Incarcération d’un officier de police judicaire pour « son rôle présumé » dans l’évasion de deux prévenus

Kirundo (Nord du Burundi), le 10 octobre 2013(COSOME)- Le procureur de la république à Kirundo a placé en détention préventive depuis mardi dernier, un officier de police judiciaire(OPJ) du poste de Bwambarangwe pour avoir facilité l’évasion lundi dernier, de deux trafiquants illégaux d’une essence d’arbre protégée en province de Kirundo, apprend-on de source judiciaire sur place.

Wilson Ndayisenga, un sous officier de la police nationale du Burundi (PNB), a été incarcéré sur ordre du procureur de la république.

Selon la même source, il est poursuivi pour avoir facilité l’évasion de deux trafiquants illégaux d’Osyris (arbre très recherché pour ses qualités médicamenteuses) mais dont la commercialisation est interdite par l’Institut national pour l’environnement et la conservation de la nature(INECN).

La population de la colline de Buhoro, en commune de Bwambarangwe, avait, lundi dernier, saisi un camion de transport de marchandises remplis de morceaux de ce bois avant de remettre à la police le chauffeur et le propriétaire de la marchandise saisie.

Emmanuel Niyonkuru, l’un des appréhendés et propriétaire de la marchandise est « un récidiviste », affirme Diomède Manariyo, agent de l’INECN.

En moins de trois ans, il a été appréhendé plus de cinq fois, déclare-t-il.
L’OPJ mis en cause les a libérés un à un sans l’aval de l’autorité hiérarchique, précise-t-on. Il n’a gardé que le camion et son contenu.

Les trafiquants de ce bois l’exporteraient dans les pays de la sous région à savoir la Tanzanie, le Kenya et le Rwanda.

JCN

Un administratif à la base sous les verrous pour « vol des bétail » en province de Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 10 octobre 2013 (COSOME)- Le chef de la Zone de Ruzo, Frederic Bavugiryabo, est locataire du cachot de la Commune de Giteranyi depuis mardi dernier sous le chef d’accusation de « vol du bétail » en provenance de la Tanzanie voisine, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source policière.

Des contacts ont eu lieu mercredi dernier entre des autorités burundaises et Tanzaniennes pour que les vaches volées soient remises à leurs éleveurs.

Les autorités Tanzaniennes ont cependant réclamé douze autres vaches qui auraient été volées l’année dernière.

L’administrateur de Giteranyi, Laurent Nduwimana, lui, affirme avoir saisi seulement les deux vaches volées récemment et que des enquêtes vont continuer sur les douze autres vaches.

Le chef de la Zone Giteranyi, Frédeic Bavugiryabo, reste sous les verrous pour des besoins d’enquête.

E.ND

Inquiétudes sécuritaires dans certaines localités de la province de Ruyigi

Ruyigi (Sud-est du Burundi), le 10 octobre 2013 (COSOME)- Des signes inquiétants d’insécurité se sont manifestés ces derniers dans certains quartiers du chef-lieu de la province de Ruyigi où des individus non encore connus arrachent des croix des cimetières pour revenir les déposer dans des parcelles résidentielles, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le cas le plus récent est celui du samedi le 28 septembre 2013, date à laquelle trois croix ont été déposées dans le ménage d’un nommé Hermès Bigirimana.

La semaine précédente, trois autres croix avaient été trouvées chez Clavera Ntakarutimana du même quartier.

Les autorités administratives à la base, le chef de zone de Ruyigi et le chef de quartier de Sanzu sont intervenus pour tenter de calmer la population en tenant une réunion à l’intention des administrés dans le but de rappeler qu’il faut garder la sérénité en vue de consolider la paix et la sécurité.

Ces autorités ont ainsi proposé aux habitants de choisir un comité de sécurité. Toutefois, la population a refusé d’élire ce comité en disant que la sécurité est assurée par les agents de l’ordre.

La population a également souhaité que l’administration interdise les rondes nocturnes qui sont effectuées par des groupes constitués.

Le gouverneur de la province Ruyigi, Cyriaque Nshimirimana, a fait savoir que des réunions seront organisées régulièrement à l’intention de la population afin de se rendre compte de l’état sécuritaire.

N.I.

Le PAM lance un programme de « cantines scolaires endogènes» pour stimuler l’éducation en province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 10 octobre 2013(COSOME)- Le programme alimentaire mondial(PAM) a lancé, jeudi, un projet de « cantines scolaires endogènes » depuis l’école primaire de Rugeregere, en commune de Rugombo, de la province scolaire de Cibitoke, pour stimuler l’éducation, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le projet est appuyé financièrement par le Royaume des Pays-Bas à hauteur de 12 millions de dollars us sur une période de 3 ans, a indiqué le Directeur Pays et Représentant du PAM dans son mot de circonstance.

L’objectif global du PAM est de réduire la dépendance alimentaire et de soutenir les efforts du gouvernement et de la communauté internationale en vue de trouver des solutions durables aux questions liées à l’éducation, la faim, la sécurité alimentaire, et la malnutrition, d’après la même source.

Selon toujours le PAM, l’alimentation scolaire contribue à améliorer la santé des enfants scolarisés et les repas scolaires encouragent les ménages pauvres à envoyer et à maintenir leurs enfants à l’école.

Par ailleurs, les cantines scolaires endogènes combinent la promotion de l’éducation et celle de l’agriculture et de la nutrition, à travers des achats locaux de denrées et des interventions sur la chaîne de valeur, d’après encore le PAM.

Auparavant, au Burundi le PAM achetait des denrées uniquement sur le marché international, mais avec les cantines scolaires endogènes, une synergie est créée au niveau national entre différents secteurs tels que l’éducation, l’agriculture, la santé et la nutrition.

Le PAM va donc acheter aux agriculteurs locaux leurs produits à utiliser dans le programme de cantines scolaires en faveur des écoliers burundais.

A titre d’exemple, la coopérative « ABAJAMUGAMBI » de la commune de Rugombo a vendu, le jour des cérémonies, quatre tonnes de riz à 5,2 millions de francs burundais pour le stock de l’école primaire Rugeregere.

Le représentant du gouvernement et Ministre de l’agriculture et de l’élevage, Mme Odette Kayitesi, a remercié les bailleurs pour ce programme de cantines scolaires qui va toucher en premier lieu les provinces de l’ouest du Burundi, c’est-à-dire Cibitoke, Bubanza et Bujumbura.

Elle a révélé que le choix de ces provinces pilotes n’a pas été fait au hasard mais plutôt parce qu’elles étaient plus productives que les autres.

L’utilisation des engrais et l’extension du périmètre irrigué, avec le barrage de Kajeke en construction pour une capacité pouvant alimenter près de 200 hectares, ces provinces pourront produire plus dans l’avenir.

Ainsi, l’existence d’un débouché permettra aux agriculteurs de ces provinces de produire plus de denrées pour écoulement sur le marché, en général, et vers le PAM, en particulier, a-t-elle indiqué.

Le lancement des cantines scolaires endogènes est l’une des principales activités de la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation prévue le 16 octobre 2013, à Ngozi.

Signalons qu’au total, près de 10.000 écoliers de douze écoles primaires de la province scolaire de Cibitoke vont bénéficier de ce programme de cantines scolaires endogènes, dont six en commune de Rugombo et six en commune Buganda.

Placide Nkengurutse

Le premier vice-président du Burundi résiste à une demande de démission

Bujumbura, le 10 octobre 2013 (COSOME)- Le premier vice-président du Burundi, Thérence Sinunguruza, n’entend pas quitter d’aussitôt l’exécutif pour se soumettre à la demande pressante de ces derniers jours de l’unité pour le progrès national (UPRONA) qui lui reproche de rouler uniquement pour ses propres intérêts, au détriment de ceux du parti qui l’a mandaté, est venue annoncer à l’opinion, mercredi, la porte-parole de la première vice-présidence de la république, Mme Catherine Mabobori.

La direction nationale de l’ancien parti unique, aujourd’hui encore au cœur du pouvoir, avait sorti, en fin de semaine dernière, un communiqué de presse dans lequel elle informait de la décision « concertée » de retirer la confiance à l’actuel premier vice-président de la République, en charge des questions administratives, sécuritaires et judiciaires.

Le cabinet de la première vice-présidence avait emprunté le même canal des ondes pour repousser les accusations qui ne seraient, en fin de compte, que l’œuvre d’un groupuscule de « trois membres » de la direction du parti
Le ton est monté d’un cran, mercredi, quand le porte-parole de la première vice-présidence est venue encore dénoncer dans les médias des « irrégularités » qui ont entaché la prise d’une décision aussi lourde que celle de pousser à la sortie, le numéro trois de l’exécutif burundais.

Pour elle, le retrait de confiance aux représentants du parti au gouvernement ou au parlement « n’est autorisé qu’en cas de haute trahison, détournement des biens du parti ou du pays, ce qui n’a pas été le cas ».

La sérénité continue à caractériser l’exécutif burundais malgré ce « mini séisme politique » dont la conséquence la plus probable est la redistribution des cartes sur l’échiquier politique national, notamment à travers un remaniement ministériel, si le premier vice-président venait à perdre le bras de fer avec son parti d’origine, de l’avis des observateurs politiques à Bujumbura.

Les polygames menacés d’inéligibilité en province de Rutana

RUTANA (Sud- est du Burundi), le 8 octobre 2012 (COSOME)– Les participants à un « atelier de dialogue sur la question du mariage et ses questions connexes », au chef- lieu de la province de Rutana, à l’intention des responsables administratifs à la base, des représentants de certains services déconcentrés et des organisations de la société civile œuvrant en commune Giharo ont recommandé, à la fin, qu’il soit inclu des articles, dans la future loi électorale de 2015, qui excluraient de la compétition, de la base au sommet, des candidats en conflit avec la loi au niveau de la polygamie et du concubinage.

L’atelier a été organisé dernièrement par la ligue burundaise des droits de l’homme « Iteka ».

Selon le conseiller socio- culturel du gouverneur de Rutana, Jean- de-Dieu Niyonkuru, qui a ouvert les travaux de cet atelier, celui- ci répondait à un problème-clé de la population de cette commune de Giharo où tout semble permis suite à l’ignorance du code des personnes et de la famille.

Ainsi, très peu de couples font inscrire leurs unions à l’état-civil et le concubinage y est monnaie courante avec toutes les conséquences néfastes sur les enfants, les femmes illégales et toute la communauté.

Pour remédier à cette situation, les participants se sont résolus de mener une campagne tous azimuts de sensibilisation de la population sur les avantages de légaliser les mariages et l’enregistrement des enfants à l’état-civil, mais aussi sur les méfaits de l’entretien d’une ou de plusieurs concubines.

Ils se sont également convenus de prêcher par le bon exemple car, certains responsables administratifs dans cette commune de Giharo, comme d’ailleurs dans d’autres communes de la province de Rutana, sont pointés du doigt accusateur de posséder plusieurs concubines.

R.G.

Trois personnes tuées à l’arme blanche en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 9 octobre 2013(COSOME)- Un chef de ménage, son épouse et leur enfant ont été sauvagement tués à la machette mardi dernier sur la colline Minyago, commune de Bwambarangwe, en province de Kirundo, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME) dans la région.

M.Seromba, le chef de ménage, Mme Rosalie Sezikeye et leur enfant ont été coupés en morceaux en pleine nuit de mardi par des criminels armés de machettes jusqu’ici inconnus, précise-t-on de même source. Aucun voisin des victimes n’a entendu le moindre cri de secours et de détresse, déplore la police.

Le mobile de ce crime ignoble serait lié à un conflit foncier, indique-t-on.

Selon la police, quatre suspects de l’entourage immédiat des victimes, dont le neuve du chef de ménage défunt, ont été déjà appréhendés pour des besoins d’enquêtes.

Les conflits du genre ne cessent de faire des victimes en province de Kirundo où, endéans deux semaines, trois personnes ont été tuées, respectivement dans les communes de Ntega et de Kirundo, rappelle-t-on.

Ce triple homicide porte à sept, le nombre de personnes tuées dans des actes criminels de divers ordres en communes de Kirundo, Ntega et Gitobe.

JCN

Une peine à perpétuité requise contre deux frères poursuivis pour un meurtre à Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 9 octobre 2013 (COSOME)- Le parquet de Kirundo a requis, mardi dernier, une peine de réclusion criminelle à perpétuité contre deux frères présumés meurtriers de leur père, a appris de source judiciaire sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Jean Claude Karinda et Ruberintwari avaient été arrêtés la semaine dernière, accusés d’avoir tué leur père sur la colline de Mihigo, en commune de Ntega, le 26 septembre dernier, rappelle-t-on.

Les deux présumés criminels avouent les faits leur reprochés, arguant qu’ils l’ont éliminé pour « leur sécurité ».

Les deux fils ont ajouté que leur feu père avait juré de les tuer comme il l’avait fait pour leur grand frère, il ya de cela deux ans.

Un argument qui n’a pas convaincu le parquet et une peine à perpétuité a été demandée pour ces présumés criminels.

Le tribunal de grande instance de Kirundo a 40 jours pour rendre le verdict final, a-t-on appris des mêmes sources judiciaires.
JCN

Une personne tuée dans une fusillade en province de Muyinga

Muyinga(Nord du Burundi), le 8 octobre 2013(COSOME)- Une personne a été tuée par balle d’un policier suite à une dispute de bistrot qui a mal tourné le 6 octobre dernier au chef-lieu de la province de Muyinga, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source sécuritaire locale.

Le policier Nyabenda Japhet et agent de transmission du procureur de la république dans la province de Muyinga est tombé sur un groupe de personnes en état d’ivresse qui l’ont agressé verbalement avant de tirer dans le tas, tuant sur le champ l’une d’entre elles au quartier Kibogoye, du chef lieu de la province de Muyinga, d’après la même source.

L’agent de l’ordre a été débordé en essayant de calmer les esprits échauffés par l’alcool et a dégainé avant de prendre le large par peur des représailles.

Dans cette fusillade, un membre du groupe est mort sur le champ, tandis qu’un autre a été grièvement blessé et admis à l’hôpital de Muyinga pour des soins intensifs.

Après le forfait, le policier Japhet Nyabenda s’est volatilisé dans la nature, laissant son arme sur le lieu du drame.

Le fugitif est recherché activement par les services de police à Muyinga, tandis que son arme a été récupérée et remise aux supérieurs hiérarchiques.

Les bavures policières deviennent monnaie courante selon les militants des droits de l’homme en province de Muyinga.

D’après les responsables de l’association pour la défense des droits de l’homme et de prisonniers(APRODH) dans la région, un policier connu sous le nom d’Amissi Radjabu a battu à mort un certain Thierry Ndikumana de la Colline Munagano en Commune de Muyinga il y a un mois.

La victime était accusée d’avoir volé de l’argent à son père pendant que d’autres sources administratives sur place indiquent qu’un conflit foncier opposait ce jeune garçon à son père.

Le parquet de Muyinga s’est saisi du dossier malgré que le policier a pris le large et reste aujourd’hui encore introuvable.

E.ND

Démission d’un administrateur communal en province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 8 octobre 2013(COSOME)- La commune Makebuko est dirigée, depuis le 30 septembre 2013, par un administrateur intérimaire, Silvère COYISHAKIYE, après la démission de l’ancien titulaire du poste administrateur, Onesphore NTAKIYINANIRA, officiellement pour « convenances personnelles », a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

L’administrateur intérimaire était à ce jour un conseiller technique chargé des questions administratives et sociales dans cette commune.

Cet intérim devra durer 30 jours, selon la loi communale, a précisé le Président du Conseil communal, Gérard NIBIGIRA, dans une correspondance adressée au gouverneur de la province de GITEGA au cours de la quelle il a annoncé une vacance de poste de l’administrateur de MAKEBUKO.

Le président du conseil communal a aussi demandé à l’autorité compétente d’autoriser le conseil communal de procéder à l’élection d’un nouvel administrateur de la commune MAKEBUKO en remplacement de l’ancien administrateur Onesphore NTAKIYINANIRA qui a présenté sa démission le 24 septembre 2013.
Quant aux raisons de sa démission, NTAKIYINANIRA a avancé des motifs personnels liés à sa santé qui ne lui permettait pas d’exercer ses fonctions.

Quant aux mobiles exacts, le président du conseil communal a répondu qu’il se fie aux propos mentionnés dans la lettre de démission.

Néanmoins d’autres sources concordantes font état d’un problème lié plutôt à des difficultés financières de la commune qui se sont accentuées avec cette année où les recettes communales accusent une régression.

Cette diminution de recettes communales a entraîné des retards de paiement des salaires du personnel qui vient de faire 7 mois d’impayés pour 2013 et 7 mois pour l’an 2012 selon les informations recueillies auprès de l’inspection provinciale des finances communales.

Ces irrégularités créaient un climat de frustration au sein du personnel.

Rappelons que NTAKIYINANIRA est le deuxième administrateur communal de la province de GITEGA qui a présenté sa démission au cours de cette année après celle de l’administrateur de MUTAHO survenue au mois de mai dernier.

Cet administrateur a été déjà remplacé par Mme Immaculé NTAKARUTIMANA élue par le conseil communal le 27 juin.

Avec cette élection, le nombre de femmes administrateurs est passé de 4 à 5 sur un total de 11 administrateurs communaux que compte la province Gitega, soit un taux de représentativité des femmes de 45%.

C. B.