Libération de cinq militants du FRODEBU Nyakuri en province Kirundo

Kirundo (Nord du Burundi),le 1er août 2014 (COSOME)- Cinq militants du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU Nyakuri, aile dissidente du FRODEBU originel) sur 12 placés en garde en garde vue depuis dimanche dernier au cachot de la police Busoni, province de Kirundo, ont été libérés par le procureur de la réplique mercredi denier, a appris du représentant provincial dudit parti, Faustin Kubwayo, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Néanmoins, M.Kubwayo déplore le maintien en détention de ses cinq autres compagnons de lutte sans que ni la police ni le parquet ne parvienne à produire le moindre indice de leur culpabilité.

« Le procureur de la république justifierait leur incarcération par le fait qu’il n’a pas encore eu de permission qui viendrait de quelque part pour libérer les cinq restants », a déclaré stupéfait, M.Ku bwayo.

Les 12 militants du FRODEBU Nyakuri avaient été arrêtés dimanche dernier par des jeunes Imbonerakure, militants du Conseil national de défense de la démocratie /forces de défense de la démocratie (CNDD/FDD, au pouvoir) les accusant d’avoir lancé une grenade au bistrot de la sous colline Rugogwe, colline Kididiri, rappelle-t-on.

Le représentant provincial du RFODEBU Nyakuri demande au procureur de la république à Kirundo de libérer les cinq membres de son parti afin de ne pas tomber dans « le piège » de ceux qui les ont appréhendés injustement pour le simple fait qu’ils ne partagent pas « la même opinion politique ».

L’incarcération de membres de partis politiques vient renforcer un climat de méfiance déjà existant entre des militants des partis de l’opposition et ceux du CNDD/FDD en province Kirundo.

Des affrontements ayant fait des blessés, le vol ou la destruction des signes des partis politiques ont été répertoriés depuis le début de l’année dans cette province, rappelle-t-on.

Le centre pour l’encadrement et le développement des anciens combattants(CEDAC) qui s’emploie à rassembler les jeunes affiliés aux différents partis politiques autour des idéaux de paix , de tolérance et de respect mutuel avant, pendant et après les élections de 2015, risque de récolter des déboires, commentent certains observateurs.

JCN

Le parti MSD de retour sur la scène politique à Ngozi

Ngozi(Nord du Burundi), le 31 juillet 2014(COSOME)- Le répresentant provincial du mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD) en province de Ngozi, Déo Gasamagera, s’est dit « satisfait » du retour de ce parti politique de l’opposition sur la scène politique après quatre mois de suspension de toutes ses activités par le ministère de l’intérieur pour « insurrection » contre l’ordre établi, a appris sur place, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral (COSOME).

De violents accrochages avaient opposés les forces de l’ordre aux militants et sympathisants qui voulaient manifester dans les rues de Bujumbura contre le non respect des libertés publiques au mois de mars 2014, faisant des blessés dans les rangs du MSD.

Le parti est de nouveau sur la terrain politique et le représentant provincial s’est félicité de la bonne collaboration avec l’autorité administrative et les responsables de l’ordre après la reprise des activités de son parti politique, le 15 juillet 2014.

M.Gasamagera a apprécie positivement la « sagesse » et la « bonne collaboration » que ces autorités ont affiché depuis que son parti est de retour sur la scène politique nationale.

Cette bonne collaboration a été matérialisée, notamment par l’appui de la police et de l’administration provinciale aux cérémonies marquant le 5ème anniversaire du MSD, le 20 juillet 2014.

Le responsable politique a cependant déploré le comportement de certains autres administrateurs communaux, en l’occurrence ceux de Mwumba, Gaskikanwa, Kiremba et Nyamurenza qui ont refusé la tenue des festivités du 5ème anniversaire, arguant que le MSD n’avait pas présenté de lettre de demande d’autorisation à temps.

Selon Déo Gasamagera, la loi sur les partis politiques n’oblige pas les partis politiques de formuler des demandes, mais plutôt d’adresser une lettre d’information à l’autorité administrative concernée.

Déo Gasamagera propose que les administratifs à la base, dont les chefs de colline, les chefs de zone et les administrateurs communaux reçoivent encore des renforcements de capacité sur certains textes de lois, comme la loi sur les partis politiques ou encore celle relative aux manifestations sur la place publique.

Y.M.

Un militant anti-corruption violenté par un commerçant zélé en province de Bururi

Bururi (sud du Burundi), le 31 juillet 2014(COSOME)- Le représentant de
l’observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques(OLUCOME, indépendant) en commune de Mugamba a été battu par un commerçant dans la nuit de mercredi au moment où cette activiste était en train de vérifier si le commerçant avait payé la taxe communale sur les planches en bois destinées à la construction de maisons, a appris de source policière, le reporter de la coalition de société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Jean-Paul Nzitunga, le représentant de l’OLUCOME, en commune de Mugamba, l’incident a eu lieu à la localité de Mukara, en commune de Mugamba vers 20 heures de ce mercredi lorsqu’il poursuivait un camion de marque Fuso qui transportait des planches.

Au moment où il a demandé au commerçant Sabushimique Pierre s’il avait payé la taxe communale sur ces planches qu’il allait vendre à Bujumbura, la capitale du Burundi, celui-ci l’a directement roué des coups avec la complicité de ses 5 travailleurs.

L’activiste en anti-corruption a porté plainte ce jeudi à la police judiciaire de Mugamba contre le commerçant pour que justice soit faite.

Des sources policières confirment ces informations et indiquent que la plainte de cette activiste a été reçue au niveau de la police judiciaire communale.

Signalons que c’est la deuxième fois que cette activiste soit victime d’une agression dans l’exercice de ses fonctions en commune de Mugamba où les activités liées à l’exploitation du bois sont nombreuses.

Les organisations de la société civile qui oeuvrent dans la promotion de la bonne gouvernance en province de Bururi demandent que le représentant de l’OLUCOME soit protégé et que les auteurs de cette agression soient arrêtés et traduits en justice.

F.NZ.

Profanation d’une vingtaine de tombes en province de Bubanza

Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), le 31 Juillet 2014 (COSOME)- Plus de 28 tombes ont été profanées par des chercheurs de matériaux de construction ces derniers jours au cimetière de la zone de Buringa, en commune Gihanga, a appris sur place, de source administrative locale, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Quelque 7 suspects ont été déjà interpellés pour des besoins d’enquêtes plus approfondies, selon la même source.

Les profanateurs enlèvent les tôles et les carreaux sur les différentes tombes fraîchement construites.

Un acheteur de ces objets volés est également entre les mains de la police au poste de Gihanga.

Les tôles sont surtout réutilisées pour la fabrication des portes et fenêtres des maisons, selon Déo Ciza, un ouvrier des pompes funèbres.

L’administrateur de la commune Gihanga, Léopold Ndayisaba, a déploré ces profanations qui doivent être punies conformément à la loi.

Il a demandé également aux forces de l’ordre et à la population environnante d’être vigilantes pour éradiquer ces profanations qui déshonorent la culture Burundaise normalement respectueuse des morts.

A.Nk.

Un détenu a touvé la mort au cachot communal de kayanza

Ngozi, le 31 juillet (COSOME)- Un détenu de 52 ans, originaire de la commune de Kabarore, en province de Kayanza est mort en détention après plus de 20 jours de détetion préventive dans les cachots de la commune Kayanza après avoir été arrêté pour consommation des stupéfiants.

La victime du nom de Joseph Nyandwi a commencé à souffrir gravement d’ulcère d’estomac la nuit de lundi à mardi.

Aron Ahishakiye, l’officier de la police judicaire à Kayanza qui avait instruit le dossier a alerté le parquet de Kayanza et demandé que ce détenu soit autorisé à aller se faire soigner. L’opj précise que rien n’a été cependant fait par le parquet de Kayanza pour que le détenu se fasse soigner.

Cet officier de la police judicaire dit avoir écrit ce mercredi au 1er substitut du procureur (le procureur étant en congé) pour lui signifier que l’état de santé de la victime s’était aggravé, ce vieil homme était agonisant. François Ngendakumana, 1er substitut du procureur n’a pas réagi.

C’est alors qu’Ahishakiye sous la pression des autres détenus et la famille du malade a décidé de contacter par télephone le 1er sustitut du procureur de Kayanza qui manifestement n’ a pas été favorable.

La victime a finalement rendu son dernier soupire l’après-midi de ce jeudi.
Contacté à ce propos, le 1er substitut du procureur à Kayanza nous a envoyé au substitut qui traitait le dossier.

Ce dernier affirme avoir donné l’autorisation de soin à ce détenu. Le représentant de l’APRODH en province de Kayanza dit qu’il est impensable que ce détenu soit mort faute de soin de santé alors qu’il détenait une carte d’assurance maladie.

Il trouve scandaleux de refuser à un détenu le droit le plus fondamental tel que celui de se faire soigner.

Signalons que la chambre de conseil du tribunal de grandes instances à Kayanza avait analysé le dossier de la victime le 23 courant.

Elle ne s’était pas encore prononcée sur sa mise ou non en liberté provisoire, une décision qui devait cependant tomber seulement 48 heures après

YM.

Amnesty International accusée de prise de position « tendancieuse » sur le Burundi

Bujumbura, le 31 juillet 2014(COSOME) – Le gouvernement burundais a noté « avec regret » une prise de position « tendancieuse » sur le plan politique et social de la part de Amnesty International (AI), suite à la sortie d’un rapport très critique de l’organisation de défense des droits humains sur la situation des droits de l’Homme au Burundi.

Amnesty International avait précédemment fait entendre sa voix sur le Burundi en condamnant énergiquement l’emprisonnement du président de l’Association de défense des droits humains et des personnes détenues (Aprodh), Pierre Claver Mbonimpa.

Le doyen des défenseurs des droits humains au Burundi en est aujourd’hui à son troisième mois de détention à la prison centrale de Bujumbura, sous le chef d’accusation « d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat », pour avoir dénoncé la présence présumée de jeunes affiliés au parti au pouvoir sur le territoire de la République démocratique du Congo voisine, pour des « entraînements paramilitaires » à des fins non encore connues.

AI agirait ainsi pour le compte d’individus « en conflit avec la loi » ou « en faveur des groupes d’intérêts politiques et autres qui, des fois, se réclament de la Société civile » locale, peut-on lire dans une déclaration du gouvernement en 14 points, qui se défend, de manière globale, des accusations de détérioration des droits humains à la veille des élections de 2015 au Burundi.

La déclaration officielle accuse encore l’organisation d’avoir agi de la même façon au lendemain des précédentes élections générales de 2010.

L’une des raisons de la colère du pouvoir burundais contre AI est que « tous ses rapports sortent sans que l’organisation ait rencontré un seul officiel, alors que sur sa demande, un rendez-vous avait été fixé avec le porte-parole du gouvernement pour s’entretenir sur les questions sécuritaires ayant trait aux droits humains» au Burundi.

Dans son plus récent rapport contesté du 29 juillet 2014, sur le « verrouillage de l’espace politique », AI affirme qu’à l’approche des élections de 2015, elle note une recrudescence des violations des droits de la personne, notamment des cas de harcèlement et d’intimidation par le gouvernement d’individus critiques à son égard.

AI appelle le gouvernement burundais à prendre « toutes les mesures pour que chaque Burundais puisse exercer ses droits à la liberté d’expression, d’association et de rassemblement non violent ».

De leur côté, les dirigeants des groupes d’opposition doivent faire en sorte que leurs sympathisants s’abstiennent de commettre des atteintes aux droits humains à l’approche des élections de 2015, conseille l’ONG.

L’organisation prie «instamment» l’Union africaine (Ua) de prendre en compte toutes les menaces, notamment les violations des droits civils et politiques au Burundi, dans le cadre du Système continental d’alerte rapide (Scar) qui vise à prévenir et anticiper les conflits.
-0- PANA FB/BEH/IBA 31juil2014

Les Etats-Unis donnent près de 3,5 millions de dollars pour les élections générales du Burundi

Bujumbura, le 30 juillet 2014(COSOME) – Les Etats-unis d’Amérique vont débloquer un don financier de près de 3,5 millions de dollars destiné à aider à la préparation et l’organisation des prochaines élections générales de 2015 au Burundi, apprend-on de source diplomatique à Bujumbura.

Selon les termes d’un accord dans ce sens qui a été passé mercredi entre le chef de la diplomatie burundaise, Laurent Kavakure, et l’ambassadrice des Etats-unis d’Amérique au Burundi, Mme Down Libery, le don financera, entre autres, des activités relatives à l’éducation civique et électorale de la population, en général et des jeunes qui sont souvent mis en cause dans des actes d’intolérance politique par l’instrumentalisation des partis d’origine.

Les promesses de dons financiers sont pour le moment encore loin des attentes de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui table sur près de 60 millions de dollars américains, dont plus de la moitié du montant est attendue des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux du pays, pour mener à bien son cahier de charges.

Certains de ces bailleurs ont cependant commencé à se manifester depuis la promulgation du nouveau code électoral consensuel entre les différents acteurs politiques qui remonte au mois de juin dernier.

Les Etats-unis emboîtent ainsi le pas à la France qui avait dernièrement promis de mettre un montant de 200.000 euros dans le « basket founds » (panier des donations financières) des élections de 2015 au Burundi.

Les Burundais seront à nouveau aux urnes de mai à août 2015 pour élire au suffrage universel direct les députés, les maires, les sénateurs, les administratifs à la base (zones, collines et quartiers), selon un récent calendrier électoral de la Ceni.

Les précédentes élections générales remontaient à l’année 2010 et c’est le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie (Cndd-Fdd, ancienne principale rébellion du pays) qui avait raflé la mise, tout comme aux premières consultations populaires post-conflit de 2005.

Le Burundi en sera ainsi l’année prochaine à ses troisièmes élections générales post-conflit après plus d’une décennie de guerre civile qui a contrarié les aspirations du peuple à la démocratie par le choix libre de ses dirigeants.

La nouvelle cour d’appel de Bururi confrontée au manque du personnel et du matériel

Bururi (sud du Burundi), le 29 juillet 2014 (COSOME)- La nouvelle cour d’appel de Bururi a est confrontée à des problèmes de manque d’un personnel et du matériel suffisant pour s’acquitter de ses missions, a appris sur place, de source judiciaire, le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Selon Jean-Claude Nduwumukama, la cour a déjà reçu 835 dossiers dont la majorité étaient fixés à la cour d’appel de Bujumbura pour les provinces de Bururi, Makamba et Rutana.

La cour est en place depuis seulement deux mois avec un manque criant de ressources humaines et matérielles pour son bon fonctionnement.

La cour d’appel n’a pas encore eu ses propres bureaux et est hébergée dans des locaux du tribunal de résidence de Bururi.

Son parquet général, quant à lui, occupe les locaux de l’ancien bureau du Gouverneur de province à Bururi.

La population des provinces de Bururi, Makamba et Rutana se réjouit cependant de l’implantation de cette cour d’appel à Bururi car avant, elle devait poursuivre les dossiers à la cour d’appel de Bujumbura.

Les responsables des organisations de la société de la région sud se réjouissent de la présence de cette cour d’appel dans la région et espèrent que cela va diminuer les nombreux cas d’assassinats consécutifs aux conflits fonciers qui sont nombreux en province de Bururi.

Ils saluent la loi qui indique que les affaires relatives aux terres ne seront plus reçues en cassation mais seront jugés en dernier recours au niveau de la cour d’appel.

Précisions que les premières audiences au sein de cette cour d’appel de Bururi commenceront avec le début de ce mois de septembre après les vacances judiciaires du mois d’Août 2014, a indiqué le président de cette cour.

Cette cour d’appel contribuera à renforcer la paix sociale car les nombreux cas de litiges fonciers enregistrés dans cette région seront clôturés et exécutés définitivement et cela va favoriser la cohésion sociale.

F.Nz.

La Fédération luthérienne mondiale aide à la sensibilisation sur la recherche de la carte nationale d’identité à Cankuzo

Cankuzo (Est du Burundi), le 29 juillet 2014 (COSOME)- La Fédération luthérienne mondiale »(FLM) a appuyé financièrement la commune de Cendajuru dans sensibilisation de la population sur le bien-fondé d’avoir une carte nationale d’identité à l’approche des élections générales de 2015, apprend-on de source administrative communale.

La carte nationale d’identité sera nécessaire à la population en âge de voter pour se faire enrôler au rôle d’électeur et fait l’objet de sensibilisation à l’échelle nationale.

Dans le cas de la commune de Cendajuru, elle compte aujourd’hui plus de 45.000 habitants, dont plus de 30.000 qui seront en âge de voter en 2015.

L’administrateur communal, Stany Ndomvyi, a indiqué que son entité administrative a encore besoin d’être appuyé pour que toute la population en âge de voter se fasse inscrire à temps.

L’appui financier est encore nécessaire pour couvrir les frais de mission et de déplacement du personnel communal qui va délivrer ces cartes au niveau des zones ainsi que le salaire du personnel temporaire et leurs encadreurs qui seraient recrutés à cette fin.

Au cas où les moyens financiers le permettraient, a-t-il précisé, la commune engagerait quatre unités temporaires pour faciliter cette opération, soit deux nouveaux unités par zone.

S’agissant des besoins matériels, la commune fait encore face à un manque criant de machines à écrire, surtout au niveau des bureaux des zones.

OND

Incarcération d’une dizaine de militants du FRODEBU présumés auteurs d’un attentat à la grenade en province de Kirundo

KIRUNDO(Nord du Burundi), le 28 juillet 2014(COSOME)- Une dizaine de militants du Front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU-Nyakuri, aile dissidente du FRODEBU originel) suspectés d’avoir lancés une grenade samedi dernier, dans un bistrot sur la sous de Rugogwe, colline Kididiri, en commune Busoni, province Kirundo, sont en garde à vue au cachot de la police au poste de ladite commune depuis dimanche , a appris de source concordante le reporter de la coalition de la société civile pour le monitoring électoral(COSOME).

Au total, 12 militants dudit parti sont incarcérés, indique Faustin Kubwayo, représentant du FRODEBU Nyakuri à Kirundo qui crie au montage.

Selon M.Kubwayo, tout remonte à mardi le 22 juillet 2014 avec l’arrestation « illégale » d’un certain Jean Manariyo, militant du FRODEBU Nyakuri par les « Imbonerakure », de jeunes militants du conseil national pour la défense de la démocratie/ forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD, au pouvoir), l’accusant de faire la propagande de son parti pendant la nuit.

En réalité, affirme M. Kubwayo, mon compagnon de lutte étanchait la soif en compagnie d’autres personnes quand les Imbonerakure ont amené des foulards du parti Sahwanya Frodebu et des cartes qui avaient servies aux élections de 2010 pour le charger, « mais tout cela n’était que pure montage », affirme M.Kubwayo le chagrin à cœur.

Deux jours après, la victime a été libérée par le procureur et a porté plainte contre 15 jeunes militants du parti au pouvoir pour avoir monté un mensonge de toute pièce contre sa personne.

« Malheureusement, notre compagnon de lutte politique a été appréhendé de nouveau avant que son affaire l’opposant aux 15 membres du CNDD/ FDD ne soit entendue par l’officier de la police judiciaire qui avait émis les convocations pour le lundi 28 juillet », a-t-il déploré.

M. Kubwayo conclut que tout cela n’est qu’une chasse à l’homme visant à réduire à l’inactivité politique des militants de l’opposition.

Du côté de la police, il n’ya pas de la politique dans cette affaire, rétorque le commissaire provincial de la police à Kirundo.

« Nous avons arrêté des suspects et non des membres d’un parti politique quelconque », a-t-il déclaré.

JCN

Saidi kajandi, respect des institutions, conseillons aux musulmans d’être des modèles pour que les élections se déroulent dans la paix, la liberté sans peur.