Le Parlement approuve la candidature d’un nouveau vice-président

Bujumbura, le 14 février 2014 (COSOME) – L’Assemblée nationale et le Sénat ont approuvé jeudi soir la candidature de Prosper Bazombanza au poste de premier vice-président de la République du Burundi, en charge des questions politiques, sécuritaires et administratives.

Ce vote survient une semaine après le limogeage du vice-président, Bernard Busokoza, par le président Pierre Nkurunziza qui lui reproche sa « conduite partisane » des affaires publiques.

M.Bazombanza est issu de l’Unité pour le progrès national (UPRONA), l’ex-parti unique, actuellement miné par des divisions internes.

Il devrait prêter serment ce vendredi avant de prendre officiellement fonction.

Persistance de cas d’intolérance politique en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 13 février2014 (COSOME)- En deux semaines, deux drapeaux du Conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, parti au pouvoir) et un autre du (Mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, opposition) ont été volés par des gens non encore clairement connus en province de Kirundo, a appris sur place, de sources proches des concernés, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Des cas de coups et blessures sont également signalés dans certains bistrots de la province entre des militants et sympathisants de différentes opinions, selon des sources administratives locales.

Cette intolérance politique dans des lieux publics et favorables aux chicanes de tous ordres, ont poussé l’administration locale à prendre des mesures conservatoires de fermeture des bistrots à certaines heures, notamment sur la sous-colline de Ruganzo, colline de Gaturanda, en commune Bugabira, toujours dans la province Kirundo.

Le conseiller de l’administrateur, Jean Paul Hakizimana, a, en effet, justifié la mesure de fermeture des bistrots pour des raisons de sécurité.

«Nous avons pris la mesure de fermeture des cabarets pour des mesures sécuritaires étant donné que les gens se chamaillaient à longueur de journée à la suite de l’ivresse», a déclaré le conseiller Hakizimana.

«L’ivresse aidant, les populations se rentraient dedans à cause de l’intolérance politique et le vol des couleurs des partis politiques était devenu monnaie courante », a-t-il ajouté.

En outre, les tenanciers de ces débits de boissons ne respectaient plus la réglementation sur les heures d’ouvertures et de fermeture, a-t-il indiqué.

Selon la même source, la mesure sera revue après la l’assainissement de la situation, a-t-il conclu.

De leur côté, les tenanciers des débits de boisson ont protesté contre la mesure de l’administration communale, depuis lundi dernier, pour des motifs « inavoués ».

« Nos bistrots ont été fermés pour des mobiles politiques », a soutenu un cabaretier, sous-couvert de l’anonymat.

«L’administration communale nous accuse d’être des complices dans le vol des drapeaux du des partis politiques, a ajouté un autre cabaretier.

JCN

Deux agents de police et un administratif à la base arrêtés pour des actes présumés de torture en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 12 février 2014 (COSOME)- Deux agents de police et le chef de colline de Karonke, en commune de Rumonge, ont été arrêtés lundi dans l’après-midi par le procureur de république à Bururi pour complicité de torture sur une femme, a appris de source policière locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Ces présumés auteurs auraient battu un quinquagénaire qui ne voulait pas répondre à un mandat d’amener devant la justice pour «destruction méchante » des biens d’autrui, selon les mêmes sources.

La femme a pu s’échapper avec une menotte à la main et s’est confiée au bureau de l’Association de défense des droits humains et des prisonniers(APRODH) à Bujumbura.

Des sources policières à Rumonge indiquent que les deux policiers et le chef de colline Karonke en cause dans l’affaire ont été arrêtés sur ordre du procureur général près la cour d’appel de Bujumbura.

La prise en charge médicale et juridique est pour le moment assurée par l’APRODH et les responsables des associations de défense des droits humains indiquent que certains administratifs à la base et certains agents de police se trouvant sur des positions policières se rendent de plus en plus responsables d’actes de tortures.

N.NZ.

Faible engouement de jeunes filles pour l’armée en province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 12 février 2014(COSOME)- Les filles candidates à l’Institut Supérieur des Cadres militaires (ISCAM) qui ont passé le test de présélection accusent une faible représentativité par rapport aux garçons, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Dans le détail, sur les 73 candidats, 44 étaient des garçons de l’ethnie des Hutu et 6 filles de la même ethnie, 22 garçons de l’ethnie des Tutsi et 1 fille de la même ethnie et aucun Twa ne s’est présenté au test de présélection provinciale constitué des épreuves de mathématique, français et Anglais.

A la fin de la campagne d’inscription des candidats à l’ISCAM, du 20 janvier au 7 février2014, on avait enregistré 99 candidats parmi lesquels aucun de l’ethnie TWA, 61 garçons Hutu et 7 filles Hutu ainsi que 28 garçons Tutsi et 3 filles Tutsi.

Nonante six avaient répondu pour participer au test et trois s’étaient absentés dont un qui était malade et deux autres pour des motifs qui étaient méconnus, a-t-on appris du responsable du centre de passation du test.

Vingt trois candidats n’ont pas été admis au test étant donné qu’ils avaient eu à l’examen d’Etat de 2013 moins de 66,5% des points fixés pour avoir accès à l’Université publique, a expliqué le responsable du centre de Passation du test, Lieutenant Colonel SIMBANANIYE Jean-Bosco.

Lors de la campagne d’inscription, on avait inscrit les candidats qui avaient eu 50% étant donné que le ministère de l’Enseignement Supérieur n’avait pas encore publié la note exigée.

Sur les 73 candidats, on va retenir dix lauréats (avec une parité des Hutu et Tutsi afin de se conformer au Protocole de l’Accord d’ARUSHA qui consacre 50% des Tutsi et 50% des Hutu au sein de ce corps de Défense.

Les candidats retenus vont participer ensuite à un test de sélection nationale prévu vers fin février 2014.

On tiendra aussi compte d’une représentativité des filles dans l’objectif de l’intégration du Genre au sein de ce corps.

Les candidatures des filles accusent aussi un faible taux par rapport aux garçons même s’il y avait eu une campagne de sensibilisation pour une adhésion plus élevée des filles au sein de ce corps qui compte un effectif réduit des filles et femmes militaires.

Alors que l’adhésion des filles au sein de l’Armée remonte à 1993, les filles et femmes sont encore peu nombreuses au sein de ce corps.

On compte un total de 239 femmes et filles militaires, sur environ 25.000 hommes militaires, soit un taux de représentativité féminine de 0,9 %.

De ces 239 femmes et filles militaires, on enregistrait 55 officiers, 44 sous officiers et 140 femmes de troupes.

Quant aux actions qui ont été menées pour susciter une adhésion pus élevée des filles, on a entre cité l’organisation des campagnes de sensibilisation médiatique et sur terrain avant et pendant les inscriptions.

Du reste, pour ce qui est du test intellectuel, les filles et les garçons passent un même examen et on retient les meilleurs.

Seulement, pour les tests physiques, il y a des minimas exigés pour les filles et des minimas exigés pour les filles.
C. B.

Deux personnes tuées et trois autres grièvement blessées dans une embuscade sur une route du sud du Burundi

Bururi (Sud du Burundi), le 11 Février 2014(COSOME)- Deux personnes ont été tuées et trois autre grièvement blessées dans une embuscade qui a été tendue par des individus non encore connus dans la nuit de lundi à mardi sur la route nationale numéro sept(RN7) reliant Bujumbura, la capitale du Burundi au sud du pays, a appris sur place, de source sécuritaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source sécuritaire locale.

L’embuscade d’une dizaine d’individus armés de grenades a eu lieu au niveau de la localité de Mutsibo, en commune de Songa, contre un véhicule de transport de marchandises.

Au moins trois grenades ont été lancées sur le véhicule, faisant deux morts sur le champ et trois autres grièvement blessées.

Le même groupe d’hommes armés aurait progressé plus loin et dévalisé, la même nuit, trois boutiques sur la colline de Mwarusi, en zone de Muhweza, dans la commune de Rutovu, selon les autorités administratives locales.

Les assaillants se seraient repliés vers la commune de Gitanga, cette fois, en province de Rutana voisine de celle de Bururi.

Signalons que deux autres embuscades avaient été tendues la semaine d’avant sur la route qui rellie les villes côtières de Rumonge et de Nyanza-lac au niveau de la montagne de Rukambasi, indiquent encore des sources policières locales.

La population est inquiète et demande que la sécurité soit renforcée sur les différents axes routiers.

On rappelle qu’il y a deux semaines, les Gouverneurs des provinces de Bururi, Rutana, Mwaro, Gitega et Muramvya s’étaient rencontrés, en commune de Mugamba, de la province de Bururi, pour arrêter des stratégies destinées à combattre le regain de criminalité et les cas de vols à mains armées dans ces 5 provinces frontalières.

F.NZ.

De jeunes filles se bousculent aux portes de l’institut supérieur des cadres militaires

Mwaro (Centre-Ouest du pays), le 10 février 2014(COSOME)- Sur 72 candidats qui ont passé le test d’entrée à l’institut supérieur des cadres militaires(ISCAM), 21 étaient de jeunes filles, soit 29,1% de l’effectif total, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), du président du centre de passation du concours, le lieutenant Colonel MBERAMIHIGO Emmanuel.

Cette participation avoisine les 30% des quotas qui sont prévus par les accords de paix et de réconciliation nationale d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, en ce qui concerne la participation de la femme à tous les niveaux des responsabilités civiles et militaires.

Les candidats des deux sexes s’élevaient, en tout, au nombre de 85, mais 12 n’ont pas participé à la passation du test pour n’avoir pas rempli tous les critères de sélection exigés par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, comme le fait d’avoir obtenu au moins 66,5% à l’examen d’Etat pour être admissible à l’Enseignement Supérieur public.

Une candidate, Mlle NDAYISHIMIYE Léoncie, s’est dit « très fière » d’être appelée demain officier de la défense nationale, mais craint les critères de sélection qui sont difficiles quand il s’agit surtout de passer des épreuves physiques.

Selon toujours le président du centre, ce test permet d’avoir des candidats de toutes les provinces qui vont passer un test intellectuel et physique à l’ISCAM pour pouvoir sélectionner les candidats d’abord selon l’excellence et conformément aux quotas prévus par les accords de paix d’Arusha portant sur les équilibres ethniques, régionales, et genre.

Chaque candidat devait mentionner son ethnie sur la copie du test intellectuel.

J.H

Les Dirigeants appelés à être des modèles dans la sauvegarde de l’Unité nationale

Gitega (Centre du Burundi), le 6 février 2014-02-07 (COSOME)- L’Archevêque du diocèse de Gitega, Mgr Simon Ntamwana, a appelé, mercredi, les dirigeants du pays à être des modèles dans la sauvegarde et de la consolidation nationale, à l’occasion de la célébration du 23ème anniversaire de l’adoption de la charte de l’unité des burundais par voie référendaire, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Cette autorité morale a lancé l’appel à l’occasion d’une messe qui a donné le coup d’envoi aux festivités commémoratives de ce pacte d’une importance capitale dans les recherches des voies et moyens de réconcilier définitivement les burundais sous toutes leurs composantes socio-ethniques.

Le prélat catholique a encore appelé les citoyens burundais à éviter tout ce qui tenterait de semer la division au sein des frères et sœurs d’une même nation.

Rappelons que la charte de l’Unité Nationale est un pacte qui a été en effet scellé entre tous les Burundais au terme du référendum populaire du 5 février 1991.

Le gouvernement d’alors a initié cette charte de l’Unité nationale en réponse aux crises politico-ethniques répétitives qui avaient marqués le Burundi depuis l’indépendance nationale, en 1962.

La Charte de l’Unité nationale est encore un engagement de tout burundais à cohabiter pacifiquement avec les autres, indépendamment de l’ethnie, la région et la religion afin de réconcilier définitivement le peuple burundais avec lui-même.

L’édition 2014 de la célébration de la charte de l’unité nationale est cependant arrivée au moment où le pays traverse une crise politico-institutionnelle.

Cela s’est traduit par le boycott des cérémonies par les responsables des partis politiques, contrairement aux années antérieures où il y avait des dépôts massifs de gerbes de fleurs sur le monument de l’unité nationale.

Du côté de l’homme de la rue, l’état des lieux qu’il fait du vécu de l’Unité Nationale est qu’un pas a été franchi au niveau de la cohabitation pacifique entre les communautés.

Les populations sur les collines et les quartiers urbains entretiennent des relations de bon voisinage en général, ont fait remarquer la plupart des personnes interviewées, tout en mettant en garde contre ceux qui voudraient dormir sur leurs lauriers ou faire retourner en arrière le pays par quelques agissements ou intérêts égoïstes qu’ils soient.

Certains interlocuteurs, en l’occurrence les jeunes et les intellectuels, ont soulevé les conflits au sommet de l’Etat qui risquent de faire tâche d’huile au niveau de la base.

D’autres interlocuteurs aussi bien des intellectuels que ceux du monde rural ont indiqué que l’unité reste théorique tant qu’il n’ya pas encore un partage équitable du « gâteau » national, citant, à titre d’exemple, des disparités salariales qui favorisent des inégalités sociales et préconisant, en outre, la mise en place d’une politique favorisant un accès plus équitable à la chose publique.

L’autre point de convergence des différentes opinions populaires est que les dirigeants restent les acteurs clés de la sauvegarde de l’Unité Nationale.

C.B.

Faible participation de la population au 23ème anniversaire de la charte de l’unité nationale en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 6 février 2014 (COSOME)- La célébration du 23ème anniversaire de la charte de l’unité nationale, au chef- lieu de la province de Rutana, a connu une faible participation de la population, elle- même dominée par les élèves des écoles secondaires environnantes et quelques chefs de service, a- t- on constaté sur place.

Le délégué du gouvernement qui était attendu dans ces festivités de Rutana n’a pas non plus faire le déplacement pour des raisons qui n’ont pas été expliquées.

Il s’agissait de Pontien Niyongabo, le 2ème vice- président du Sénat burundais et membre de l’unité pour le progrès national (UPRONA, l’ex-parti unique qui passe également pour l’architecte de la charte de l’unité nationale).

Dans son discours de circonstance, le gouverneur de province, Juvénal Ndayiragije, est revenu sur l’importance de l’unité nationale, car sans unité, a- t- il dit, la sécurité et le développement pourront être compromis.

Du côté de la population, la plupart a confié que les problèmes ethniques tendent à diminuer dans la province et au niveau du pays.

Rappelons que la charte de l’unité nationale a été adoptée par référendum, le 5 février 1991, avec 89,21% des voix exprimées.

C’était sous la 2ème République, dirigée par le Major Pierre Buyoya. Cette charte avait pour but de corriger les injustices essentiellement à caractère ethnique, observées après l’indépendance du Burundi, en 1962, et qui ont occasionné beaucoup de pertes en vies humaines au cours des événements sanglants qui ont endeuillé le Burundi en 1965, 1969, 1972, 1988 et même après comme en 1993.
R.G.

Faible participation au 23ème anniversaire de l’Unité Nationale en province de Muyinga

Muyinga (Nord-ouest du Burundi), le 6 février 2014(COSOME)- La participation aux festivités de commémoration du 23ème anniversaire de l’adoption de la charte de l’Unité Nationale a été faible au chef-lieu de la province de Muyinga où quelques fonctionnaires, écoliers et élèves ont répondu présents, a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Contrairement aux années passées où l’affluence des représentants des partis politiques et de la population était grande, cette fois, l’unique gerbe de fleurs a été déposée sur le monument de l’unité nationale par l’administrateur de la Commune de Muyinga, Mme Evelyne Izobiriza.

La population du chef lieu de province de Muyinga a été unanime pour dire que, pour mieux réussir à l’Unité Nationale, il faut une justice équitable.

Une autre opinion veut que que notre pays connaît des difficultés à cause d’une poignée de gens égoïstes qui sèment la haine, la suspicion et la violence pour leurs propres intérêts.

La charte de l’Unité Nationale a été la première étape vers la démocratisation au Burundi.

E.ND

Le bureau exécutif salue les efforts de réunification de l’UPRONA en province de Mwaro

Mwaro (Centre-Ouest) du Burundi, le 5 Février 2014(COSOME)- Les membres du comité provincial de l’unité pour le progrès national(UPRONA) ont sorti récemment un communiqué dans lequel ils soutiennent l’initiative du président de l’ex-parti unique, Charles NDITIJE et Evariste NGAYIMPENDA, du courant pour la réhabilitation de réunifier le parti, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Ils se réjouissent, en outre, du comportement qui a été adopté par le 1er vice-président sortant, honorable BUSOKOZA Bernard, jusqu’à être limogé en voulant remettre de l’ordre dans les luttes internes au parti.

Les membres de l’UPRONA en province de Mwaro s’inscrivent également en faux contre toute décision n’émanant pas du comité central du parti et surtout en qui concerne la remise en place de l’institution du 1er vice-Président.

Signalons que ce communiqué a été signé par 10 membres dans la foulée d’une rumeur qui faisait état d’une probable candidature à la première vice-présidence de BAZOMBANZA Prosper, un ancien Gouverneur de la province Mwaro.

J.H.