande pour 1,3 million de dollars, l’Union européenne pour 8 millions d’euros et la Belgique pour 4 millions d’euros.

Les donateurs insistent, en contrepartie, à chaque fois, sur la tenue d’élections «inclusives» de toutes les tendances et sensibilités politiques au moment où certains responsables politiques de l’opposition ne veulent pas rentrer d’exil, malgré des garanties d’amnistie du pouvoir, tandis que d’autres doivent composer avec des poursuites judiciaires pour diverses raisons et des divisions internes qui affaiblissent leur leadership et risquent de les disqualifier de la compétition électorale.
-0- PANA FB/IS/SOC 02août2014

Libération de cinq militants du FRODEBU Nyakuri en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi),le 1er août 2014 (COSOME)- Cinq militants du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU Nyakuri, aile dissidente du FRODEBU originel) sur 12 placés en garde en garde vue depuis dimanche dernier au cachot de la police Busoni, province de Kirundo, ont été libérés par le procureur de la réplique mercredi denier, a appris du représentant provincial dudit parti, Faustin Kubwayo, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Néanmoins, M.Kubwayo déplore le maintien en détention de ses cinq autres compagnons de lutte sans que ni la police ni le parquet ne parvienne à produire le moindre indice de leur culpabilité.

« Le procureur de la république justifierait leur incarcération par le fait qu’il n’a pas encore eu de permission qui viendrait de quelque part pour libérer les cinq restants », a déclaré stupéfait, M.Ku bwayo.

Les 12 militants du FRODEBU Nyakuri avaient été arrêtés dimanche dernier par des jeunes Imbonerakure, militants du Conseil national de défense de la démocratie /forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) les accusant d’avoir lancé une grenade au bistrot de la sous colline Rugogwe, colline Kididiri, rappelle-t-on.

Le représentant provincial du RFODEBU Nyakuri demande au procureur de la république à Kirundo de libérer les cinq membres de son parti afin de ne pas tomber dans « le piège » de ceux qui les ont appréhendés injustement pour le simple fait qu’ils ne partagent pas « la même opinion politique ».

L’incarcération de membres de partis politiques vient renforcer un climat de méfiance déjà existant entre des militants des partis de l’opposition et ceux du CNDD/FDD en province Kirundo.

Des affrontements ayant fait des blessés, le vol ou la destruction des signes des partis politiques ont été répertoriés depuis le début de l’année dans cette province, rappelle-t-on.

Le centre pour l’encadrement et le développement des anciens combattants(CEDAC) qui s’emploie à rassembler les jeunes affiliés aux différents partis politiques autour des idéaux de paix , de tolérance et de respect mutuel avant, pendant et après les élections de 2015, risque de récolter des déboires, commentent certains observateurs.

JCN

Le parti MSD de retour sur la scène politique à Ngozi

Ngozi(Nord du Burundi), le 31 juillet 2014(COSOME)- Le répresentant provincial du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD) en province de Ngozi, Déo Gasamagera, s’est dit « satisfait » du retour de ce parti politique de l’opposition sur la scène politique après quatre mois de suspension de toutes ses activités par le ministère de l’intérieur pour « insurrection » contre l’ordre établi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

De violents accrochages avaient opposés les forces de l’ordre aux militants et sympathisants qui voulaient manifester dans les rues de Bujumbura contre le non respect des libertés publiques au mois de mars 2014, faisant des blessés dans les rangs du MSD.

Le parti est de nouveau sur la terrain politique et le représentant provincial s’est félicité de la bonne collaboration avec l’autorité administrative et les responsables de l’ordre après la reprise des activités de son parti politique, le 15 juillet 2014.

M.Gasamagera a apprécie positivement la « sagesse » et la « bonne collaboration » que ces autorités ont affiché depuis que son parti est de retour sur la scène politique nationale.

Cette bonne collaboration a été matérialisée, notamment par l’appui de la police et de l’administration provinciale aux cérémonies marquant le 5ème anniversaire du MSD, le 20 juillet 2014.

Le responsable politique a cependant déploré le comportement de certains autres administrateurs communaux, en l’occurrence ceux de Mwumba, Gaskikanwa, Kiremba et Nyamurenza qui ont refusé la tenue des festivités du 5ème anniversaire, arguant que le MSD n’avait pas présenté de lettre de demande d’autorisation à temps.

Selon Déo Gasamagera, la loi sur les partis politiques n’oblige pas les partis politiques de formuler des demandes, mais plutôt d’adresser une lettre d’information à l’autorité administrative concernée.

Déo Gasamagera propose que les administratifs à la base, dont les chefs de colline, les chefs de zone et les administrateurs communaux reçoivent encore des renforcements de capacité sur certains textes de lois, comme la loi sur les partis politiques ou encore celle relative aux manifestations sur la place publique.

Y.M.

Un militant anti-corruption violenté par un commerçant zélé en province de Bururi

Bururi (sud du Burundi), le 31 juillet 2014(COSOME)- Le représentant de
l’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques(OLUCOME, indépendant) en commune de Mugamba a été battu par un commerçant dans la nuit de mercredi au moment où cette activiste était en train de vérifier si le commerçant avait payé la taxe communale sur les planches en bois destinées à la construction de maisons, a appris de source policière, le reporter de la coalition de société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Jean-Paul Nzitunga, le représentant de l’OLUCOME, en commune de Mugamba, l’incident a eu lieu à la localité de Mukara, en commune de Mugamba vers 20 heures de ce mercredi lorsqu’il poursuivait un camion de marque Fuso qui transportait des planches.

Au moment où il a demandé au commerçant Sabushimique Pierre s’il avait payé la taxe communale sur ces planches qu’il allait vendre à Bujumbura, la capitale du Burundi, celui-ci l’a directement roué des coups avec la complicité de ses 5 travailleurs.

L’activiste en anti-corruption a porté plainte ce jeudi à la police judiciaire de Mugamba contre le commerçant pour que justice soit faite.

Des sources policières confirment ces informations et indiquent que la plainte de cette activiste a été reçue au niveau de la police judiciaire communale.

Signalons que c’est la deuxième fois que cette activiste soit victime d’une agression dans l’exercice de ses fonctions en commune de Mugamba où les activités liées à l’exploitation du bois sont nombreuses.

Les organisations de la société civile qui oeuvrent dans la promotion de la bonne gouvernance en province de Bururi demandent que le représentant de l’OLUCOME soit protégé et que les auteurs de cette agression soient arrêtés et traduits en justice.

F.NZ.

Profanation d’une vingtaine de tombes en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 31 Juillet 2014 (COSOME)- Plus de 28 tombes ont été profanées par des chercheurs de matériaux de construction ces derniers jours au cimetière de la zone de Buringa, en commune Gihanga, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Quelque 7 suspects ont été déjà interpellés pour des besoins d’enquêtes plus approfondies, selon la même source.

Les profanateurs enlèvent les tôles et les carreaux sur les différentes tombes fraîchement construites.

Un acheteur de ces objets volés est également entre les mains de la police au poste de Gihanga.

Les tôles sont surtout réutilisées pour la fabrication des portes et fenêtres des maisons, selon Déo Ciza, un ouvrier des pompes funèbres.

L’administrateur de la commune Gihanga, Léopold Ndayisaba, a déploré ces profanations qui doivent être punies conformément à la loi.

Il a demandé également aux forces de l’ordre et à la population environnante d’être vigilantes pour éradiquer ces profanations qui déshonorent la culture Burundaise normalement respectueuse des morts.

A.Nk.

Un détenu a touvé la mort au cachot communal de kayanza

Ngozi, le 31 juillet (COSOME)- Un détenu de 52 ans, originaire de la commune de Kabarore, en province de Kayanza est mort en détention après plus de 20 jours de détetion préventive dans les cachots de la commune Kayanza après avoir été arrêté pour consommation des stupéfiants.

La victime du nom de Joseph Nyandwi a commencé à souffrir gravement d’ulcère d’estomac la nuit de lundi à mardi.

Aron Ahishakiye, l’officier de la police judicaire à Kayanza qui avait instruit le dossier a alerté le parquet de Kayanza et demandé que ce détenu soit autorisé à aller se faire soigner. L’opj précise que rien n’a été cependant fait par le parquet de Kayanza pour que le détenu se fasse soigner.

Cet officier de la police judicaire dit avoir écrit ce mercredi au 1er substitut du procureur (le procureur étant en congé) pour lui signifier que l’état de santé de la victime s’était aggravé, ce vieil homme était agonisant. François Ngendakumana, 1er substitut du procureur n’a pas réagi.

C’est alors qu’Ahishakiye sous la pression des autres détenus et la famille du malade a décidé de contacter par télephone le 1er sustitut du procureur de Kayanza qui manifestement n’ a pas été favorable.

La victime a finalement rendu son dernier soupire l’après-midi de ce jeudi.
Contacté à ce propos, le 1er substitut du procureur à Kayanza nous a envoyé au substitut qui traitait le dossier.

Ce dernier affirme avoir donné l’autorisation de soin à ce détenu. Le représentant de l’APRODH en province de Kayanza dit qu’il est impensable que ce détenu soit mort faute de soin de santé alors qu’il détenait une carte d’assurance maladie.

Il trouve scandaleux de refuser à un détenu le droit le plus fondamental tel que celui de se faire soigner.

Signalons que la chambre de conseil du tribunal de grandes instances à Kayanza avait analysé le dossier de la victime le 23 courant.

Elle ne s’était pas encore prononcée sur sa mise ou non en liberté provisoire, une décision qui devait cependant tomber seulement 48 heures après

YM.

Amnesty International accusée de prise de position « tendancieuse » sur le Burundi

Bujumbura, le 31 juillet 2014(COSOME) – Le gouvernement burundais a noté « avec regret » une prise de position « tendancieuse » sur le plan politique et social de la part de Amnesty International (AI), suite à la sortie d’un rapport très critique de l’organisation de défense des droits humains sur la situation des droits de l’Homme au Burundi.

Amnesty International avait précédemment fait entendre sa voix sur le Burundi en condamnant énergiquement l’emprisonnement du président de l’Association de défense des droits humains et des personnes détenues (Aprodh), Pierre Claver Mbonimpa.

Le doyen des défenseurs des droits humains au Burundi en est aujourd’hui à son troisième mois de détention à la prison centrale de Bujumbura, sous le chef d’accusation « d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat », pour avoir dénoncé la présence présumée de jeunes affiliés au parti au pouvoir sur le territoire de la République démocratique du Congo voisine, pour des « entraînements paramilitaires » à des fins non encore connues.

AI agirait ainsi pour le compte d’individus « en conflit avec la loi » ou « en faveur des groupes d’intérêts politiques et autres qui, des fois, se réclament de la Société civile » locale, peut-on lire dans une déclaration du gouvernement en 14 points, qui se défend, de manière globale, des accusations de détérioration des droits humains à la veille des élections de 2015 au Burundi.

La déclaration officielle accuse encore l’organisation d’avoir agi de la même façon au lendemain des précédentes élections générales de 2010.

L’une des raisons de la colère du pouvoir burundais contre AI est que « tous ses rapports sortent sans que l’organisation ait rencontré un seul officiel, alors que sur sa demande, un rendez-vous avait été fixé avec le porte-parole du gouvernement pour s’entretenir sur les questions sécuritaires ayant trait aux droits humains» au Burundi.

Dans son plus récent rapport contesté du 29 juillet 2014, sur le « verrouillage de l’espace politique », AI affirme qu’à l’approche des élections de 2015, elle note une recrudescence des violations des droits de la personne, notamment des cas de harcèlement et d’intimidation par le gouvernement d’individus critiques à son égard.

AI appelle le gouvernement burundais à prendre « toutes les mesures pour que chaque Burundais puisse exercer ses droits à la liberté d’expression, d’association et de rassemblement non violent ».

De leur côté, les dirigeants des groupes d’opposition doivent faire en sorte que leurs sympathisants s’abstiennent de commettre des atteintes aux droits humains à l’approche des élections de 2015, conseille l’ONG.

L’organisation prie «instamment» l’Union africaine (Ua) de prendre en compte toutes les menaces, notamment les violations des droits civils et politiques au Burundi, dans le cadre du Système continental d’alerte rapide (Scar) qui vise à prévenir et anticiper les conflits.
-0- PANA FB/BEH/IBA 31juil2014

Les Etats-Unis donnent près de 3,5 millions de dollars pour les élections générales du Burundi

Bujumbura, le 30 juillet 2014(COSOME) – Les Etats-unis d’Amérique vont débloquer un don financier de près de 3,5 millions de dollars destiné à aider à la préparation et l’organisation des prochaines élections générales de 2015 au Burundi, apprend-on de source diplomatique à Bujumbura.

Selon les termes d’un accord dans ce sens qui a été passé mercredi entre le chef de la diplomatie burundaise, Laurent Kavakure, et l’ambassadrice des Etats-unis d’Amérique au Burundi, Mme Down Libery, le don financera, entre autres, des activités relatives à l’éducation civique et électorale de la population, en général et des jeunes qui sont souvent mis en cause dans des actes d’intolérance politique par l’instrumentalisation des partis d’origine.

Les promesses de dons financiers sont pour le moment encore loin des attentes de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui table sur près de 60 millions de dollars américains, dont plus de la moitié du montant est attendue des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux du pays, pour mener à bien son cahier de charges.

Certains de ces bailleurs ont cependant commencé à se manifester depuis la promulgation du nouveau code électoral consensuel entre les différents acteurs politiques qui remonte au mois de juin dernier.

Les Etats-unis emboîtent ainsi le pas à la France qui avait dernièrement promis de mettre un montant de 200.000 euros dans le « basket founds » (panier des donations financières) des élections de 2015 au Burundi.

Les Burundais seront à nouveau aux urnes de mai à août 2015 pour élire au suffrage universel direct les députés, les maires, les sénateurs, les administratifs à la base (zones, collines et quartiers), selon un récent calendrier électoral de la Ceni.

Les précédentes élections générales remontaient à l’année 2010 et c’est le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (Cndd-Fdd, ancienne principale rébellion du pays) qui avait raflé la mise, tout comme aux premières consultations populaires post-conflit de 2005.

Le Burundi en sera ainsi l’année prochaine à ses troisièmes élections générales post-conflit après plus d’une décennie de guerre civile qui a contrarié les aspirations du peuple à la démocratie par le choix libre de ses dirigeants.

La nouvelle cour d’appel de Bururi confrontée au manque du personnel et du matériel

Bururi (sud du Burundi), le 29 juillet 2014 (COSOME)- La nouvelle cour d’appel de Bururi a est confrontée à des problèmes de manque d’un personnel et du matériel suffisant pour s’acquitter de ses missions, a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Jean-Claude Nduwumukama, la cour a déjà reçu 835 dossiers dont la majorité étaient fixés à la cour d’appel de Bujumbura pour les provinces de Bururi, Makamba et Rutana.

La cour est en place depuis seulement deux mois avec un manque criant de ressources humaines et matérielles pour son bon fonctionnement.

La cour d’appel n’a pas encore eu ses propres bureaux et est hébergée dans des locaux du tribunal de résidence de Bururi.

Son parquet général, quant à lui, occupe les locaux de l’ancien bureau du Gouverneur de province à Bururi.

La population des provinces de Bururi, Makamba et Rutana se réjouit cependant de l’implantation de cette cour d’appel à Bururi car avant, elle devait poursuivre les dossiers à la cour d’appel de Bujumbura.

Les responsables des organisations de la société de la région sud se réjouissent de la présence de cette cour d’appel dans la région et espèrent que cela va diminuer les nombreux cas d’assassinats consécutifs aux conflits fonciers qui sont nombreux en province de Bururi.

Ils saluent la loi qui indique que les affaires relatives aux terres ne seront plus reçues en cassation mais seront jugés en dernier recours au niveau de la cour d’appel.

Précisions que les premières audiences au sein de cette cour d’appel de Bururi commenceront avec le début de ce mois de septembre après les vacances judiciaires du mois d’Août 2014, a indiqué le président de cette cour.

Cette cour d’appel contribuera à renforcer la paix sociale car les nombreux cas de litiges fonciers enregistrés dans cette région seront clôturés et exécutés définitivement et cela va favoriser la cohésion sociale.

F.Nz.