Trois personnes tuées dans des circonstances diverses en province de Kirundo

Mme Antoinette Mbonimpa, la première victime a été étranglée de nuit, à son domicile, par des malfaiteurs, précise Fréderic Hakizima, administrateur communal.

La seconde victime faisait partie du groupe d’assaillants et a été tuée par des voisins immédiats de feu Mme Mbonimpa qui venaient secourir cette dernière, ajoute l’administrateur communal, dénonçant au passage, la mauvaise habitude de la population de se rendre justice.

Le malfrat a été battu jusqu’à ce que la mort s’en suive, indique-t-on de même source.

François Murengerantwari, la troisième victime, a été tué par balle sur la colline Buhimba, en commune de Busoni, par des gens non encore identifiés, déclare-t-on de source policière.

Selon la police, les criminels se seraient repliés vers la commune de Gitobe, frontalière avec celle de Busoni, en emportant sur eux le téléphone portable de la victime.

La police, épaulée par l’administration, affirme que des enquêtes sont déjà enclenchées pour déterminer les coupables.

Ce cas porte à cinq, le nombre de personnes tuées en l’espace de deux mois. Deux autres personnes avaient été tuées au cours du mois de janvier dernier en province de Kirundo, rappelle-t-on.

JCN

Regain de l’intolérance politique en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 01 Mars 2014 (COSOME)- La permanence du mouvement pour la solidarité et le développement (MSD, opposition) a été incendiée à l’aide de l’essence par des personnes non encore clairement identifiées, dans la nuit de vendredi à samedi, sur la colline de Gatete, en commune de Rumonge, a appris le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Diomède Ndayirukiye, le représentant du MSD dans la région, des documents et autres insignes du parti ont été endommagés dans l’incendie.

La même source a précisé que les malfaiteurs ont encore profané les lieux à l’aide d’une croix venant d’un cimetière.

L’administrateur de la commune de Rumonge, Gérard Ndikumana, a mis en place une commission composée de différents membres de partis politiques représentés dans sa circonscription, d’élus locaux ainsi que la police pour mener des enquêtes sur cet incendie et établir les responsabilités.

L’administrateur a indiqué, au passage, que la cohabitation était, de manière générale, bonne entre les membres des différents partis politiques dans la commune de Rumonge.

Signalons qu’il y a une semaine, deux drapeaux du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, parti au pouvoir) ont été volés sur la colline voisine de Busebwa, toujours en commune de Rumonge.

Certains analystes de la vie politique en commune de Rumonge indiquent que l’intolérance politique serait à la cause de cette situation de vol de drapeaux partisans, de même que l’incendie qui a frappé la permanence du MSD.

Les mêmes analystes demandent aux responsables des partis politiques de promouvoir la tolérance politique à l’approche des élections générales de 2015.

F.NZ.

La COSOME renforce les capacités des femmes leaders appelées à sensibiliser les autres à élire et se faire élire

foto_famille-2.jpgBujumbura, le 27 février 2014(COSOME)- Une quarantaine de femmes leaders des partis politiques, des organisations de la société civile et des confessions religieuses ont pris part, mercredi, à un atelier destiné au renforcement de leurs capacités à sensibiliser leurs consoeurs à élire et se faire élire dans un pays où la participation de la femme reste en dessous de la moyenne.

A l’ouverture de l’atelier, la présidente de la COSOME, Mme Justine Nkurunziza, a surtout insisté sur la « paradoxe » qui fait que les femmes représentent plus de 52% de la population burundaise mais ne parviennent pas aujourd’hui encore à hisser une femme au plus haut niveau des responsabilités électives.
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Poursuivant sur la même lancée, la présidente de la COSOME a encore fait remarquer que dans l’état actuel des choses, force est de constater que la femme burundaise reste confinée dans le statut peu flatteur de « machine à voter », et quand il s’agit de participer aux institutions étatiques, rares sont les fois où elles dépassent les quotas fixes de 30% de postes de responsabilités à tous les niveaux du pouvoir, comme le prévoit l’accord d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, sur la paix et la réconciliation nationale ainsi que la constitution nationale du moment qui en émane.
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Certaines études montrent néanmoins que ces quotas ne sont pas toujours et partout respectés, comme au niveau de l’administration territoriale et dans d’autres entités administratives à la base, telles que les conseils communaux, les conseils collinaires ou encore les conseils de quartiers.

Les administrations étatiques et paraétatiques ne regorgent pas non plus de femmes et à ce niveau aussi, l’équité manque malgré une volonté politique maintes fois affirmées et de beaux textes sur la politique nationale de genre.

Il apparaît clair que les femmes leaders doivent aller au-delà des quottas qui leur sont « généreusement » octroyés pour s’engager d’avantage dans la bataille électorale par une sensibilisation plus accrue et soutenue de leurs consœurs du milieu rural pour ne pas seulement servir à élire, mais bien plus, à se faire élire.

La femme est le plier du développement, cela veut encore dire qu’elle doit être aux affaires pour gérer, contrôler et jouir des richesses nationales au même titre que l’homme.

C’est dans ce cadre que la Coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), nantie de la mission de renforcer les capacités techniques et institutionnelles, de promouvoir la culture de la paix et de la démocratie par l’éducation et l’encadrement civiques et électoraux au Burundi, a décidé de commanditer un manuel de sensibilisation des femmes à élire et se faire élire, a-t-elle précisé.

Le manuel apporte un début de réponses à certaines interrogations comme celles de savoir pourquoi les femmes élisent beaucoup plus qu’elles ne se font élire au Burundi ?

Pourquoi ne profitent-elles pas de la supériorité numérique pour propulser l’une des leurs aux plus hautes fonctions étatiques ?

Pourquoi ailleurs dans le monde, à commencer par la sous-région, la participation de la femme va au-delà de la simple parité, comme au Rwanda voisin ?

La présidente de la COSOME a terminé par des remerciements l’endroit de l’organisation américaine d’appui à la démocratie, National Endowment for Democracy(NED) qui a appuyé l’activité et dont le partenariat avec la COSOME dure depuis un certain nombre d’années.

Renforcement des capacités des acteurs locaux en matière de décentralisation dans la province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 26 février 2014 (COSOME)- Des acteurs locaux constitués par le personnel communal des services déconcentrés des onze communes de la province de Gitega ont démarré lundi, la première session de formation de huit jours qui s’inscrit dans une série d’autres formations qui seront tenues à travers tout le pays dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs locaux de la décentralisation.

Organisé par le Centre National de Formation des Acteurs Locaux « CNFAL » du ministère du Développement Communal, cette série de formations vise l’amélioration des performances des acteurs locaux et par conséquent l’efficacité du service public local, a indiqué le conseiller économique du gouverneur de Gitega, Alexis Nininahazwe lors du discours d’ouverture des travaux.

Le résultat attendu étant que les acteurs locaux puissent améliorer leurs prestations habituelles et partant les performances communales, a-t-il ajouté.

Un bon nombre de communes de cette province qui avaient eu 80% et plus lors des évaluations de leurs performances de 2012 et 2013 pourront ainsi améliorer leurs performances de même que celles qui avaient eu de faibles résultats.

Trois modules seront développés lors cette formation à savoir : les enjeux de la décentralisation et du service public local, la tutelle de l’Etat sur la commune et le développement de la démocratie locale.

Les participants à la session apprécient l’organisation de cette formation qui constitue un cadre de perfectionnement et partant d’augmentation de leur rendement professionnel.

C. B.

Recrudescence des cas d’intolérance politique en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 26 février 2014 (COSOME)- Six drapeaux, dont cinq du Front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition) ont été volés et un autre de l’Union pour le progrès national (UPRONA, institutionnel), a été réduit en lambeaux par des gens non encore identifiés au chef lieu de la commune de Bugabira, province de Kirundo, dans la seule nuit de lundi à mardi, a appris sur place de source proche des concernés, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La présidente de la fédération provinciale du FRODEBU à Kirundo, Mme Jeanine Bigwabari et Dénis Haringanji, responsable communal du parti UPRONA à Bugabira, accusent des militants du parti au pouvoir d’être les auteurs de la disparition des couleurs de leurs formations politiques.
Le responsable du conseil national pour la défense de la démocratie/ Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir) à Bugabira, Cyprien Nyabenda, a cependant rejeté catégoriquement les accusations formulées contre son parti.

« Je ne vois pas de raisons qui pousseraient mes compagnons politiques à voler les drapeaux des autres partis politiques », a-t-il dit.
L’administrateur de la commune de Bugabira, Consolate Nduwimana, ne veut rien commenter sur cette situation d’intolérance politique.
Le vol des couleurs des partis politiques est devenu monnaie courante en commune de Bugabira ces derniers temps.

Il y a deux semaines, un drapeau du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, opposition) avait été volé sur la colline de Gaturanda, rappelle-t-on.

JCN

Un dirigeant de l’UPRONA incarcéré en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 25 février 2014 (COSOME)- André Ndikumana, membre du comité central du parti de l’unité pour le progrès national (UPRONA, opposition parlementaire), en province de Rutana, est incarcéré depuis vendredi de la semaine passée, au cachot du poste de police de Bukemba pour des mobiles « politiques », a- t- on appris de sources policières locales.

Ce professeur au lycée communal de Rubirizi, en commune de Bukemba, est accusé d’avoir commandité le vol du drapeau du conseil national de défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir) qui était implanté tout prêt du chef- lieu de la commune de Bukemba et ainsi que douze planches destinées à la construction de la permanence communale de ce parti présidentiel.

L’accusé nie catégoriquement les faits et affirme plutôt qu’il s’agit d’un montage pur et simple du CNDD/ FDD pour le discréditer.

Le lendemain, on a encore trouvé sur le lieu du vol une carte d’identité d’un certain Oscar Nduwimana, lui aussi membre du parti UPRONA.

Ce dernier a déclaré que ce jour- là, il se trouvait à Gitega dans les cérémonies funéraires de son père.

Il a ajouté que cela faisait dix jours qu’il a été victime d’un cambriolage à son domicile d’un sac de haricots jaunes de 70 kilogrammes ainsi que de sa carte d’identité.
Lui aussi, pour le moment, est emprisonné dans ces cachots policiers de Bukemba pour des raisons d’enquête.

Signalons que dans toute la province de Rutana, des cas de vol de drapeaux de partis politiques n’étaient signalés nulle part depuis longtemps et les différentes formations politiques actives dans cette circonscription cohabitaient, jusqu’à présent, pacifiquement.

R.G.

Chasse policière aux « sans papiers »

Bujumbura, le 27 février 2014 (COSOME)- Quelque 48 ressortissants étrangers en situation de séjour irrégulier au Burundi ont été raflé ces derniers jours dans les quartiers populaires du nord de Bujumbura et d’autres coins de l’intérieur du pays, a annoncé, jeudi, la police nationale du Burundi.

Selon le porte-parole adjoint de la police nationale du Burundi(PNB), Pierre Nkurikiye, 38 des irréguliers déjà arrêtés en ville de Bujumbura sont originaires du Rwanda voisin.

A l’intérieur du pays, le porte-parole de la police nationale a signalé seulement 4 cas d’irréguliers tanzaniens, un cas du Kenya et un autre de la Tanzanie.

Cette chasse aux clandestins intervient au lendemain de l’annonce par le ministère burundais de l’intérieur que le statut de réfugié Rwandais qui vivaient au Burundi entre 1959 et 1998 allait prendre fin à compter du 27 février 2014.

Dans les années 1950, le Burundi a servi de terre d’accueil et de réinsertion socioprofessionnelle pour des milliers de rwandais de l’ethnie minoritaire des tutsi.

Dans les années 1990, se sont quelques réfugiés de la majorité ethnique des hutu qui ont cherché asile au Burundi voisin par peur de la guerre civile dans le pays d’origine.

Toutefois, des réfugiés qui voudront avoir la nationalité burundaise en bonne et due forme, ou régulariser leur situation de séjour dans le pays pourront se maintenir au Burundi, d’après la même source qui a fait état, au passage, de concertations avec le gouvernement rwandais à ce sujet.

Des artisans, de petits commerçants, des conducteurs de voitures et motos à usage de taxis rwandophones sont réapparus ces derniers temps en grand nombre sur le marché du travail au Burundi, sans que l’on sache avec exactitude leur provenance réelle.

On sait seulement que la guerre civile des années 1990 avait provoqué un exode encore plus massif de rwandais vers République démocratique du Congo voisin.

La pression s’est fait forte ces derniers temps sur les derniers réfugiés rwandais encore établis en RDC, de la part des casques bleus des nations unies, ce qui expliquerait en partie leur dispersion dans les autres pays voisins comme le Burundi, de l’avis des analystes de la géopolitique sous-régionale des grands lacs.

Découverte d’un corps humain sans vie sur la rivière Waga de la province de Mwaro

Mwaro(Centre-ouest du Burundi), le 27 février 2014(COSOME)- Un corps humain sans vie a été découvert flottant sur la rivière WAGA qui sépare la commune de Nyabihanga, en province de Mwaro, de celle de Nyarusange, dans la province Gitega, le 22 février 2014, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le disparu, d’un âge de 25 ans, a été identifié par l’administration communale de Nyabihanga comme étant un certain Jean Claude, alias Buhoma, originaire de la commune de Nyarusange, colline de Masare, de la province Gitega.

Le disparu venait de répudier sa première épouse, selon toujours l’administrateur de la commune Nyabihanga, CIZA Isaac.

en compagnie des autorités policières de la commune Nyabihanga.
La même source indique que cet homme avait disparu une semaine durant et le corps commençait à se décomposer.

Les enquêtes ont déjà commencé afin de connaître les mobiles de cette disparition et prendre des mesures qui s’imposent.

JH

Arrestation d’un militaire en possession de 398 cartouches de fusils d’assaut K4 en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 26 février 2014(COSOME)- Un militaire de Gakumbu, une base anti-aérienne de Bujumbura (BAB), a été arrêté sur la route nationale numéro 5(RN5), aux environs de Buringa, en commune de Gihanga, en possession de 398 cartouches de fusil de type kalachnikov, apprend-on de sources policière et militaire.

Le prévenu du grade d’adjudant-major était en congé de 15 jours depuis le 24
février comme l’atteste les papiers en sa possession.

Selon le commissaire provincial de la police de Bubanza, Nzeyimana Rémégie, ce militaire, en tenue civile, se rendait à Bujumbura pour conserver ces munitions dans leurs chargeurs, a-t-il dit à la police.

Il venait de Mudubugu, un camp d’entrainement de militaires qui se préparent pour le départ en mission de maintien de la paix en Somalie.

Ce sont des policiers en fouilles de véhicules en provenance de Cibitoke vers Bujumbura qui ont découvert ces munitions.

Selon le commandant de la première région militaire, le colonel Kabisa
Domitien, ce militaire devra répondre de son acte devant le conseil de
guerre.

Avant d’être transféré au conseil de guerre, Ndayishimiye Léonard a été entendu par la police au poste de police de Gihanga, le matin du 26 février 2014.

A.Nk

Les leaders religieux s’engagent à lutter contre les violences sexuelles basées sur le genre en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 26 Février 2014(COSOME)- Les leaders religieux de la province de Bururi se sont engagés dernièrement à combattre les violences sexuelles et basées sur le genre(VSBG) à travers une campagne baptisée « Tamar » qui s’appuie sur les écrits saints, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les victimes des violences basées sur le genre vont bénéficier d’une prise en charge psychosociale de la part des leaders religieux dans cette province car la lutte contre les violences basées sur le genre vont constituer le paquet d’activités quotidien de ces leaders a indiqué André Bizoza, le secrétaire exécutif du réseau des confessions religieuses pour la lutte contre le VIH/SIDA et la promotion de la santé.

Les violences sexuelles ne seront plus considérées comme un tabou au niveau des confessions religieuses et les victimes seront accueillies dans des centres d’écoute et de counseilling au niveau des églises et des mosquées, a-t-il dit.

Par ailleurs, les victimes pourront être transférées vers des structures plus spécialisées de prise en charge en cas de nécessité.

Aussi, les leaders religieux sont alors appelés à collaborer avec d’autres services et organisations qui interviennent dans la lutte contre ces violences.

Les informations recueillies auprès du centre de développement familial (CDF) dans cette province du sud du pays indiquent que les violences basées sur le genre se sont multipliées ces derniers temps et changent de nature comme dans le cas du phénomène de trafic humain de jeunes filles pour des fins de prostitution dans la ville de Rumonge.

La formation des leaders religieux a été organisée par le réseau des confessions religieuses de lutte contre le sida et de promotion de la santé.

Le réseau regroupe les églises catholique, anglicane, l’église pentecôte et la communauté islamique du Burundi(COMIBU).

Le projet de prise en charge psychosociale des victimes des violences sexuelles basées sur le genre est en train d’être exécuté dans 4 provinces du Burundi à savoir : Bururi, Makamba, Rutana et Ruyigi.

F.NZ.