Multiplication de cas de violences sexuelles et basées sur le genre en province de Kirundo

Kirundo(Nord du Burundi), le 24 janvier 2014 (COSOME)- La Croix Rouge du Burundi(CRB), branche de Kirundo, a appelé mercredi dernier, l’administration, la justice et la police à lutter plus efficacement contre les violences faites aux femmes et aux filles, et à poursuivre pénalement les facilitateurs des arrangements à l’amiable, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La CRB a lancé l’appel au cours d’une journée de sensibilisation des représentants de l’administration, de la justice, de la police et d’autres organisations intervenant dans la lutte contre les VBG en province de Kirundo.

Le président de la branche de la CRB à Kirundo, Jean Claude Nkunzimana, a déploré la mauvaise habitude des administratifs à la base et de certains officiers de la police judiciaire qui facilitent le règlement à l’amiable entre les auteurs et les victimes des VBG.

Au total, 104 cas de règlements à l’amiable ont été inventoriés en 2012 et 154 ont été référés à la justice, tandis que 104 autres victimes ont été accueillies par les centres de santé mais n’ont jamais porté plainte, selon la même source.

Au cours de la même période, 239 filles ont abandonné l’école à la suite des grossesses non désirées.

Selon Benoît Nizigiyimana, de la croix rouge nationale, la justice doit poursuivre pénalement les facilitateurs des arrangements à l’amiable qui cherchent à soustraire les auteurs des VBG aux poursuites judiciaires.

Au cours des échanges, la CRB a également focalisé son attention sur le phénomène des femmes tuées dans les violences domestiques.

Sept femmes, au total, ont été tuées par leurs conjoints dans les différentes communes de Kirundo en 2103.

JCN

Ennuis judiciaires pour un écologiste en province de Bururi

Bururi (sud du Burundi), le 24 janvier 2014 (COSOME)- Un activiste connu pour la protection de l’environnement, Mamert Sabushimiken, a été arrêté récemment par la police en commune de Vyanda, dans la province de Bururi, pour « rébellion » contre l’autorité publique, a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

M. Sabushimike avait, la veille, conduit une équipe de journaliste dans la réserve naturelle de Vyanda pour leur montrer comment l’un des poumons écologiques du pays, d’une une superficie de 3.900 hectares, est en train d’être détruit par des gens qui s’y installent, d’autres qui y cultivent du cannabis, coupent du bois et fabriquent du charbon.

Le prévenu a, par la suite, été auditionné par le procureur de la république de Bururi pendant trois heures de temps au parquet, puis être transféré du cachot de la police de Vyanda vers celui du chef-lieu de la province.

Les associations de défense des droits de l’homme ont demandé qu’il soit libéré car il n’a fait que son travail de protection de l’environnement qui est la mission première de l’organisation «Amis de la nature » qu’il dirige.

F.NZ.

1.950 cas de victimes des VSBG recensés en 2013 dans la province de Gitega

Gitega(Centre du Burundi), le 24 janvier 2014 (COSOME)- En 2013, le Centre « HUMURA », qui fait une prise en charge des victimes de violences sexuelles et basées sur le genre(VSBG), a accueilli 1.950 cas de victimes, dont 1.804 femmes et filles et 146 hommes et garçons, soit un pourcentage de 92,51% de sexe féminin et7, 47% de sexe masculin, selon le bilan annuel de la coordinatrice de ce centre, Dr Sylvie NZEYIMANA.

Le centre est opérationnel depuis juin 2012 et assure une prise en charge psycho-sociale, médicale et judiciaires des victimes des VBG.

Les cas plus nécessiteux sont hébergés provisoirement. Dans ce centre qui accueille aussi bien les victimes féminines que masculines.

De ces 1950 cas de VBG, 227 sont liés au viol sexuel, 405 aux violences physiques, 145 aux violences psychologiques, 1.176 aux violences combinées, soit des violences conjugales associées aux violences socio-économiques ou des violences physiques associées aux violences familiales, a précisé la même source.

La grande majorité des victimes proviennent de la province de GITEGA qui compte à elle seule 1.849 des 1.950 cas.

A ses débuts, le Centre enregistrait un effectif plus élevé de violences sexuelles mais actuellement les violences physiques sont plus nombreuses.

La raison serait liée au fait que les auteurs sont poursuivis par la justice et punis conformément à la loi.

Et comme la loi contre les viols sexuels est plus sévère alors que les violences physiques peuvent être prises comme des coups et blessures qui sont punis par des sanctions moins rigoureuses, les auteurs des viols sexuels commencent à avoir peur de la loi.

Quant à l’impact positif du centre HUMURA, la coordonnatrice a indiqué que les gens commencent à rompre avec le silence pour dénoncer les présumés auteurs.

En témoigne notamment le mouvement ascendant des plaintes exprimées alors que lors des premiers mois de son ouverture, le centre accueillait une moyenne d’une à 2 victimes par jour, actuellement elle enregistre une moyenne de 5 victimes par jour.

Un autre impact est que les présumés auteurs sont poursuivis et punis au cas où la responsabilité est établie.

Au tour de 200 dossiers des victimes des VBG ont été fixés devant les tribunaux en 2013, a fait savoir Dr NZEYIMANA.

Quant aux principales causes des VBG, la coordinatrice a indiqué qu’elles sont diverses mais a notamment signalé le dénigrement des femmes et filles lié aux barrières culturelles de notre pays ou encore l’ivresse qui incite à de nombreux vices.

Les victimes des VBG sont exposées à beaucoup de conséquences qui sont mêmes irréversibles tels que la transmission des infections sexuellement transmissibles (IST/VIH), des cas de grossesses non désirées.

D’autres victimes souffrent de conséquences psychologiques et de traumatismes physiques qui exigent beaucoup de dépenses pour les soins médicaux.

Certes, le Centre HUMURA a un service médical mais les cas graves sont référés aux hôpitaux.

C. B.

Rapprochement des ailes rivales de l’UPRONA

Bujumbura, le 27 janvier 2014(COSOME)- Les deux ailes rivales de l’unité pour le progrès national(UPRONA) ont fini par se rapprocher après plus de trois ans de divisions internes à l’x-parti unique pour le leadership.

Les divisions avaient conduit les parties au conflit devant les tribunaux et dernièrement, l’aile dissidente, emmenée par Jean Baptiste Manwangari et Thacien Sibomana, a décidé de retirer la plainte contre l’élection illégale des instances dirigeantes du parti lors d’un congrès controversé.

La voie du dialogue sera désormais privilégiée par les parties au conflit pour ressouder les rangs de l’UPRONA à l’approche des élections de 2015, dit-on dans les arcanes de l’ancien parti unique.

De l’aveu même de l’actuel président de l’UPRONA, les procédures judiciaires étaient de nature à faire disparaître le parti de la scène politique nationale.

Le président du « courant de réhabilitation de l’UPRONA » (aile dissidente), est de l’avis de M.Nitije en ce qui concerne les procédures judiciaires pendant que les ailes rivales étaient engagées dans un processus de réunification.

La crise interne à l’UPRONA avait fini par emporter l’ancien premier vice-président de la république, Térence Sinunguruza pour son rôle présumé dans les divisions au sein du parti.

Le président de la république, Pierre Nkurunziza, a accepté la démission récente de M.Sinunguruza qui a été remplacé par Bernard Busokoza au poste de premier vice-président de la république.

Des stratégies pour résoudre la fragilité dans les zones d’intervention du DCR

DCR.docxBujumbura, le 25 janvier 2014(COSOME)- Le Consortium Hollandais pour la Réhabilitation(DCR) a organisé, le 24 janvier 2014, à l’Hôtel Emeraude de Bujumbura, un atelier de présentation des résultats sur le Burundi d’une étude sur la « Fragilité intentionnelle » à l’intention des organisations non gouvernementales membres (CARE international, Health Net TPO et ZOA.

Vue partielle des participants lors de séance de présentation de l’étude
L’étude a été effectuée au Burundi, en Ouganda et au Sud Soudan dans le cadre du plaidoyer que mène DRC pour résoudre la fragilité dans certaines zones d’intervention.

Le document d’une cinquantaine de pages poursuivait l’objectif principal d’analyser le rôle des populations locales et de la société civile pour résoudre les situations de fragilités et aider à trouver la réponse dans les pays où le DCR intervient.

La coordinatrice pays de DCR à l’ouverture de l’atelier
objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques étaient le développement des connaissances sur les acteurs et les intervenants en situation de fragilité et leurs perceptions concernant la fragilité et la façon de la surmonter, la formulation des recommandations au sein de la stratégie de travail du DCR/AWG pour la politique du gouvernement néerlandais sur le contexte fragile, le renforcement des stratégies et les programmes de sensibilisation au sein du programme DCR.

Les résultats attendus

Les résultats attendus étaient de choisir les recommandations les plus pertinentes et appropriées aux contextes du Burundi, discuter des actions à mener pour la mise en œuvre de ces recommandations au sein du DCR-Burundi.

A la fin de l’atelier, il a été retenu les recommandations suivantes sur la base des résultants des travaux en groupes:

Trois groupes se sont formés pour répondre à la question de savoir quelles sont les recommandations les plus pertinentes pour le DCR-Burundi et quelles actions de plaidoyer faut-il mener à partir des recommandations retenues ?

Les organisations non gouvernementales internationales (ONGI) doivent s’engager dans des partenariats a long terme et les organisations de la société civile locale (OSC) dans la collecte de fonds et la génération de revenus.

Les programmes doivent être accompagnés d’efforts de développement institutionnel et des capacités des acteurs de la société civile locale (SCL) de manière plus cohérente et systématique.

Les évaluations de renforcement de capacités et les programmes connexes ainsi que les budgets doivent être des éléments standards des opérations dans les Etats fragiles.

Les bailleurs et les ONGI doivent mieux coordonner leurs messages d’aide et cesser promouvoir la dépendance en fournissant des services gratuitement.

Même si une contribution locale significative n’est pas possible, les contributions petites ou symboliques doivent être introduites pour finalement atteindre un niveau de durabilité et d’indépendance.

Les Etats

Les Etats doivent fondées leurs stratégies de réponse de fragilité liée aux violences, aux actes criminels, au vol de bétail, aux conflits fonciers et intercommunautaires, aux violences basées sur le genre, à la politique du népotisme, à côté des faibles niveaux globaux de développement et de l’accès limité aux services de base en accordant une attention particulière aux questions de gouvernance et en trouvant un équilibre approprié entre les approches centrées sur l’Etat et la société civile et en comprenant que l’aide néerlandaise tend à être trop limitée en portée et en éventail des priorités.

Les actions

Au chapitre des actions, il faut mener un plaider auprès des bailleurs et arrière- bailleurs pour l’autonomisation technique et financière des OSC, notamment la dotation d’infrastructures et équipements propres aux OSC, plaider pour des principes de partenariats stratégiques et durables, respecter les conditions de convention et promouvoir la participation de la communauté dans les activités d’auto-développement de ces dernières.

Recommandations les plus pertinentes pour le Burundi

Ces quatre recommandations sont certes les plus pertinentes pour le Burundi, mais il a été retenu à la fin que les autres recommandations n’étaient pas à jeter à la poubelle, mais à garder au frigo en attendant une autre séance de réflexion plus approfondie sur la question.

Groupe de travail

Un groupe de travail de six personnes s’est porté volontaire, parmi les participants, et se retrouvera dans les prochains jours pour approfondir encore d’avantage la question des recommandations qui doivent fonder une stratégie d’actions et de plaidoyer à mener en vue de vaincre l’état de fragilité au Burundi.

Des personnes tuées sur fond de conflit foncier en province de Ruyigi

Ruyigi (Sud-est du Burundi), le 22 janvier 2014(COSOME)- Un homme et sa femme ont été tués le 19 janvier 2014 à leur domicile pour un mobile présumé de conflit foncier avec l’entourage, a appris sur place, de source proche des victimes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Le cas n’est cependant pas isolé et d’autres assassinats liés aux conflits fonciers ont été signalés dans différentes localités de la province de Ruyigi depuis le début du mois de janvier 2014.

Le cas le plus récent a été enregistré en commune Butaganzwa, le19 janvier 2014 où un certain Barthélemy Ncahoruri et sa femme Jeanne Mvuyekure ont été tués aux armes blanches par des gens qui n’ont pas été identifiés.

Les corps de ce couple ont été découverts par des voisins dans leur maison de la colline Rugongo, zone Maramvya, commune Butaganzwa, avant d’alerter les forces de l’ordre qui ont aussitôt arrêté un proche de la famille des disparus pour des besoins d’enquête.

Un autre cas de violences liées au conflit foncier a été signalé le 20 janvier 2014 sur la colline et zone de Rugongo de la même commune de Butaganzwa.

Une femme âgée de 62 ans, nommée Acquiline Sekera, et son fils Dieudonné Nshimirimana ont été battus par deux jeunes hommes.

N.I

Chaîne de solidarité internationale autour du bâtonnier du barreau de Bujumbura poursuivi pour «incitation au soulèvement»

Bujumbura, le 22 janvier 2014(COSOME)- Une chaîne de solidarité internationale est à pied d’œuvre pour sortir de la mauvaise passe judiciaire le bâtonnier du barreau de Bujumbura, Me Isidore Rufyikiri, qui doit répondre devant la justice de son pays d’incitation au « soulèvement » et à la «rébellion».

Me Rufyikiri avait matraqué ces derniers jours l’opinion sur l’inopportunité de la révision de la constitution dans le but supposé, pour le moment, de permettre à l’actuel président de la république, Pierre Nkurunziza, de se représenter lors des prochaines élections générales de 2015 dans le pays.

Au centre de cette chaîne de solidarité internationale figure Me Richard Kazadi, l’actuel président en exercice du barreau de Kinshasa, qui est en même temps à la tête d’un réseau de 164 associations d’avocats d’expression française.

D’autres associations de défenseurs d’expression anglophone, originaires de l’Ouganda, de la Zambie, de la Tanzanie, du Canada et d’avocats sans Frontières ont également déjà offert de prendre la défense de leur collègue burundais sur lequel pèsent des menaces de résiliation du barreau de Bujumbura.

Les nouveaux chefs d’accusation s’ajoutent à une autre charge de la cour anti-corruption du Burundi qui poursuivait jusque-là Me Rufyikiri pour « mauvaise gestion » d’un fonds destiné à une organisation non gouvernementale d’appui judiciaire aux personnes démunies qu’il préside.

Me isidore Rufyikiri était déjà un habitué de procès et de la prison sous les régimes passés pour sa légendaire liberté de ton sur des questions intéressant la vie de la nation.

Près de 200 personnes font le sit-in devant le bureau provincial pour contester le limogeage d’un chef de colline à Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 22 janvier 2014(COSOME)- Au moins 200 personnes de la colline Ceru, zone Cewe, en commune et province de Kirundo, ont effectué, lundi dernier, un sit in devant le bureau provincial pour réclamer la remise en fonction de leur chef de colline, Venant Macumi qui venait d’être déposé par l’administrateur communal, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

« Nous sommes venus exprimer notre colère au gouverneur de province parce que l’administrateur n’a pas voulu nous écouter », a déclaré un manifestant.

Au même moment, un autre groupe de gens manifestait sur la colline de Ceru pour exprimer son soutien à Gilbert Sezibera, le nouveau chef de colline, a indiqué l’administrateur communal, Reverien Habogorimana.

Celui-ci accuse le chef de colline déchu de malversation et de mauvaise gestion des taxes perçues.

Venant Macumi balaie toutes ces accusations du revers de la main, indiquant que les mobiles de son limogeage se trouveraient ailleurs, sans donner plus de détails.

Le conseiller du gouverneur, chargé de questions sociales et culturelles, Daniel Macumi, a exhorté les manifestants de rentrer chez-eux pour attendre les résultat d’ une enquête en cours sur la motivation profonde du limogeage de ce responsable collinaire.

La descente de la population dans la rue pour faire entendre ses revendications est devenue monnaie courante en province de Kirundo.

L’année dernière, la population de la colline Kiyanza, dans la commune de Kirundo, avait assiégé les bureaux communaux pour protester contre le limogeage de leur chef de colline, rappelle-t-on.

JCN

Le ministre de l’intérieur donne trois mois au conseil communal de Muyinga pour assainir la situation au sein de cet organe administratif local

Muyinga (Nord-ouest du Burundi), le 22 janvier 2014 (COSOME)- Le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, a donné un délai de trois mois au conseil communal de Muyinga pour avoir vidé toutes les questions qui minent le bon fonctionnement de cet organe administratif local, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le responsable gouvernemental visitait, vendredi dernier, la province de Muyinga où il a rencontré à huit clos, le conseil communal pour traiter les questions qui minent ces derniers jours cette commune.
C’est ainsi qu’il adonné trois mois à ce conseil pour avoir vidé les conflits de compétence qui opposent depuis quelques temps le conseil communal et l’administrateur de la commune Muyinga.

Le conseil veut à tout prix destituer l’administrateur, Mme Evelyne Izobiriza, l’accusant de « mauvaise collaboration ».

L’administrateur fait toujours savoir qu’elle est victime des changements qu’elle opère dans cette commune, surtout qu’elle refuse aux membres du conseil communal de mettre en avant leurs propres intérêts au détriment de la caisse communale.

Certains membres du conseil communal qui est dominé par le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, parti au pouvoir) disent que la rencontre avec le ministre n’a pas débouché sur des solutions tangibles.

Le conseil campe toujours sur sa position et veut obtenir coute que coute le départ volontaire ou forcé de Mme Evelyne Izobiriza.

Le Ministre de l’intérieur a insisté sur la nécessité de ne pas s’ingérer dans les prérogatives de l’administrateur communal et de collaborer plutôt avec elle.

E.ND

Les grossesses précoces constituent un frein à la scolarisation des jeunes filles à Muyinga

Muyinga (Nord-est du Burundi), le 22 janvier 2014 (COSOME)- Le deuxième trimestre de l’année scolaire en cours a commencé avec une campagne dénommée «Zéro grossesse» en milieu scolaire dans toutes les écoles de la province de Muyinga, a appris sur place, de source proche du ministère de l’éducation nationale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Le directeur provincial de l’enseignement dans cette province, Blaise Pascal Misago, a fait état de 12 filles qui ont été engrossées au cours du premier trimestre, au moment où le rapport du fond des Nations Unies pour la Population (FNUAP) parle de plus de 70 cas de grossesses non désirées chez des élèves du primaire et du secondaire dans la seule commune de Muyinga pour l’année dernière.

Les auteurs de ces grossesses sont principalement des exploitants de l’or à Kamaramagambo, en Commune de Butihinda, ainsi que les commerçants.

Les établissements du milieu urbain sont les plus touchés par ce phénomène, parmi les 12 filles engrossées au cours du premier trimestre, 10 étudient dans les écoles du chef-lieu de la province de Muyinga.

Quelques filles victimes de grossesses précoces rencontrées au chef lieu de la province disent que c’est par la pauvreté qu’elles se sont adonnées à des copinages précoces pour pouvoir gagner de l’argent et se payer les frais scolaires et la ration alimentaire.

D’autres indiquent qu’elles ont été induites en erreur par des commerçants et exploitants de l’or qui leur promettaient le mariage avant de les abandonner à leur triste sort.

Le responsable de l’enseignement en province de Muyinga a ajouté, par ailleurs, que cette situation persiste à cause de l’impunité.

M.Misago a aussi déploré le fait que souvent, se sont les enseignants qui sont sanctionnés quand ils engrossent une élève.

Les stratégies en cours pour éradiquer ce fléau sont la large sensibilisation contre cette pratique et la création des comités d’alerte au niveau des écoles pour dénoncer chaque cas d’une fille qui entretient des relations intimes avec des commerçants ou exploitants de l’or.

Mais, les comités de parents, ainsi que les militants des droits humains, soulignent que la meilleur façon de lutter contre ce phénomène est de mettre en place une loi spéciale réprimant les auteurs de violences sexuelles et basées sur le genre(VSBG) et décourager les règlements à l’amiable avec les auteurs de ces délits.

E.ND