La prolifération des armes, le chômage des jeunes diplômés et les conflits fonciers parmi les menaces potentielles à la sécurité dans le sud du Burundi

Bururi (Sud du Burundi), le 21 mai 2014(COSOME)- La prolifération des armes légères, le chômage des jeunes diplômés et les conflits fonciers sont des menaces potentielles à la sécurité en province de Bururi, a appris, sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME) d’un atelier de diffusion des résultats de la revue de défense organisé à Makamba lundi dernier, pour les provinces de Bururi, Makamba et Rutana.

Au cours de cet atelier, il a été dit que 103 menaces ont été identifiées pour le ministère de la défense nationale et des anciens combattants, comme étant des menaces pour la sécurité de la province de Bururi.

Dans son intervention au cours de cet atelier, Jean-Claude Nsengiyumva, le conseiller principal du Gouverneur de la province de Bururi, a indiqué que parmi ces 103 menaces, la province de Bururi en retient 3 menaces potentielles pour sa sécurité.

Il a cité la prolifération des armes légères et de petit calibre, le chômage des jeunes diplômés et les conflits fonciers dont surtout les conflits fonciers entre résidents et rapatriés.

Par ailleurs, le taux de chômage ne cesse d’augmenter, avec aujourd’hui plus de 5.000 jeunes diplômés chômeurs.

Les conflits fonciers se posent également avec acuité, parfois avec des cas de meurtres et assassinats.

Les résidents qui font confiance aux juridictions ordinaires et non à la commission nationale des terres et autres biens(CNTB).

Il a suggéré que des solutions durables puissent être trouvées à ces menaces afin de bien asseoir la paix et la stabilité ainsi qu’une bonne préparation des élections libres, justes , transparentes et apaisées en 2015.

Signalons qu’au cours de cet atelier, les participants ont pris connaissance du contenu du livre blanc du ministère de la défense nationale et des anciens combattants et ont recommandé que l’assemblée nationale puisse s’en approprier.

F.NZ

Mobilisation des partis politiques à l’approche des élections de 2015 en province de Bubanza

Bubanza(Nord-Ouest du Burundi), le 19 Mai 2014 (COSOME)- Les représentants des partis politiques officiellement reconnus se sont engagés à se préparer pour des élections apaisées de 2015 lors d’une réunion avec le gouverneur de la province de Bubanza, Anselme Nyandwi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le gouverneur a rassuré les partis politiques sur leur droit à organiser des réunions publiques « dans les limites de la loi ».

Pour cela, les administrations provinciale et communale doivent être préalablement informées du projet de réunion, comme le prévoit la nouvelle loi sur les partis politiques et les manifestations sur la voie publique.

Des représentants des partis politiques, surtout de l’opposition, s’étaient plaints des agissements de certains administratifs à la base qui empêchent souvent la tenue de réunions partisanes, en violation des procédures légales.

Le problème des fouilles-perquisitions auxquelles se livrent parfois sans respect de la loi a également été soulevé par ceux qui se considèrent comme en être les victimes, toujours dans les rangs de l’opposition politique.

Signalons que à Bubanza, les partis politiques qui ont une présence effective sur terrain sont le conseil national pour lé défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir), le front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, opposition), l’union pour la paix et le développement(UPD, opposition) ainsi que l’unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique aujourd’hui encore dans les institutions du pouvoir actuel).

L’autre enjeu de la réunion est que le gouverneur a fait état d’une campagne imminente d’octroi de cartes nationales d’identité aux candidats électeurs potentiels désireux de prendre part aux échéances de 2015.

A.Nk

Le chef de l’Etat exhorte les corps de défense et de sécurité à maintenir le cap sur la neutralité politique

Kirundo (Nord du Burundi), le 20 mai 2014(COSOME)- Le président de la république, Pierre Nkurunziza, a interpellé la semaine dernière, à une année des élections générales de 2015, les responsables des forces de défense et de sécurité de la quatrième région militaire et ceux de la police de la région nord à rester apolitiques, a appris sur place des portes parole des deux corps, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

M.Nkurunziza, a ordonné aux représentants des deux corps en charge de la défense nationale et de la sécurité à ne pas « céder aux sollicitations politiciennes » avant de leur rappeler que les deux corps sont « apolitiques ».

Le chef de l’Etat a donné cette instruction au cours d’une visite de trois jours en province Kirundo, dans les communes de Bugabira, Bwambarangwe et Ntega, rappelle-t-on.

A l’occasion, le président Nkurunziza a félicité les deux corps pour le travail abattu ces derniers mois.

Il a apprécié les efforts fournis par la police de la région nord(Ngozi, Kirundo et Kayanza) dans le démantèlement d’un groupe de bandits qui semait la panique dans les communes de Gashikanwa, Mwumba et Busiga, en province de Ngozi.

Pour lui encore, les militaires de la quatrième région militaire (Muyinga, Kirundo et Karusi) ont eu le mérite d’avoir sauvegardé la sécurité à la frontière avec les pays voisins et d’avoir entretenu des relations de bon voisinage avec leurs collègues d’au-delà des frontières via une « diplomatie militaire » sans faille.

Notons que le président de la république a rencontré les représentants de ces corps séparément à savoir : en commune Bwambarangwe pour les policiers, et les militaires en commune Ntega.

JCN

Le nouveau Gouverneur de Mwaro « doit servir tout le monde »

Mwaro(Centre-Ouest du Burundi), le 20 mai 2014(COSOME)- Le premier vice-président, Prosper Bazombanza, a exhorté, dernièrement, le nouveau gouverneur de la province de Mwaro, MARYOGO Gérard, à servir tous les citoyens de sa circonscription dans les nouvelles fonctions, « sans distinction aucune », a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le conseil a été prodigué à l’occasion de la prise des fonctions du nouveau gouverneur qui remplace à ce poste, le sortant, NDAYIRORERE Polydor, tous deux membres de l’unité pour le progrès national (UPRONA, ex-parti unique actuellement encore dans les institutions du pouvoir).

Dans son discours, le Ier vice-président Ir Prosper BAZOMBANZA a félicité le Gouverneur entrant et lui a prodigué des conseils entre autre servir tout le monde sans tenir compte d’appartenance politique ou autre raison quelle qu’elle soit.

Le premier vice-président a encore recommandé au gouverneur entrant d’être toujours près de la population et surtout celle qui est la plus vulnérable.

Le responsable gouvernemental a également remercié le gouverneur sortant des réalisations enregistrées en matière du développement de cette province durant la période de 18 mois qu’il venait de passer à la tête de Mwaro.

Le nouveau gouverneur, quant à lui, doit tout mettre en œuvre pour renforcer la sécurité, associer les responsables à tous les niveaux dans la gestion de la province, lutter contre la corruption, promouvoir l’éducation civique des jeunes en cette période où nous nous approchons petit à petit des élections de 2015.

L’autre chantier à caractère social est celui de combattre les boissons prohibées étant donné que la loi réprimant ces boissons sera prochainement mise en place, soutenir l’Université régionale de Mwaro qui contribue beaucoup dans le développement de la province.

La jeune université compte plus de 1.000 étudiants, sans compter ceux qui ont déjà terminé leurs études supérieures.

De son côté, la population de Mwaro a été appelé à soutenir le nouveau Gouverneur pour qu’ensemble ils atteignent les objectifs communs de développement socio-économique, dans la paix.

Parmi les projets phares à Mwaro figurent, entre autres, le bitumage de la route nationale numéro 18(RN 18) qui va relier Nyakararo à Mwaro et Gitega et dont les préparatifs sont très avancés, à en croire le Ier Vice-président.

Le ministre de l’intérieur, celui de la défense nationale et des ex-combattants avaient rehaussé de leur présence les cérémonies d’investiture du nouveau gouverneur.

Des parlementaires élus dans cette province et les gouverneurs qui ont été à la tête de cette province depuis sa création ont également marqué de leur présence les cérémonies.

H. J.

Un évangéliste rwandais détenu au cachot du parquet de Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le19mai (COSOME)- Un évangéliste de l’église pentecôte du Rwanda est en garde à vue au cachot de la police judiciaire à Kirundo, depuis jeudi de la semaine dernière pour avoir cherché à perturber la sécurité du chef de l’Etat en visite dans cette province, a appris de source policière, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Théophile Mpongeye, de nationalité rwandaise, serait entré au Burundi par la province de Cibitoke (ouest du Burundi) avec l’objectif de rencontrer le chef de l’Etat pour lequel il voudrait livrer un message en secret, affirme-t-on.

C’est dans l’après midi de jeudi denier qu’il a approché les services de sécurité du président de la république pour leur dire qu’il avait l’intention de rencontrer personnellement le chef de l’Etat, précise-t-on.

La garde présidentielle ne l’a pas permis d’avoir ladite audience et l’a remis dans les mains de la police pour des raisons d’enquête, signale-t-on.

L’évangéliste en question souligne qu’il avait à maintes reprises manifesté l’intention de rencontrer le président Nkurunziza mais en vain.

Il a indiqué qu’il lui avait déjà adressé quatre correspondances mais sans avoir de réponse, a-t-il ajouté.

Les défenseurs des droits humains à Kirundo plaident pour la libération de l’inculpé et demandent aux proches collaborateurs du président de la république de l’aider à avoir cette audience, déclare-t-on.

Ils s’insurgent en même temps contre les conditions de détention de ce ressortissant rwandais pour lequel il n’est pas permis de recevoir aucune visite avant la fin des enquêtes, regrette-t-on.

JCN

Un homme et son épouse morts fusillés en commune de Mishiha

Cankuzo, (Est du Burundi), le 19 mai 2014(COSME)-Un ménage de la colline de Kaniha, en commune de Mishiha, a été, la nuit du 19 mai 2014, la cible d’une attaque d’un groupe hommes armés de fusils, faisant deux tués pour des mobiles qui seraient liés aux conflits fonciers, apprend-on de sources policières et administratives.

Herman Kabura et Madame Basilla Ndereyimana, respectivement commissaire provinciale de la police à Cankuzo et administrateur communal de Mishisha font savoir que ce double meurtre serait lié à des litiges fonciers ajoutant que deux membres de famille des victimes ont été arrêtés pour des raisons d’enquête.

A part ce forfait enregistré la nuit de ce dimanche, ces autorités administratives et policières font savoir que la sécurité est bonne dans cette partie de la province de Cankuzo.

L’administrateur de la commune Mishiha demande à la population de redoubler de vigilance et de dénoncer les populations civiles qui détiennent illégalement les armes.

Il demande en outre à ceux qui les détiennent de les remettre dans les plus brefs délais sous peine de s’exposer aux sanctions qui sont prévues par la loi.

Pour rappel, vendredi dernier, à l’occasion des cérémonies d’investiture du nouveau gouverneur de cette province, le 1er vice- président de la République du Burundi M Prospère Bazombanza a appelé la population de la province de Cankuzo à la consolidation de la sécurité.

C’était à l’ occasion des cérémonies de présentation du nouveau gouverneur de cette province de Cankuzo M Désiré Njiji, en remplacement de M Jean Berchimas Niragira.

OND

Les professions des médias recommandent la mise en place des mécanismes de mise en œuvre de la politique nationale de communication

Gitega (Centre du Burundi), le 17 mai 2014 (COSOME)- Les représentants des professionnels des médias et des acteurs de communication de plusieurs secteurs ont recommandé au Gouvernement de disponibiliser les moyens nécessaires pour la mise en œuvre des réformes envisagées par la Politique Nationale de la Communication (PNC) et de la Politique Nationale de l’Audiovisuelle(PNA).

Ces recommandations ont été formulées lors d’un atelier de vulgarisation de la Politique Nationale de la Communication et de la Politique Nationale de l’Audiovisuelle tenue du 15 au 16 mai 2014 à Gitega
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La vulgarisation de ces deux instruments a pour objectif de porter à la connaissance des intervenants dans le secteur des médias et des œuvres audiovisuelles et cinématographiques, les différentes réformes envisagées par la PNC et la PNA, a indiqué le ministre de l’Information et de la Communication, Mr Tharcisse NKEZABAHIZI dans son discours d’ouverture des travaux.

Il a ainsi appelé chaque acteur dans sa sphère d’action à s’impliquer pour la mise en œuvre de ces réformes.

Quant aux réformes urgentes du secteur des médias et de la communication, les participants à l’atelier ont notamment signalé les réformes visant l’amélioration du cadre légal et institutionnel pour asseoir un environnement juridique favorable à l’éclosion d’une presse libre et responsable.

Ils ont ainsi recommandé la révision de la loi sur la presse, surtout les articles jugés anticonstitutionnels.

Ils ont aussi recommandés aux responsables des organes de presse, le respect du code de travail, surtout en matière de protection sociale des travailleurs.

Le renforcement des capacités des professionnels des médias est une autre réforme qui a retenu l’attention des participants.

Les participants ont ainsi recommandé au Gouvernement d’inscrire dans ses priorités la relance de l’Ecole de Journalisme.

Ils ont aussi proposé la promotion des formations en cours d’emploi au sein des Entreprises de presse.

Etant donné que la mise en œuvre se heurte au manque des moyens financiers, les participants ont recommandé au Gouvernement, la mobilisation des moyens financiers nécessaires.

Le regroupement des entreprises publiques de presse écrite est une autre réforme nécessitant une mise en œuvre urgente pour partager des investissements indispensables pour leur développement.

Néanmoins, la mise en application se heurte au manque d’esprit associatif. La sensibilisation sur la promotion de l’esprit associatif devrait figurer dans les actions urgentes.

Les acteurs des Médias et de la Communication ont également jugé urgent, notamment le renforcement des moyens humains et matériels mis à la disposition des professionnels des médias, le réajustement des textes d’application de la loi portant création de l’Office Burundais des Droits de l’Auteur et des Droits Voisins (OBDA) jugée lacunaires, l’adaptation de la radio diffusion à l’environnement du tout numérique, l’implication des gestionnaires des entreprises de presse dans la prise en compte du genre lors des recrutements des travailleurs, l’adoption et la promulgation des textes qui ont déjà dépassé les échéances de leur mise en application.

La CENI demande aux administrateurs communaux d’actualiser la cartographie électorale

Gitega (Centre du Burundi), le 16 mai 2014 (COSOME)- La Vice-présidente de la Commission Nationale Electorale indépendante (CENI), Mme Spés-Caritas NDIRONKEYE, en compagnie du Commissaire chargé de la Communication, Prosper NTAHORWAMIYE, ont tenu une réunion de sensibilisation des administrateurs communaux, des Directeurs Communaux de l’Enseignement (DCE) et des responsables communaux de la carte scolaire des provinces de la Région Centre-Est (GITEGA, KARUZI, CANKUZO, MURAMVYA et RUYIGI) sur l’actualisation de la cartographie électorale.

Les participants à cette réunion qui sont les acteurs clés de ce projet d’actualisation de la cartographie électorale qui est une de étapes des préparatifs des prochaines élections prévues entre mai et septembre 2015, sont appelés à mettre l’attention voulue pour la réussite de cette activité.

Lors de l’identification des centres d’inscription des électeurs, ces acteurs devront tenir compte de 2 facteurs importants à savoir : la proximité géographique des électeurs ainsi que l’accessibilité de ces centres, comme l’ont souligné les délégués de la CENI.

L’identification des centres d’inscription tiendra ainsi compte des anciens centres usités lors des élections de 2010 et qui sont encore en bon état mais aussi des nouveaux centres en fonction des nouvelles infrastructures, a souligné la Vice-présidente de la CENI.

Ces centres d’inscription seront prioritairement identifiés au sein des écoles publiques, des écoles sous convention entre l’Eglise et l’Etat, des écoles privées,voir même au sein des autres infrastructures qui réunissent les conditions pour le bon déroulement des inscriptions, a-t-elle ajouté.
Pour rapprocher les électeurs des centres d’inscription, particulièrement les résidents des collines qui n’avaient pas de centre d’inscription en 2010, et par conséquent, devaient s’inscrire sur les collines avoisinantes, il faudrait y créer de nouveaux centres au cas où ces collines auraient eu de nouvelles infrastructures pouvant abriter les inscriptions, ont poursuivi les délégués de la CENI.

Dans les échanges qui ont suivi, les participants ont signalé qu’il y a quelques collines qui font encore face au manque d’infrastructures, notamment dans certaines localités des communes de SHOMBO, BUHIGA et GITARAMUKA dans la province de KARUZI.

On leur a recommandé d’analyser les possibilités d’y créer des centres d’inscription afin que tous les candidats électeurs aient des facilités de se faire inscrire et partant d’exercer leur droit d’élire.

Une autre question posée par l’administrateur de la commune de GITEGA est en rapport avec les résidents de nouveaux quartiers non encore reconnus administrativement tels que NYABISINDU et KARERA II de la ville de GITEGA qui voudraient se faire inscrire et élire dans leurs quartiers résidentiels.

Les délégués de la CENI ont répondu que le ministre ayant en charge l’administration du territoire est déjà au courant de ces questions qui préoccupent aussi les résidents des nouveaux quartiers des autres villes telles que la mairie de BUJUMBURA et pourra trouver des solutions y relatives.

Toutefois, en attendant cette reconnaissance administrative, on devra respecter le découpage administratif reconnu par la loi, ont-ils précisé.
On a aussi demandé les modalités pratiques d’organisation des votes regroupés des candidats conseillers communaux et des députés.

On a répondu qu’on va organiser des séances éducatives à l’intention de la population. On a aussi posé la question au sujet des mécanismes mis en place par la CENI pour prévenir des cas de contestation des élections par certains responsables politiques connus en 2010.

Les délégués de la CENI ont indiqué que cette responsabilité incombe à tout un chacun. Ils ont ajouté qu’on a prévu deux mandataires pour chacun parti politique et à chaque bureau de vote.

Ces mandataires politiques auront le rôle de faire le suivi du déroulement du scrutin du début à la fin.

C. B.

Interdiction des rondes nocturnes de sécurité en province de Bururi

Bururi (Sud du Burundi), le 16 Mai 2014 (Cosome)- Le gouverneur de la province de Bururi, Mme Gloriose Nimenya, a interdit les rondes nocturnes de sécurité auxquelles se livraient jusque-là les jeunes affiliés aux partis politiques, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source administrative locale.

L’interdiction a été annoncée au cours d’une réunion que le gouverneur a tenu à Minago, en commune de Rumonge, jeudi dernier avec la population.

Le responsable administratif a indiqué que ce travail était dévolu uniquement aux corps de défense et de sécurité.

Elle a saisi l’occasion de demander aux responsables des partis politiques de discipliner et d’encadrer leur jeunesse à la veille des élections de 2015, en faisant la promotion de la tolérance politique ainsi que d’autres valeurs démocratiques au sein de leurs partis politiques respectifs.

Des comités de sécurité où toutes les sensibilités politiques et d’autres forces morales seront représentées vont également épauler les corps de défense et de sécurité dans la sauvegarde de la paix.

La population a demandé, pendant la réunion, aux autorités administratives de tenir régulièrement des rencontres d’évaluation de la température politique qui prévaut dans chaque commune afin de prévenir tout dérapage à la veille des élections de 2015.

F.NZ.

Un cas d’assassinat lié au conflit foncier signalé dans la province de Cibitoke

Cibitoke(Nord-ouest du Burundi), le 16 mai 2014(COSOME)- Un cas d’assassinat qui serait lié à un conflit foncier a été signalé ces derniers jours dans la province de Cibitoke, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME), de source proche de la victime.

Un ménage d’une femme veuve, dénommée Désidérathe Nindaba de Masha en commune de Murwi a été la cible d’une attaque des personnes non encore identifiées, armées de machettes, c’était la nuit du 14 au 15 mai vers minuit, d’après des sources administratives et policières.

Le bilan de cette attaque fait étant la mort du chef de ménage qui a tué et ses deux enfants blessés par ces inconnus.

Les assaillants sont repartis sans rien emporter comme bien familial de valeur, nous ont précisé les mêmes sources.

Les deux blessés ont été évacués à Cibitoke où ils sont encore hospitalisés, nous a témoigné un voisin des victimes.

Des sources à Masha soupçonnent que cet assassinat serait lié aux conflits fonciers et un suspect a été arrêté ce jeudi 15 mai pour des enquêtes, selon nos sources.

Ce genre d’assassinats vient après d’autres cas qui ont eu lieu au cours de cette année, dans les communes de Murwi, Bukinanyana et Mugina alors que les administratifs de ces communes enseignent chaque fois la bonne cohabitation et le recours à la justice en cas de conflits.

Placide Nkengurtse