Les responsables des partis politiques appelés à mieux encadrer la jeunesse en province de Bururi

Bururi (sud du Burundi), le 7 Mai 2014(COSOME)- Le Gouverneur de la province de Bururi a réuni les responsables des partis politiques pour leur demander de mettre un accent particulier sur l’encadrement des jeunes affiliés à leurs partis en vue de se préparer aux élections libres, transparentes et apaisées de 2015, a appris de sources administratives, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les responsables des partis politiques, les administrateurs communaux et les chefs de service de la province de Bururi se sont rencontrés à Rumonge ce lundi autour de Gloriose NImenya, Gouverneur de la province de Bururi pour évaluer la cohabitation des partis politiques entre eux ainsi que le niveau de collaboration avec les autorités administratives.

Globalement, la cohabitation entre membres des différents partis politiques est bonne mais des cas d’excès de zèle de certains jeunes Imbonerakure, affiliés au parti au pouvoir, ont été relevés.

Certains de ces jeunes veulent se substituer à la police ou à l’administration, comme dans les communes de Rumonge, Vyanda et Bururi.

Certaines bavures commises par les jeunes affiliés aux partis politiques ont été relevées et certains ont demandé que ces jeunes puissent être dénoncés et punis conformément à la loi.

Les jeunes ainsi politisés s’affrontent parfois entre eux ou commettent des bavures à l’endroit d’autres personnes avec qui ils ne partagent pas les convictions politiques.

Les responsables des partis politiques ont demandé aux autorités administratives de permettre à tous les partis politiques à tenir leurs réunions librement.

Ils ont surtout demandé aux autorités administratives de ne plus interdire la veille de la tenue de la réunion et cela par téléphone et ont recommandé que l’administrateur écrive une lettre pour répondre positivement ou négativement à la demande de la tenue de la réunion et dans les délais règlementaires.

Les participants ont encore recommandé que des réunions puissent se tenir au niveau des communes afin d’évaluer le niveau de préparation des élections de 2015 dans chaque commune.

Signalons que les partis du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, au pouvoir), l’unité pour le progrès national(, UPRONA,ex-parti unique), le front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition) ainsi que le conseil national pour la défense de la démocratie(CNDD, opposition) tiennent régulièrement des réunions dans les différentes communes de la province de Bururi.
F.NZ.

Une personne gravement blessée dans une ronde nocturne en province de Muyinga

Muyinga(Nord-est du Burundi), le 8 mai 2014(COSOME)- Une personne a été grièvement blessée, une autre s’est vue dérobée une somme de 68.000 francs burundais par un groupe de jeunes en patrouille nocturne, dimanche dernier, sur la Colline Nyamihondi, Commune Butihinda, province de Muyinga, a appris sur place, de diverses sources concordantes, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les informations recueillies sur la colline Nyamihondi, Commune Butihinda disent que trois groupes formés des jeunes en patrouille nocturne sont passé devant un centre de négoce dit Gatabo, avant de s’en prendre à des passants et de leur dépouiller des biens de valeur ainsi que de l’argent.

Pour rappel, les rondes nocturnes ont été suspendues dans toute la province de Muyinga par le gouverneur de cette province, Ildefonse Ntawunkunda, il y a deux semaines.

Les rondes nocturnes faisaient suite à une recrudescence de l’insécurité liée surtout aux vols à main armée et aux assassinats ciblés pour des motifs aujourd’hui encore mal connus au chef-lieu de la province.

E.ND

Un administratif à la base en prison pour « coups et blessures » et « destruction de biens publics » en province de Muyinga

Muyinga (Nord-est du Burundi), le 8 mai 2014(COSOME)- Le chef de la zone Rugari, en commune et province de Muyinga, Hatungimana Magnus, est au cachot de la police judiciaire à Muyinga depuis lundi dernier sous le chef d’accusation d’avoir battu ses administrés et dégradé des biens publicscassé les vitres des fenêtres de la Zone de Rugari.

Comme l’indique la population rencontrée sur place à Rugari, Hatungimana Magnus a battu ses administrés après il a cassé les vitres des fenêtres du bureau de la Zone Rugari et tout cela en état d’ivresse.

La population a fait encore savoir que ce responsable administratif se comporte ainsi chaque fois qu’il se présente au bistrot.

Lundi dernier, il est passé devant les boutiques situées le long de la route qui mène vers le poste douanier de Kobero en intimidant et donnant des coups de poing à certains boutiquiers du coin.

Le chef de la zone Rugari, accompagné par la police, est intervenu dans l’arrestation de Hatungimana Magnus qui a été acheminé au bureau de la zone pour le calmer.

C’est à ce moment qu’il s’est mis à casser les vitres des bureaux de la zone de Rugari.

E.ND

Appel pressant du premier vice-président de la république aux étudiants grévistes à reprendre les cours

Mwaro(Centre-ouest du Burundi), le 8 mai 2014(COSOME)- Le premier vice-président de la république, en charge des questions politiques, sécuritaires et administratives, Prosper Bazombanza, a effectué une visite dans sa province natale de Mwaro d’où il a lancé un appel pressant aux étudiants des universités publiques en grève depuis deux mois de regagner les auditoires, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les étudiants sont entrés en grève avant d’être chassés des campus sur fond de contestation d’une nouvelle politique plus drastique d’accès à la bourse d’études et de stages.

Pour le premier vice-président du Burundi, des réponses à cette question ont été déjà données, tandis que d’autres trouveront des solutions par le dialogue, mais à condition que les étudiants soient en classe.

Rappelons qu’au cours de la même visite, le responsable gouvernemental a assisté à des matches de basket ball entrant dans le cadre du championnat national.

Au cours de la même visite, le vice-président a encore rencontré les militants de l’unité pour le progrès national(UPRONA) dont il est originaire.
J.H.

6 personnes arrêtées dans une opération de fouille perquisition en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 5 Mai 2014(COSOME)- Quelque six personnes ont été arrêtées dernièrement en province de Bururi pour consommation et vente de boissons prohibées et de stupéfiants, a appris sur place, de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Au cours de cette fouille, 2.600 litres de boisson prohibée et un champ de chanvre dans le ont été découverts dans le quartier de Birimba, de la ville de Rumonge, a indiqué Manirakiza Donatien, le commissaire de la police en province de Bururi.

La même source précise que le quartier de Birimba faisait face à un regain de criminalité et de banditisme ces derniers jours.

Le chef du quartier de Birimba, Ndabirerke Japhet, quant à lui, a demandé à la police de ne plus relâcher les criminels sans jugement de peur que la population ne se fasse justice.

Le quartier de Birimba abrite des bandits et des délinquants et il a encore demandé à la population de dénoncer toute personne suspecte à l’administration ou à la police.

Signalons qu’un présumé voleur a été tué par des gens qui vivent dans ce quartier, il y a deux semaines.

F.NZ.

Un retraité de l’armée mort de coups et blessures d’individus non encore connus en province de Mwaro

Mwaro (Centre-ouest du Burundi), le 8 mai 2014 (COSOME)- Un militaire à la retraite, NDABARUSHIMANA Juvénal, qui habitait la colline de Bisha, commune de Rusaka, en province de Mwaro, a succombé dernièrement aux coups et blessures qui lui ont été infligés par des individus non encore clairement identifiés, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Deux personnes sont pour le moment entre les mains de la police à Mwaro pour des besoins d’enquête.

L’un des prévenus serait un voleur qualifié dont l’identité aurait été révélée par la victime peu avant sa mort.

J.H.

Commémoration du 17ème anniversaire du massacre de 40 élèves du séminaire de Buta

Bururi (Sud du Burundi), le 5 Mai 2014(COSOME)- Le responsable de l’association des rescapés de Buta, Jean-Népo Bironkwa, a demandé, lors de la commémoration du 17ème anniversaire du massacre des séminaristes de Buta, que des enquêtes soient menées afin que les responsables soient identifiés et traduits en justice, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

L’intervenant a trouvé que les enquêtes trainaient en longueur pour identifier ceux qui ont planifié et exécuté l’attaque de ce séminaire au cours de laquelle 40 élèves ont été tués par un groupe armé dans la nuit du 30 Avril 1997.

Il a demande au gouvernement à s’investir pour que la vérité sur cette attaque soit connue et que les responsabilités soient établies.

Quant au Vicaire du diocèse de Bururi qui a célébré la messe dominicale à Buta, il a demandé aux gens d’éviter la haine qui aboutit souvent à la violence et de prôner plutôt le pardon et la réconciliation.

Signalons que dans la nuit du 30 Avril 1997, un groupe d’hommes armés s’est introduit dans les dortoirs du séminaire de Buta et ont tiré à bout portant sur 40 élèves de ce séminaire.

Tous ces élèves ont été inhumés dans les enceintes du séminaire de Buta et jusqu’aujourd’hui, la vérité n’a toujours pas éclaté au grand jour sur ce massacre.

Les familles des victimes commémorent, le 30 Avril de chaque année le massacre des leurs.

Un mémorial des martyrs de la fraternité a été construit dans les enceintes de ce séminaire par les responsables de l’église catholique du diocèse de Bururi.

Les élèves martyrs ont refusé de se séparer en groupes ethniques distincts comme le leur exigeaient les assaillants ont accepté de mourir ensemble.

Une association des rescapés de ce carnage a vu le jour depuis quelques années et milite pour que les responsabilités soient établies et que justice soit rendue.

F.NZ.

Les militants du parti UPRONA en province Kirundo tournent le dos à la Présidente légale de ladite formation politique

Kirundo (Nord du Burundi), le 5 mai 2014 (COSOME)- Les militants de l’Union pour le progrès national (UPRONA, institutionnel) en province de Kirundo ont déclaré samedi dernier à Kirundo, ne pas reconnaitre Mme Concilie Nibigira comme présidente de l’ex-parti unique, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les militants du parti UPRONA à Kirundo accusent Mme Concilie Nibigira d’être de mèche avec le parti au pouvoir dans la destruction de leur parti politique.

Ils demandent en termes clairs, à la représentante nationale de l’UPRONA reconnue par le ministre de l’intérieur, d’ôter la casquette de ce parti pour porter celle du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) pour lequel elle est devenue une « servante engagée », ont-ils déclaré.

Les membres de l’UPRONA à Kirundo accusent aussi la représentante de ce parti de freiner le processus de réunification pour des « intérêts inavoués», ont-ils estimés.

D’un autre coté, ils ont dit que le parti au pouvoir, par le biais du ministre de l’intérieur ayant charge la gestion des partis politiques, ne voulait pas l’aboutissement du processus électoral en 2015.

«La division des partis politiques en ailes rivales » en est un témoignage éloquent, ont-ils ajouté.

JCN

Comparution devant le parquet de la république du correspondant de la RPA en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 5 mai 2014(COSOME)- Le correspondant de la radio publique africaine(RPA, indépendante), Jean Bosco Ndarurinze, en province de Kirundo, a comparu samedi dernier devant le procureur de la république en province Kirundo pour un délit supposé de presse.

Le procureur de la république, Samuel Bibonimana, qui a émis la convocation, a pris la décision d’interroger le correspondant de la RPA sur une information diffusée le 29 avril 2014 en rapport avec l’existence des tranchées qui seraient creusées par endroits en province de Kirundo.

Le procureur de la république accuse le journaliste Ndarurinze d’avoir livré une information qui risquait d’occasionner l’insécurité et pousser par conséquent les différentes composantes ethniques à se rentrer dedans.

Le procureur reprochait au journaliste d’avoir dit dans son reportage que des tranchées dans lesquelles on va enterrer les tutsi sont en train d’être creusées dans certaines communes de la province.

L’inculpé a nié en bloc ces accusations, avant de préciser au procureur de la république que les faits qui lui sont reprochés ne se sont pas du tout passés dans son reportage.

Le journaliste a été laissé en liberté et le parquet lui a intimé l’ordre de revenir ultérieurement avec un élément sonore sur l’information incriminée.

Jean Bosco Ndarurinze considère sa convocation comme une forme de harcèlement à son endroit.

La comparution de Jean Bosco Ndarurinze n’est cependant pas un cas isolé ces derniers jours dans le pays.

Deux autres journalistes, Eloge Niyonzima, correspondant de la RPA en province de Bubanza, et Alexis Nkeshimana de la RSF-Bonesha FM, avaient également comparu au parquet de Bubanza.

Le correspondant de Bonesha- FM à Rumonge, Alexis Nibasumba, venait à son tour, de passer plusieurs jours en clandestinité sous menace d’une arrestation qui planait sur lui.

JCN

Une domestique violée par son employeur en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 4 Mai 2014 (COSOME)- Une domestique de la communauté marginalisée des Batwa du village de paix de Muyange, en
commune de Gihanga, a mis en cause son employeur dans des tentatives répétées de viol, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le village de paix de Muynage abrite d’autres communautés vulnérables d’anciens réfugiés et des déplacés intérieur de guerre.

Selon le chef de la colline de Muyange, lors de la première tentative de viol, a victime a été menacée de mort si elle venait à dénoncer son patron.

C’est suite à la seconde tentative de viol qu’elle décidé de dénoncer le harcèlement sexuel dont elle était victime, d’après la même source.

Le présumé coupable a pu s’évader du cahot peu de temps après son arrestations, dit-on dans son entourage.

La domestique, quant à elle, est de famille trop pauvre et n’a pas été soignée avant 48 heures, moment indiqué par les services sanitaires pour protéger les victimes de viol contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et les grossesses non désirées.

C’est la 2ème victime de viol en commune de Gihanga depuis le mois d’avril 2014 et les victimes étaient toutes des mineurs.

Le chef de poste de police à Gihanga, Nzeyimana Jeans Berchamans, et l’administrateur de la commune de Gihanga, Ndayisaba Léopold, affirment être à la recherche du présumé violeur de la jeune fille Mutwa.

A.Nk