Remplacement de deux conseillers communaux des FNL en province de Bururi

Bururi (sud du Burundi), le 28 Octobre 2013(COSOME)- Deux conseillers communaux membres des forces nationales de libération (FNL, opposition, aile d’Agathon Rwasa) ont été provisoirement remplacés, vendredi, par ceux es membres de l’aile reconnue officiellement dirigée par Jacques Bigirimana, « en violation de la loi », clament les concernés.

Bizindavyi Samuel, vice-président du conseil communal de Rumonge et membre des FNL de M.Rwasa, a été remplacé par Karorero Augustin, aile de Jacques Bigirimana.

Par ailleurs, Bigirimana Silvie, de son côté, a été remplacée par Nyandwi Justine avant de se désister et affirmé qu’elle restait fidèle à Rwasa Agathon comme président légal du parti FNL.

Les remplacements ont eu lieu au cours d’une réunion au cours de laquelle le président du conseil communal a déclaré qu’il s’agissait d’une mesure provisoire.

En date du 23 Octobre dernier, le gouverneur de la province de Bururi, Mme Nimenya Gloriose avait adressé des correspondances aux présidents des conseillers communaux de Burambi, Buyengero, Matana, Mugamba, Rumonge et Rutovu leur demandant de remplacer 11 conseillers communaux suspendus par la direction des FNL dirigées par Jacques Bigirimana.

Elle a indiqué s’être appuyée sur l’article 23 de la loi portant organisation de l’administration communale et de l’article 188 du code électoral pour demander le remplacement de ces conseillers communaux.

Rappelons que ces 11 conseillers issus du parti FNL ont sorti une déclaration où ils indiquaient qu’ils reconnaissaient toujours l’autorité de Rwasa Agathon comme président du parti.

Un problème de leadership au sein de ce parti serait à l’origine de ce remplacement survenu au sein des conseillers communaux en province de Bururi, indiquent certains observateurs avisés.

Certains conseillers communaux issus des FNL ont continué à siéger au sein des conseils communaux malgré le retrait du parti de la compétition électoral de 2010

F.NZ.

Saisie d’un fusil et une grenade au domicile d’un déplacé en province de Ngozi

Ngozi (Nord du Burundi), le 28 octobre 2013 (COSOME)- Un fusil de type kalachnikov et une grenade ont été saisis par police dans un ménage d’un déplacé de guerre du site de Ruhororo, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Jéremie BIGIRIMANA, le présumé coupable affirme être victime d’un « montage » orchestré par les autres déplacés parce qu’il se préparait à retourner sur sa colline d’origine.

Le mis en cause avait bénéficié, avec 97 autres déplaces, d’une aide de tôles pour la reconstruction de son ancienne maison d’habitation.

Ces armes ont été découvertes par un enfant de quatre ans dans une étable de Monsieur BIGIRIMANA, un commerçant de vaches qui se trouvait à ce moment au marché de vyerwa, en commune Ngozi.

Il a été interpellé et mis en détention depuis mercredi dernier.
L’administrateur communal de Ruhororo, BARYAKAZIRI, fait savoir que ce déplacé est incarcéré pour des raisons d’enquêtes pour en savoir plus sur ces armes saisies chez lui.

YM

Un administratif à la base présumé tortionnaire reste libre en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 25 octobre 2013 (COSOME)- Cassien Nduwimana, chef de la colline de Musongati, en commune de Gitanga, est toujours libre de ses mouvements malgré les soupçons qui pèsent sur lui d’être le principal commanditaire de la torture et des traitements dégradants infligés, dans la nuit pascale de cette année en cours, à son épouse Consolate Nintunze, Bernard Ndacasaba, accusé de sorcellerie, a- t- on appris de sources judiciaires.

Au cours de l’audience publique de ce mercredi au tribunal de grande instance de Rutana, et malgré l’insistance de celui-ci, le parquet a refusé d’ordonner l’arrestation de ce présumé tortionnaire, arguant que « tout présumé criminel ne doit pas être emprisonné ».

L’association chrétienne pour l’abolition de la torture (ACAT/Burundi), qui suit de prêt ce dossier, dit qu’il est caractérisé de beaucoup d’irrégularités, raison pour laquelle, son avocat, Me Lambert Nigarura, se dit « inquiet » de l’attitude affichée par le substitut du procureur de Rutana, et au moment où cette famille victime ne loge pas souvent chez elle à cause des menaces de mort que le chef de colline, Cassien Nduwimana, et ses complices ne cessent de proférer.

Me Nigarura met alors en garde le parquet de Rutana qu’il sera responsable de tout ce qui pourrait arriver à la famille de Bernard Ndacasaba.
Signalons que la prochaine audience publique de cette affaire a été fixée par le tribunal de grande instance de Rutana au 10 décembre 2013.

Aussi, parmi les cinq auteurs présumés de cette torture, deux sont déjà emprisonnés à Rutana, d’autres par contre, sont libres de leurs mouvements.
Et tous sont membres présumés des « Imbonerakure », la jeunesse affiliée au parti au pouvoir, le conseil national de défense de la démocratie/ les forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD).

R.G.

Commémoration du 20ème anniversaire de l’assassinat du héros de la démocratie en province de mwaro

Mwaro, centre du Burundi, le 22 octobre 2013 (COSOME)- La commémoration du 20ème anniversaire du héros de la démocratie, Melchior Ndadaye, a eu lieu dans toutes les communes de la province de Mwaro avec au programme des messes de requiem, des discours de circonstance et des dépôts de gerbes de fleur sur les monuments de l’illustre disparu.

Dans l’homélie du jour, le curé de la paroisse de Rumarantimba, en commune de Kibumbu, est revenu sur la leçon qu’il faut tirer du discours de NDADAYE Melchior après la victoire de son parti aux élections de 1993, à savoir la sauvegarde de la démocratie, la justice et la paix.

Seul le Conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir) et le front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, opposition et parti d’origine de feu président Ndadaye) ont pris part aux cérémonies.

J.H.

Un mois d’octobre politiquement chargé pour le Burundi

Bujumbura, le 22 octobre 2013(COSOME)- Les burundais ont encore commémoré, lundi, dans le recueillement, le 20ème anniversaire de l’assassinat, dans un putsch militaire, du premier président élu de l’ère démocratique du pays, Melchior Ndadaye, et plusieurs de ses proches collaborateurs.

Le 14 octobre dernier, les populations s’étaient encore acquittées du devoir du souvenir en la mémoire du Prince Louis Rwagasore, le héros de l’indépendance Nationale, qui avait combattu la colonisation belge avant d’être tué au lendemain de l’accès du Burundi à la souveraineté nationale, en 1962.

Comme à chacun de ces deux anniversaires les plus importants politiquement, les cérémonies officielles ont été réduites à des messes de requiem, des dépôts de gerbes de fleurs sur les tombes et les monuments des illustres disparus ainsi que la rediffusion, à titre posthume, des extraits de leurs discours historiques, pendant que subsistent les interrogations dans l’opinion, sur les vrais commanditaires de ces crimes politiques aux contours aujourd’hui encore flous.

L’assassinat du prince Louis Rwagasore a éveillé des divisions interethniques insidieuses pour régner sous la colonisation, avant d’exploser plus brutalement suite au coup d’Etat sanglant de 1993 contre feu président Melchior Ndadaye.

Les estimations les plus faibles font état d’au moins 300.000 morts dans la foulée du coup d’Etat militaire de 1993 et la guerre civile qui s’en est suivie.

Les clivages ethniques entre la majorité des Hutu et la minorité des Tutsi sont cependant en nette régression depuis l’accession au pouvoir, en 2005, du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, ex-principale rébellion du pays actuellement au pouvoir), de l’avis général des analystes politiques à Bujumbura.

C’est également sous le régime actuel que les burundais attendent d’exorciser complètement les vieux démons ethniques avec la mise en place annoncée de la commission nationale pour la vérité et la réconciliation nationale(CVR) qui vise à mettre fin à l’impunité des crimes qui ont endeuillé le pays depuis l’accession à l’indépendance nationale, en 1962, à la signature de l’accord global de cessez-le-feu de 2003.

La CVR suscite cependant des impatiences dans l’opinion étant donné qu’elle avait été convenue lors des négociations inter burundaises d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, qui ont débouché sur la signature d’un accord politique pour la paix et la réconciliation nationale.

Une certaine stabilité politique s’observe aussi depuis la fin des régimes transitoires, en 2005, et l’accès au pouvoir par la voie des urnes.

Dans l’homélie du jour, l’Evêque du diocèse de Bujumbura, Monseigneur Evariste Ngoyagoye, a usé de son autorité morale sur les acteurs politiques nationaux en leur demandant de persévérer dans la voie de la consolidation de la démocratie par l’alternance pacifique au pouvoir, surtout à l’approche des élections de 2015 qui suscitent déjà des passions inquiétantes dans les Etats majors des partis.

Célébration du 20ème anniversaire de l’assassinat du président Melchior Ndadaye à Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 21 octobre 2013(COSOME)- Les cérémonies commémoratives du 20ème anniversaire de l’assassinat du héros de la démocratie, Melchior Ndadaye, ont débuté dans toutes les paroisses de la province Kirundo par une messe de requiem en la mémoire de l’illustre disparu, a appris de source administrative, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

A la paroisse de Kanyinya, le prête qui a dit la messe a, au cours de son homélie, demandé aux fidèles et proches du disparu de transcender toutes formes de divisions pour construire une société où règne l’harmonie comme le souhait feu président Melchior Ndadaye.

L’administrateur de la commune Kirundo, Reverien Habogorimana, quant à lui, a, dans son allocution de circonstance, rappelé les idéaux de paix et d’unité qu’incarnait feu président Ndadaye.

Revenant sur les valeurs démocratiques, l’administrateur communal a invité les partisans des différentes formations politiques à cohabiter pacifiquement comme le président Ndadaye l’avait demandé aux burundais au cours de son adresse à la nation, juste après la victoire de son parti, le Front démocratique du Burundi (FRODEBU (), le 6 juin 1993.

« C’est cette idéologie qui avait séduit les burundais en 1993, jusqu’à lui confier le mandat de présider aux destinés de la nation burundaise », a-t-il dit.

De retour de son exil au Rwanda en 1983, feu président Melchior Ndandaye, aidé par ses compagnons de lutte fonda le FRODEBU en 1986 dont il présida aux destinées depuis sa clandestinité jusqu’à son officialisation en 1991.

Aux élections pluralistes du 1er juin 1993, son parti le désigna candidat aux élections présidentielles. Les résultats pour les présidentielles et les législatives furent surprenant pour plus d’un.

Son parti remporta les présidentielles avec 64,79% contre 32,47% pour l’Union pour le progrès national(UPRONA), son principal challenger.

Il fut emporté avec ses quelques compagnons de lutte politique par un coup d’état sanglant dans la nuit du 21 octobre en 1993 sans pouvoir bâtir « un Burundi Nouveau » qu’il n’avait cessé de faire rêver à la population durant sa campagne électorale.

A l’occasion des cérémonies dudit anniversaire, cinq formations politiques : le conseil national pour la défense de démocratie/forces défense de la démocratie(CNDD-FDD, au pouvoir), l’union pour le progrès national(UPRONA, institutionnel), le front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition), le Frodebu – Nyakuri (institutionnel), l’Union pour la paix et le développement (UPD, opposition) et des représentants de l’administration, ceux des confessions religieuses, des forces de l’ordre et de la justice ont déposé des gerbes de fleurs au monument de l’indépendance.

JCN

Un mois d’octobre politiquement chargé pour le Burundi

Bujumbura, le 21 octobre 2013(COSOME) – Les Burundais ont commémoré lundi, dans le recueillement, le 20ème anniversaire de l’assassinat, dans un putsch militaire, du premier président élu de l’ère démocratique du pays, Melchior Ndadaye et de plusieurs de ses proches collaborateurs.

Le 14 octobre dernier, les populations s’étaient encore acquittées du devoir du souvenir en la mémoire du prince Louis Rwagasore, le héros de l’indépendance nationale, qui avait combattu la colonisation belge avant d’être tué au lendemain de l’accès du Burundi à la souveraineté nationale, en 1962.

Comme à chacun de ces deux tristes anniversaires, les cérémonies officielles ont été réduites à des messes de requiem, des dépôts de gerbes de fleurs sur les tombes et les monuments des illustres disparus ainsi que la rediffusion, à titre posthume, des extraits de leurs discours historiques, pendant que subsistent néanmoins des interrogations dans l’opinion, sur les vrais commanditaires de ces crimes politiques aux contours aujourd’hui encore flous.

L’assassinat du prince Louis Rwagasore a éveillé des divisions inter-ethniques insidieuses pour régner sous la colonisation, avant d’exploser plus brutalement suite au coup d’Etat sanglant de 1993 contre feu président Melchior Ndadaye.

Les estimations les plus faibles font état d’au moins 300.000 morts dans la foulée du coup d’Etat militaire de 1993 et la guerre civile qui s’en est suivie.

Les clivages entre la majorité ethnique des Hutu et la minorité des Tutsi sont cependant en nette régression depuis l’accession au pouvoir, en 2005, du Conseil national pour la défense de la démocratie/Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), ex-principale rébellion du pays, actuellement au pouvoir, de l’avis général des analystes politiques à Bujumbura.

C’est également sous le régime actuel que les Burundais attendent d’exorciser complètement les vieux démons ethniques avec la mise en place annoncée de la Commission nationale pour la vérité et la réconciliation nationale (CVR) qui vise à mettre fin à l’impunité des crimes qui ont endeuillé le pays depuis l’accession à l’indépendance nationale, en 1962, à la signature de l’accord global de cessez-le-feu de 2003.

La CVR, dans un pays où la plupart des acteurs politiques de ces dernières années sont encore actifs ou en vie, suscite cependant des impatiences dans l’opinion étant donné qu’elle avait été convenue lors des négociations inter-burundaises d’août 2000 à Arusha, en Tanzanie, qui ont débouché sur la signature d’un accord politique pour la paix et la réconciliation nationale.

Une certaine stabilité politique s’observe aussi depuis la fin des régimes transitoires, en 2005 et l’accès au pouvoir par la grande porte des urnes.

Dans l’homélie du jour, l’Evêque du diocèse de Bujumbura, Monseigneur Evariste Ngoyagoye, a usé de son autorité morale sur les acteurs politiques nationaux en leur demandant de persévérer dans la voie de la consolidation de la démocratie par l’alternance pacifique au pouvoir, surtout à l’approche des élections de 2015 qui suscitent déjà des passions inquiétantes dans les états-majors des partis.

Commémoration du 20ème anniversaire de l’assassinant du Président Melchior Ndadaye

Ruyigi(Sud-est du Burundi), le 21 octobre 2013(COSOME)- Les cérémonies commémoratives du 20ème anniversaire de l’assassinat du Président Melchior Ndadaye ont commencé par une messe de requiem en la mémoire de l’illustre disparu à la cathédrale par le curée de la paroisse Ruyigi.

Les cérémonies se sont poursuivies au monument de l’indépendance où elles ont été marquées par le dépôt des gerbes de fleurs et par la rediffusion du discours du Président Melchior Ndadaye.

Notons que les représentants du peuple élus dans cette circonscription étaient absents aux cérémonies du jour.

Les cérémonies ont été clôturées par l’allocution du gouverneur de la province. Celui-ci a remercié ceux qui étaient présents à la fête mais il a déploré la faible participation de la population rurale et des jeunes élèves.

Il a interpelé les responsables de l’éducation au niveau de la province et de la commune pour qu’ils sensibilisent les éducateurs et les élèves de participer aux différentes fêtes nationales.

N.I.

Célébration du 20ème anniversaire de l’assassinat du Président Ndadaye en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 21 octobre 2013 (COSOME)- Les cérémonies marquant le 20ème anniversaire de l’assassinat du premier président hutu élu démocratiquement au Burundi, Melchior Ndadaye, c’était le 21 octobre 1993, ont débuté par une messe d’action de grâce à la Cathédrale Saint Joseph de Rutana, dominée par une forte participation des élèves des écoles secondaires de la place, a- t- on constaté.

Dans son homélie, le prêtre a insisté sur le passé récent douloureux du Burundi et les leçons à y tirer à travers le « plus jamais ça ».

Après cette messe, les festivités se sont poursuivies au monument de l’unité, par le dépôt de gerbes de fleurs, en commençant par le gouverneur provincial et l’administrateur communal de Rutana, suivis des représentants de trois partis politiques sur les quarantaines agréés au Burundi. Il s’agit du parti fondé par Melchior Ndadaye, le front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, aujourd’hui dans l’opposition extra- parlementaire), du parti de Rwagasore, unité et progrès national ( UPRONA, présente dans les institutions), et du parti au pouvoir, le conseil national de défense de la démocratie/les forces de défenses de la démocratie (CNDD/FDD).

Les cérémonies se sont clôturées par l’écoute du discours rassembleur de Melchior Ndadaye adressé au peuple burundais après sa victoire aux élections présidentielles de juin 1993.

Signalons que, conformément aux instructions du ministère burundais de l’intérieur, aucun signe distinctif du parti n’a été exhibé lors de ces festivités.

Rappelons que l’assassinat du président Melchior Ndadaye et de certains de ses proches collaborateurs, a été suivi par des tueries généralisées à caractère génocidaire dans un premier temps, suivies d’une guerre civile qui a duré plus de quatorze ans et qui a emporté la vie de plus de 300 000 personnes.

R.G.

Incarcération du directeur adjoint de la prison centrale de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 21 octobre 2013 (COSOME)- Le directeur adjoint de la maison d’arrêt de Rutana, Jean Ndikumana, est emprisonné au cachot de police de Rutana, depuis ce vendredi passé, le 18 octobre 2013, sur ordre du responsable du service national de renseignements à Rutana, Jovin Cishahayo, a appris de sources policières locales, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).
Selon les mêmes sources, ce directeur adjoint est accusé d’avoir libéré un prévenu à la place d’un autre.

En effet, le parquet de Rutana avait ordonné ce même jour, la libération conditionnelle d’un certain Richard Ndayizeye, originaire de la commune Musongati en province de Rutana, qui avait été incarcéré à Rutana depuis le mois passé de septembre, suite aux accusations portées contre lui, en rapport avec « enlèvement et tentative de viol ».

Cependant, après les formalités administratives, celui qui s’est présenté devant ce chef pénitentiaire, pour libération, est un certain Emmanuel Barihuta, originaire de la commune Itaba en province de Gitega, emprisonné dans cette maison carcérale depuis septembre 2013, pour cause d’ « assassinat ».

Peu après son élargissement provisoire, la direction a constaté que le vrai bénéficiaire est resté en prison. Elle est alors allée à la poursuite du fugitif mais en vain, car il s’était déjà volatilisé dans la nature.

La suite a été l’arrestation de Jean Ndikumana sur ordre du responsable du service national de renseignements (SNR) à Rutana, Jovin Cishahayo, et son emprisonnement au cachot de police à Rutana, pour des raisons d’enquête.

R.G.