L’ADC annonce une candidature unique à la présidentielle de 2015 au Burundi

Bujumbura, le 25 novembre 2013(COSOME)- Huit partis politiques comptent présenter une candidature unique à l’élection présidentielle de 2015 et des listes communes aux municipales de 2015 face au conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir), apprend-on de source proche de l’opposition.

Le pays compte quelque 43 partis politiques sur le papier et les huit signataires de l’opposition radicale s’étaient désengagés du processus électoral pour protester contre des « fraudes massives», mais dont les preuves n’ont cependant pas été clairement apportées à ce jour, aux municipales de 2010.

Les huit partis de l’ « alliance des démocrates pour le changement »(ADC) au Burundi, à travers un document d’une quinzaine de pages, dont la PANA a pu se procurer une copie, précisent qu’ils restent ouverts « à toute personne physique et morale œuvrant pour le changement démocratique ».

Dans l’immédiat, la coalition juge « fondamentale », l’ouverture d’un dialogue politique sur le cadre légal et réglementaire des prochaines élections.

La constitution, le code électoral, la loi communale, la loi sur les partis politiques, la loi sur le statut de l’opposition, la loi sur les manifestations publiques et la loi sur la presse qui ont été déjà révisées ou en cours de révision au niveau de l’exécutif, doivent être « rediscutées » afin de permettre l’organisation d’élections « plus crédibles », peut-on toujours lire dans l’acte d’engagement de l’ADC.

Pour le moment, une attention particulière des acteurs politiques des différents bords reste focalisée sur la révision en cours de la constitution au niveau du gouvernement et les partis de l’alliance menacent de recourir à la rue, s’ils n’étaient mis à contribution.

Au moins 180 victimes de violences sexuelles et basées sur le genre en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 26 novembre 2013 (COSOME)- Au moins 180 femmes ont été victimes de violences sexuelles et basées sur la genre (VSBG) en province de Rutana depuis le début de l’année 2013 à ce jour, apprend-on des activistes des droits de la femme dans la région.

L’annonce a été faite par le centre pour le développement familial communautaire (CDFC), antenne de Rutana, à l’occasion du lancement des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes.

Selon Célestin Niyonkuru, coordinateur du CDFC à Rutana, à côté des viols, la plupart des femmes que ce centre a reçues étaient victimes de coups et blessures de la part de leurs conjoints, suivis parfois par des répudiations étant donné qu’elles n’étaient pas en ordre avec l’état- civil.

D’autres encore témoignaient que leurs maris les faisaient subir des traitements inhumains et dégradants afin de dilapider facilement les biens familiaux au profit de leurs concubines.

Signalons que parmi les 51 cas de viol, la commune de Giharo vient en tête avec 17 victimes, suivie de Bukemba avec 13 cas et Rutana qui a enregistré 9 victimes.

Quant aux communes de Mpinga- Kayove et Musongati, ce genre de statistiques restent inconnus du fait que le CDFC n’a pas d’assistants sociaux sur place.

Selon toujours Célestin Niyonkuru, parmi les auteurs de ces viols figurent couramment les conducteurs de taxi- motos, les petits commerçants, les membres des forces de l’ordre, les enseignants et les élèves entre eux.

Les victimes de ces différentes violences à Rutana bénéficient de l’assistance sociale et juridique de la part du CDFC.

Sachez aussi que pour cette année 2013, le thème national de cette campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes est : « De la paix des ménages à la paix dans la communauté : tolérance zéro aux violences faites aux femmes ».

Cette campagne se clôturera le 10 décembre 2013, avec la célébration de la journée internationale des droits de l’homme.

R.G.

Arrestation d’un magistrat présumé corrompu en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 21 novembre 2013 (COSOME)- Claver Nijimbere, juge du tribunal de résidence de Bukemba, a été arrêté dans son bureau ce mardi, par le commissaire de la brigade spéciale anti- corruption de Gitega, Moïse Butoyi, a- t- on appris auprès de cette autorité.

Selon ce commissaire, la brigade spéciale anti- corruption de Gitega détenait des informations comme quoi ce juge exigerait des pots- de- vin aux justiciables, par l’intermédiaire des commissionnaires, avant de leur rendre service.

En effet, un justiciable du nom d’Eric, résident à Kayogoro, en province de Makamba, mais originaire de Bukemba, qui était fatigué par cette mauvaise pratique, avait récemment dénoncé ce juge auprès de cette instance anti-corruption de Gitega, car, il lui avait déjà versé 90.000 francs burundais, par tranches, pour solliciter la mise en application du procès foncier qu’il avait gagné.

Et comme il avait rendez- vous à ce tribunal, ce mardi, muni de 10.000 fbu, le commissaire de la brigade spéciale anti- corruption de Gitega était dans les environs.

Aussitôt après la sortie d’Eric, Moïse Butoyi est entré et a trouvé sur le juge les deux billets de 5.000 fbu qu’il venait d’empocher.

Alors, il l’a arrêté et l’a conduit à Gitega pour la confection du dossier.
Vous saurez que jusqu’à son arrestation, le juge Claver Nijimbere assurait l’intérim du tribunal de résidence de Bukemba.

R.G.

Trois personnes d’une même famille tuées dans une attaque armée à Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 22 Novembre 2013(COSOME). Misigaro Léonce, son épouse et leur enfant de 4 ans ont trouvé la mort la nuit de jeudi le 21 novembre sur la colline Rugeyo, zone Ntamba commune Musigati dans une attaque perpétrée par des inconnus armés de fusils, apprend-on de source administrative et policière sur place.

Selon l’administrateur de la commune Musigati, Niragira Isaï, ces malfaiteurs étaient au nombre de 5 armés de fusils.

Ils ont attaqué et tiré aveuglement cette famille, vers 23h. Le père de famille et sa femme sont morts sur place, tandis que leur fils est mort à l’hôpital de Bubanza où il recevait des soins la même nuit.

Le mobile de cet assassinat est inconnu pour le moment. L’administrateur dit que la famille aurait été victime de conflits fonciers.

Il y a quelques mois, le père de cette famille avait gagné un procès foncier au tribunal.

La police de Bubanza a arrêté trois personnes pour des enquêtes. Ils sont au cachot de la police à Musigati.

Les attaques armées contre des ménages commencent à inquiéter enregistrées en province de Bubanza étant donné qu’elles ont déjà emporté des vies humaines d’au moins cinq personnes en moins de deux semaines, sur fond de conflits fonciers.

L’administrateur de la commune de Musigati demande des positions des forces de l’ordre pour sécuriser ces endroits qui sont proches de la forêt de la Kibira qui est un repère privilégié des hors la loi.

A.Nk

Insécurité grandissante dans le site des déplacés de guerre en province de Ngozi

NGOZI, Le 23 novembre (COSOME)- Une grenade a explosé dans un ménage proche du site de Ruhororo, en province de Gozi, dans la nuit de vendredi à samedi, mais sans faire de dégâts humains, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le ménage qui a été ciblé appartient à un membre de la commission mise en place par le gouverneur pour traiter la problématique de ce site de déplacés qui dure depuis les années 1993.

Balthazar RIVUZIMANA est aussi un militant actif du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir).

Le jour de l’attentat, la commission avait effectué une descente dans le site pour expliquer aux déplacés leur projet de traduire son rapport produit au mois de septembre en langue national pour une bonne compréhension de la population de la commune RUHORORO.

Les déplacés de guerre du site de RUHORO ont contesté le contenu de ce rapport de la commission et refusent catégoriquement de cohabiter avec les résidants des collines environnantes.

Les concernés disent vouloir attendre la mise sur pied de la commission pour la vérité et la réconciliation avant d’envisager de démanteler le site.

YM

Découverte d’un corps sans vie en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 25 novembre2013 (COSOME)- Un cadavre humain a été trouvé vendredi dernier sur la colline Rambo, commune et province Kirundo et l’on ignore encore les circonstances de sa mort, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Salvator Ndabakenga, la victime, a été trouvé mort chez lui, le cou tordu et son corps présentait des traces des coups et blessures, précise-t-on de même source.

Divorcé, le défunt vivait seul dans la maison avec sa fille, elle aussi mère célibataire.

Cette dernière s’était levée de bonne heure pour les travaux champêtres et a amèrement constaté le décès de son père à son retour au domicile, indique la police qui ignore encore les auteurs de ce forfait.

Selon la même source, sieur Ndabakenga serait victime d’un conflit foncier. La criminalité monte d’un cran ces derniers jours en province de Kirundo.

La semaine passée, un autre corps sans vie avait été retrouvée sur la colline de Rugero I, dans la même commune de Kirundo, rappelle-t-on.

Depuis le début de l’année, plus de 16 personnes dont la majorité des femmes ont été déjà tuées dans des circonstances variées en province de Kirundo.

JCN

L’UPRONA s’oppose à la révision « unilatérale » de la constitution

Bujumbura, le 20 novembre 2013(COSOME)- Le président de l’union pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique), Charles Nditije, a convoqué, mardi, une conférence de presse pour demander au gouvernement de sursoir à la révision « unilatérale » de la constitution de mars 2005.

Des consultations « les plus larges et les inclusives possibles » doivent précéder la révision de la loi fondamentale encore en vigueur dans le pays, a-t-il insisté.

Pour lui encore, la révision de la constitution est une autre façon de tourner le dos à l’esprit et la lettre de l’accord d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, pour la paix et la réconciliation nationale.

Or, la Constitution du 18 mars 2005 est une émanation de l’accord d’Arusha AAPRB, qui a été difficilement négocié quatre ans durant entre les différentes familles et sensibilités politiques du pays afin de mettre fin aux années passées de guerre civile, est revenu à la charge, le président de l’UPRONA.

Pour lui encore, la constitution actuelle est une « propriété de tous les burundais dans leur diversité ethnique, politique et sociale et ne doit donc pas faire l’objet d’une révision unilatérale du gouvernement, qualifiant au passage l’initiative de « hold-up constitutionnel».

Le leader de l’UPRONA est allé encore plus loin dans sa condamnation de ladite révision, en affirmant qu’au regard de près de 70 articles ayant fait l’objet d’amendement, « on veut écrire une nouvelle constitution qui enterre définitivement Arusha ».

L’UPRONA n’est pas non plus d’accord avec le projet constitutionnel qui prévoit un poste nouveau de premier ministre dans la structure gouvernementale.

Le premier ministre jouirait de prérogatives de chef de gouvernement et proviendrait du parti majoritaire.

C’est, pour lui encore, une démarche contraire à l’esprit d’Arusha au niveau des dispositions de partage du pouvoir entre les différentes composantes politico-ethniques dans la gestion les affaires publiques.

L’autre innovation controversée du projet de loi porte sur le vote de simples à la majorité absolue, contre les deux tiers dans la constitution encore en vigueur dans le pays.

Cette situation avantage le parti majoritaire même si le projet de nouvelle Constitution maintient la représentation des composantes ethniques à 60% pour les Hutu et à 40% pour les Tutsi au niveau des institutions, toujours de l’avis de M.Nditije.

Un autre détail qui a été soulevé par le leader de l’UPRONA est que le projet innove au niveau du serment qui devra être prêté « au nom de Dieu, le Tout Puissant » dans un pays « laïc ».

Multiplication de cas d’’intolérance politique en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le19 novembre 2013(COSOME)- La province de Kirundo a enregistré plus de 12 victimes de l’intolérance politique depuis le mois de mai 2013 dans les communes de Busoni, Bugabira, Ntega et Vumbi, a appris auprès des différents responsables provinciaux des partis politiques, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Parmi ces cas figurent sept personnes qui ont été blessées dans des échauffourées entre des militants du conseil national pour la défense de la démocratie/ forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir) et du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU-Nyakuri, aile dissidente du Shwanya Frodebu originel), respectivement sur les collines de Cewe et Kiyange en commune Kirundo.

Par ailleurs, trois personnes ont été blessées à la machette sur la colline de Sigu, en commune de Busoni, dans des affrontements violents entre des membres des mêmes formations politiques.

Un cas a été également signalé à Rugasa, en commune de Bugabira, un autre sur la colline de Nyagatovu en commune de Vumbi où un militant des forces nationales de libération ( FNL, opposition) a été également blessé à la machette par un militant du CNDD-FDD.

Le dernier cas en date remonte à lundi dernier où un militant du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD, opposition) a été séquestré sur la colline de Bambo, en commune de Bugabira, par des jeunes militants du CNDD-FDD.

Dans la plupart des cas, certains agresseurs étaient munis d’armes blanches, d’autres d’objets contondants quand ce n’était pas de cailloux et de pierres.

Aucun des agresseurs n’a pour le moment été inquiété malgré des actions qui ont été intentées en justice par les victimes.

Les responsables provinciaux des partis politiques opérant à Kirundo sont unanimes pour condamner « l’impunité » qui entoure ces actes de violence et dénoncent la politique de « deux pois deux mesures » pratiquée par la police et la justice dans le traitement des dossiers en rapport avec les agressions portées contre des militants de l’opposition.

JCN

Découverte d’un corps humain sans vie en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 18 novembre 2013(COSOME)- Un corps humain sans vie et dont l’identité n’a pas été connue a été découvert dimanche sur la colline de Rugero I, en commune et province de Kirundo, par la population de la localité, a appris de l’administrateur communal , Réverien Habogorimana, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le corps du défunt a été récupéré par la police et déposé à la morgue de l’hôpital de Kirundo en attendant une éventuelle famille qui pourrait déclarer la perte d’un des siens.

Selon Habogorimana, la personne aurait été tuée ailleurs et son corps trainé jusqu’à Rugero où le corps de la victime présentait des traces de coups et blessures au niveau de la tête.

La police déclare avoir ouvert des enquêtes pour tenter d’identifier la victime et les circonstances exactes de sa mort.

La province de Kirundo n’a pas été à l’abri de l’insécurité du genre ces deux derniers mois, observe-t-on sur place.

Deux autres cadavres humains avaient été retrouvés respectivement sur les collines de Mihigo, zone et commune de Ntega et à Kavomo, zone et commune de Kirundo en septembre et octobre derniers, rappelle-t-on.

D’après la police, les mobiles de l’assassinat des deux personnes étaient des conflits de fonciers.

Au total, cinq personnes suspectes dans ces deux meurtres ont été passées aux arrêts et présentées à la justice.

Depuis le début de l’année, plus de 15 personnes, à majorité des femmes, ont été tuées dans diverses circonstances en province de Kirundo, rappelle-t-on.

JCN

Célébration de la journée du combattant en province de Ngozi

Ngozi(Nord du Burundi), le 18 octobre 2013 (COSOME)- Le Président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, lui-même ex combattant du mouvement rebelle du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, actuellement au pouvoir) a présidé les cérémonies de clôture de la semaine qui a été dédiée au combattant, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Dans un point de presse, le président Nkurunziza a déclaré que celui qui n’a pas fait la guerre ne peut pas comprendre le vécu quotidien d’un combattant, en réponse à ceux de l’opposition qui n’adhèrent pas à cette initiative du CNDD-FDD.

Pour lui, célébrer cette journée ne signifie pas faire le culte de la guerre. « C’est plutôt rendre hommage aux victimes de la guerre, partager avec les rescapés, les veuves et orphelins de la crise ».

Quant à ceux qui y voient l’exclusion d’autres anciens combattants, le président a, là aussi, nié cette thèse en parlant plutôt d’une organisation interne au CNDD-FDD.

Pour lui-même, les autres partis qui ont combattu dans la rébellion sont en droit de s’organiser et de célébrer comme ils l’entendent.

Le président Nkurunziza est revenu sur les accords de cessez-le feu du 16 novembre 2003 « qui ont marqué le début d’une nouvelle vie pour les combattants et les Bagumyabanga ».

A la même occasion, le chef de l’Etat a rappelé les idéaux du CNDD- FDD que sont, entre autre, la défense de la démocratie, le développement du pays, le respect de la vie humaine, la gouvernance démocratique et le patriotisme.

On rappelle que la journée du combattant du CNDD-FDD a été célébrée le 16 novembre dans toutes les communes du pays.

YM