La commune de Bubanza se dote d’un nouvel administrateur

Bubanza ( Nord-Ouest du Burundi), le 21 février 2013 (COSOME)- Madame Nzigamiye Jacqueline vient d être nommée a la tête de la commune de Bubanza en remplacement de Nkurunziza Nicodème qui avait démissionné de ses fonctions le 21 novembre dernier pour des raisons de « convenances personnelles», a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les administrateurs sortant et entrant ont aussitôt procédé à une passation des pouvoirs à travers laquelle il est apparue que la commune de Bubanza ne manque pas de problèmes de divers ordres.

Il s agit surtout du manque d’infrastructures sociales comme les écoles et des adductions d’eau potable pour la population de la zone de Buvyuko.

L’absence prolongée de ces trois derniers mois à la tête de la commune a, par ailleurs, occasionné un manque à gagner important sur la plan financier.

La commune de Bubanza a été dirigée par trois femmes au cours de ces dernières années.
A.Nk.

Marche pour la « paix » de jeunes militants de partis politiques en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 21 février 2014 (COSOME)- Des jeunes militants du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, au pouvoir), du front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition), du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, opposition), de l’union pour la paix et la développement(UPD, opposition), de l’union pour le progrès nationale(UPRONA, institutionnel) et des forces nationales de libération(FNL, opposition) ont participé côtes-à-côtes à une marche pour la paix le 21 février 2014 en province de Bubanza, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Il s’agit d’un évènement pour les observateurs de la scène politique locale qui étaient plutôt habitués à entendre parler dans les médias d’échauffourées parfois violents entre les jeunes de partis politiques de l’opposition et ceux du pouvoir.

La marche pacifique a vu également la participation d’élèves des écoles secondaires du chef-lieu de la province de Bubanza et des membres de la société civile à l’initiative du centre de développement des anciens combattants (CEDAC) de la guerre civile au Burundi.

Selon le président de ce centre, Eric Niragira, l’objectif de la marche était de préparer les jeunes des partis politiques aux élections apaisées de 2015.
Les jeunes doivent surtout s’occuper des activités de développement au lieu de se laisser distraire par les politiciens qui les utilisent pour leurs propres intérêts, a-t-il souligné, en substance.

Le gouverneur de Bubanza, Nyandwi Anselme, quant à lui, a invité les jeunes partisans de cesser des affrontements et de se mettre plutôt au travail pour se développer.

Le secrétaire permanent au ministère de la jeunesse, Niyihora Cyriaque, de son côté, a appelé les jeunes à utiliser leurs forces pour la reconstruction du pays.

La marche rentrait dans le cadre d’un projet « jeunes, soyons indivisibles » qui va étendre ce genre d’activité de rapprochement des jeunes dans d’autres provinces du pays, comme Bujumbura rural, Bujumbura-mairie, Cankuzo et Kirundo.

Une personne tuée dans son ménage en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 22 février 2014 (COSOME)- Valérie Ndayikengurukiye, une jeune femme de 25 ans, habitant sur la colline de Gaseri, en zone, commune et province Rutana, a été tuée, poignardée dans son foyer par trois hommes armés de machettes et lances, dans la nuit de jeudi à vendredi derniers, a- t- on appris de sources administratives et policières locales.

Selon les mêmes sources, son mari, Emmanuel Misago, a été grièvement blessé au niveau de la jambe, avant d’être transporté à l’hôpital de Rutana.

Les mêmes criminels présumés ont dépouillé cette famille d’une somme de 350.000 francs burundais, avant de se volatiliser dans la nature, en emportant avec eux, les documents d’identification foncière de cette propriété.

Les conflits fonciers seraient derrière ce crime, d’après l’entourage de ce ménage et deux hommes soupçonnés d’avoir trempé dans cette attaque meurtrière ont été déjà arrêtés par la police pour des besoins d’investigation.

Signalons aussi que dans la nuit du 18 février 2014, un homme d’une cinquantaine d’années, originaire de la colline de Nyarubere, zone et commune de Rutana, a été grièvement blessé par deux individus armés de machettes et qui n’ont rien volé dans ce ménage.

Là aussi, des conflits fonciers seraient à origine de ce forfait.

R.G.

Une personne tuée dans une attaque armée en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 24 février 2014 (COSOME)- Une personne a été tuée dans la nuit du 18 au 19 février 2014 sur la colline de Musemo, de la commune de Mishiha, par des individus armés non encore clairement identifiés, apprend-on de source sécuritaire dans la région.
Les assaillants se sont attaqués a victime, , originaire de la colline Musemo en commune Mishiha dans la même province, a été tuée dans la nuit par des malfaiteurs non encore identifiés, a appris de source administrative et policière, le reporter de la COSOME à Cankuzo.

Selon les mêmes, une dizaine de personnes qui rentraient du marché de Nyuro se sont retrouvées au milieu de malfaiteurs dont un armé d’un fusil.
Le groupe a d’abord tiré en l’air pour disperser les gens avant de violer et de tuer par balle et à coups de couteau, Mme Léonie Nshimirimana, âgée de 29 ans.
Les mêmes sources précisent en outre que trois personnes ont déjà été arrêtées pour des raisons d’enquête.

L’administrateur de la commune de Mishiha Mme Basilla Ndereyimana, a déploré la mort de cette personne et fait savoir que l’administration communale est déjà à l’œuvre pour sensibiliser la population sur la remise des armes qui sont dans les mains des populations civiles.
Cette autorité administrative demande à la population de dénoncer ceux qui détiennent illégalement les armes à feu.

Par ailleurs, un groupe de bandits armés de fusils a tendu, dans la matinée du mercredi 19 février, vers 8 heures, une embuscade contre une personne qui se rendait au marché de Shinge en commune Kigamba pour acheter des vaches.
Arrivé au milieu du parc de la Ruvubu, le commerçant, Gérard Ndayisenga, qui était à moto, a été accueilli par des coups de feu tirés en l’air. Ce commerçant s’est vu dépouiller une somme 400.000 francs burundais.

O.ND.

Une personne tuée à domicile en province de Mwaro

Mwaro (Centre-Ouest du Burundi), le 21 février 2014 (COSOME)- Une personne a été tuée à domicile par des individus non encore clairement identifiés sur la colline de Mugero de la commune Gisozi dans la matinée du 18 février 2014, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La victime répondait au nom de NIYOMWUNGERE Aloys et son corps sans vie a été découvert dans sa maison, d’après les mêmes sources.

Selon l’administrateur de la commune de Gisozi, GAHUNGU Dionèse, le disparu est mort par étranglement, indiquent les premiers éléments d’enquête.

Des en quêtes ont été déjà lancées pour tenter d’identifier les auteurs et le mobile du crime, a-t-il ajouté.

Un présumé auteur est entre les mains de la police et il s’agit du frère du défunt avec lequel la victime aurait eu des problèmes familiaux, d’après toujours l’administrateur de la commune Gisozi qui a exhorté au passage la population à sauvegarder la paix.

J.H.

Geste de solidarité de la population de Mwaro avec les sinistrés de Bujumbura

Mwaro (Centre- Ouest du Burundi), le 20 février 2014(COSOME)- L’administration provinciale à Mwaro a mobilisé la population et collecté une aide diversifiée pour venir en aide au sinistrés et rescapés des récentes inondations qui ont causé beaucoup de dégâts humains et matériels dans les quartiers du nord de Bujumbura, la capitale du Burundi, et ses environs, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source administrative locale.

Une quantité de 36 tonnes constituée de vivres, d’habits, de savons et des ustensiles de cuisine a été ainsi acheminée sur Bujumbura par convoi de quatre camions afin d’appuyer la population sinistrée par cette catastrophe naturelle.

Le deuxième convoi de trois camions de la Police a suivi avec à bord une quantité de 27 tonnes de vivres et autres besoins de première nécessité, ce qui a totalisé, en tout, une aide de 63 tonnes.

Le Gouverneur de la province de Mwaro, Jean Polydor NDAYIRORERE, a remercié tous ceux qui se sont impliqués dans la collecte des aides, à commencer par les administrateurs communaux et les administratifs à la base.

Il a aussi remercié la population de Mwaro de cet esprit d’entraide et de solidarité qu’elle vient de manifesté à l’endroit des victimes de la catastrophe naturelles qui a fait plus de 65 victimes et près de 5.000 sans abris, selon les chiffres officiels.

La croix rouge du Burundi, quant à elle, a fait état de plus de 80 tués et 10.000 sans abris suite aux pluies diluviennes de la nuit du 9 au 10 février 2014 sur une grande partie du nord de Bujumbura.

Le gouvernement a lancé un appel à l’entraide nationale et à l’aide internationale au lendemain de cette catastrophe inédite à Bujumbura et plusieurs provinces de l’intérieur du pays ont répondu favorablement, de même que des pays étrangers ainsi que des organismes internationaux.

J.H.

Arrestation d’un administratif à la base pour participation présumée à une bande de voleurs en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 19 février 2014(COSOME)- Le chef de colline Renga en commune Busoni, province Kirundo a été arrêté et placé en garde à vue mardi pour avoir , dans la soirée de mardi , en complicité avec la population, participé au pillage d’un camion de transport de marchandises qui était tombé en panne dans l’entité administrative sous sa responsabilité, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Nestor Sibomana, le chef de colline présumé voleur, est poursuivi pour s’être livré, en compagnie d’un groupe d’autres personnes, au pillage d’un camion transportant de l’engrais chimique qui était tombé en panne à quelque sept kilomètres de la frontière rwando-burundaise de Gasenyi, précise-t-on.

Le chef de colline et ses deux coaccusés sont comptables de la disparition de 30 tonnes d’engrais chimique et de 400 litres de gasoil vidés dans les réservoirs dudit véhicule, a indiqué la même source.

Le propriétaire du véhicule demande que des éléments de la police qui étaient chargés de la sécurité du camion et des marchandises à son bord soient également poursuivis.

Toutefois, selon le commissaire provincial de la police, Domitien Niyonkuru, le vol a été commis en l’absence des deux policiers.
«Au cas où leur responsabilité serait établie, rien n’empêchera de les poursuivre en justice », a-t-il rassuré.

Le chef de colline Renga porte à deux, le nombre de responsables administratifs à la base incarcérés pour présomption de vol.

La semaine dernière, le chef de colline Rugero I a été placé en détention préventive pour être suspecté de faire partie d’un groupe de bandits armés qui opéraient dans l’entité sous sa responsabilité, rappelle-t-on.

JCN

Léger remaniement ministériel au Burundi

Bujumbura, le 18 février 2014(COSOME)- Les ministères de la bonne gouvernance du développement communal, des Télécommunications, de l’Information, de la Communication et des Relations avec le Parlement, ceux du Commerce, de l’industrie et du tourisme, des Transports, des Travaux Publics et de l’Equipement ont changé de titulaires à la faveur d’un décret du chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, qui a été rendu public dans la nuit de lundi.

Les nouvelles figures du gouvernement sont Dieudonné Giteruzi, au développement communal, Tharcisse Nkezabahizi, aux télécommunications, information, communication et aux relations avec le parlement, Mme Marie Rose Nizigiyimana, au commerce, à l’industrie et au tourisme, Mme Virginie Ciza, aux transports, travaux publics et équipement, à la bonne gouvernance, Ernest Mberamiheto.

Le léger remaniement fait suite au récent limogeage du premier vice-président de la république, en charge des questions politiques, sécuritaires et administratives, Bernard Busokoza, officiellement pour « conduite partisane » des affaires publiques.

Le remaniement intervient, par ailleurs, 72 heures après la nomination d’un nouveau vice-président de la république, Prosper Bazombanza, sur fond de chicanes internes pour le leadership au parti d’origine.

La majeure partie des portefeuilles qui ont été touchés par ce léger remaniement avaient été laissés vacants par la cascade de démission de ces derniers jours des ministres de l’unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique) en guise de solidarité avec le limogeage de l’ancien premier vice-président Busokoza.

Le nouveau ministre de la bonne gouvernance provient, par contre, d’une aile dissidente du front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, opposition parlementaire).

Le ministère des transports, des travaux publics et de l’équipement a été confié à Ernest Mberamiheto, un membre du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir).

Arrestation d’une dizaine de présumés bandits armés en province de Kirundo

Kirundo(Nord du Burundi), le 14 février 2014 (COSOME)- Plus de dix personnes, parmi lesquelles le chef de colline Rugero I zone Gikuyo, commune et province de Kirundo, ont été placées en détention préventive à la prison centrale de Ngozi mercredi dernier après avoir passées deux semaines de garde à vue au commissariat de la police judiciaire pour leur rôle présumé d’appartenance à un groupe de bandits armés qui semait la désolation dans les zones de Gikuyo, Kirundo en commune Kirundo et en zone Rushubije de la commune Ntega, a appris de source judiciaire sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Issa Vyobanivyo, le chef de colline Rugero I déchu a été le premier à être arrêté par la police à cause de la clameur publique qui l’accusait d’être de mèche avec un réseau de bandits armés.

Quelques jours après, la police a étendu ses enquêtes à d’autres suspects avant d’en arrêter 12 d’entre eux dans la même entité administrative de Rugero I, indique-t-on de même source.

Le parquet de Kirundo juge que les charges qui pèsent sur les 13 présumés bandits sont graves et les a transférées mercredi dernier à la prison centrale de Ngozi après la confirmation de leur détention par le tribunal de grande instance de Kirundo.

D’autres suspects sont en train d’être recherchés en vue de démanteler le réseau, précise une source judiciaire proche du parquet de Kirundo.

Le chef de colline déchu avait été nommé en 2011, sur fond de contestation d’une partie de la population qui l’accusait de faire partie d’un groupe de voleurs, mais l’administration communale avait fait la sourde oreille, rappelle-t-on.

JCN

Coordination des actions d’aide légale pour un meilleur accès à la justice en province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 14 février 2014 (COSOME)- Le forum provincial d’aide légale (FOPAL), initié en avril 2013 dans la province de Gitega par avocats sans frontières (ASF), enregistre quelques réalisations même si des efforts sont encore à consentir pour améliorer l’accès de la population, en général, et des groupes vulnérables à la justice, en particulier, selon le bilan dressé mardi par les représentants des acteurs membres du FOPAL lors d’une réunion d’évaluation des réalisations et de planification des actions prioritaires pour 2014.

Le FOPAL est ainsi composé par des représentants des acteurs qui gèrent au quotidien les plaintes de la population, en l’occurrence les administrateurs communaux, des animateurs du Centre de Développement Familial et Communautaire (CDFC) ainsi que des représentants des services de l’appareil judiciaire ainsi que des organisations de la Société civile intervenant dans le domaine l’aide légale.

En créant ce Forum qui associe ces différents acteurs provinciaux qui ont des prestations en matière d’aide légale, l’ASF a l’objectif de favoriser une coordination des interventions et de pérenniser les actions par l’implication des acteurs œuvrant dans les services à vocation pérenne.

L’Avocat Sans Frontière (ASF) qui travaille dans cette province de GITEGA depuis 2000 a la mission d’améliorer l’accès des groupes vulnérables à la justice, a rappelé le responsable provincial de cette ONG Internationale, Berchmas NDAYISHIMIYE.

Ces groupes vulnérables sont, notamment les femmes et les mineurs en situation de détention préventive.

L’ASF assure aussi une assistance judiciaire en chambre de conseil à tous les cas en situation de détention préventive, a-t-il expliqué.

Quant aux réalisations du FOPAL, les Représentants des acteurs ont notamment cité l’organisation des descentes de consultations juridiques dans les communes et dans la prison.

Ainsi, 295 requérants des communes ont eu des conseils juridiques lors du dernier trimestre de 2013.

Cent septante deux détenus en situation de détention préventive ont eu l’assistance d’un avocat.

Trente détenus ont joui d’une libération provisoire, tandis que des séances de sensibilisation sur la lutte contre les Violences Basées sur le Genre ont été organisées à l’intention des leaders communautaires et des représentants de la population au niveau des zones ont été tenues dans les différentes communes.

Les acteurs d’Aide Juridique qui ont effectué les descentes ont notamment déploré une faible participation de la population dans certaines communes.

Raison pour laquelle on a recommandé l’amélioration des stratégies de mobilisation de la population lors des prochaines séances de sensibilisation et de consultation juridique.

La population a également exprimé les besoins d’être informée sur des thématiques autres que les VBG, en l’occurrence le Code foncier et les droits de succession.

Le conseil socioculturel du gouverneur de GITEGA, Vincent NDAYISABA a invité ces acteurs d’Aide Légale à réserver un accueil voulu aux plaignants qui sollicitent leur assistance judiciaire.

C. B.