Attaque à la grenade contre un ménage de la province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 11 mars 2014 (COSOME)- Un ménage de la localité de Manege, en commune de Murwi, de la province de Cibitoke, a été attaqué à la grenade par des individus non encore clairement identifiés dans la nuit de lundi à mardi, mais sans faire de dégâts humains, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source policière.

Le ménage qui a été ciblé par l’attentat à la grenade est celui de Alexis Ntakirutimana, un ancien secrétaire exécutif du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir).

L’attaque intervient au moment où le chef de ménage est incarcéré à Cibitoke depuis le 14 février 2014 pour « viol » sur une jeune fille, d’après la même source.

Concernant la situation sécuritaire globale, l’administrateur de la commune de Murwi, Nestor Nizigiyimana, a affirmé qu’elle est bonne.

De même, que les membres de partis politiques cohabitent pacifiquement dans la commune de Murwi, selon M.Nizigiyimana.

On rappelle néanmoins qu’une autre explosion de grenade avait eu lieu dans la nuit du 9 au 10 février 2014, à Bumba, en commune Bukinanyana, faisant un mort dans un ménage qui avait été ciblé par des « assaillants » non identifiés.

Placide Nkengurutse,Cibitoke.

Fin d’une semaine fort agitée en ville de Bujumbura

Bujumbura, le 10 mars 2014(COSOME)- La ville de Bujumbura a été secouée par des incidents violents qui ont opposé, samedi dernier, des éléments de la police nationale anti-émeute à des jeunes militants du mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD, opposition) avec au bout du compte des dizaines de blessés de part et d’autres et de nombreuses arrestations.

Le théâtre des opérations a été surtout les abords et l’intérieur du siège national du MSD où deux policiers ont été séquestrés avec leurs armes et radios de communication, ce qui aurait contribué à envenimer encore plus l’atmosphère, de l’avis des observateurs et commentateurs politiques de cet évènement qui était, lundi encore sur la bouche de gens au service et dans la rue.

Des gaz lacrymogène et des rafales d’armes automatiques ont enveloppé et résonné des heures la permanence et les alentours immédiats où s’étaient massés de nombreux policiers et jeunes militants du MSD dans un face-à-face électrique qui a fini par exploser vers la fin de l’après-midi de samedi.

A la sortie de la permanence, on pouvait apercevoir des corps de gens ensanglantés, dont au moins un policier.

Le président du MSD a eu le temps, peu avant l’assaut policier contre la permanence du MSD, de formuler quelques revendications à caractère politique au téléphone avec le directeur de la Radio publique africaine (RPA, indépendante).

Parmi ces revendications figurent la libération des prisonniers politiques, la fin de l’ingérence dans le fonctionnement des partis politiques par l’exécutif ou encore la bonne gouvernance économique et plus de libertés politiques à l’approche des élections générales 2015.

Dans la même journée mouvementée de samedi, la police a encore dispersée à coup de gaz lacrymogène une marche-manifestation à caractère politique des femmes affiliées à l’unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique actuellement en proie à de sérieuses divisions internes).
Lundi, de nombreuses voies dans les milieux de l’opposition se sont élevées pour condamner l’usage « disproportionné de la force par la police et pour demander le dialogue sur toutes les questions de l’heure au Burundi.

Visite aux prisonnières à l’occasion de la journée internationale en province de Ruyigi

Ruyigi (Est du Burundi), le 10 mars 2014 (COSOME)- La célébration de la journée internationale de la femme a été marquée par quelques évènements comme la visite des participantes aux 24 femmes et enfants de la prison centrale de Ruyigi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Appuyé par la SOPRAD-CARITAS Ruyigi, la déléguée du forum des femmes en commune Ruyigi a distribué des savons et de la farine de manioc à ces détenus.

L’autre moment fort a été la distribution des prix qui sanctionnaient un jeu de concours, comme des pagnes, des bassins, des bidons, du savon, des couvertures, des cartables ou encore un poste de radio aux gagnants.

Les femmes n’ont cependant pas étaient nombreuses à participer à la fête qui leur a pourtant été est dédiée.

Au niveau de la représentation, on note que deux femmes sont des administrateurs communaux à l’échelle de la province de Ruyigi.

Les discours ont été présentés respectivement par le conseiller de l’administrateur de la commune Ruyigi, la coordinatrice du centre de développement familial et communautaire (CDFC) et le conseiller socio-économique du gouverneur.

Dans leurs allocutions, ils sont revenus sur le thème du jour, à savoir : « La non discrimination de la femme et de la fille est la source du développement intégral ».

Ils ont interpelé les femmes à s’adonner aux travaux de développement familial et communautaire sans se laisser discriminer et de travailler en association pour accéder plus facilement aux microcrédits.

N.I

La population appelée à réactiver les rondes nocturnes de sécurité en province de Rutana

Rutana (Sud- est du Burundi), le 7 mars 2014 (COSOME)- Les populations des communes de Giharo et Mpinga- Kayove sont appelée à réactiver les rondes nocturnes et à renforcer la collaboration sécuritaire avec l’administration, les forces de l’ordre et la justice afin contrecarrer certaines bandes de malfaiteurs qui se font signaler dans certaines localités de ces deux communes, a- t- on appris d’une réunion de sécurité tenue par le gouverneur de province, Juvénal Ndayiragije.

Cette réunion de sécurité a vu la participation du commissaire provincial de police de Rutana, le procureur de la République, le président du tribunal de grande instance, le commandant en second de la brigade militaire de Mpinga- Kayove, les administrateurs des communes de Giharo et de Mpinga- Kayove ainsi que les populations des collines frontalières des deux communes.

Ainsi, le gouverneur de province a exhorté cette population d’avoir toujours le réflexe d’alerter rapidement les forces de l’ordre en donnant l’information dans la fraîcheur des événements, surtout que les comités mixtes de sécurité sont déjà fonctionnels sur toutes les collines et tous les membres sont dotés de téléphones qui s’appellent gratuitement.

Cette réunion a été tenue après qu’une bande de cinq brigands, dont trois en tenues militaires, aient cambriolé dans la nuit de samedi à dimanche passée, le 2 mars 2014, certains manages des quatre collines de la zone de Giharo, à savoir Muhogo, Shasha, Rubanga et Mwebeya, où ils ont volé des plaques solaires et de l’argent dont la somme n’est pas encore connue.

Ils ont même lancé une grenade d’intimidation sur la colline de Mwebeya afin d’empêcher les secours éventuels de la population, puis violé deux jeunes filles avant de regagner les collines de la commune de Mpinga- Kayove.

Cependant, sur une dénonciation de la population qui l’a reconnu, un des présumés malfaiteurs a été arrêté par la police de Giharo ce jeudi, le 6 mars 2014.

Pour le moment, il est interné au cachot policier de Rutana pour des raisons d’enquête.

R.G.

Multiplication de cas d’intolérance politique en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 10 Mars 2014(COSOME)- Une maison d’un militant du mouvement pour la solidarité et le développement (MSD) a été incendiée ce samedi dans l’après-midi sur la colline de Busebwa, en commune de Rumonge, par des individus on encore clairement identifiés, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

La maison appartenait à un certain Nitereka Salvator alias Birongozi, un membre actif du MSD, a indiqué Sadock Niyokindi, le chef de section de la ligue Ide défense des droits de l’homme(Iteka) en commune de Rumonge.

Le propriétaire de la maison fut un moment un membre du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir) et venait à peine d’adhérer au MSD, a témoigné son épouse.

Nitereka Salvator recevait de temps en temps des appels téléphoniques anonymes qui le menaçaient de quitter le MSD et de rejoindre le parti au pouvoir, s’il ne voulait pas avoir des ennuis.

Dans cette incendie, la famille de Nitereka Salvator pointe du doigt accusateur ceux qui le menaçaient à travers des appels anonymes.

Concernant encore les dégâts matériels, certains objets ménagers ont été détruits dans l’incendie.

Rappelons qu’il y a un peu plus d’une semaine, la permanence du MSD dans cette même zone de Gatete avait été incendiée par des personnes non encore identifiées, tandis qu’un drapeau aux couleurs du CNDD-FDD avait été volé sur cette colline de Busebwa, il y a un mois.

Les défenseurs des droits de l’homme note un regain d’intolérance politique dans cette commune de Rumonge et interpellent les responsables des partis politiques à promouvoir les valeurs démocratiques au sein de leurs formations politiques respectives.

Les mêmes défenseurs demandent aux responsables administratifs et à la police de mener des enquêtes afin que les auteurs de ces incendies soient punis conformément à la loi.

La police indique avoir ouvert une enquête sur l’origine de cette incendie pour pouvoir établir les responsabilités.

La famille de ce Nitereka Salvator n’a plus de logement et a été accueillie par des voisins en attendant le secours des autorités administratives pour reconstruire sa maison.
F.NZ.

Arrestation de six adeptes d’une secte en province de Cankuzo

Cankuzo,( Est du Burundi), le 10 mars 2014 (COSOME)- Six adeptes de l’ association Fontaine d’ Amour (« Iriba r’ Urukundo »), une dissidence de l’ Eglise Catholique ont été arrêtés par la police le 28 février 2014 et samedi 8 mars 2014 pour avoir participé à des séances de prières nocturnes dans des maisons d’ habitation, apprend-on de source policière locale.

Cette organisation non reconnue par la loi est aussi accusée par l’administrateur de la commune de Cendajuru, Stany Ndomvyi, de retirer des malades de leurs familles en leur faisant croire à des guérisons miraculeuses.

Le dernier cas en date, a fait remarquer l’administrateur Ndomvyi, a été enregistré sur la colline de Misugi, dans la même commune de Cendajuru, où une femme a abandonné son foyer.

Un autre cas est celui d’une élève de la 8ème année au collège communal de Cendajuru qui avait déjà abandonné l’école à cause de ces enseignements qui sont propagés par cette association.

Les agissements de cette association sont aussi décriés par les responsables de l’Eglise Catholique.

L’Administrateur Ndomvyi se plaint en outre que cette association dont l’agrément a été annulé par le ministère le 13 août 2012 alors qu’elle avait été agrée le 18 juillet de la même année constituait une menace réelle sur la santé de la population et sur le développement socioéconomique.

Ezechiel Nteziriba, représentant provincial de la Ligue Burundaise des Droits de l’Homme Iteka en province de Cankuzo, condamne lui aussi les agissements des cette association.

L’on se rappellera que trois adeptes d’Eusebie Ngendakumana qui se réclame elle aussi d’une aile dissidente de l’Eglise catholique ont été également arrêtés dans cette même province de Cankuzo au mois de décembre 2013, accusés de « rébellion ».
ond

Les femmes de la province de Cankuzo appelées à une plus grande participation politique

Cankuzo, (Est du Burundi), le 10 mars 2014 (COSOME)- La responsable du Forum provincial des femmes en province de Cankuzo, Mme Marcelline Nijimbere, a exhorté ce samedi 8 mars 2014, les femmes de la province de Cankuzo à participer plus massivement aux prochaines élections de 2015 pour accéder aux organes de prise de décision.

C’était à l’ occasion de la commémoration de la journée internationale de la femme qui a été célébrée dans toutes les communes de Cankuzo.

Mme Régine Bukoko, représentante du Réseau Femme et Paix dans cette province de Cankuzo et 2ème secrétaire de l’ Union pour le progrès national(UPRONA) dans la même province fait savoir que cet appel a été lancé au moment où les femmes de la province de Cankuzo ont une représentation de moins de 10% dans les organes de prise de décision.

La représentante du Réseau Femme et Paix à Cankuzo fait savoir que cette journée internationale de la femme a été une occasion pour les femmes leaders des organisations de la société civile et des formations politiques pour informer et sensibiliser les femmes de Cankuzo sur la nécessité d’ adhérer aux formations politiques et se préparer pour se faire élire et élire au cours des prochaines élections de 2015.

Cette province de Cankuzo totalise deux administrateurs communaux sur cinq, soit une représentation de 40% tandis que les effectifs des conseillères communales varient de deux à cinq, sur les 15 membres que comptent les conseils communaux, soit une représentation de moins de 20% des femmes.

Les leaders des femmes de Cankuzo ont donc l’ambition de conjuguer leurs efforts pour décrocher une représentation d’au moins 50% dans les organes de prise de décision au cours des élections de 2015, a conclu Mme Bukoko.

Pour rappel, l’intégration de la femme burundaise dans les sphères de prise de décision se base sur plusieurs textes de référence qui reconnaissent le droit de toute personne, sans aucune discrimination, à la participation à la vie publique de son pays.

Il s’agit des textes et dispositifs internationaux dont les plus pertinents sont entre autre la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Résolution 1325, le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits des Femmes et la Déclaration Solennelle sur l’égalité des sexes en Afrique.

Au niveau national, la référence est faite entre autre à la Constitution en ses articles 13,19 et 22 et au code électoral.

Tous ces textes déclarent traiter la femme et l’homme sur le même pied d’égalité.

Par ailleurs, à travers la Constitution, le législateur protège la femme en instituant un quota minimum de 30% de femmes dans les postes de responsabilité et s’engage à promouvoir l’équilibre entre les genres.

ond

Libération conditionnelle de 15 détenus de la prison centrale de Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 10 mars 2014(COSOME)- Une quinzaine de détenus de la prison centrale de Muyinga ont bénéficié, dernièrement, d’une libération conditionnelle pour « bonne conduite », a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les bénéficiaires des élargissements sont des femmes et des hommes qui avaient déjà purgé le quart de leurs peines et ont fait preuve de bonne conduite, selon la même source.

La majorité d’entre eux sont originaires des provinces de Muyinga, Kirundo et Karusi et beaucoup d’entre eux étaient accusés de délits mineurs comme le vol et l’escroquerie.

Le directeur de la prison centrale de Muyinga, Grégoire Nimpagaritse, accompagné par les autorités judiciaires et provinciales, a mis en garde les libérés qui se conduiraient mal ou récidiveraient dans la nouvelle vie.

Il a parlé de pas mal de cas de leurs prédécesseurs qui ont été réincarcérés quelques jours après leurs libérations suite aux nouvelles infractions commises dans l’entourage.

Les libérés, quant à eux, ont demandé un accompagnement matériel comme les vivres pour mieux se réintégrer en famille.

Ils ont reçu l’ordre de se présenter devant l’officier de la police judiciaire dans leur commune d’origine chaque semaine pour vérifier qu’ils se conduisent bien dans leurs localités respectives.

L’établissement pénitentiaire de Muyinga, qui a la capacité d’accueil de 350 prisonniers, en abrite aujourd’hui plus de 400

E.ND

Célébration de la journée mondiale de la femme à Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 10 mars 2014(COSOME)- La commune de Gasorwe, en province de Muyinga, a abrité les festivités nationales de la journée internationale de la femme sous le thème général de «la non discrimination des femmes et des filles qui est le seul chemin vers le développement intégral », a appris sur place, des organisateurs, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les femmes rencontrées en Commune Gasorwe se sont dit satisfaites du nouveau code pénal qui renforce la répression des violences sexuelles, des violences domestiques et du harcèlement sexuel ainsi que le code interdisant la polygamie et le concubinage.
L’autre motif de satisfaction est que la constitution prévoit un minimum de 30% des femmes au sein du Gouvernement et les autres institutions du pays.

Des lacunes ne manquent pas non plus comme le fait que la femme n’a pas encore le droit d’hériter d’une terre de ses parents.

Cette situation est renforcée par le vide juridique dans le domaine de succession, des régimes matrimoniaux et des libéralités alors que depuis 2004, un projet de loi y relatif existe.

Les cérémonies de ce samedi ont été rehaussées par la présence du représentant du secrétaire général des Nations Unies au Burundi, certains des Ambassadeurs accrédités au Burundi, ainsi que les femmes membres du Gouvernement burundais.

E.ND

Vote d’une nouvelle loi en faveur des personnes handicapées au Burundi

Bujumbura, le 8 mars 2014 (COSOME) – Les députés de l’assemblée nationale ont voté, jeudi, à l’unanimité en faveur d’un projet de loi gouvernemental portant ratification par la République du Burundi de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et son protocole facultatif, apprend-on de source parlementaire à Bujumbura.

Le Burundi était signataire de la convention depuis 2007 mais ne l’avait pas encore ratifiée à ce jour.

Le sénat doit à son tour analyser et adopter le projet avant sa promulgation par le chef de l’Etat pour avoir une force de loi applicable dans toutes ses dispositions, conformément aux pratiques législatives du pays.

Une fois promulguée, la nouvelle loi va servir de base pour mieux promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance des droits des personnes handicapées, selon la ministre burundaise de la solidarité nationale, des droits de la personne humaine et du genre, Mme Clotilde Niragira, qui est allée défendre le projet devant la chambre basse du parlement national.

Les pouvoirs publics doivent encore arrêter des mesures concrètes d’accompagnement, à commencer par une enquête sur le les effectifs réels des personnes handicapées, pour le moment mal connus au Burundi, s’ils veulent réellement aider en connaissance de cause cette catégorie sociale défavorisée, estime-on du côté de la principale association des personnes handicapées du Burundi(APHB), non sans néanmoins une certaine satisfaction pour ce premier pas qui vient d’être franchi au niveau des textes de lois.

L’autre préoccupation majeure des handicapées du Burundi est qu’ils ont de la peine à accéder aux services administratifs dans l’état actuel de la plus part d’infrastructures publiques en hauteur, sans aménagements particuliers pour les personnes physiquement diminuées.

Les mêmes difficultés d’accessibilité s’observent au niveau des transports en commun où, au Burundi, même les bien portants ont de la peine à trouver où s’asseoir confortablement dans le bus public ou privé, de l’avis général des usagers.

Sur le plan socio-économique, le handicap au Burundi appauvrit, donne lieu à de l’exclusion, de la discrimination, de la stigmatisation, au point où certaines familles en arrivent à enfermer à vie des personnes handicapées, déplore-ton dans les milieux des sociologues à Bujumbura.

Sur le plan politique, les handicapés du Burundi se plaignent encore du fait qu’elles constituent la dernière minorité qui n’ait pas le droit d’être coptée, contrairement aux femmes ou aux « Batwa » (pygmées) du pays auxquels la constitution reconnaît une représentation automatique d’au moins 30% dans les postes électifs.