La COSOME sensibilise les acteurs politiques et institutionnels sur le respect des valeurs et principes démocratiques

Gitega(Centre du Burundi), le 30 mars 2014(COSOME)- La Coalition de la Société Civile pour le Monitoring électoral (COSOME), Silvère NTAKARUTIMANA, a organisé, vendredi un atelier de sensibilisation des acteurs politiques et institutionnels des provinces de GITEGA, MWARO et MURAMVYA sur la tolérance politique, la liberté de réunion et d’association, le respect des principes et valeurs démocratiques, a appris sur place, le reporter de la COSOME.

Dans son mot d’ouverture de l’atelier régional, le directeur exécutif de la COSOME, Sylvère Ntakarutimana, a indiqué que l’objectif était de rappeler aux différents acteurs, le rôle indéniable qu’ils ont à jouer dans la promotion des valeurs démocratiques en cette période pré- électorale.

L’organisation des cadres de dialogue du genre est un des mécanismes de préparer un climat serein aux prochaines élections de 2015.

C’est dans ce cadre que la Coalition de la Société Civile pour le Monitoring Electoral est en train d’organiser de pareils échanges dans les différentes régions du pays, a indiqué le directeur exécutif de la COSOME.

Il a ensuite appelé tout un chacun au respect des valeurs et principes démocratiques pour édifier un pays paisible et démocratique.

Le directeur exécutif de la COSOME a ensuite rappelé les principes démocratiques que tout démocrate doit respecter à savoir : l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, la souveraineté du peuple, le respect des droits fondamentaux selon la dimension individuelle et collective.

L’une des voies de rendre compte du respect de ces principes est de veiller au respect des valeurs démocratiques, notamment la liberté pour tout citoyen, l’égalité de tous en mérite et en droits, la tolérance mutuelle, le respect de la dignité humaine, la non violence, la gouvernance en réseau, la justice, etc.

Le COSOME est une coalition de plusieurs autres organisations de la société civile qui s’est donné la mission de promouvoir la culture de la paix et de la démocratie par l’éducation et l’encadrement civiques et électoraux au Burundi et dans la sous-région, a rappelé NTAKARUTIMANA.

Quant au bilan des réalisations de la COSOME, il a entre autres cité : la participation dans l’observation des élections de 2005 et de 2010 au Burundi.

La COSOME a également joué le rôle d’observation sur le plan international.

A son tour, le conseiller socioculturel du gouverneur de GITEGA, Vincent NDAYISABA, a dans son discours, souligné la pertinence de cette rencontre qui se tient en ce moment où on chemine vers les élections de 2015 qui, par conséquent nécessitent la création des conditions propices.

Il a ainsi adressé ses remerciements à la COSOME qui a initié ce cadre d’échange qui permet de réfléchir sur les voies et moyens de consolider les valeurs démocratiques.

Il a ensuite invité les participants à ne pas se limiter à critiquer l’action gouvernementale mais également l’aider à trouver des solutions nécessaires aux problèmes qui se posent dans le pays pour édifier une nation paisible, démocratique et prospère.

Les participants ont ensuite suivi un thème qui portait sur la tolérance politique, la liberté de réunion et d’association, le respect des principes et valeurs démocratiques présenté par le député Melchior NANKWAHOMBA.

Le conférencier a souligné la part indéniable de tous les acteurs politiques dans la consolidation de la démocratie et de la tolérance politique au Burundi.

Cette consolidation puise sa force dans le respect des instruments juridiques nationaux et internationaux.

Les différents acteurs doivent ainsi veiller au respect des textes de lois. Il a ensuite souligné que la culture de tolérance est une vertu traditionnelle des burundais même s’il a été entaché lors des crises sociopolitiques qui ont marquées le pays.

C’est grâce à la tolérance que les burundais avaient opté à rompre avec les disions pour prendre la voie des négociations qui ont abouties à un accord de paix d’Arusha de 2002.

Avec cet Accord de paix, les Burundais avaient opté à emprunter le processus démocratique comme voie légale d’accéder au pouvoir.
Tout un chacun a été ainsi appelé à apporter son édifice pour le respect des principes et valeurs démocratiques.

Dans les échanges qui ont suivi, les représentants des acteurs administratifs et politiques ont soulevé une série des cas d’intolérance politique constatés sur terrain et partant qui méritent des solutions adéquates.

Certaines interventions ont failli prendre une tournure d’accusation des représentants des partis politiques de l’opposition à l’égard de certains acteurs administratifs.

Certains représentants des partis politiques de l’opposition ont reproché à quelques acteurs administratifs d’adopter des attitudes d’intolérance politiques à leur égard.

Ces comportements sont caractérisés notamment par des refus abusifs de tenue de réunions politiques qui sont par contre en contradiction avec la loi sur la liberté de réunion et d’association.

De leur côté, certains acteurs administratifs ont accusé les responsables politiques de passer outre des procédures légales d’organisation de réunions.

D’autres ont évoqué des problèmes de distinguer les partis qui auraient droit ou pas de tenir des réunions face au phénomène de création des ailes qui minent nombre de partis politiques.

Pour faire face à ces défis, la meilleure voie est de s’approprier les différents textes de lois, de veiller à leur respect et d’en faire une large vulgarisation, ont souligné respectivement le directeur exécutif et le conférencier.

D’autres intervenants ont déploré le phénomène des divisions internes qui minent nombre de partis politiques et par conséquent fragilisent leurs forces et leur projet de pouvoir faire élire des dirigeants crédibles.

Les participants ont ainsi recommandé à la COSOME de multiplier ces cadres de dialogue pour créer un climat serein et propice aux prochaines élections.

Le directeur exécutif de la COSOME a répondu qu’il prend note de ces souhaits, ajoutant qu’on se heurte toutefois au manque de moyens suffisants.

Il a toutefois promis de ne ménager aucun effort dans cet objectif de contribuer à la création des conditions favorables aux élections de 2015.

C. B.

Le gouvernement rassure sur le « bon » déroulement des prochaines élections de 2015 au Burundi

Bujumbura, le 28 mars 2014 (COSOME)- Le récent rejet par les députés de l’assemblée nationale du projet de loi portant révision de la constitution nationale n’aura pas d’impact « négatif » sur les préparatifs électoraux de 2015, a rassuré, vendredi, le porte-parole et secrétaire général du gouvernement burundais, Philippe Nzobonariba.

La veille, le ministre de l’intérieur, Edouard Nduwimana, continuait à parler d’autres voies de faire passer le projet gouvernemental, notamment par voie référendaire ou alors le recours à la cour constitutionnelle pour trancher dans le vif au niveau de l’article 302 qui ne précise pas clairement le nombre de mandats présidentiels autorisés.

Dans sa mise au point, le porte-parole du gouvernement, a dit que la constitution de 2015 et le code électoral de 2009 restaient d’application et «nous tranquillisons donc les burundais et la communauté internationale que les élections seront préparées de façon qu’elles soient libres, transparentes, apaisées et démocratiques ».

Le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir) est également sorti de sa réserve, jeudi, pour remercier les députés qui ont pris part au vote et pour fustiger, par contre, ceux qui se sont absentés et empêché la réalisation du quorum nécessaire à l’analyse et l’adoption du projet de loi portant révision de la constitution.

Les députés de l’opposition parlementaire ont été les plus nombreux à s’absenter lors du récent vote qui était, à leurs yeux, destiné à ouvrir la voie à un troisième mandat « illégal » à l’actuel chef de l’Etat sortant, Pierre Nkurunziza.

Le président de l’assemblée nationale, Pie Ntavyohanyuma, avait clôturé le vote parlementaire manqué de la semaine dernière par une annonce du retour du projet portant révision de la constitution dans une année, conformément à ce que prévoit la loi.

Parmi les principales innovations du projet de loi constitutionnelle figurent, entre autres, le regroupement des scrutins présidentiels et législatifs ou encore l’introduction du bulletin unique dans les opérations de vote.

Les précédentes élections marathon de 2010 avaient débuté, en mai, par des municipales, suivies de la présidentielle, ensuite des législatives, puis des sénatoriales avant de clôturer le long cycle électoral en octobre de la même par les élections de chefs de collines(les plus petites entités administratives à la base de parfois dix ménages), de zones et de quartiers.

Regain d’intolérance politique en province Kirundo

Kirundo(Nord du Burundi), le 31 mars 2014 (COSOME)- Plus de huit membres du Front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition) ont été passés à tabac, dont deux grièvement blessés, dimanche dernier, sur la sous-colline de Nyabikeke, colline de Rugero II, en commune et province de Kirundo par de jeunes présumés militants du conseil national pour la défense de la démocratie/ forces de défense de la démocratie(CNDD/FDD, au pouvoir), a appris des plaignants, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Ces militants du FRODEBU ont été agressés quand ils tentaient de secourir Elias Rwasa, un des leurs qui se faisait violenter par des « Imbonerakure » (jeunes affiliés au cndd/fdd).

La victime était accusée d’avoir arraché un bananier pour orner le passage du gouverneur de province qui participait, au moment des faits, à une réunion du CNDD-FDD dans la même localité.

«Cela a été un prétexte pour me faire du mal. Je suis victime de mon appartenance politique », a-t-il soutenu.

Mme Kabirori de la colline de Gikuyo, commune de Kirundo, a été agressée également samedi dernier en cours de route par des inconnus quand elle se rendait dans une réunion du FRODEBU qu’animait le président national du FRODEBU, Léonce Ngendakumana, au chef-lieu de la province.

M. Ngendakumana, en périple dans les communes de Vumbi, Kirundo et Bugabira pour réconforter ses membres, s’est dit préoccupé par ce regain d’intolérance politique qui vise plus particulièrement les militants des partis regroupés au sein de l’alliance démocratique pour le changement (ADC-Ikibiri, opposition).

En dépit des déclarations des responsables administratifs et des forces de sécurité appelant les jeunes affiliés aux partis politiques à plus de retenue, le chemin à parcourir est encore long, remarque-ton.

La semaine dernière encore, deux militants du FRODEBU, en commune de Bugabira, avaient été agressés par des « Imbonerakure ».

Deux drapeaux de ce même parti avaient été incendiés en commune de Ntega, la semaine dernière, rappelle-t-on.

JCN

Moins de 650 réinscriptions à l’université du Burundi en grève

Bujumbura, le 28 mars 2014 (COSOME)- Quelque 648 des 14.000 étudiants des différentes universités publiques du Burundi ont pris de nouvelles inscriptions aux cours au bout d’une dizaine de jours de renvoi des campus pour cause de grève « illimitée » consécutive à une mesure portant durcissement des conditions d’accès à la bourse d’études et de stage, apprend-on de source officielle à Bujumbura.

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Joseph Butoyi, a pris la mesure de l’échec et annoncé, jeudi, un délai supplémentaire de quatre jours pour de nouvelles inscriptions assorties toujours de la signature d’un acte d’engagement individuel à renoncer aux grèves « intempestives » du secteur.

On ignore pour le moment quelle sera la réponse exacte des étudiants qui continuaient, la veille encore, à afficher, en débandade, une attitude de jusqu’au-boutistes.

La nouvelle politique d’accès à une bourse gouvernementale fâche surtout les redoublants qui la perdent automatiquement et les étudiants finalistes qui prolongent leur séjour à l’étranger au-delà des délais réglementaires des études et des stages.

Le gouvernement reconnaît, toutefois, une autre raison de manque de moyens financiers suffisants pour faire face à la demande sans cesse croissante de nouveaux candidats aux études supérieures.

L’Etat consacre aujourd’hui un budget de plus de 14 milliards de francs burundais(près de 9 millions de dollars us) aux bourses d’études et de stage aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, contre 5 milliards, en 2005, selon les chiffres officiels du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Participation du premier Vice-président de la République au conseil communal de Mwaro

Mwaro (Centre-Ouest du Burundi), le 28 mars 2014 (COSOME)- Le premier vice- Président de la république du Burundi, en charge des questions politiques, sécuritaires et administratives, Prosper Bazombanza, pris part dernièrement aux travaux ordinaires du conseil communal de Mwaro, sa province natale, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Au cours de la même descente dans sa province natale, le premier vice-président a encore pris part aux travaux de développement communautaire à l’école primaire de Kizi.

Les participants ont procédé à des travaux de pavage de l’une des trois salles de classe qui vont bientôt ouvrir les portes.
Dans son mot d’accueil, le gouverneur de cette province M. Jean Polydor Ndayirorere a signalé que cette école a encore besoin d’un bloc administratif ainsi que de trois salles de classe pour l’école fondamentale.

De surcroît, a-t-il ajouté, 134 collines dans cette commune de Rusaka n’ont pas d’école primaire, raison pour laquelle cette autorité provinciale a exhorté la population de cette province à s’y mettre afin d’atteindre aux objectifs du millénaire pour le développement(OMD).

Dans son discours, M.Bazombanza a fait savoir qu’il est venu pour s’enquérir de l’état d’avancement dans la construction d’écoles pour promouvoir l’éducation pour tous.

C’est dans ce cadre que le visiteur de marque à remis à la population un don du président de la république 60 sacs de ciment et promis que d’autres matériaux de construction allaient suivre comme les tôles et le fer à béton.

J.H.

Lynchage à mort par la population d’un voleur présumé en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 28 mars 2014 (COSOME)- Un voleur présumé a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi sur la sous colline Ngomo, colline Budahunga, en commune Bwambarangwe par une foule de gens venue secourir la victime du vol, a appris de l’administrateur communal, Jean Marie Muhigwa, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

M.Muhizi, 30 ans, la victime, a été surpris en train de dévaliser une boutique sise sur la sous-colline de Ngomo, colline Budahunga, en zone de Mukenke, précise-t-on de même source.

Son complice a pu se sauver et des enquêtes sont en cours pour pouvoir l’arrêter, ajoute-t-on.

Les deux présumés bandits étaient armés de morceaux de fers à béton pour forcer les fermetures et d’un poignard, précise toujours la même source.
Feu Muhizi avait un antécédent judiciaire très chargé, indique l’administrateur communal.

« La police le reconnaissait comme « un voleur de renom » dans cette localité, a-t-il déclaré.

Il s’était également séparé de son épouse à cause de son comportement peu recommandable, a-t-on encore clarifié.

L’administration communale déplore la mort de ce citoyen et condamne la mauvaise habitude de la population de se faire justice.

«J’ai demandé à la police de mener des enquêtes afin de déterminer s’il s’agit d’un cas de légitime défense ou d’une justice populaire », a-t-il déclaré.
La criminalité fait parler d’elle ces derniers temps en province de Kirundo où ce cas porte à six, le nombre de personnes tuées depuis le début du mois de mars, rappelle-t-on.

JCN

Plus de 50 cas de grossesses non désirées recensés dans les écoles au premier trimestre en province de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 27 mars 2014 (COSOME)- Au moins 59 jeunes filles, dont 55 fréquentant l’enseignement secondaire, et 14 autres de l’école primaire avaient abandonné l’école à la fin du premier trimestre de l’année scolaire en cours à la suite des grossesses non désirées, a appris au près de la direction provinciale de l’enseignement (DPE), Rémy Bigerumusase, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Selon M.Bigerumusase, ces chiffres font peur même si la situation n’est pas aussi dramatique que celle de l’année dernière où les filles tombées enceinte se chiffraient à plus de 120 cas au niveau de l’enseignement secondaire.

Les auteurs de ces grossesses précoces sont souvent des policiers, des militaires, des conducteurs de moto pour le transport rémunéré et les enseignants.

Pour décourager ces forfaits, quatre enseignants ayant abusé les enfants sous leur garde ont été tous licenciés, a-t-il déclaré.

Selon la même source, la lutte contre les grossesses en milieu scolaire bute sur l’ignorance des parents qui ne veulent pas poursuivre en justice les coupables présumés.

Dans plusieurs cas, les parents ont préféré un arrangement à l’amiable, intimant ainsi l’ordre à leurs enfants de garder le silence, a-t-il regretté.

« La tâche sera peut- être facile une fois la loi en préparation pour sanctionner ce genre d’infraction aura vu le jour », a-t-il espéré, avant de lancer un appel aux administratifs et aux parents à conjuguer leurs efforts pour lutter plus efficacement contre les grossesses non désirées chez les jeunes élèves.

L’année dernière, 239 filles avaient abandonné l’école à cause des grosses non désirées en province de Kirundo, rappelle-t-on.

JCN

Recrudescence des cas de vols à main armée en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 27 mars 2014 (COSOME)- Quatre personnes présumées d’avoir tendu une embuscade à un commerçant de Bubanza ont été arrêtées par la police, a appris sur place, de source sécuritaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le commerçant, Nsengiyumva Zaché, rentrait chez-lui accompagné par sa femme vers 19 heures quand le couple est tombé dans une embuscade d’un groupe armé de fusil de type kalachnikov à quelque 100 mètres du lycée de Bubanza.

Le groupe a tiré des coups de feu sans toutefois les atteindre et l’on déplore cependant le vol d’un sac qui contenait des téléphones portables, cartes mémoires et accessoires et de l’argent, pour un montant estimé à plus de 3 millions de francs burundais.

Selon le chef de poste de police de Bubanza, Maniraho Jérôme, deux des assaillants sont déjà entre les mains de la police, tandis que le 3ème serait en fuite vers la province voisine de Cibitoke.

Trois élèves de l’école technique de Bubanza(ETB) qui avaient été
arrêtés dans la foulée pendant la nuit du 25 mars pour enquête ont été relâchés le lendemain.

La population du quartier Shali régulièrement victime de vol demande la présence plus accrue et vigilante de policiers.

Ce quartier qui se trouve à l’entrée de la ville de Bubanza, côté Ouest, n’est pas éclairé malgdemande pressante des résidents à la municipalité.

A.Nk

Le président sortant peut se représenter en 2015, selon le ministre de l’intérieur

L’opposition dénie surtout le droit à un « membre du gouvernement » d’être le mieux indiqué pour effectuer une telle annonce de candidature, en lieu et place du parti présidentiel, ou alors du porte-parole du chef de l’Etat sortant.

L’opinion s’attendait plutôt à une accalmie au sein de la classe politique nationale depuis le 21 mars dernier, date à laquelle l’assemblée nationale du Burundi a renvoyé pour une année au moins, le projet de révision de la constitution encore en vigueur dans le pays, le temps d’y voir plus clair surtout en ce qui est de l’article 302 litigieux pour son flou juridique au sujet du nombre de mandats présidentiels autorisés.

Le ministre Nduwimana avait encore nargué l’opposition en estimant que la question qui restait posée était celle de savoir avec qui le président sortant allait entrer en compétition électorale, le moment venu.

La même personnalité de premier plan du moment au Burundi avait évoqué irrité l’opposition, en évoquant sérieusement l’éventualité d’un référendum populaire, au lendemain de l’échec parlementaire sur la révision des dispositions constitutionnelles relatives troisième mandat.

«C’est, soit le vote parlementaire, soit le référendum, et pas l’un après l’autre», en matière de révision constitutionnelle, selon le constitutionaliste burundais de renom, Pascal Rwankara.

Le ministre de l’intérieur a encore baladé l’opposition, en l’invitant de s’en remettre à l’ultime arbitrage de la cour constitutionnelle pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus que l’actuel président de la république a droit à un nouveau mandat à la tête de l’Etat.

Pour le moment, le seul texte qui est catégorique sur le nombre de mandats présidentiels est celui de l’accord d’août 2000, à Arusha, en Tanzanie, sur la paix et la réconciliation au Burundi au sortir de plusieurs années de guerre civile.

L’accord fixe à seulement deux, le nombre de mandats présidentiels raisonnables pour éviter l’usure dommageable du pouvoir.

La constitution de 2005 tire l’essentiel de sa substance de l’accord d’Arusha et prévoyait, quant à elle, l’élection du premier président post-conflit de l’époque, Pierre Nkurunziza, au suffrage universel indirect par le parlement.

Le président Nkurunziza a été élu, pour la première fois au suffrage universel direct en 2010, ce qui fait dire à son camp que ce mandat ne doit pas entrer en ligne de compte er qu’il faut le laisser se représenter en 2015 pour un « second mandat » populaire et non un troisième mandat comme le veut l’opposition.

Les femmes s’engagent dans la compétition pour les élections de 2015

Gitega (Centre du Burundi), le 27 mars 2014(COSOME)- Les femmes leaders s’engagent à être plus compétitives au sein des partis politiques pour rehausser le taux de leur participation dans les postes électifs et non électifs en 2015, a appris le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral d’une journée d’échange dans cette province du centre du pays.

La journée avait été organisée par l’Observatoire de l’Action Gouvernementale (OAG) à l’intention des représentants des membres du conseil communal de la commune de GITEGA, des responsables de l’administration publique, des représentants des partis politiques et des organisations de la société civile aussi bien des hommes et des femmes pour réfléchir sur les voies et moyens que doivent mettre en œuvre les femmes en vue d’une plus grande participation dans les postes électifs et non électifs.

L’objectif global était d’offrir aux participants, un cadre d’échange sur la promotion de l’équité et de la bonne gouvernance traduites notamment par une implication plus significative de la femme dans les sphères de prise de décision, a indiqué le Représentant de l’OAG, Jean Bosco NZOSABA dans son mot d’introduction.

De son côté, le conseiller technique, chargé des questions administratives et sociales dans la commune de GITEGA, Ernest NTAWUKIRISHIGA, a promis que cette commune ne ménagera aucun effort pour favoriser l’accroissement de la femme dans les postes électifs et non électifs.

Il a, en outre, reconnu que la question d’égalité des genres a progressé depuis la 1ère conférence des Nations- Unies dédiée spécialement à la femme, en 1975.

Aussi, le Gouvernement du BURUNDI enregistre des réalisations au niveau de la Représentativité des femmes dans les hautes instances du pays.
C’est dans ce cadre que le Gouvernement avait souhaité que le quota de représentativité des femmes dans les hautes instances du pays passe de 30 à 35% dans le projet de révision de la constitution.

Néanmoins, le taux de participation de la femme reste encore faible au niveau de l’administration publique ou dans les secteurs publics tels que la Santé ou l’Enseignement.

Des efforts restent ainsi à consentir pour relever le faible taux constaté notamment au niveau des directions générales ou des directions où on déplore la rareté des femmes qui occupent ces postes alors qu’il y en a qui ont le profil requis, ont soulevé les participants à l’atelier de réflexion.

A titre illustratif de cette représentativité encore faible des femmes dans les hautes instances, la conférencière, Vestine MBUNDAGU, a indiqué que lors des élections de 2010, les femmes avaient un pourcentage de 32,07% à l’Assemblée Nationale, 46% au Sénat, 30% au niveau des administrateurs communaux, 4,7% au niveau des chefs de colline.

Toutefois, le taux de représentativité des femmes chefs de collines a légèrement augmenté étant donné qu’il y a des femmes promises pour remplacer les hommes qui ont démérités.

Toutefois, des femmes qui occupent des postes de nomination sont encore minoritaires ou quasi inexistantes dans la plus part des secteurs publics, a signalé la conférencière.

A titre illustratif, elle a présenté un tableau qui fait état du taux de participation des femmes dans les directions régionales et provinciales selon l’étude faite par l’OAG en mars 2013.

Ce tableau fait ainsi état d’un total de 246 directions dont 20 seulement occupées par les femmes, soit un taux de 8,1% des femmes, a indiqué Mme MBUNDAGU.

Comme les propositions aux postes nominatifs émanent en général des partis politiques, les femmes ont été appelées à être aujourd’hui plus qu’hier plus actives et dynamiques au sein des partis pour mieux se positionner dans les organes dirigeants.

Ce qui leur permettra de prendre une part active aux décisions et partant de plaider pour une participation plus élevée aux postes électifs et non électifs.

Les hommes leaders se sont aussi engagés à soutenir les initiatives de promotion des genres.

Les participants hommes et femmes se sont aussi engagés à mener un plaidoyer pour la mise en application des instruments nationaux et internationaux qui consacrent la promotion de l’égalité des genres en mérite et en droits.

Ils ont notamment cité la Constitution du BURUNDI, la loi communale qui consacrent une représentativité des femmes à un taux de 30% au sein du conseil communal, la loi sur les partis politiques qui prévoit un taux de représentativité de 25% des femmes au sein des organes dirigeants des partis, la Convention Internationale sur l’Elimination de toutes les formes de Discrimination à l’égard de la Femme, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, etc.

C. B.