Retour au calme dans les sites de déplacés en province de Gitega

Gitega (Centre du Burundi), le 25 avril 2014 (COSOME)- La situation est revenue au calme dans les sites des déplacés de quelques communes de la province de Gitega, telles que BUKIRASAZI, ITABA, BURAZA et GIHETA où les administrateurs communaux avaient signalé, lors d’une réunion tenue le 14 avril par le Gouverneur de cette province, un climat de peur-panique vécu lors de la deuxième semaine du mois d’avril pour des motifs qui n’étaient pas bien élucidés.

Selon le Gouverneur de GITEGA, Sylvestre SINDAYIHEBURA, après les réunions tenues par les administrateurs pour s’enquérir des mobiles de cette peur, on a constaté qu’il n’y avait pas de raisons visibles de s’inquiéter.

Seulement, a-t-il poursuivi, il y aurait eu certaines personnes qui auraient véhiculées des informations de manipulation des déplacés par rapport à leur sécurité.

On a aussi signalé des cas de suspicion entre les jeunes des sites des déplacés de BUKIRASAZI et ceux des collines, mais la situation a été maitrisée après la réunion tenue par l’administrateur communal au cours de la semaine du 14 au 20 avril.

Un autre mobile signalé par les administrateurs qui aurait été à l’origine de cette situation de peur serait notamment lié à une enquête menée la semaine du 6 au 13 dans les sites des déplacés par une délégation du ministère de la Solidarité Nationale, des Droits de l’Homme pour s’enquérir des conditions de vie des déplacés.

Certains déplacés tels auraient cru que derrière ce questionnaire il y aurait des intentions de vouloir les obliger de rentrer sur leurs collines alors qu’ils ont encore peur pour leur sécurité, comme l’a signalé l’administrateur de la commune de BURAZA.

C’est suite à cette crainte que les déplacés de GISIKARA, dans la commune d’ITABA, ont refusé de répondre à ce questionnaire du ministère.

Pourtant, ont signalé quelques administrateurs, cette enquête menée à travers tous les sites des déplacés n’avait pas d’autres buts que de se rendre compte des conditions de vie des déplacés.

Bwambarangwe devenue un modèle de cohabitation pacifique des partis politiques

Kirundo (Nord du Burundi), le 25 avril 2014 (COSOME)- Les partis politiques opérant en commune de Bwambarangwe cohabitent pacifiquement, contrairement à ce qui se passe dans le reste des autres communes de la province Kirundo, a appris sur place, de source administrative, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

Selon l’administrateur de la commune de Bwambarangwe, Jean Marie Muhigwa, cette bonne cohabitation est l’œuvre de l’administration communale qui a tout fait pour rapprocher les différentes tendances politiques.

«Dans un premier temps, nous avons rassemblé les jeunes des partis politiques autour du sport », a-t-il déclaré.

Deux équipes de football ont vu le jour dans le but de réconcilier les jeunes militants des partis politiques qui se regardaient, sans raison apparente, en chien de faïence, a-t-il ajouté.

Ainsi, les jeunes des forces nationales de libération (FNL, oppsotion), du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) et du mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD, opposition) qui se rentraient souvent dedans, forment aujourd’hui une même une équipe.

Ceux de l’union pour le progrès national(UPRONA), du Front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU), du FRODEBU-Nyakuri et de la société civile constituent une autre équipe, éclaire M.Muhigwa.

Des rencontres opposent les deux équipes sous les hospices de l’administration, d’après la même source.

A part le sport, les jeunes affiliés aux partis politiques se rencontrent dans des activités génératrices de revenus (AGR) qui ont été créées pour faciliter «la socialisation » entre les citoyens de toutes les couches et sensibilités politiques, affirme-t-il.

Ces AGR concernent, entre autre, un débit de boisson et une décortiqueuse, le tout cogéré par ces jeunes affiliés aux formations politiques.

En plus de cet encadrement par des loisirs et autres activités génératrices de revenus, l’administration communale organise régulièrement des réunions pour sensibiliser le responsable des partis politiques à la culture de la tolérance politique, explique-t-il.

« En tant qu’administrateur, je veille également au respect des libertés publiques. Je ne refuse jamais à un parti politique de tenir une réunion. L’essentiel est d’en informer l’administration et la police dans les délais réglementaires », rassure-t-il.

Ailleurs dans la province de Kirundo, l’intolérance politique est devenue monnaie courante au point où des jeunes des partis politiques se livrent aux violences physiques, laissant souvent derrière eux des blessés graves.

Ces mêmes jeunes sont également comptables des vols ou de la destruction méchante des couleurs des partis politiques rivaux, rappelle-t-on.

JCN

Perception illégale de taxes en province de Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 28 avril 2014(COSOME)- Un montant de six francs burundais est prélevé indûment sur chaque kilogramme vendu de café cerise pour avoir l’autorisation de participer à la campagne d’achat de ce premier produit d’exportation et générateur de devise fortes pour le pays, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La pratique est plus courante dans les communes de Buhinyuza et de Mwakiro, toujours dans la province Muyinga.

Aux marchés de Jarama, en Commune de Buhinyuza, et Rugabano, en Commune Mwakiro, les commerçants acheteurs du café cerise s’indignent contre des taxes non réglementaires qui sont exigées par les administratifs à la base.

La compagne café 2013 /2014 bat son plein et pour participer, il faut se plier à des règles édictées par la commune.

Les autorités communales disent plutôt que ces taxes sont une contribution au développement communautaire communal.

Un marchand de café, Déo Minani, a exhibé une cinquantaine de quittances qu’il a déjà honorées, avant d’affirmer que la taxe sur le café n’était prévue nulle part par la loi.

Cela n’empêche encore la police de vérifier des fois le paiement de cette taxe, selon les mêmes plaignants.

Le Gouverneur de la province de Muyinga, Ildéponse Ntawunkunda, a dit que ces taxes doivent cesser car elles ne sont inscrites nulle part dans la loi fiscale du pays.

E.ND

Arrestation d’un civil pour « possession illégale » d’une tenue policière en province de Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 28 avril 2014(COSOME)- Un jeune homme d’une vingtaine d’années, Pascal Ndayishimiye, originaire de la colline de Mwurire, sous-colline de Rugina, en Zone de Rugari, dans la commune de Muyinga, a été arrêté de nuit dernièrement à Mwurire, en possession d’une tenue policière, avant d’être emmené au cachot de la police judiciaire à Muyinga par le commissaire provincial de police.

Le prévenu s’était cependant défendu en parlant d’un cadeau qu’il avait reçu de la part d’un ami policier.

La police judiciaire a indiqué que le jeune Pascal Ndayishimiye était poursuivi pour avoir été surpris en possession des effets policiers et les enquêtes se poursuivent.

Un autre jeune habillé en tenue policière avait subi le même sort la semaine dernière, toujours dans la province de Muyinga.
E.ND

Quatre personnes tuées dans des circonstances diverses en province de Cankuzo

CANKUZO (Est du Burundi), le 28 avril 2014(COSOME)- Quelque quatre personnes ont été tuées dans des circonstances diverses en moins de trois semaines dans les communes de Kigamba, Cendajuru et Cankuzo, apprend-on de sources administratives et policières.

Le dernier cas en date est celui d’une femme répondant au nom de Candide Ndoricimpa, originaire de la colline Humure en commune de Kigamba qui a été tuée à l’aide d’une machette en fin de la soirée de lundi le 21 avril 2014. La victime laisse derrière elle trois enfants. Louis Bigirimana, mari de la victime, présumé auteur de cet assassinat est en cavale depuis l’ heure du crime.

Jean Pierre Muhimirizo, administrateur communal de Cendajuru fait savoir que la police et l’administration sont en train de tout faire pour mettre la main sur ce criminel qui se serait dirigé vers la République Unie de Tanzanie ajoutant qu’ une personne soupçonnée d’ être coauteur de cet assassinat a déjà été arrêtée pour des raisons d’ enquête.

Par ailleurs, au cours de la même journée de lundi 21 avril, vers 15 heures sur la colline de Twinkwavu en commune de Cendajuru où un certain Saidi Mukonda a été tué à l’aide d’un pilon. Le voisin de la victime connu sous le nom de Selemani Mpfayokurera présumé auteur de ce crime a été arrêté par la police pour des raisons d’enquête. Les sources concordantes à Cankuzo indiquent que les conflits fonciers seraient à l’origine de cet assassinat. L’administrateur communal de Cendajuru M Stany Ndomvyi regrette la mort de cette personne et demande que l’auteur soit puni conformément pour décourager de genre de crime.

Ces deux cas d’assassinat s’ajoutent à deux autres cas de meurtre qui avaient eu lieu lundi le 14 avril 2014 sur la colline de Kabuga en commune de Cankuzo. La source administrative et policière fait savoir qu’il s’agit d’une vieille femme du nom de Bibiane Mukorukarabe qui a été tuée à coup d’une vielle houe. Le présumé auteur de cet assassinat connu sous le nom de Mathias Ntegamatwi qui était en train de piller les biens qui se trouvaient dans une maison de la place a été à son tour lynché par la population environnante.

Cinq personnes soupçonnés d’être auteurs de l’assassinat de ce présumé bandits ont été directement arrêtées par la police. L’administrateur de la commune Cankuzo M Hilaire Ndayikengurukiye fait savoir que le dossier des cinq prévenus est pour le moment en cours d’instruction au niveau du parquet de Cankuzo.
Mathias Ntegamatwi venait de bénéficier d’une amnistie le 28 février 2u014 après plusieurs années de détention.
Ond

Visite du président du FRODEBU aux militants de la province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 28 Avril 2014(COSOME)- Le président du front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU, opposition) a rendu une visite aux militants de la province de Bururi au lendemain du vote par l’assemblée nationale d’un projet de code électoral révisé, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Pour Léonce Ngendakumana, le nouveau code électoral comporte quelques innovations par rapport à celui qui a régi les précédentes élections de 2010.

Parmi ces innovations, l’intervenant a l’usage obligatoire d’un bulletin unique, le regroupement des scrutins de sorte que l’élection des députés sera couplée avec celle des conseils communaux.

L’élection du président de la République et des conseillers collinaires va suivre, mais de manière séparée.

M.Ngendakumana a demandé aux mandataires du parti d’être vigilants pour combattre la fraude électorale.

Ainsi, les procès verbaux des résultats de chaque bureau de vote seront signés par les mandataires et le président du bureau de vote.

Par ailleurs, une copie sera réservée à chaque parti et cela facilitera la centralisation rapide des résultants.

L’autre souci du président du FRODEBU est que soit enseignée à fond l’idéologie parti et la victoire du parti aux élections de 2015.

F.NZ.

Une femme condamnée à la prison à perpétuité toujours en liberté à Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 28 avril 2014(COSOME)- Une femme de la colline de Gatovu, en Commune et province de Muyinga, reste libre alors qu’elle avait été condamnée, au mois de février dernier, à la prison à vie par le tribunal de grande instance de Muyinga, avec trois autres prévenus, pour « homicide volontaire » sur la personne de son mari, a appris sur place, de différentes sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

La principale accusée, Mme Kamusoni Zainabu, doit répondre de l’assassinat de son époux Niyongabo Juma, commerçant d’or de son état, pour des faits qui remontent au mois de septembre de l’année passée.

Après ce verdict, Kamusoni Zainabu n’a jamais posé son pied à la prison centrale de Muyinga au moment alors que ses coaccusés sont déjà locataires de cette maison carcérale aussitôt que le verdict est tombé.

La famille du disparu Niyongabo Juma se présente au quotidien devant le tribunal de grande instance de Muyinga pour demander que la justice soit faite.

Le procureur de la république à Muyinga, Ernest Nduwimana , contacté à ce propos, indique que Kamusoni Zainabu est libre parce qu’elle a interjeté appel à la cour d’appel de Ngozi.

Pour la famille du disparu, Kamusoni Zainabu devrait interjeter l’appel étant en prison comme ses coaccusés.

E.ND

Le FRODEBU en campagne de redynamisation des organes dirigeants en province de Muyinga

Muyinga (Nord-est du Burundi), le 28 avril 2014(COSOME)- Les festivités qui ont eu lieu au chef lieu de la province de Muyinga ce dimanche ont été rehaussées par la présence de Frédéric Banvuginyumvira, le vice-président du parti Sahwanya FRODEBU au niveau national.

Il a rappelé aux comités provinciaux invités que la réunion a pour objectif de redynamiser le parti et mettre en place les structures dirigeantes là où elles n’existent pas.

Les différents orateurs ont rappelé les valeurs démocratiques qui doivent guider tout membre du parti Sahwanya FRODEBU, à savoir, le respect mutuel, la tolérance politique envers les membres des autres partis politiques surtout ceux de l’opposition en cette période des échéances électorales de 2015.

Les nouveaux organes dirigeants ont reçu comme cahier de charges d’identifier les membres qui ont quitté le parti pour les récupérer, mais aussi pour accueillir de nouveaux adhérents qui seraient intéressés par l’idéologie du FRODEBU.

Les militants du parti ont encore été informés du vote par l’assemblée nationale, d’une nouvelle loi électorale plus consensuelle et à jour en vue d’élections libres et transparentes de 2015 qui verront encore l’introduction d’un bulletin de vote unique et le regroupement des scrutins.

Dans cette rencontre, il a été aussi dit que l’alliance des démocrates pour le changement (ADC, opposition) présentera un candidat unique aux élections présidentielles de 2015.

E.ND

Six adeptes d’une secte religieuse détenus en province de Gitega

Gitega(Centre du Burundi), le 24 avril 2014(COSOME)- Sur les 38 adeptes de la dissidente de l’Eglise catholique du Burundi, Eusebie Ngendakumana, qui avaient été appréhendés par la police en pleine prière, mercredi dernier, dans un ménage de la colline de Gitongo, dans la commune de Mutaho, située à l’extrême nord de la province de Gitega, six sont détenus au cachot de Mutaho, tandis que 32 ont été libérés après interrogatoire mené par l’officier de la police judiciaire ce 23 avril 2014, a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

De ces six détenus figurent 4 hommes et 2 femmes, selon des informations recueillies jeudi auprès du commissaire provincial-adjoint de la police à Gitega.

Quant aux mobiles de cette détention, la même source a indiqué que les rassemblements de prière se tiennent normalement dans des lieux de culte connus ou sur une autorisation spéciale de l’autorité habilitée.
Or, les 38 adeptes s’étaient rassemblés dans un domicile d’un adepte d’Eusebie Ngendakumana, sans autorisation préalable, a-t-il poursuivi.

Parmi ces 38 adeptes, on a dénombré 9 hommes et 29 filles dont 2 originaires de la commune de Mutaho et 27 autres de Gahombo, dans la province de KAYANZA.

Il y avait aussi un adepte d’Eusébie originaire de la commune de Bugendana, en province de Gitega, et un autre ressortissant de la province de Ngozi.
Cette secte fait régulièrement parler d’elle souvent par des affrontements avec la police nationale qui ont déjà fait de nombreux blessés et des morts parmi les fidèles.

C. B.

Le correspondant de la radio Bonesha réapparait à la surface après plusieurs jours de clandestinité

Bururi (Sud du Burundi), le 23 Avril 2014 (COSOME)- Le correspondant de la radio Bonesha FM en province de Bururi, Alexis Nibasumba, a repris son travail, mardi après plus d’une semaine de vie dans un lieu tenu secret suite à des menaces d’arrestation pour délit de presse supposé, a appris sur place, du concerné, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

L’entrée en clandestinité du journaliste Nibasumba faisait suite à un reportage qu’il avait effectué sur les opinions des uns et des autres au sujet d’une note confidentielle des nations unies qui faisait état d’une probable distribution d’armes à feu en commune de Rumonge.

Le concerné a indiqué qu’il avait eu des assurances du procureur de la république à Bururi comme quoi il n’y avait pas de mandat d’arrêt qui a été émis à son endroit.

Au départ, il avait dit avoir reçu des informations lui annonçant qu’il allait être arrêté dans une réunion tenue par le ministre de l’intérieur en province de Bururi.

Le président de l’Union Burundaise des journalistes(UBJ), Alexandre Niyungeko, a dénoncé le harcèlement dont sont victimes certains journalistes dans l’exercice de leur métier dans certaines provinces du pays pour leurs enquêtes de terrain sur cette supposée distribution d’armes au jeunes « Imbonerakure », affiliés au parti au pouvoir.

L’UBJ conseille à toute personne qui considère qu’un journaliste a diffusé une information fausse de contacter le conseil national de la communication (CNC) qui est le seul organe de régulation des médias.

De même, l’UBJ demande aux journaliste de respecter l’éthique et la déontologie journalistique dans la recherche et la diffusion de l’information.

Signalons que ce n’est pas la première fois que le correspondant Alexis Nibasumba soit victime d’intimidation, de menaces et de harcèlement dans l’exercice de son métier.

En février 2013, de présumés jeunes Imbonerakure l’avaient encore battu et le dossier traine en instruction au parquet de Bururi.

F.NZ.