Appel à l’enrôlement des électeurs au Burundi

Bujumbura, le 23 juillet 2014(COSOME) – Les opérations d’enrôlement des électeurs vont commencer à partir du 22 septembre 2014, en prévision des élections générales qui sont prévues entre les mois de mai et août 2015, a-t-on appris de sources proches de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Les opérations vont se poursuivre et se clôturer à la mi-octobre 2014, selon le président de la CENI, Pierre Claver Ndayicariye.

D’autres dates des scrutins proprement dits de 2015 sont déjà connues, comme la présidentielle qui aura lieu le 26 juillet de l’année prochaine, soit un mois après les municipales et les législatives.

A moins d’une année des prochaines échéances électorales, d’autres questions restent, par contre, sans réponses, selon toujours M. Ndayicariye qui n’y voit pas encore clair, surtout pour ce qui est du financement du cycle électoral.

Les prévisions budgétaires de la CENI s’élèvent à quelque 60 millions de dollars US qui sont attendus surtout, comme d’habitude, des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux du Burundi.

Seule la France a, pour le moment, déjà annoncé une contribution au « basket founds »(le fonds commun des élections) d’un montant de quelque 200.000 euros destinés à financer les opérations d’enrôlement des électeurs.

Les autres bailleurs de fonds, comme la Belgique, les Pays-Bas ou encore les Etats unis d’Amérique ont déjà exprimé leur accord de principe de financer, moyennant des garanties du gouvernement burundais d’organiser des élections apaisées et inclusives de tous les acteurs politiques nationaux, dans le respect des libertés politiques et des droits de l’Homme.

Concernant l’inclusion, de nombreux partis politiques de l’opposition suscitent déjà des inquiétudes dans l’opinion tant nationale qu’internationale sur leurs capacités réelles à aller aux prochaines élections avec des divisions et des conflits pour le leadership qui les minent de l’intérieur.

Le parquet de Bururi arrête un chef de zone pour « insubordination»

Bururi (Sud du Burundi), le 22 juillet 2014 (COSOME)- Le chef de zone Mariza, en commune de Burambi, Appolinaire Sindayihebura, a été arrêté par le procureur de la république à Bururi pour « rébellion et insubordination » envers ses supérieurs hiérarchiques, a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Le responsable administratif à la base avait refusé d’exécuter un ordre du Gouverneur de la province de Bururi de remettre une propriété foncière à la famille Bangirimbereka de la colline Rutwenzi de la commune Burambi.

Selon Oscar Rumeramagabo, Procureur de la République à Bururi, ce chef de zone a été arrêté pour insubordination envers ses supérieurs hiérarchiques car le Gouverneur avait écrit maintes fois des lettres lui demandant de remettre une propriété foncière qu’il avait spoliée appartenant à la famille Bagirimbereka, mais il n’a pas voulu s’exécuter.

La population de la zone Mariza salue cette mesure d’arrestation de ce chef qui se considérait comme un petit roi dans ce fief et indique que cela devrait être une leçon à d’autres administratifs qui se comportent de la sorte.

Signalons que le chef de colline Muhuzu en commune de Rumonge vient d’être suspendu par le conseil communal pour avoir vendu des perches dans un boisement domanial.

Félix Nzorubonanya

Sensibilisation des jeunes des partis politiques au maintien de la paix et de la sécurité en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 22 juillet 2014(COSOME)- Les jeunes militants des partis politiques et ceux affiliés à la société civile en province de Kirundo se sont engagés dimanche dernier à tout faire pour que les élections de 2015 se déroulent dans un climat apaisé par le respect des valeurs démocratiques, a appris sur place le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Cet engagement a été pris en commune de Busoni, lors de la clôture des activités de rassemblement des jeunes affiliés aux partis politiques et à la société civile par le Centre de développement des anciens combattants (CEDAC).

Le coordonateur des activités du CEDAC, Philippe Masabo, leur a demandé de mettre toujours en avant le respect mutuel et la tolérance politique.

«La démocratie suppose la diversité des idées et celui avec lequel vous ne partagez pas une opinion politique n’est pas forcément un ennemi », a-t-il conseillé.

Il leur a en outre demandé de rester des modèles sur leurs collines et de vulgariser le message afin de rassurer le reste de la population.

Lesdites activités ont été clôturées par un match de football qui a opposé les jeunes membres des partis politiques et de la société civile des communes de Busoni et de Bwambarangwe.

Signalons que des activités du genre avaient étaient organisées dans d’autres communes de la province Kirundo depuis le début de cette année dans l’objectif de rassembler les jeunes des partis politiques et de la société civile autour des idéaux de paix et de culture démocratique.

JCN

Inauguration de plusieurs permanences du CNDD – FDD à travers la province de Muyinga

Muyinga (nord-est du Burundi), le 19 juillet 2014(COSOME)- Quatre permanences du conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, parti au pouvoir) ont été inaugurées en moins de trois mois en province de Muyinga, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Lors de l’inauguration de l’une des permanences, le vice-président du CNDD-FDD au niveau national, Victor Burikukiye, en a profité pour demander aux membres de chercher, dans les meilleurs délais, des cartes nationales d’identité pour ne pas se voir privé du droit de vote lors des élections générales qui sont prévues entre les mois de mai et septembre 2015.

M.Burikukiye est revenu par la suite sur le rôle d’une permanence qui doit être considérée comme une « maison du peuple », donc ouverte à tous les citoyens burundais.

L’intervenant a encore profité de l’occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué d’une façon ou d’une autre à la construction de l’infrastructure pour un coût global de 25O millions de francs burundais qui ont été cotisés par les membres.

Pour lui encore, le parti doit disposer d’au moins une permanence dans les 129 communes du Burundi comme stratégie vers les élections de 2015.

Une délégation tanzanienne de 19 membres du Chama ca Mapinduzi(CCM, au pouvoir) s’était jointe aux cérémonies inaugurales de la permanence du CNDD-FDD à Gasorwe.

Par ailleurs, au cours de la même journée, 210 nouveaux membres provenant d’autres partis politiques ont adhéré au parti CNDD-FDD.

Victor Burikukiye avant de terminer son discours a demandé aux membres du CNDD- FDD de se chercher dans les meilleurs délais leurs cartes nationales d’identité pour ne pas se priver le droit de vote pour tout citoyen ayant 18 ans

Les autres Communes ayant terminé la construction de leurs permanences sont Gashoho, Giteranyi et Butihinda.

E.ND

Des leaders politiques réclament l’égal accès aux lieux publics des réunions à Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 22 juillet 2014(COSOME)- Les leaders des formations politiques de la province de Cankuzo (Est du Burundi) réclament l’égal accès aux lieux publics des réunions.

Cette préoccupation a été exprimée ce lundi 21 juillet 2014 lors d’ une réunion que le gouverneur de cette province M Désiré Njiji a tenu à l’ intention des administrateurs communaux et des représentants des formations politiques.

En effet, selon les mêmes sources, cette préoccupation a été exprimée par les représentants des formations politiques des partis de l’opposition « qui éprouvent d’énormes difficultés pour pouvoir accéder aux lieux publics des réunions ».

Ces lieux publics de réunions sont entre autres les salles des réunions des infrastructures publiques comme les collèges communaux, les communes et les écoles secondaires.

Interrogé à ce sujet, le gouverneur de la province de Cankuzo a fait savoir qu’il a donné toutes les instructions nécessaires aux administrateurs communaux pour que toutes les formations politiques soient traitées au même pied d’égalité.

Le gouverneur Njiji a par ailleurs rappelé aux administrateurs communaux de son ressort que les responsables des formations politiques ont le plein droit de tenir des réunions à condition d’en aviser aux responsables de l’administration conformément à la nouvelle loi sur les réunions et les manifestations publiques.

ond

Désistement d’un membre du parti UPRONA à diriger cette formation politique en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi), le 22 juillet 2014(COSOME)- Un militant de l’Union pour le progrès national(UPRONA) récemment désigné par la représentante légale, Mme Concilie Nibigira, pour diriger ladite formation politique, a démissionné de ce poste vendredi dernier, peut-on lire dans la lettre de démission.

Jean Pierre Rukezamihigo, nommé au poste de premier secrétaire provincial de l’UPRONA à Kirundo, motive son désistement par le souci de solidarité avec la majorité des upronistes qui sont rangés derrière le député Charles Nditije qui se réclame toujours président dudit parti.

En démissionnant de ce poste, le concerné voulait combattre l’isolement dans lequel cette nomination l’avait plongée, clarifie le document.

« Dès l’annonce de ma nomination à la tête du parti UPRONA en province Kirundo, mes compagnons de lutte politique m’ont isolé jusqu’aux membres de ma famille ».

Ces derniers avaient même déclaré qu’ils ne participeront pas aux cérémonies de la fête de mon mariage prévues prochainement au cas où j’accepterais la nomination, ajoute cette lettre de démission.

Mme Nibigira avait nommé M.Rukezamihigo en remplacement de Juvénal Karagira fidèle à l’aile du député Charles Nditije, après que le comité exécutif du parti UPRONA à Kirundo ait pris position, jeudi dernier pour décrier l’exclusion de ce parlementaire du parti par le camp Nibigira.

JCN

Mobilisation pour la paix et la sécurité en province de Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 22 juillet 2014( COSOME)- La situation sécuritaire évolue positivement dans toutes les communes de la province de Cankuzo, apprend-on du gouverneur de province, Désiré Njiji.

C’était à l’issue d’une réunion que cette autorité provinciale venait de tenir à l’ intention des administrateurs communaux et des représentants des différentes formations politiques.

Le gouverneur de la province de Cankuzo se réjouit entre autres que les groupes de bandits souvent à mains armés qui semaient l’insécurité sur certains axes routiers aient été démantelés. Il apprécie aussi le degré de collaboration qui existe entre les la population, les forces de l’ordre et l’administration en matière de maintien de la sécurité.

Par ailleurs, a-t-il dit, des éléments de la police nationale burundaise(PNB) effectuent régulièrement des patrouilles ajoutant que les responsables de l’administration multiplient à leur tour les descentes jusqu’ au niveau des collines en vue de mobiliser la population au tour de la sécurité.

Au cours de la réunion de ce lundi, a indiqué le gouverneur de Cankuzo ça a été l’occasion pour les responsables de l’administration et des leaders des partis politiques d’arrêter ensemble des stratégies qui contribueraient au renforcement de la sécurité dans cette province.

Les leaders des partis politiques devront entre autres mobiliser leurs militants au tour de l’idéal de la paix, informer à temps les responsables de l’administration et des forces de l’ordre chaque fois qu’il y a passage d’éléments susceptibles de perturber la sécurité.

Les quelques leaders des formations politiques se sont déclarés satisfaits la tenue de cette réunion qui se tient à la veille de l’année électorale.

Les administratifs et des leaders des formations politiques de Cankuzo expriment le souhait de voir les réunions du genre multipliées en vue de leur permettre de se préparer pour les élections de 2015 en toute sécurité.

ond

Reprise des activités du MSD en province Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 20 Juillet 2014(COSOME)- Dans toutes les communes de la province de Bubanza, le mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, opposition) a repris normalement ses activités en province de Bubanza après quatre mois de suspensions par le ministère de l’intérieur pour avoir incitation à « l’insurrection », a constaté sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon M.Mugisha, le secrétaire du MSD en province Bubanza, qui présidait la première réunion de reprise des activités en commune de Bubanza, les militants doivent vaincre la peur tout en évitant les provocations des adversaires politiques.

Le secrétaire provincial du MSD a vivement remercié les militants pour avoir patiemment attendu que leur parti ait l’autorisation de reprendre les activités.
Le parti MSD appelle ses militants à se mobiliser comme un seul homme pour se préparer aux élections de 2015 qui, selon toujours Mugisha.

Le secrétaire du MSD a promis enfin le soutien du parti aux militants qui sont incarcérés à la prison de Mpimba au lendemain des échauffourées avec la police.

A.Nk.

Sensibilisation des responsables politiques à une communication non-violente à l’approche des élections de 2015

Bururi (sud du Burundi), le 21 Juillet 2014(COSOME)- Les responsables des partis politiques en province de Bururi se sont engagés à tenir une communication non-violente en cette période préélectorale à l’issue d’un atelier qui avait été organisé à leur intention par l’ONG action chrétienne pour l’abolition de la torture(ACAT), a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

S’agissant de l’état des lieux actuel en matière de respect des libertés publiques, les participants ont surtout regretté la division entretenues de l’intérieures comme de l’extérieur des partis politiques de l’opposition, dont les forces nationales de libération(FNLS), l’unité pour le progrès national(UPRONA), l’union pour le paix et le développement(UPD) et le Front de libération nationale(Frolina).

Les partis ainsi divisés ont souvent du mal à tenir ou obtenir des autorisations de se réunir de la part de l’administration locale.

Il a été révélé, au cours de cette réunion, que seul le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (Cndd-Fdd) occupe le terrain politique avec plus de 13 réunions depuis le début de cette année, suivi de très loin par le parti Sahwanya-Frodebu, avec 3 réunions.

A ce sujet, ils ont demandé que le ministère de l’intérieur favorise un processus de réunification des partis qui se sont scindés en ailes afin de mieux préparer les élections de 2015.

Armel Niyongere, le représentant légal d’ACAT Burundi, a demandé aux responsables des partis politiques de tenir une communication non violente lors de la prochaine campagne électorale afin d’assainir le climat politique car une communication violente peut déboucher sur un conflit.

Signalons que cette réunion a vu la participation des responsables de toutes les ailes des partis dans les 9 communes de la province de Bururi, les autorités administratives et les représentants des organisations de la société civile.

Félix Nzorubonanya

Détention préventive de 7 présumés bandits armés en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 20 Juillet 2014(COSOME)- Quelque sept individus ont en détention préventive au cachot de la police à Bubanza pour leur rôle présumé dans une embuscade contre un convoi de véhicule sur la route nationale numéro 5 (RN5) qui relie la ville de Bujumbura et capitale du pays à la province de Cibitoke, plus au nord-ouest du Burundi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Les personnes à bord de ces véhicules ont été dépouillées de tous leurs biens comme l’argent et les téléphones portables.

Suite à l’intervention des militaires qui patrouillaient à Nyamitanga la même nuit, 7 parmi les malfrats ont été arrêtés et conduits au cachot de la police de Gihanga.

La police de Gihanga affirme avoir entamé des enquêtes sur l’identité exacte des présumés bandits que certains faisaient passer pour des membres d’une dissidence des forces nationales de libération(FNL), d’autres pour de jeunes Imbonerakure.

A.Nk.