L’UPRONA boycotte les festivités du 23ème anniversaire de la charte de l’unité nationale en province de Bururi

Bururi (sud du Burundi), le 5 Février 2014 (COSOME)- Le parti de l’unité pour le progrès national(UPRONA) a boycotté les festivités marquant le 23ème anniversaire de la charte de l’unité nationale, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Par ailleurs, l’affluence populaire n’a pas non plus était grande dans les différentes communes de la province de Bururi.

La participation a été surtout rehaussée quelque peu par les élèves du primaire et du ceux secondaire qui étaient les plus visibles en uniformes scolaires autour des monuments de l’unité.

En commune de Matana, les festivités ont été rehaussées par la présence du chef de cabinet à la première vice-présidence de la république, Anicet Niyongabo.

En commune de Rumonge, les cérémonies étaient présidées par Gérard Ndikumana, l’administrateur de la commune de Rumonge.

Certains habitants de Bururi ont indiqué que l’unité nationale est mise à mal par les différents conflits fonciers entre rapatriés et résidents.

D’autres ont fustigé le favoritisme, le clientélisme et le népotisme dans le recrutement dans l’administration publique qui mettent également à mal l’unité nationale.

Signalons que les drapeaux de l’unité nationale ne sont plus visibles devant les différents bureaux des administrations publiques.

F.NZ.

Célébration en ordre dispersé de la fête de l’unité nationale en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 5 février 2014 (COSOME)- La fête de l’unité nationale à Bubanza a été célébrée en commune de Mpanda où les partis politiques et l administration ont été empêchés de déposer des gerbes de fleurs sur place qui a été dédiée à l’unité nationale, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le responsable provincial de l’unité pour le progrès national (UPRONA), Fabien Banciryanina, n’a pas trouvé « normal » que des gens soient empêchés de déposer des gerbes de fleurs sur le monument de l’unité national.

L’autre fait marquant de la journée du 5 février 2014 est que la participation de la population était très minime.

De l’avis du gouverneur de Bubanza, Nyandwi Anselme, la faible affluence s’explique par la coïncidence de la date avec le jour du marché dans toute la province.

Le président du Sénat, Gabriel Ntisezerana, a appelé, à l’occasion, la population à ne pas écouté les discours qui divisent la population et à sauvegarder plutôt les acquis de l’unité et s’atteler au travail pour combattre la faim et la pauvreté qui sont les ennemis de la cohésion sociale.

A.Nk

Faible participation au 23ème anniversaire de la Charte de l’Unité en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 6 février 2014 (COSOME)- Les leaders des formations politiques de la province de Cankuzo ont été les grands absents aux cérémonies marquant le 23ème anniversaire de l’ adoption de la Charte de l’Unité nationale ayant été célébrée ce mercredi 5 février 2014 à travers toutes le provinces du Burundi, apprend-on de source locale.

En effet, sur plus de 10 formations politiques qui sont représentés en province de Cankuzo, seuls le Conseil National pour la Défense de la Démocratie/Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD/FDD, parti présidentiel) et le Front pour la Défense de la Démocratie (FRODEBU- Nyakuri Iragi rya Ndadaye, institutionnel) ont pris part aux cérémonies.

L’emprisonnement du vice- président du Front pour la Défense de la Démocratie (SAHWANYA-FRODEBU, opposition), Frédéric Bamvuginyumvira et la crise que traverse l’Union pour le Progrès National(UPRONA, institutionnel) sont à l’origine de cette faible participation des leaders des partis politiques, disait-on dans les milieux politiques à Cankuzo.

Le conseiller principal du gouverneur de Cankuzo M Pie Kanani, a déploré les absences alors que des invitations avaient été lancées aux représentants des partis politiques basés dans la province.

O.ND.

Faible participation de la population de Ngozi aux cérémonies de l’unité nationale

Ngozi (Nord du Burundi), le 5 février 2014 (COSOME)- Les cérémonies marquant le 23ème anniversaire de l’unité nationale ont connu une très faible participation en Province de Ngozi, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Du côté des officiels, on pouvait remarquer la présence du Ministre des Finances, Tabu Abdallah, le gouverneur de province et ses conseillers ainsi que deux responsables des partis politiques en l’occurrence l’UPRONA de Rwagasore et le FNL de Jacques Bigirimana.

La population passait sur le lieu des cérémonies comme si rien n’était.
Les personnes interviewées affirment avoir peur d’une probable perturbation de la paix et de la sécurité suite à la crise politico-institutionnelle que connait ces derniers temps le pays.

Pour cette population, on ne peut pas parler d’unité actuellement que les gens meurent de faim et beaucoup de jeunes restant sans emploi.

Le gouverneur de Province Ngozi et le Ministre Tabu Abdallah ont déposé une gerbe de fleur sur le monument de l’unité érigé près du Bureau provincial.

Mais le responsable de l’UPRONA n’a curieusement pas déposé de gerbe.
YM

Recrudescence de la violence en province de Mwaro

Mwaro (Centre-Ouest du Burundi), le 6 février 2014(COSOME)- Une recrudescence de la violence s’observe ces derniers jours dans certaines communes isolées de la province de Mwaro sur fond de conflits familiaux, d’excès de consommation d’alcool et de stupéfiants, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le cas le plus récent est survenu le 30 janvier 2014, quand un corps sans vie a été retrouvé dans une plantation de thé sur la colline de Gatsinga, en commune de Ndava.

La victime était une femme répondant au nom de NDIKUMANA Floride et avait été portée disparue depuis le 16 janvier 2014, selon le conseiller technique de l’administrateur de la commune de Ndava chargé des questions sociales, Dismas NDIKURIYO.

Le cadavre commençait à se décomposer et il y avait des traces montrant qu’elle aurait été morte par étranglement.

La même source indique que la police a déjà commencé les enquêtes et quatre suspects, dont deux fils de la défunte, sont pour le moment entre les mains de la police.

La consommation de stupéfiants serait à la base de certaines de ces violences, selon toujours le conseiller technique chargé des questions sociales en commune Ndava.

La population de la colline de Gatsinga, de cette même commune, a appréhendé, puis remis à la police, un certain NSHIMIRIMANA Jean Claude, originaire de la colline Gahondo, de la même commune, le 1er février 2014, en possession de 53 paquets de chanvre destinés à la revente à raison de 200 francs burundais par pièce.

J.H.

Vacance prolongée du pouvoir à la tête de la province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 6 février 2013(COSOME)- La province de Cankuzo en est à sa troisième semaine sans gouverneur titulaire depuis que le sortant, Jean Berchimas Niragira, a été appelé à d’autres fonctions, le 23 janvier 2014, apprend-on de source administrative locale.

Pour le moment, c’est le conseiller principal du gouverneur dans cette province, Pie Kanani, qui a été chargé d’expédier les affaires courantes.

Cependant, le remplaçant intérimaire n’a pas les prérogatives de prendre toutes les décisions en l’absence du titulaire, ce qui constitue un handicap majeur pour la vie de leur province.

Le conseiller principal du Gouverneur de Cankuzo a affirmé, néanmoins, qu’il faisait de son mieux pour répondre aux préoccupations de la population.

Ond

Démission du ministre du commerce et de l’industrie au Burundi

Bujumbura, le 5 février 2014(COSOME)- La ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme, Mme Victoire Ndikumna, a annoncé, mercredi, sa démission par solidarité avec le premier vice-président de la république, en charge des questions politiques, sécuritaires et administratives, Bernard Busokoza, qui a été limogé, samedi dernier, par décret du chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, pour « conduite partisane » des affaires publiques.

La nouvelle démission s’ajoute à celles de la veille des ses collègues du développement communal et de la communication, tous les trois issus de la même formation politique de l’unité pour le progrès national(UPRONA) dont est également membre, le premier vice-président sortant.

L’UPRONA traverse ces derniers jours une grave crise interne qui a eu des répercutions immédiates sur le fonctionnement normal des institutions dans lesquelles l’ex-parti unique seconde le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD).

Parmi ces répercutions, on observe que le gouvernement fonctionne pour le moment au ralenti, dans l’attente de la normalisation de la situation tendue à l’UPRONA et la possibilité de proposition d’un nouveau premier vice-président de la république.

Le président de la république a chargé, mardi soir, le chef de cabinet du sortant du vice-président sortant, Anicet Niyongabo, d’expédier les affaires courantes.

L’Ombudsman burundais en visite aux 1.027 locataires de la prison centrale de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 4 février 2014 (COSOME)- L’Ombudsman (médiateur de la république), Mohamed Rukara a visité, vendredi dernier, les détenus de la prison de Gitega pour s’enquérir de leurs conditions de détention, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le visiteur était venu les bras chargés des aides constituées d’une tonne de riz, de 70 pagnes pour femmes, 240 savons et 2 douzaines de bouteilles de jus.

Ces aides devraient être partagées entre les 1.027 prisonniers composés de 926 hommes, 66 femmes, 27 mineurs et 8 nourrissons.

L’ombudsman a constaté que les conditions d’incarcération sont à améliorer suite au surpeuplement de cette prison qui, au départ avait une capacité d’accueil de 400 prisonniers et compte aujourd’hui 1027 personnes.

Les locaux sont également exigus et vétustes, particulièrement les toitures qui nécessitent une réhabilitation urgente, comme l’a souligné la directrice de cette prison.

C. B.

Les comités provinciaux soutiennent la direction sortante de l’UPRONA en provinces de Ngozi et Kayanza

Ngozi (Nord du Burundi), le 4 février 2014 (COSOME)- Les comités provinciaux de l’unité pour le progrès national(UPRONA) en provinces de Ngozi et Kayanza ont sorti, lundi, un communiqué de soutien au député Charles Nditije malgré la décision du ministère de l’intérieur de reconnaître son prédécesseur à la tête de l’ancien parti unique qui est traversé par des divisions internes depuis quelques temps, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Ces divisions internes pour le leadership sont d’ailleurs à l’origine du récent limogeage, par décret présidentiel, du vice-président de la république, Bernard Busokoza, pour avoir confondu ses fonctions gouvernementales avec celles de cadres de l’UPRONA au cours de son mandat de trois mois.

Dans leur communiqué, ces comités disent reconnaitre l’honorable Nditije comme seul « président légal » et « légitime » qui a été élu par le dernier congrès ordinaire du parti et rejettent « catégoriquement » le retour de Niyoyankana Bonaventure à la tête de l’UPRONA.

Les mêmes comités encouragent et soutiennent les différentes actions qui visent la réconciliation des différentes ailes du Parti UPRONA et souhaitent que ces actions aboutissent.

A travers ce communiqué, les comités provinciaux de Ngozi et Kayanza félicitent les Bashingantahe qui sont à l’œuvre pour la résolution de la crise au sein du parti UPRONA.

Enfin, ils exhortent l’administration du sommet à la base de respecter les clauses issues des assises de Kayanza pour la réunification des partis politiques au lieu de les diviser.

YM

Démission du ministre du développement communal au Burundi

Bujumbura, le 4 février 2014 (COSOME)- Le ministre du développement communal, Jean Claude Ndihokubwayo, a offert, mardi, sa démission volontaire au chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, sur fond de crise institutionnelle qui avait été ouverte, 72 heures avant, par le limogeage du premier vice-président de la république, en charge des questions politiques, sécuritaires et administratives, Bernard Busokoza, pour « conduite partisane » des affaires publiques.

Les deux personnalités étaient au gouvernement sous les couleurs de l’unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique) qui a, depuis samedi dernier, une nouvelle direction controversée, mais reconnue par le ministère de l’intérieur ayant dans ses attributions, la gestion des associations à caractère politique.

Un décret du chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a mis fin aux fonctions de son ancien proche collaborateur qui venait de prendre un arrêté contraire à la décision du ministre de l’intérieur portant réhabilitation de Bonaventure Niyoyankana, deux ans après avoir été remercié par un congrès controversé du parti.

L’ancien premier vice-président de la république et le président sortant de l’UPRONA, Charles Nditije, se sont mis en « sécurité » dans un endroit qui n’est pas encore exactement connu, dit-on dans leur entourage.

On ignore, par ailleurs, pour le moment si les deux ministres restants de l’UPRONA vont faire à leur tour défection, pour se conformer à un appel à la solidarité qui a été lancé par la direction sortante du parti.

Il s’agit de la ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme, Mme Victoire Ndikumana, et celle de des postes, télécommunications, information, communication et des relations avec le parlement, Mme Léocadie Nihazi.

La fronde a gagné, lundi, le parlement et les 17 députés de l’UPRONA à l’assemblée nationale ont boycotté les cérémonies d’ouverture de la session ordinaire de février 2014.

La session devrait néanmoins se poursuivre imperturbablement et aller jusqu’au bout des travaux étant donné que le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir) dispose de majorités confortables à l’assemblée nationale et au sénat.

La gestion du pouvoir reste cependant compliquée au Burundi où il ne suffit pas d’avoir une majorité parlementaire pour gouverner sans partage et sans violer l’accord d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, sur la paix et la réconciliation nationale.

L’accord de sortie d’une longue guerre civile à caractère ethnique est allé encore plus loin en imposant des quotas pour les minorités politiques-ethniques (femmes et Batwa, les pygmées du Burundi) dans des proportions d’au moins 30% des responsabilités à tous les niveaux du pouvoir.