5.000 membres des FNL font allégeance à Agathon Rwasa dans Bujumbura Rural

Bujumbura Rural, le 04 Novembre 2013 (COSOME)- Une pétition de quelque 5.000 fidèles au chef historique des forces nationales de libération(FNL) a été rendue publique le 4 Novembre 2013 dans une tentative de mettre fin aux divisions internes à cette ancienne rébellion aujourd’hui dans l’opposition, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les FNL sont actuellement divisées en plusieurs ailes dont celle qui est emmenée par Jacques Bigirimana et reconnue officiellement par le ministère de l’intérieur ayant en charge la gestion des associations à caractères politique.

Le départ en exil du leader historique des FNL a ouvert la voie à son éviction par une série de congrès.

M.Rwasa avait contesté la régularité des élections municipales de 2010 avant de s’éclipser de la scène politique nationale pour réapparaître au mois d’août dernier.

Les signataires de la pétition au chef de l’Etat burundais demandent encore le respect de l’esprit et la lettre de la constitution de la République du Burundi qui dispose, en son article 80, que la loi garantit la non ingérence des pouvoirs publics dans le fonctionnement interne des partis politiques.

Le président de la République est aussi appelé à faire respecter et appliquer la feuille de route vers 2015 qui a été convenue entre la mouvance présidentielle et l’opposition à l’issu de l’atelier des nations unies du 11 au 13 Mars 2013, surtout le point 25 qui recommande au gouvernement du Burundi d’encourager la fusion et ou la réunification des partis politiques et de veiller surtout à sa non ingérence dans le fonctionnement de ces derniers.

A part la réhabilitation de RWASA Agathon dans ses fonctions de Président et de Représentant Légal du parti FNL et tous les organes issus du congrès national de 2009, les signataires de la pétition demandent également la cessation de la « chasse aux militants» du parti et la libération de tous les membres des FNL encore en prison pour leurs convictions politiques.

La pétition demande enfin l’arrêt des restrictions de mouvement et de liberté ainsi que les « montages politico-judiciaires » faits à l’encontre de Agathon RWASA.

Une pétition au niveau nationale a totalisé près de 70.000 signatures et reprend les mêmes revendications de réhabiliter M.Rwasa dans son statut de seul « chef légitime » des FNL.
E.NZ.

Arrestation de trois jeunes militants de parti politique dans Bujumbura-Rural

Bujumbura Rural, le 05 Novembre 2013(COSOME)- Trois jeunes militants présumés du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie( CNDD-FDD, au pouvoir) ont été transférés le 4 novembre 2013 au cachot du parquet de la République de Bujumbura à Kabezi, après quatre jours qu’ils venaient de passer au cachot de la police judiciaire de Muyira, dans Bujumbura rural, apprend-on de sources administratives et policières sur place.

Les prévenus sont Pascal NDAYISABA, Gilbert NAHIMANA et Innocent MPAWENIMANA, tous de la colline Kavumu, zone Muyira, de la commune Kanyosha dans la province de Bujumbura.

Selon les sources proches des administratifs à kavumu, ces jeunes « imbonerakure » disent qu’ils avaient battu dernièrement leur voisin, KARENZO Dieudonné, l’accusant d’être toujours derrière le principal opposant politique du moment, Agathon RWASA.

Cependant l’administrateur communal de Kanyosha, Joachim NCAMUBINIGE, a qualifié qualifient ces jeunes de malfaiteurs au moment où à kavumu l’on indique qu’il s’agit d’une intolérance politique visant ceux qui ne sont pas du parti au pouvoir.

L’Administrateur communal de Kanyosha Joachim NCAMUBINIGE fait savoir que des réunions de sécurité sont prévues pour apaiser les esprits.

Cet Administratif à la base compte également organiser des rencontres avec les responsables des partis politiques œuvrant dans cette circonscription afin que ces derniers puissent contribuer et favoriser plutôt la tolérance.

Les habitants de kavumu accusent également certains des administratifs à la base d’être derrière ces imbonerakure qui semblent avoir remplacé les forces de sécurité. Le plus cité étant le chef de colline de Kavumu, Gédéon MPITABAVUMA, malgré qu’il nie cette accusation.

E.NZ.

Au moins trente fidèles d’une secte sous les verrous en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 4 novembre 2013 (COSOME)- Une trentaine d’hommes, tous fidèles de la secte « ABASOHOKE », une dissidence de l’église adventiste du Burundi, sont emprisonnés depuis vendredi dernier dans les cachots du poste de police de la commune de Mpinga- Kayove, en province de Rutana, a- t- on appris de sources administratives locales.
Parmi les prévenus figurent des femmes et des enfants qui n’ont toutefois pas accepté l’offre de libération pour leur vulnérabilité.

Selon l’administrateur communal de Mpinga- Kayove, Mme Révocate Nibigira, ces personnes qui viennent des provinces de Ngozi, Kayanza, Karusi, Ruyigi et Rutana ont été arrêtées pour avoir réuni plus de 300 personnes lors d’une croisade de prière dans un ménage de la colline de Kubayumba, en zone Mugondo, à l’insu de l’administration locale.

L’administration reproche également à la secte de vouloir évoluer au grand jour sans agrément du ministère de l’intérieur.

D’après toujours ce responsable communal, l’administration et les forces de l’ordre ne pouvaient pas non plus tolérer les « propos diffamatoires » et « dénigrants » que les membres de cette secte lançaient à l’endroit des autres confessions religieuses alors que le Burundi est un pays laïc.

Les enseignements de cette secte peuvent également perturber la sécurité d’autant plus qu’ils sont centrés sur la désobéissance civile, le boycott des structures sanitaires modernes ainsi que certains aliments.

L’administration communale compte leur infliger des amendes administratives avant de les relâcher et de leur remettre des instruments de musique dont ils étaient en possession.

L’administrateur communal de Mpinga- Kayove, Révocate Nibigira a dit qu’elle comptait organiser une tournée de sensibilisation dans toutes les zones de sa circonscription aux méfaits des enseignements et croyances obscurantistes.

R.G.

« L’inclusion, la transparence, l’intégrité, le professionnalisme et la responsabilisation sont des conditions préalables à des élections pacifiques, participatives et crédibles », déclare le premier vice-président du Burundi

Le Burundi s’achemine vers des élections générales de 2015 dans un contexte préélectoral qui présente déjà des signes de tension entre les acteurs politiques de différents bords.

Parlant des raisons à l’origine de l’organisation du séminaire, le vice-président burundais a fait savoir à l’assistance que « l’expérience observée un peu partout dans le monde ou vécue ici chez nous a montré que des élections réussies ont renforcé les institutions et les pratiques démocratiques tout en favorisant la croissance économique et que des élections crédibles ont ouvert la voie à la réconciliation nationale. Il nous faut donc tout mettre en œuvre pour créer un environnement propice à des élections crédibles en 2015 ».

Ci-après l’intégralité du discours :

« Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies,

Monsieur le Chef de l’Opposition Politique,

Monsieur le Président du Forum Permanent de Dialogue des Partis Politiques agréés,

Mesdames et Messieurs les Représentants du Corps Diplomatique et Consulaire,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales,

Mesdames, Messieurs les Membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante,

Mesdames, Messieurs les Présidents et/ou Représentants des Partis Politiques agréés,

Messieurs les Représentants des Confessions Religieuses,

Mesdames, Messieurs les Représentants de la Société Civile burundaise,

Mesdames, Messieurs les Hauts Cadres de l’Etat,

Distingués Invités,

Mesdames, Messieurs,

1. A l’occasion de l’ouverture officielle du Séminaire-atelier sur l’Environnement Propice aux Elections de 2015, je voudrais d’emblée, au nom du Gouvernement du Burundi et en mon nom propre, saisir cette occasion en me joignant à Monsieur le Ministre de l’Intérieur, pour vous souhaiter la bienvenue et vous remercier d’avoir répondu aux présentes assises. Votre présence est un signe éloquent de votre attachement au bon déroulement du processus électoral de 2015.

2. Je tiens à exprimer particulièrement ma gratitude au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Burundi ainsi qu’aux Chefs de Missions Diplomatiques et Consulaires pour leur présence dans ces cérémonies d’ouverture, mais aussi et surtout pour le soutien qu’ils ne cessent de manifester à l’endroit du peuple burundais.

Excellences, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

3. Ce séminaire-atelier se situe dans la droite ligne de l’engagement pris par le Gouvernement de recourir régulièrement au dialogue et à la concertation permanente avec tous les partenaires politiques et sociaux, en vue de trouver des solutions consensuelles et durables sur des questions intéressant la vie du pays. C’est ainsi qu’une série de rencontres ont été entreprises par le Gouvernement en vue de la mise en œuvre des recommandations de la feuille de route issue de l’atelier de mars 2013 tenu par le Gouvernement du Burundi en collaboration avec le Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB) à l’intention des Représentants des Partis Politiques et d’autres Partenaires intéressés par le bon déroulement des Elections de 2015.

4. Le Gouvernement s’était engagé en effet à organiser des ateliers de suivi et à élaborer un chronogramme pour la mise en œuvre des recommandations en étroite collaboration avec les institutions nationales compétentes, les partis et acteurs politiques burundais, les Nations Unies ainsi que les partenaires internationaux.

5. Le rendez-vous d’aujourd’hui fait ainsi suite à celui qui a eu lieu à Kayanza en Mai 2013 sur les propositions d’amendements du Code Electoral de 2009 et qui avait dégagé un certain nombre d’éléments consensuels.

Excellences, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

6. L’expérience observée un peu partout dans le monde ou vécue ici chez nous a montré que des élections réussies ont renforcé les institutions et les pratiques démocratiques tout en favorisant la croissance économique et que des élections crédibles ont ouvert la voie à la réconciliation nationale. Il nous faut donc tout mettre en œuvre pour créer un environnement propice à des élections crédibles en 2015.

7. En corollaire, l’inclusion, la transparence, l’intégrité, le professionnalisme et la responsabilisation sont des conditions préalables à des élections pacifiques, participatives et crédibles. Aussi, faut-il appréhender les élections avec une approche holistique, à savoir coordonner les divers organismes de gestion électorale, les Partis Politiques, les Services de Sécurité, la Société Civile, les Confessions Religieuses et les Médias.

8. Tels sont entre autres, les mobiles qui sont à la base de l’organisation du présent séminaire-atelier.

Excellence, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

9. S’il est vrai que les élections impliquent une compétition pour le pouvoir, il n’en demeure pas moins qu’en démocratie cette compétition doit être sereine, loyale et basée sur les idées, les programmes politiques et les projets de société.

10. Ainsi, pour prévenir des conflits électoraux, souvent stériles, les responsables des Partis Politiques doivent encadrer leurs militants, surtout les jeunes, autour de programmes politiques rassembleurs, constructifs et dénués de toute velléité démagogique. L’énergie débordante des jeunes militants doit être canalisée vers une compétition saine, responsable et respectueuse des droits et libertés des citoyens. De cette façon, les Partis Politiques auront contribué à l’organisation des élections libres et démocratiques et à la formation d’une classe politique mûre pour aujourd’hui et pour demain.

11. Par ailleurs, aujourd’hui plus qu’hier, et davantage en 2015, les actes et les paroles des femmes et des hommes politiques doivent converger vers les voies de la consolidation de la paix et de la démocratie, de la promotion des droits humains, de la tolérance politique, des libertés publiques, de l’inclusion et du respect de la loi.

12. Il est donc opportun que les leaders politiques apprennent et intériorisent avec intérêt les valeurs patriotiques et citoyennes, les notions de leadership, les notions de non-violence et celles relatives à la prévention et à la résolution pacifique des conflits, quitte à les inculquer à leurs militants et même à la population dans son ensemble.

13. Bien plus, tout Burundais n’a l’obligation de sauvegarder jalousement ce beau pays que nous ont légué nos ancêtres. A cet effet, les acteurs politiques se doivent de confirmer leur leadership par une compétition loyale et paisible en vue de la réussite du processus électoral de 2015.

Excellences, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

14. C’est dans ce contexte que le Gouvernement organise ce séminaire-atelier sur l’environnement propice aux élections de 2015 à l’intention des Présidents des Partis Politiques, des acteurs politiques et d’autres partenaires au processus électoral en vue de concilier ce dernier à l’impératif de la mise en œuvre du CSLPII et de la Stratégie Nationale de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption.

15. Aujourd’hui, à une année et demie des élections de 2015, les préoccupations des acteurs politiques sont déjà tournées vers ce rendez-vous. Toutefois, il faudrait éviter de poser des actes faisant croire à une campagne électorale alors que ce n’est pas encore le moment. Il faut laisser la population vaquer paisiblement à ses activités quotidiennes de développement individuel et collectif, en attendant le début officiel de la campagne conformément aux dispositions pertinentes du Code Electoral.

Excellences, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

16. Notre image brille au firmament de la résolution des conflits et de la réconciliation. Nous l’avons transportée ailleurs en Afrique et dans le monde, sur le théâtre des confrontations pour aider à ramener la paix.

Cette position, qui nous donne voix au chapitre dans le concert des nations, doit être consolidée par la stabilisation des institutions démocratiques à l’intérieur de notre pays, et nous sommes tous interpellés pour y parvenir.

Excellences, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

17. Au cours de ce séminaire-atelier, vous reviendrez, et ce n’est pas superflu, sur la notion générale des principes de la démocratie et le rôle des partis politiques. Vous aurez aussi à évaluer la conduite des partis lors des élections de 2010 pour sûrement en tirer des leçons pour les échéances de 2015. Vous aurez enfin à vous pencher sur la problématique de la résolution des contentieux électoraux.

18. Vous aurez, à mon sens, à répondre à un certain nombre de questionnements:

Comment réduire les conflits potentiels au cours du processus électoral à travers la mise en œuvre d’un code de conduite convenu ?

Quels signaux rassurants faut-il envoyer à la population pour que les Partis Politiques fassent montre de leur volonté de s’engager dans une compétition résolument pacifique et équitable et de travailler ensemble sur des questions d’intérêt national ?

Comment structurer les consultations avec et entre les Partis pour contribuer à renforcer la confiance dans le processus ?

Quel peut être le rôle des Médias, de la Société Civile, des Observateurs Nationaux et Internationaux ainsi que des Forces de l’Ordre dans la prévention ou la résolution, le cas échéant, des conflits électoraux ?

Vous aurez enfin à vous remémorer des grandes lignes de la feuille de route de Mars 2013, en ce qui est de « l’Environnement propice aux Elections », pour les intégrer dans votre ligne de conduite tout au long du processus électoral.

Excellences, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

19. Avant de clore mon propos, je voudrais exprimer au nom du Gouvernement et en mon nom propre, nos sentiments de sympathie et de condoléances au Gouvernement et au peuple français ainsi qu’aux familles attristées, au lendemain de l’ignoble assassinat des deux (2) brillants Journalistes de RFI (Ghislaine DUPONT et Claude VERLON), qui sont tombés sur le champ d’honneur en faisant leur travail à KIDAL au MALI.

C’est ici l’occasion de réaffirmer, comme l’a fait le Gouvernement Français, que le Gouvernement du BURUNDI soutient sans réserve la liberté d’expression en général et la liberté de la presse en particulier et condamne les auteurs de ce crime odieux qui porte encore une fois un coup dur à ces valeurs universelles.

Excellences, Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

20. Je m’en voudrais de terminer ce propos sans remercier les organisateurs de ce séminaire-atelier en l’occurrence le Ministère de l’Intérieur en collaboration avec l’IFES.

Une mention particulière va à l’endroit des partenaires internationaux qui, comme dans leurs habitudes, nous ont aidés à financer cette activité qui s’inscrit dans la consolidation de la paix et de la démocratie au Burundi.

Je remercie également tous les participants qui ont bien voulu répondre à l’invitation pour venir donner leur contribution à la création d’un environnement favorable à une compétition politique, saine et apaisée. Je vous exhorte tous à faire des contributions constructives et à travailler dans un climat serein et cordial.

21. En terminant, je souhaite pleins succès au présent séminaire-atelier. Et c’est sur ces mots de remerciement, d’exhortation et sur ces vœux que je déclare ouverts les travaux du séminaire-atelier sur l’environnement propice aux élections de 2015.

Je vous remercie »

Une presse indépendante « pauvre » mais avec des performances, selon une étude de l’ABR

Bujumbura, le 30 octobre 2013 (COSOME)- Une récente étude de l’association burundaise des radios diffuseurs (ABR) a conclu sur une presse indépendante « dynamique, vivante » et un personnel d’une certaine « maturité intellectuelle» malgré de sérieuses difficultés financières.

L’étude de 164 pages a été réalisée avec l’appui financier de la coopération Suisse, en collaboration technique avec une université parisienne.

De l’avis du commanditaire et secrétaire exécutif de l’ABR, Tharcisse Ndarugirire, il s’agit d’une étude « assez large » qui a porté sur l’analyse du paysage médiatique burundais, l’état de la formation des journalistes au Burundi, le cadre juridique légal ou encore l’économie des médias.

Concernant l’économie des médias, les résultats ont été « larges » et conclu sur une presse « vivante, dynamique, avec un personnel d’une certaine maturité intellectuelle malgré des difficultés financières », selon la même source qui a toutefois fait remarquer au passage que les médias analysés ne croulaient pas paradoxalement sous le poids de dettes.

La presse indépendante est aujourd’hui encore tributaires des aides financières de mécènes étrangers qui continuent à s’investir beaucoup dans des médias libres pour favoriser la consolidation de la démocratie et la paix après plusieurs décennies de guerre civile au Burundi.

L’aide directe reste, quant à elle, reste insuffisante et se limite à des équipements informatiques pour des médias indépendants qui n’y vont pas souvent de main morte quand il s’agit de critiquer la conduite des affaires publiques.

L’étude de l’ABR distingue trois groupes de médias en termes du budget et de salaires qui sont disparates selon que l’on est du secteur public ou privé.

La moitié des médias indépendants enquêtés fonctionnent avec un « maigre » budget de 200 millions de francs burundais par an (près de 130.000 dollars us), un personnel de vingt unités et souvent sans couverture nationale.

L’autre groupe le plus nanti de la catégorie des médias indépendants a un budget annuel compris entre 400 et 800 millions de francs burundais (entre 260.000 et 500.000 dollars us) et une quarantaine de salariés.

Les médias publics, quant à eux, font la différence avec un budget annuel de plus d’un milliard de francs burundais ( pas loin d’un million de dollars) et plusieurs centaines de salariés, grâce aux subsides de l’Etat et à la publicité de diverses provenances, comme les entreprises paraétatiques.

L’Etat burundais fait fonctionner une chaîne de radiotélévision nationale(RTNB), une agence burundaise de presse (ABP), les publications de presse écrite burundaises(PPB) faites d’un quotidien en français, un hebdomadaire en Kirundi, la langue nationale des burundais, ainsi qu’un centre d’information, d’éducation et de communication(CIEC).

L’étude de l’ABR a encore permis de découvrir que la précarité des médias était telle que certains journalistes avaient un salaire mensuel de moins de 100.000 francs burundais (près de 70 dollars us).

La précarité touche encore à la stabilité de l’emploi et nombreux sont les journalistes qui refusent les conditions de travail du secteur des médias indépendants pour aller voir ailleurs au bout d’un certain temps.

Les journalistes burundais du secteur privé souffrent encore d’une certaine inquiétude pour l’avenir de leur métier parce que l’environnement juridique ne favorise pas l’exercice du métier.

Avec le rapport, « on a la preuve que les choses ne vont pas bien dans le secteur des médias et nous allons travailler sur cette base pour faire le plaidoyer auprès des bailleurs de fonds traditionnels et nouveaux », a conclu le secrétaire exécutif de l’ABR, en s’inquiétant des risques de corruption dans le secteur si la situation devait rester encore longtemps ce qu’elle est aujourd’hui ».

Le Burundi se range « entièrement » derrière l’UA face à la CPI

Bujumbura, le 31 octobre 2013(COSOME)- Le Burundi se range « entièrement » derrière la décision de l’Union Africaine (UA) qui a demandé la suspension des procès contre le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, et le vice-président, William Ruto, sur lesquels pèsent des poursuites judiciaires de la cour pénale internationale (CPI) pour « crimes contre l’humanité » des périodes préélectorale et postélectorale de 2007 et 2008 dans leur pays, apprend-on de source diplomatique à Bujumbura.

De telles poursuites sont de nature à « mettre en péril » les institutions du Kenya et le processus de réconciliation nationale, peut-on lire dans un communiqué de presse du ministère burundais des relations extérieures et de la coopération internationale.

Le chef de la diplomatie burundaise, Laurent Kavakure, a rappelé la position de son pays sur les poursuites judiciaires de la CPI contre les plus hautes autorités kenyane lors d’un entretien de mercredi à Bujumbura avec Olivier-Gabriel Richard, un sous-directeur pour l’Afrique Orientale au Ministère français des Affaires Etrangères, d’après la même source.

Les efforts du Burundi de maintien de la paix en Somalie, au Mali, en République Centrafricaine(RCA) et en République démocratique du Congo(RDC), sont autant d’autres sujets d’intérêt continental qui ont été abordés par les deux personnalités, peut-on encore lire dans le texte du communiqué.

Le Ministre Kavakure a enfin confirmé à son interlocuteur français la participation du Burundi au prochain « Sommet de l’Elysée » du 5 décembre 2013 sur la paix et la sécurité en Afrique ainsi que le développement durable du continent.

Un émissaire du gouvernement iranien en visite au Burundi

Bujumbura, le 28 octobre 2013(COSOME) – Le ministre burundais des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Laurent Kavakure, a reçu mardi en audience B. Assadzadeh, directeur général pour l’Afrique au ministère des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran pour des entretiens sur des sujets d’intérêt commun, apprend-on d’un communiqué officiel.

Le diplomate était arrivé en début de cette semaine à Bujumbura pour participer à la deuxième conférence sectorielle de suivi des promesses de financement du Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSLP) au Burundi, d’après la même source.

L’ambassadeur B. Assadzadeh a présenté des excuses à son interlocuteur suite à l’empêchement de « dernière minute » du ministre iranien des Affaires étrangères qui devait normalement participer en personne à la conférence sectorielle des donateurs, peut-on toujours lire dans le communiqué de presse du ministère burundais des Relations extérieures et de la Coopération internationale.

De son côté, le chef de la diplomatie burundaise a souhaité que l’Iran augmente le budget alloué au Burundi, en rappelant que c’est un pays qui demeure économiquement fragile suite aux nombreuses années passées de guerre civile.

L’Iran est l’un des pays qui avait pris une part active à la grande conférence des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux du Burundi, qui avait été parrainée par les Nations unies à Genève, en Suisse, au mois d’octobre 2012.

Ce pays d’Asie avait mis dans la cagnotte quelque 2 millions dollars américains pour des promesses globales de Genève qui totalisaient plus de 2 milliards de dollars, dont au moins la moitié a été, par ailleurs, déjà honorée, selon le gouvernement burundais.

Arrestation d’un ressortissant italien pour trafic présumé de crânes humains au Burundi

Bujumbura, le 29 octobre 2013(COSOME) – Un ressortissant italien a été arrêté par la Police burundaise mercredi, au lendemain de la saisie à l’aéroport international de Bujumbura d’un colis postal contenant deux crânes humains destinés à l’exportation vers l’Asie, apprend-on de source officielle.

Selon le directeur général de la Régie nationale des postes, Salvator Nizigiyimana, l’homme s’était présenté comme Kassim Abdouiagani lors de l’enregistrement du colis à destination de la Thaïlande, alors que sa vraie identité était Giussepe Favaro.

D’après la même source, le trafiquant avait l’habitude d’expédier des objets d’art par voie postale depuis 1999, sans éveiller le moindre soupçon.

La Police a effectué mercredi une perquisition au domicile de l’Italien, sans trouver d’autres objets suspects.

Un ressortissant italien impliqué dans le trafic de crânes humains au Burundi

Bujumbura, le 28 octobre 2013(COSOME)- Un ressortissant italien a été appréhendé par la police au lendemain de la saisie, à l’aéroport international de Bujumbura, d’un coli postal de deux crânes humains destinés à l’exportation vers l’Asie, apprend-on de source officielle à Bujumbura.

Selon le directeur général de la régie nationale des postes, Salvator Nizigiyimana, le mis en cause s’est fait passer pour « Kassim Abdouiagani » lors de l’enregistrement du coli à destination de la Thaïlande alors que sa vraie identité d’italien est plutôt Giussepe Favaro.

D’après la même source, le « trafiquant » avait l’habitude d’expédier des objets d’art par voie postale depuis l’année 1999, sans éveiller le moindre soupçon.

Ce scandale a éclaboussé la poste nationale dans l’opinion qui s’explique difficilement comment on peut emballer, les yeux fermés, un quelconque objet destiné à l’exportation.

La poste suit normalement des modes opératoires conformes à la convention postale universelle et un dossier disciplinaire a été déjà ouvert contre l’agent qui a réceptionné le colis à la légère de l’italien, a répondu et déploré, M. Nizigiyimana.

La police a encore effectué, mercredi, une fouille-perquisition au domicile de l’italien à la recherche d’autres indices de culpabilité et objets suspects.

Multiplication de cas d’intolérance politique en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 28 octobre 2013(COSOME)- Deux personnes ont été dernièrement agressées dont une à la machette dans des actes d’intolérance politique respectivement dans les communes de Bugabira et Vumbi, en province de Kirundo, a appris des victimes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

En commune de Vumbi, sur la colline Nyagatovu, un certain Mathias Rwasa, membre des forces nationales de libération (FNL, aile du chef historique de l’ancien mouvement rebelle, Agathon Rwasa, actuellement dans l’opposition), a été blessé mortellement à la machette au niveau du front, des cotes et de l’épaule dans une dispute avec Egide Niyongabo, responsable du conseil national pour la défense de la démocratie/ forces de défense de la démocratie( CNDD/FDD, au pouvoir ), indique-t-on.

Le présumé agresseur est toujours en liberté malgré la dénonciation de l’agresseur par la victime à la police et la clameur publique de la population sur ladite colline.

Contacté à ce sujet, l’administrateur de la commune Vumbi, Fréderic Bizimana, a répondu que la victime n’avait pas encore informé de son cas, promettant toutefois qu’il allait suivre de près cette affaire.

Sur la colline de Rugassa, en commune de Bugabira, Mbungahanga, membre du front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU-Nyakuri, institutionnel et aile dissidente du Sahwanya FRODEBU originel), a été violemment battu par des jeunes présumes membres du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir), précise la victime.

Le responsable communal du FRODEBU-Nyakuri à Bugabira, Jean Marie Bizimana, confirme l’agression de son compagnon de lutte politique avant de regretter le « deux poids, deux mesures » appliqués par la police dans le traitement des dossiers liés à l’intolérance politique.

Selon M. BIzimana, les jeunes qui ont bastonné son compagnon de lutte «restent en liberté sous la protection de l’administration et du parti au pouvoir », regrette-t-il.

Des cas d’intolérance politique dus à « l’instrumentalisation des jeunes » par les partis politiques défraient la chronique en province de Kirundo.

Depuis le mois de Mai dernier, douze cas d’affrontements entre des membres du parti au pouvoir et ceux de l’opposition ont été répertoriés dans les communes de Busoni, Bugabira, Kirundo, Ntega et Vumbi, rappelle-t-on.

JCN